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  <title>bahiya</title>
  <link>http://touggourt.zzl.org</link>
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  <generator>Lauyan TOWeb</generator>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 18 Aug 2011 23:21:44 GMT</pubDate>
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  <title>Une petite mise au point a un ami qui se reconnaîtra  ..!</title>
  <description>C&#39;est vrai qu&#39;une grande portion de la population de Touggourt est championne de la critique et du découragement , c&#39;est vrai qu&#39;une grande partie de notre jeunesse est analphabète et insouciante , voire même inconsciente des enjeux du développement , mais il est vrai aussi que la vérité n&#39;a qu&#39;une facette , qu&#39;on est dans le bon sens et le bon chemin , on ne regarde pas derrière soit , on fonce . Il faut retenir aussi que les critiques même si elles sont négatives , elles ne peuvent que renforcer notre détermination a aller de l&#39;avant et concrétiser ce qui peut nous hisser de cette léthargie .&#60;br&#62;Je peux affirme que cette situation n&#39;est pas le fruit amère d&#39;une culture négative , moins encore d&#39;un acte délibéré du système , mais plutôt de la faiblesse et de l&#39;incapacité des élus a prendre en charge les doléances des collectivités , de l&#39;incompétence des représentants du peuple a tous les niveaux . Cette situation a généré de fait une fracture et un fossé , abîme entre le citoyen et ses ambitions ,ses espoirs et ses représentants . C&#39;est ainsi que Touggourt se retrouve égarer entre un passée pas reluisant et présent sans repère et un future obscure .&#60;br&#62;W SAHA SIYAMKOUM</description>
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  <category>Bienvenue sur le site des Nostalgiques ... !</category>
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  <title>RAMDHAN JADIS !</title>
  <description>IL ETAIT VRAIMENT DUR DE FAIRE LE CAREME DURANT LES PERIODE DE GRANDE CHALEUR , C&#39;ETAIT LES ANNEES 70 .L&#39;ABSENCE DE CLIMATISEURS , DE FREGIDAIRES , LA GLASSE S&#39;ACHETAIT AU KILO , ON Y METTAIT QUELQUES MORCEAUX DANS LE ZIR ET CELA SUFFISAIT POUR QUE TOUTE LA FAMILLE SE DESALTERAIT .IL FAISAIT TELLEMENT CHAUD QU&#39;IL ETAIT IMPOSSIBLE AUX OISEAUX DE SURVOLER LE CIEL A PARTIR DE 10 HEURES DU MATIN . LES ENFANTS DE LEUR NATURE FAISAIENT LES MAINS ET LES PIEDS POUR S&#39;ABSTENIR DE DEMANDER A MANGER , ET QUAND ILS RESSENTENT LA SOIF ET LA FAIM ILS FAONT LEURS PETITS CROCHETS AU LAVOIR PUBLIC OU AUX FONTAINES , LES PLUS AGES VONT AUX GHABAS , LES FEMMES ET LES VIEUX ET VIEILLES N&#39;AVAIENT QUE LE SABATS ARROSES POUR FAIRE LA SIESTE . LORS DU FTOUR LE LAIT DE CHEVRE EST SERVI DANS UN BOL PAR GROUPE DE 5 POUR LES ADULTES ET 8 A 10 POUR LES ENFANTS QUI DEVAIENT BOIRE A TOUR DE ROLE , LE PLAT PRINCIPAL CONSISTAIT EN LA DECHICHA D&#39;ORGE . TOUTE CETTE MISERE DANS SON TEMPS ET LES GENS ETAIENT TELLEMENT HEUREUX QUE LE RAMADHAN ETAIT CHALEUREUSEMENT ACCEUILI AVEC BEAUCOUP FOI ET DE PIETE  .</description>
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  <title>DEDICACES</title>
  <description>%DEDICACE%</description>
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  <title>Pétition à Monsieur Le Ministre de l&#39;habitat</title>
  <description>A Monsieur le Ministre de l&#39;habitat ;&#60;br&#62;Nous les citoyens dont les noms et pseudos cités dans l&#39;annexe de cette pétition , venons par la présente solliciter votre intervention pour mettre un terme aux agissements des gestionnaires du programme de l&#39;état des réalisations de logements , qui semblent-ils ignorer les tendances  sociales et les us et coutumes du Sud qui nécessite de part les conditions climatiques très rudes en été un espace qui leur permet de faire face aux nuits de grandes chaleurs et les factures de consommation d&#39;électricité très coûteuses et a supporter qui se manifeste par les terrasses , espace complètement ignorer par les visionnaires et les architectes et maîtres d&#39;ouvrages . Cet espace était un choix primordiale dans l&#39;auto-construction qui est en voie de disparition par le fait que la gestion du patrimoine des communes et de l&#39;état (assiette) est devenu une activité purement commerciale par les actes des Agences de gestion et de promotion  immobilière , d&#39;où l&#39;impossibilité pour le citoyen moyen d&#39;acquérir une assiette lui permettant de construire sa propre demeure en tenant compte de ses besoins vitaux .&#60;br&#62;Or les directives de Monsieur Le Président de la République insistaient toujours sur l&#39;aspect du respect des besoins et de l&#39;architecture locale ce qui n&#39;est jamais le cas.&#60;br&#62;Monsieur Le Ministre il y a bien des solutions qui peuvent alléger le fardeau de l&#39;état dans le domaine du logement , nous pensons qu&#39;il est plus avantageux de revenir aux lotissements a des prix abordables et attractifs aux nécessiteux avec une possibilité soit d&#39;une subvention pour l&#39;acquisition partielle des matériaux de construction , ou la mise a disposition de ces matériaux a des prix raisonnables , et dans ce cas l&#39;état s&#39;investir beaucoup plus et d&#39;une façon plus aisée dans les aménagements et la mise a disposition des réseaux .</description>
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  <title>Studio MAURE‏</title>
  <description>Bonjour,&#60;br&#62;Dans le cadre d&#39;une toute prochaine causerie sur le studio Maure de Biskra que j&#39;animerai le 14 juillet prochain à Bercelonnette, j&#39;ai préparé une petite vidéo constituée à partir de photos retrouvées d&#39;Auguste et de Marius MAURE. Cette vidéo est actuellement hébergée sur youtube  :&#60;br&#62;&#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.youtube.com/watch?v=ooNzRzuVsds&#34;&#62;http://www.youtube.com/watch?v=ooNzRzuVsds&#60;/a&#62;&#60;br&#62;Voici aussi un petit article préparé pour cette conférence destiné à être publié dans le journal local.&#60;br&#62;Amicalement,&#60;br&#62;Gilles.&#60;br&#62;La famille Maure - Photographe à Biskra 1888</description>
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  <title>Ecole El Khanssa -مدرسة الخنساء</title>
  <description>Comment fonctionne leur matière grise ces pauvres cons . Comment se sentent-t-ils en voyant ces symboles s&#39;écrouler sous le poids du temps et du délaissement ?&#60;br&#62;&#60;br&#62;Amar Harkati C une longue histoire M.Djam.Regarder plus haut la parabole 1.80m explique la connexion et c vers le ciel que cette école fait appel !!!!! l&#39;APC n&#39;est-elle pas en mesures déloger et loger les locataire ? et reprendre sa mission d&#39;entretien des locaux&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;A coté a gauche l&#39;inspection soit disont l&#39;autorité,la maison du maitre a coté de la maison de l&#39;enfant a bon entendeur.Vos photos seront argement publiés c promis!&#60;br&#62;&#60;br&#62;Souad Ghanem&#60;br&#62;Aides -moi et publies ces photos!&#60;br&#62;voilà des photos de ma chère école qu&#39;on a décidé de détruire sous prétexte qu&#39;elle va s&#39;effondre pour qu&#39;ils en fasse ce que leur diable leur dicte de faire, ces djenouns de responsables d&#39;autres sur l&#39;eau que j&#39;utilise à nezla:une eau puante ,brulante et dégueulasse ,regarde bien ces débris une fois elle est au repos et la couleur ,mon dieu je meurs à petit feu par tous les moyens utilisés par les imbéciles que ma ville a procréés te jure que je n&#39;arrive meme pas à supporter son odeur pour me laver ou laver la vaisselle ou le linge,et dire qu&#39;il y a des pauvres qui sont obligés de la boire!&#60;br&#62;souad ghanem</description>
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  <title>Bonne visite !</title>
  <description>L&#39;une des préoccupations majeures que les autorités doivent prendre en charge et dans les plus brefs délais c&#39;est la réhabilitation des bâtisses classés ou du moins qui peuvent être sauvegarder telle que la grande mosquée , la Medersa de Taleb Baba , La Medersa d&#39;El Khanssa , La Zaouïa de Sidi El Hachemi . LES MOTS ME TRAHISSENT EN CE MOMENT J&#39;AURAI A PARLER DAVANTAGE DANS UN JOUR PROCHAIN DE CETTE SITUATION .&#60;br&#62;Me Contactez ici : &#60;a href=&#34;&#38;#109;&#38;#97;&#38;#105;&#38;#108;&#38;#116;&#38;#111;:%68%61%63%69%6E%69%64%6A%61%6D%65%6C%40%67%6D%61%69%6C%2E%63%6F%6D&#34;&#62;hacinidjamel&#38;#64;gmail.com&#60;/a&#62;</description>
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  <title>Autres informations</title>
  <description>Ce site ne peut en aucun cas se perpétuer sans votre aide et vos contributions , je ne cesserai de solliciter toute votre attention et vos efforts pour maintenir le niveau et la réputation de notre site . &#60;br&#62;Ensemble nous parviendrons a contribuer a la sauvegarde de la mémoire populaire de notre chère Touggourt .</description>
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  <title>CET ESPACE VOUS EST RESERVE !</title>
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  <title>GESTION DES STATISTIQUES DES SITES</title>
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  <title>    La Confrérie des Ammariya - Sidi Ammar Bou Senna    </title>
  <description>&#60;br&#62;LES CONFRERIES RELIGIEUSES MUSULMANES &#60;br&#62;                            OCTAVE DE PONT - XAVIER COPPOLANI&#60;br&#62;                                              P 395&#60;br&#62;                                            A&#39;MMARIA&#60;br&#62;La confrérie des A&#39;mmarïa est placée sous le patronage de Sidi-A&#39;mmar-bou-Senna, thaumaturge célèbre, ne vers l&#39;an 1712 de notre ère (1123 de l&#39;hégire) à Smala ben Merad, commune de l&#39;Oued-Zenati.&#60;br&#62;Il était originaire d&#39;une famille d&#39;ouali, affiliée à un moqaddem des qadrïa. Dès sa naissance, il fut entouré d&#39;un pieux respect, grâce aux prophéties d&#39;un disciple d&#39;A&#39;bdelqadcr-El-Djilani qui avait prédit sa Tenue dans le monde et l&#39;avait annoncé comme devant être, un jour, un des plus zélés propagateurs de ses doctrines.&#60;br&#62;Toute sa jeunesse s&#39;écoula dans les montagnes environnantes, plongé dans la plus grande solitude, vivant avec les fauves, en proie au froid et à la misère, jusqu&#39;au jour où il se lança dans un mysticisme outré. C&#39;était un derouiche, un mystique, dans toute l&#39;acception du mot; il ne tarda pas à se signaler par de nombreux miracles et à grouper, autour de lui, une véritable légion de foqara, qui, à sa mort élevèrent sur son tombeau situe à Bou-Hammam, tribu des Beni-Caïd, commune de Nechmaya, une koubba devenue la Zaouïa-mère de la corporation (1).&#60;br&#62;L&#39;impulsion des pratiques de Sidi-A&#39;mmar ne commença à se produire que vers l&#39;année 1815. A cette époque, un nègre, le sieur EI-Hadj-Embarek-el-Mogherbi-el-Bokhari (2), descendant de la famille maraboutique des Bokhar, résidant à Meknès (Maroc), arriva à Alger, où il exerça quelque temps le métier de cordonnier, puis continua son voyage à destination de la Mecque.&#60;br&#62;Partout, il visitait, à l&#39;exemple des autres pèlerins, les zaouïa qui se trouvaient sur son passage et se faisait un scrupule de s&#39;arrêter aux. endroits vénérés pour y puiser de nouvelles forces.&#60;br&#62;Au Bou-Hammam, il fut frappé de la vénération que les habitants de la contrée avaient pour Sidi-A&#39;mmar-bou-Senna; il remarqua le manque de cohésion qui régnait parmi les disciples du saint. Aussi, jugea-t-il à propos de terminer son voyage et, dans le but de former une corporation avec ces éléments épars, il s&#39;installa au tombeau de l&#39;ouali, où il se distingua bientôt par une ardente charité et un dévouement a toute épreuve. Il s&#39;intitula, lui-même, le pieux serviteur de Sidi-A&#39;mmar-bou-Senna (khedim) et, sur ses pressantes sollicitations, il obtint, de l&#39;oukil, l&#39;insigne honneur de charrier sur son dos  d&#39;une source située à un kilomètre environ du tombeau, l&#39;eau nécessaire à désaltérer les pèlerins.&#60;br&#62;Son dévouement lui valut de nombreuses faveurs, et, entre autres celle de surveiller les zerda que les croyants donnaient, deux fois par an, en l&#39;honneur de Bou-Senna.&#60;br&#62;Cette marque d&#39;attachement lui valut quelque prestige aux yeux des compagnons du saint; mais, leur stupéfaction fut grande lorsqu&#39;en 1820, ils apprirent que le nègre marocain avait reçu le don des miracles et qu&#39;il se préparait a continuer l&#39;oeuvre de leur patron. Ils se rendirent en foule au Bou-Hammam, suivis de fervents de tous les points de l&#39;Algérie et de la Tunisie et, après avoir immolé les plus beaux taureaux de leurs troupeaux, ils demandèrent à Sidi-el-Hadj-Embarek de les initier aux révélations qui lui avaient été faites par leur maître. Ils écoutèrent religieusement les récits des visions de Sidi-el-Hadj-Embarek qui leur donna ainsi une preuve évidente de son fervent mysticisme, de ses exorcismes et pouvoirs divins dont il était le détenteur par la volonté de Sidi-Ammar. Ses paroles furent accueillies avec joie et il fut proclamé le khedim (serviteur) de Sidi-A&#39;mmar-bou-Senna. Mais, là ne se bornait pas son ambition. Il choisit les plus fervents de ses auditeurs avec lesquels il parcourut toute l&#39;Algérie, la Tunisie et une grande partie de la Tripolitaine.&#60;br&#62;Contrairement aux procédés employés par ses devanciers, il installait, dans chacun des principaux centres qu&#39;il visitait, un de ses dévoués foqra auquel il donnait le nom de khalifa, avec la mission de recruter des adeptes.&#60;br&#62;Ces centres, devenus lieux de propagande, étaient judicieusement choisis : tantôt, c&#39;était une modeste chambre qu&#39;il louait, aux endroits les plus fréquentés, dans les principales villes de l&#39;Algérie et de la Tunisie; tantôt il faisait bâtir un simple gourbi ou un endroit vénéré où ses khoulafa accordaient l&#39;hospitalité aux musulmans qui voulaient s&#39;y arrêter et où ils se livraient à leurs jongleries.&#60;br&#62;En 1830, Sidi-el-Hadj-Embarek fit son premier voyage à la ville sainte. Ce pèlerinage lui procura l&#39;occasion de s&#39;allier avec plusieurs derouich de l&#39;Orient qui le considéraient déjà comme un personnage religieux des plus influents. A son retour, il recommença de nouveau ses tournées, et aux jongleries de Sidi-A&#39;mmar il ajouta, pour sa propagande, quelques versets du Coran qu&#39;il avait tirés du dikr de la confrérie des Aîssaoua, dont il était devenu le moqaddem.&#60;br&#62;En 1836, lors de la première expédition sur Constantine, il nous fut de quelque utilité, et, en récompense des services qu&#39;il avait rendus à notre cause, ou plutôt pour gagner sa neutralité, le général Youssouf lui fit construire une zaouïa avec koubba, à quelques kilomètres de Gelma, sur le versant de la Mahouna, connue sous le nom de zaouïa d&#39;A&#39;ïn-Defla, et devenue, plus tard, sa résidence habituelle.&#60;br&#62;De 1840 à 1870, Sidi-el-Hadj-Embarek se montra, en même temps qu&#39;un fervent religieux, un politicien habile et parfois dangereux.&#60;br&#62;Il fit huit fois le pèlerinage de la Mecque, et, chaque fois, son retour fut salué par les acclamations de ses adoptes, de plus en plus nombreux.&#60;br&#62;Il fit également un voyage au Maroc, son pays natal, où il étudia le dikr des Hansalïa à la zaouïa-mère de cet ordre, située à Dadès, et reçut le brevet de moqaddem du grand dignitaire de la zaouïa de Mouley-Idris.&#60;br&#62;L&#39;influence qu&#39;il avait acquise, lui valut, à son retour, d&#39;être porté en triomphe de Guelma au Bou-Hammam, par une population fanatique et enthousiasmée par ses pieuses prédications (mai 1876), A cette époque, il sollicita l&#39;autorisation de faire construire une chambre au tombeau de Sidi-A&#39;mmar-bou-Senna, où il comptait désormais s&#39;établir. Mais, pour des raisons politiques, cette autorisation lui fut refusée. Lorsqu&#39;il se rendait au Bou-Hammam, il y régnait en maître  incontesté; l&#39;oukil lui remettait les offrandes des fidèles, et lui, veillait à l&#39;entretien du marabout.&#60;br&#62;Quelques compagnons de Sidi-A&#39;mmar qui, tout en reconnaissant ses qualités maîtresses, n&#39;avaient jamais voulu jusqu&#39;alors consentir il lui remettre, directement, une part des ziara que les musulmans leur faisaient, comme cela se pratique dans les ordres religieux disciplinés par un rituel, sévère sur ce point, lui demandèrent I&#39;ouerd et le reconnurent chef de la corporation.&#60;br&#62;De 1882, date la formation réelle de l&#39;ordre :&#60;br&#62;Le dikr fut composé, après la campagne de la Tunisie, à l&#39;instigation du cheikh Sidi-el-Mazouni, du Kef, qui avait vu dans la confrérie de Sidi-A&#39;mmar le noyau d&#39;une branche secondaire des Qadrïa dont il est un des principaux moqaddem.&#60;br&#62;Sidi-el-Hadj-Embarek suivit les conseils de Sidi-el-Mazouni, mais complètement illetré, il fut obligé de dicter le dikr de l&#39;ordre à un de ses dévoués khoddam, devenu le gendre de son fils et actuellement chef des tolba de la confrérie. Ce dikr est appris aux affiliés qui possèdent les qualités essentielles pour arriver au moqaddemat.&#60;br&#62;&#60;br&#62;DIKR OU RITUEL&#60;br&#62;Les prolégomènes sont peu étendus. Sidi-el-Hadj-Embarek se pose en chef de la confrérie et n&#39;étend sa chaîne mystique qu&#39;à Sidi-A&#39;mmar-bou-Senna, placé lui même sous la protection divine.&#60;br&#62;Quelques eulama, affiliés à la corporation, depuis 1882, prétendent que Sidi-A&#39;mmar-bou-Senna n&#39;était qu&#39;un fervent de la confrérie des Qadri&#39;a et, à ce titre, ils ajoutent à leur diplôme de moqaddem la chaîne mystique de Sidi-A&#39;bdelqader-el-Djilani, malgré l&#39;avis contraire de Sidi-el-Hadj-Embarek.&#60;br&#62;&#34; Louange â Dieu unique.&#60;br&#62;&#34; Il n&#39;y a de durable que sa louange.&#60;br&#62;&#34; Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux ;&#60;br&#62;&#34; Que Dieu répande ses bénédictions sur Mohammed, que  le  salut soit  sur lui.&#60;br&#62;&#34; Voici les prolégomènes de la voie divine dos oeuvres saintes, voie de Sidî-A&#39;mmar- bou-Senna, que Dieu nous fasse profiter de ses exemples. Amen.&#60;br&#62;&#34; Elle a été (la voie divine) prise sur lui (Sidi-A&#39;mmar) par le maître, l&#39;astre, la lumière, l&#39;ami de- Dieu, le saint par excellence, le célèbre Sidi-el-Hadj-Embarek ben  Mohammed-el-Mogherbi-el-Bokhari qui l&#39;a donnée (mot à mot qui l&#39;a prise) à Tahar ben Ali ben rharbia-el-Handaoui qui la récitera toutes les nuits et tous les jours et il adorera Dieu, que sa louange soit proclamée, &#60;br&#62;&#34; II n&#39;y a d&#39;autre Dieu que Lui &#34;.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Vient ensuite l&#39;ouerd qui n&#39;a de particulier que l&#39;exaltation de Dieu qu&#39;on y remarque à chaque phrase.&#60;br&#62;Les formules, choisies pour la plupart dans le Coran, ont une certaine analogie avec celles des Qadria et des Aïssaoua.&#60;br&#62;La nuit est recommandée aux adeptes de préférence à la journée, tenant, en cela, compte des doctrines des Chadelîa et de leurs dérivés qui prétendent que la prière de la nuit est plus méritoire .&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ouerd de la nuit du Dimanche&#60;br&#62;&#34; Recitez 500 fois :&#60;br&#62;&#34; II n&#39;y a de puissant que Dieu, &#60;br&#62;&#34; L&#39;exalté, le magnifique.&#60;br&#62;&#34; Se prosterner ensuite 40 fois. &#34;&#60;br&#62;Ouerd de le nuit du Lundi&#60;br&#62;&#34; Récitez 600 fois :&#60;br&#62;&#34; II n&#39;y a pas d&#39;autre divinité que Dieu ;&#60;br&#62;&#34; Mohammed est son prophète, que le salut soit sur lui. &#34; Se prosterner ensuite 50 fois en récitant quelques versets du Coran &#60;br&#62;Ouerd de la nuit du Mardi&#60;br&#62;&#34; Récitez 700 fois :&#60;br&#62;&#34; Que la louange de Dieu soit proclamée ;&#60;br&#62;&#34; Louange à Dieu ;&#60;br&#62;&#34; II n&#39;y a pas d&#39;autre Divinité que Dieu ;&#60;br&#62;&#34; Dieu est grand ;&#60;br&#62;&#34; O secours divin ! aide les infortunés ;&#60;br&#62;&#34; O Dieu ! aide-nous ;&#60;br&#62;&#34; Aide-nous, ô Dieu ! &#34; Se prosterner ensuite 50 fois en récitant quelques versets du Coran &#34;,&#60;br&#62;Ouerd de la nuit du Mercredi&#60;br&#62;&#34; Récitez 500 fois :&#60;br&#62;&#34; (Le chapitre Ier du Coran commençant par) : &#34; Louange à Dieu. Maître de l&#39;Univers.....&#60;br&#62;&#34; Se prosterner ensuite 40 fois en récitant quelques phrases du Coran &#60;br&#62;Ouerd de la nuit du Jeudi&#60;br&#62;&#34; Récitez 700 fois:&#60;br&#62;&#34; II n&#39;y a pas d&#39;autre divinité que Dieu ; &#34; II n&#39;y a rien de plus puissant que Dieu ;&#60;br&#62;&#34;  II n&#39;y a d&#39;autre divinité que Dieu ; &#34; Aïssa est l&#39;ami de Dieu.  Il n&#39;y a d&#39;autre divinité que Dieu, &#34; Moussa est la parole Dieu. &#34; II n&#39;y a d&#39;autre divinité que Dieu ;  Brahim est l&#39;ami de Dieu. &#34; Il n&#39;y a pas d&#39;autre divinité que Dieu ;  Mohammed est le seul compagnon de Dieu. &#34; Se prosterner ensuite 500 fois en récitant quelques phrases du Coran.&#60;br&#62;Ouerd de la nuit du Vendredi&#60;br&#62;&#34; Récitez 700 fois :&#60;br&#62;&#34; Tout périra excepté Dieu ;&#60;br&#62;&#34; Le meilleur jugement est celui de Dieu ;&#60;br&#62;&#34; Vous retournerez tous à Lui (à Dieu) ;&#60;br&#62;&#34; Tout ce qui est sur la terre passera ;&#60;br&#62;&#34; La face seule de Dieu restera environnée de Majesté et de Gloire,&#60;br&#62;&#34; Dieu dément, préserve-nous des démons !&#60;br&#62;&#34; Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux. a Se prosterner ensuite 30 fois en récitant quelques phrases du Coran &#34;.&#60;br&#62;Ouerd de la nuit du Samedi&#60;br&#62;&#34; Récitez:&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;                Les Sourates Taha (chapitre 20 du Coran) ;&#60;br&#62;              Yacin (chapitre 36 du Coran) ;&#60;br&#62;            El-Molek [chapitre 67 du Coran).&#60;br&#62;&#34; Se prosterner ensuite 30 fois en récitant quelques versets du Coran :&#60;br&#62;Enfin viennent les dernières recommandations qui prescrivent aux fidèles la récitation de quelques sourates du Coran, à n&#39;importe quel moment de la journée.&#60;br&#62;&#34; Voilà le chemin par la prière qui conduit à la lumière divine, du cheikh de la  secte et imam de la justice divine, notre Seigneur et maître (après Dieu) qu&#39;il nous protège! Sidi-A&#39;mmar-bou-Senna, Dieu  nous maintienne avec lui, arnen.&#60;br&#62;&#34; Je vous recommande, ô frères ! Obéissance au Clément (Dieu) et de réciter à la  fin de chacune des cinq prières précitées :&#60;br&#62;&#34; Dieu est seul et n&#39;obéissez qu&#39;à Lui.&#60;br&#62;&#34; A chaque moment de la journée, l&#39;ouerd du chef  de le l&#39;ordre : &#34; Dieu aime ceux qui se recommandent à Lui.&#60;br&#62;&#34; Réciter la sourate Alhadar (chapitre 97 du Coran) :&#60;br&#62;&#34; Nous avons descendu le Coran dans la nuit d&#39;Alkadar ;&#60;br&#62;&#34; Qui le fera connaître les bienfaits de la nuit d&#39;Alkadar ;&#60;br&#62;&#34; La nuit d&#39;Alkadar vaut plus que mille nuits ;&#60;br&#62;&#34; Dans cette nuit les anges et les esprits descendent dans le monde avec&#60;br&#62;la permission de Dieu pour régler toutes choses ; &#34; La paix accompagne cette nuit jusqu&#39;au lever de l&#39;aurore.&#60;br&#62;&#34; Ajouter (sourate II, verset 256) : &#34; Dieu est le seul Dieu ; &#34; II n&#39;y a point d&#39;autre dieu que Lui ; &#34; Le vivant, l&#39;immuable, etc.... &#34; Jusqu&#39;à la fin.  (Sourate 59). Une partie du verset 23 commençant par;&#60;br&#62;Le Sauveur {Dieu}, le Fidèle, le Gardien...  (Sourate 73), Fin du 20e verset commençant par: Dieu est tout-puissant;&#60;br&#62;Tout bien que vous avancerez, vous le retrouverez auprès de Dieu; Cela vous vaudra mieux;&#60;br&#62;Cela vous vaudra une plus grande récompense; Implorez le pardon de Dieu car il est indulgent et miséricordieux.&#60;br&#62;&#34; (Sourate 122, l&#39; Aube du jour};&#60;br&#62;Dis : Dieu est un ;&#60;br&#62;Cest le Dieu à qui tous les êtres s&#39;adressent dans leurs besoins ;&#60;br&#62;Il n&#39;a point enfanté et n&#39;a point été enfante ;&#60;br&#62;Il n&#39;a point d&#39;égal en qui que ce soit.&#60;br&#62;&#34; L&#39;auteur (de l&#39;ouerd) qui précède est le cheikh A&#39;mmar-Bou-Senna, que Dieu l&#39;aide et  proclame sa louange &#34;,&#60;br&#62;Les adeptes qui parviennent à enseigner le dikr reçoivent le titre de moqaddem et sont chargés de la direction d&#39;une zaouîa. On exige, en outre, qu&#39;ils aient une certaine notoriété. Enfin, ils doivent avoir donné, pendant plusieurs années, des témoignages indéniables de dévouement à la Confrérie.&#60;br&#62;L&#39;investure a lieu, ordinairement, a la zaouîa d&#39;Aîn-Defla, en présence des principaux dignitaires de la Confrérie. Placé en adoration devant le cheikh, le néophyte écoute ses nouveaux devoirs pendant qu&#39;un taleb les consigne sur une feuille de papier qui forme l&#39;idjesa.&#60;br&#62;Le nouveau dignitaire fait ensuite v?u d&#39;obéissance passive et reçoit, outre le dikr, le drapeau de Sidi-Ammai&#39;-bou-Senna, emblème sacré qui doit être religieusement conservé dans la zaouîa qu&#39;il est appelé à diriger.&#60;br&#62;La cérémonie varie lorsqu&#39;il s&#39;agit du recrutement d&#39;un ou de plusieurs foqra : les moqaddim, tolba et autres font place aux khoulafa chargés de surveiller les épreuves mystiques auxquelles sont soumis les pénitents.&#60;br&#62;S&#39;ils sont reconnus aptes à exécuter les exercices imposés aux membres actifs de la confrérie, le cheikh les couvre à tour de rôle du drapeau de Sidi-A&#39;mmar, en même temps que les musiciens font entendre les sons de la casba et les roulements du bendir. Ils reçoivent, quelque temps après, leur destination pour un centre de propagande, et suivant les progrès qu&#39;ils accomplissent dans la voie mystique, ils sont élevés à la dignité de khalifa.&#60;br&#62;Aucune garantie morale n&#39;est exigée des foqra. Ce sont, en général, des fanatiques inconscients sous la direction immédiate de moqaddim peu considérés par les Eulama, mais respectés par la masse.&#60;br&#62;La confrérie est fractionnée en trois branches à la tête desquelles sont placées des chioukh indépendants. Nous avons déterminé leur importance respective dans l&#39;état ci-après (1) :&#60;br&#62;Indépendamment des confréries issues des Qadrïa et de celles aux pratiques extérieures similaires, il y a, disséminées dans le monde musulman, un certain nombre de corporations de jongleurs, de visionnaires, de charmeurs de serpents, d&#39;exorcistes qui peuvent être citées, ne serait-ce qu&#39;à titre documentaire.&#60;br&#62;Ce ne sont pas des confréries proprement dites, n&#39;ayant aucune organisation intérieure ni aucun des principes fondamentaux qui caractérisent ces associations. Mais, étant donné le pouvoir mystérieux que les crédules attachent à leurs exercices grossiers et le rôle d&#39;émissaires que leurs membres remplissent parfois, nous croyons devoir mentionner celles qui sont particulièrement connues en Algérie.&#60;br&#62;Les Oulad-Moussa doivent leur puissance thaumaturgique à leur patron Ahmed - Moussa, marabout célèbre de Marrakech où il est enterré. Ils sont en assez grand nombre dons les provinces du Soûs et du Dra&#39;a, d&#39;où ils parcourent tous les marchés du Maroc et ceux des départements d&#39;Oran et d&#39;Alger. On les rencontre aussi, par bandes, dans l&#39;Extrème-Sud marocain. Partout, ils se livrent à leurs exercices comparables a ceux des saltimbanques de nos foires, ou charment des serpents, faisant, ainsi, l&#39;admiration des badauds émerveillés.&#60;br&#62;Les Hamdoucha et leurs frères dissidents les Dghorina, de Meknès, peuvent être comparés aux A&#39;ïssaoua dont ils ne sont, du reste, que des fractions. Ils sont connus dans les contrées septentrionales du Maroc et dans quelques localités du département d&#39;Oran.&#60;br&#62;Dans la commune mixte de Zemmora, sur un rocher qui domine la vallée de la Mina, existe la koubba du fameux Sidi-Mahammed ben A&#39;ouda. Elle est légendaire par les lions mendiants que les khoddam de ce saint homme promènent à travers les tribus et dans les villes algériennes, en souvenir de leur saint patron qui, du fond de son tombeau, les protège contre la colère du roi des animaux.&#60;br&#62;Les Beni-A&#39;bbas sont en souvenir dans la petite Kabylie du département de Constantine. On en rencontre dans les grandes villes du département d&#39;Alger où ils cessent, peu à peu, de se livrer à leurs jongleries peu goûtées, pour s&#39;adonner à l&#39;industrie.&#60;br&#62;Dans la petite commune de Kelterman, un certain Ben Nahal a réuni, dans sa zaouïa du Fedjoudj, plus de 200 foqra avec lesquels il se livre à l&#39;exploitation de ses coreligionnaires crédules.&#60;br&#62;Son aïeul et patron, compagnon de Sidi-A&#39;mmar-bou-Senna est enterré à Bou-Hakim, commune de l&#39;Oued-Zenati, où les fidèles de la contrée se rendent annuellement pour célébrer sa mémoire.&#60;br&#62;La popularité de Ben-Nahal ne s&#39;étend pas au-delà de l&#39;arrondissement de Guelma, où elle est, d&#39;ailleurs, combattue par les A&#39;mmaria, dont ils ne sont qu&#39;une branche dissidente.&#60;br&#62;En Tunisie et en Tripolitaine, les corporations de cette catégorie seraient fort nombreuses.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;                  El-Hadj-Embarek-el-Almoghrbi-el-Bokbari est un descendant des nègres qui  furent attirés du Moghreb à Meknès par le sultan Moulay-Ismaïl qui, placés sous la s protection d&#39;un saint de l&#39;Islam, Sidi el-Boukhari, formèrent  cette  garde  noire  entièrement dévouée au sultan, sans aucun lien avec la population indigène arabe ou  berbère et qui a constitué, pour les souverains du Maroc, une grande force .&#60;br&#62;&#34;                Au moment de la mise on pages on nous signale, de Guelma, le décès de Sidi-el-Hadj-Embarek.&#60;br&#62;Ce pieux personnage était impotent depuis plusieurs années. Il vivait dans sa zaouîa d&#39;Aïn-Defla où il etait considéré comme une sorte de fétiche. Son grand âge (il avait plus de 110 ans) est un cas de longévité peu ordinaire que ses disciples exploitaient au plus grand profit de leur confrérie et de leurs intérêts&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>La Confrérie des Ammariyas de Sidi Ammar Boussenna</category>
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  <title>Petite Légende de Sidi Ammar</title>
  <description>&#60;i&#62; samedi 9 octobre 2010, 14:19 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;La Légende répandue dans les oasis du Righ raconte que les deux éminents Cheikhs Sidi Abdelkader El Djillali et Sidi Essebti Ben El Abbas étaient amis intimes et se sont accordés a voyager ensemble , sur leur route , Sidi Abdelkader dit à son ami :&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62;                Dit Que dieu nous protège des invocations du vrai et du faux - Gol Allah yamnaana Man Daouat El Hak wa El Batal !&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Cheikh Essebti  répondit : Je ne ferais le mal , je ne verrais un autre - Ma nakhdam Char ma natlaka Akher !&#60;br&#62;Quand ils arrivèrent à un petit village, ils ont étés accueillis chaleureusement  , et selon les moyens des habitants du village , à l&#39;heure du coucher chacun d&#39;eux a été invité à passer la nuit chez un habitant .&#60;br&#62;Lorsque Cheikh Essebti arriva devant la porte de son compagnon  de nuit , celui-ci informa sa femme de la venu de son hôte , ses paroles ont mis sa femme hors d&#39;elle , puisqu&#39;elle n&#39;avait rien à lui offrir comme diffa .Le mari lui ordonna de préparer une Kesra (Pain Sec) , qu&#39;ils dégustèrent ensemble et dormirent ensemble jusqu&#39;à ce que le muezzin du village lance l&#39;appel de la prière d&#39;Elfedjr , à ce moment la femme entra dans la chambre un couteau à la main et égorgea sauvagement son mari  , et mis de grandes taches de sang sur les habits du Cheikh Essebti , puis elle a caché le  couteau dans sa longue et épaisse chevelure et elle est ressortie en simulant qu&#39;elle va les réveiller  , elle entre dans  la chambre et se mis a crier en pleurant le défunt mari .&#60;br&#62;Les gens du village accourent de tous cote dans l&#39;espoir de secourir la femme du danger qu&#39;elle devait vivre.&#60;br&#62;Le Cheikh du village a la vue du corps décapité du mari ordonna a ses acolytes de mettre la  main sur Cheikh Essebti  et après un jugement rapide et expéditif, ils conclurent de le mettre à mort en le brûlant , ainsi les jeunes commençaient déjà à ramener du bois .&#60;br&#62;Sidi Abdelkader avise de ce qui vient de se passer, accouru dans l&#39;espoir de pouvoir sauver la vie de son compagnon, il intervient gentiment en demandant à connaître la vérité : Puis il interrogea la femme : Est-ce que la femme du défunt est enceinte ? &#60;br&#62;On lui répondu par l&#39;affirmatif, il leur demanda de la lui ramener .Quand elle fut devant lui il lui demanda : Est-ce que tu es enceinte ? &#60;br&#62;Elle répondit : Oui au septième mois !&#60;br&#62;Il répliqua : Est-ce que vous me croyez si le fœtus nous raconta la vérité du décès de son père !&#60;br&#62;Eblouis les villageois acceptèrent sa proposition. Il s&#39;avança auprès de la femme et posa sa main sur son ventre et ordonna : O Fœtus racontes nous se qui vient de se passer !&#60;br&#62;Le fœtus lui répondit trois fois de suite : Si tu te porte garant de ma vie !-Sidi Ida Dhmantni !&#60;br&#62;Le Cheikh lui dit : Je te la garantis et le garant est Allah -    Adhmnak w dhaman Allah !&#60;br&#62;Le fœtus dit : Ma mère a tué mon père et elle a caché le couteau dans sa chevelure !&#60;br&#62;Le Cheikh prit la femme par son petit doigt de sa main droite et ordonna : O Fœtus sort du ventre de ta mère au nom de dieu !&#60;br&#62;Le bébé sort, le Cheikh le prends dans ses bras et lui souffla dans l&#39;oreille : que tu soit Ammar et toujours Ammar et tes enfants grands ! - Yadjaalak Ammar Ala Ammar w Wlladak yjou Kbar !&#60;br&#62;La femme fut brulée dans le feu , et les deux compagnons sortirent du village en compagnie du bébé.  &#60;br&#62;L&#39;enfant grandi sous les auspices du vénérable Sidi Abdelkader Djillali , Jusqu&#39;à l&#39;âge mature , et il commet beaucoup de méfaits et de graves fautes , qui n&#39;ont pas pu passer inaperçu aux yeux perçants du Cheikh , qui a décidé de l&#39;envoyer a son ami Essebti . Ammar se mit aussitôt en route, arriver devant la porte de la maison de Si Essebti il tendu l&#39;oreille et entendit Cheikh Essebti entrain de parler à des invités dans la maison , après un instant il frappa à la porte et le somma d&#39;entrer .&#60;br&#62;A son grand étonnement il ne trouva personne avec le Cheikh, Il était pratiquement seul . Après un bref entretien, il lui a demande de retourner auprès de son Cheikh , Ammar refusa de partir sans connaître la vérité des gens à qui Essebti  causait avant son entrée , cela mettait le Cheikh dans un énervement ; puis il adressa la parole à Ammar en lui disant : &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62;                Va voir Echeikh je vais lui parler !&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Et il parti à son arrivé, il trouva Cheikh El Djillali entrain de faire sa prière du Dohr . Quant il eu terminé sa prière il lui demanda : &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62;                Qu&#39;est ce qui t&#39;as retarder !&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Ammar répondit : C&#39;est Cheikh Essebti !&#60;br&#62;Cheikh Djillalai savait que cela est mensonge. Dans sa révolte de colère , il poussa Ammar très fort  qu&#39;il s&#39;est retrouver dans un endroit lointain et inconnu  , dans un jardin , il trouva des Houriat entrain d&#39;entretenir le jardin , il leur demanda  une grappe de raisin , et il s&#39;étonna que lorsque la grappe est arrachée une nouvelle grappe pousse a sa place ; peu après il rejoignit le Cheikh Djillali , en implorant son pardon et en lui demandant de le maintenir avec lui ou de le confier à celui qui le désire , ainsi Cheikh Djillali lui dit :&#60;br&#62;Je te laisse Cheikh Mbarek qui te servira comme il l&#39;a fait avec moi. &#60;br&#62;</description>
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  <category>La Confrérie des Ammariyas de Sidi Ammar Boussenna</category>
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  <title>El Manjadj - Le Metier à Tisser </title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62; &#60;br&#62;EL MANJAJ  -  EL MANSEDJ  A Oued Righ&#60;br&#62; &#60;br&#62;Les Femmes d&#39;Oued Righ quand elles veulent engager un Mensedj , elles réuniront leur quote-part de farine, graisse, bois, thé, chacune un peu. Elles mangeront ensemble; cela s&#39;appelle &#34; le repas de la générosité &#34;.&#60;br&#62;Il y a des femmes qui, lorsque retentit l&#39;appel à la prière d&#39;El fadjr, se lèvent, prennent de la laine et vont chez les voisins travailler. Elles font de la lumière. Si elles veulent, elles rassemblent un peu d&#39;argent pour acheter de l&#39;huile pour garnir la lampe et travailler. Elles chanteront pour ne pas s&#39;endormir.&#60;br&#62;Elles travaillent depuis l&#39;appel d&#39;El fadjr  jusqu&#39;àu Sobh , elles vont chez elles prier, déjeuner et reviennent au travail. Ce travail a nom &#34; le Pont &#34; (allusion au Pont au-dessus de l&#39;Enfer). Elles ne travaillent pas de nuit; on dit que c&#39;est (un ordre) de Dieu. On en tire présage. Les clercs leur disent : &#34; Ne travaillez pas de nuit, jusqu&#39;avant l&#39;aube &#34;. Elles travaillent au début de la nuit, peu nombreuses sont celles qui en tirent présage. Le vendredi elles ne travaillent pas la laine .&#60;br&#62;Deux femmes qui travaillent très vite, tissent un burnous en cinq jours d&#39;été (longs). Si elles ne travaillent pas vite, elles y mettent un mois où les nuits sont longues.&#60;br&#62;Deux femmes, si elles vont vite, tissent trois enroulements (d&#39;ensouple) dans une journée d&#39;hiver (courte) d&#39;un tissage uni, sans figures. Si c&#39;est l&#39;été, elles tisseront quatre enroulements ou cinq. Elles ne se lèvent pas pour cuisiner ni pour tout autre travail que le tissage devant lequel elles sont. Et même pour lisser et pour enrouler...&#60;br&#62;Si une femme (décide) de faire un grand vêtement un burnous, un &#34; hambel &#34; (tapis-teinture ras), un tapis, un surtout-capote (cachabia), une couverture épaisse longue ou courte, ses parents et ses voisins viendront et seront présents le jour où elle montera le métier, ils l&#39;aideront et parfois lui feront la cuisine chaque jour. Ils lui présenteront un plat de couscous suffisant pour toutes celles qui tissent. On lui prépare de la galette fourrée. Celle qui ne peut préparer un couscous apportera du pain seul (sec). On ne cuisinera pas dans la maison jusqu&#39;à la fin du tissage.&#60;br&#62;Cette bonne action est dite &#34; Salfiya &#34; et entraide. Entraide gratuite : je travaille pour toi, tu me rendras mon travail. Sorte de bons offices.&#60;br&#62;  &#60;br&#62; Lavage de la laine&#60;br&#62;Quand on achète des toisons, on les emporte a l&#39;oasis, on les jette dans le bassin-lavoir. On y jette de l&#39;argile jaune, on y verse de l&#39;eau, on piétine la laine avec les pieds et on la bat pour que sorte la crasse.&#60;br&#62;On la retire du lavoir, on la lave dans le grand bassin. On la jette dans le petit bassin-déversoir en mettant une palme sèche dans le conduit par où l&#39;eau sort vers la rigole afin que ne s&#39;échappe pas la laine. L&#39;outre de puisage verse l&#39;eau et se vide sur la laine qui se purifie.&#60;br&#62;On la transporte, on la pose sur du sable blanc propre pour qu&#39;il en absorbe l&#39;eau. Elle en sortira propre et légère.&#60;br&#62;  &#60;br&#62;Battage de la laine&#60;br&#62;On emporte la laine à la maison, on l&#39;étend un ou deux jours dans une chambre. On laisse passer deux jours et on va prendre un bâton de quenouille avec lequel on frappe sept fois cette laine, en récitant des invocations disant :&#60;br&#62;&#34; Pureté et bénédiction ! &#34; Qui te voit soit satisfait ! &#34; Qui te revêt soit réchauffé ! &#34;Qui te travaille gagne mérites ! &#34; O laine de Dieu &#39; &#34;&#60;br&#62;On la frappe avec le bâton de quenouille pour que cela porte bonheur au travail, car la quenouille possède la bénédiction. Les anciens recommandaient en disant : &#34; Même la maison dans laquelle il y a une quenouille, sur elle descendra la bénédiction &#34;. Si on ne la frappait pas avec la quenouille sept fois, ce qui est chez eux un rite, cette laine n&#39;aurait plus qu&#39;à être mise au rebut, elle serait sans beauté; on la mettra dans un sac de toile dont on fera coussin.&#60;br&#62;  &#60;br&#62;  Préparation du fil de chaîne&#60;br&#62;a) le Triage&#60;br&#62;Une fois asséchée la laine, ni sèche ni trempée, entre deux, on la trie, on enlève les brindilles et les petites graines épineuses (El Hska). On met à part la laine de couleur sombre et aussi la laine blanche. La laine de couleur sera mise à la teinture, la blanche sera pour les vêtements blancs.&#60;br&#62;b)  Mise au point de la chaîne&#60;br&#62;Les femmes se mettent à peigner. Elles placent la laine sur les dents du peigne et la mettent au point. Elles peignent au moyen du peigne à main. Dès que le peigne à main est plein de laine de chaîne, elles en tirent des mèches. Quand elles ont enlevé une mèche du peigne, il reste de la laine sur le peigne à main. Elles l&#39;enlèvent. Cela s&#39;appelle &#34; peignage &#34;(Tamchat).&#60;br&#62;Elles amassent beaucoup de mèches, les trient et les lient en paquets.&#60;br&#62;Celle qui n&#39;a pas de peigne va chez le voisin et sollicite un peigne &#34; Machat &#34; pour peigner. Les gens font des dotations pieuses (habous) de peignes à laine, d&#39;ensouples, de chaudrons à teinture. Ils font cela pour Dieu au profit de ceux qui sont dépourvus. Ils les inscrivent dans leur testament et elles se perpétuent de génération en génération. Tout le monde peut les utiliser,  c&#39;est à la discrétion de celui qui l&#39;emprunte. Le peigne travaille sans cesse, plus que les ensouples.&#60;br&#62;Le propriétaire de ces objets les place dans une maison &#34; habous &#34;. Le paiement du loyer de cette maison consiste à faire réparer ces outils quand ils sont détériorés. Lorsque se casse une dent de peigne ou bien qu&#39;elle est émoussée, on la porte au menuisier pour la faire réparer. Quand un (de ces objets) est à bout de service on le remplace par un neuf.&#60;br&#62;&#60;br&#62;c)  Filage&#60;br&#62;Les femmes mettent un paquet de laine à la quenouille, elles la tirent et filent la chaîne au fuseau (en se tenant) sur une caisse ou une marche d&#39;escalier, ou bien la femme se tient debout à la terrasse.&#60;br&#62;Là où le fil de chaîne est trop fin, cela s&#39;appelle &#34; minceur &#34;; là où il est trop gros,&#60;br&#62;cela se dit &#34; enflure &#34;. Une femme, la meilleure des femmes file une chaîne régulière où il n&#39;y a ni minceur ni enflures.&#60;br&#62;La femme qui s&#39;y connaît à Piler la laine est une maîtresse ouvrière qui sait déjà travailler la laine. Elle peut faire un tissage toute seule : elle prépare et tisse, car on ne peut prétendre savoir filer la chaine sans passer par la préparation de l&#39;ensemble de la chose.&#60;br&#62;Lorsque les femmes qui filent se tiennent au bord du patio (à la terrasse) une femme peut faire descendre le fuseau tournant dans le patio. Elle tire la laine de chaîne avec deux doigts, avec le pouce et avec le doigt dont elle se sert pour lécher le plat (à couscous) appelé aussi index. Quant au fuseau, elle le fait bien tourner vers le pied, qu&#39;il tourne fort. La femme commence à filer ainsi jusqu&#39;à ce que (le fuseau) atteigne le sol en bas. Ce fils de chaîne qui se tord, elle le tord dans sa main et, faisant monter le fuseau, elle répète encore une fois la torsion et le fait redescendre vers le bas, le fuseau toujours tournant, en ayant soin de bien parfaire la torsion du fil, elle enroule ce fil sur le fuseau, puis continue.&#60;br&#62;Quand elles ont réuni des fuseaux (garnis, achevés), elles en garnissent quatre, cinq, selon le nombre de femmes, elles les pelotonnent, les mettent en pelote.&#60;br&#62;Quand elles ont réuni dix fuseaux, elles en font une grosse pelotte (Koubba) dont le nom est &#34; moitié de chaîne &#34;, (car) deux &#34; moitiés de chaîne &#34; sont ce qu&#39;il faut pour (tisser) une pièce légère (haouli).&#60;br&#62;d) Vaporisation&#60;br&#62;Quand on a fini la préparation, on prend les pelotes, on les met dans un couscoussier pour les passer à la vapeur, que la vapeur les pénètre jusqu&#39;à l&#39;intérieur de la pelote et qu&#39;il n&#39;y ait pas en elle de &#34; tortillons &#34;.&#60;br&#62;Ou bien on foule la pelote dans l&#39;eau avec un peu de dattes. On prend la pelote, on la jette dans un vase de terre cuite. On y verse de l&#39;eau, on y écrase des dattes et on y ajoute du sel. On y jette la pelote. On prend une lourde pierre avec laquelle on se met a fouler la pelote au milieu du vase. (La pelote) absorbera toute l&#39;eau. On la sort et on la pose sur de la cendre qui absorbera son eau. On la met au soleil, qu&#39;elle sèche.&#60;br&#62;Ce travail n&#39;est pas propre, et agit ainsi celui qui n&#39;est pas soigneux. Le mieux, c&#39;est la vaporisation ; c&#39;est propre et cela ne laisse pas de tortillons.&#60;br&#62;.  - Ourdissage&#60;br&#62;Les femmes n&#39;ourdissent jamais un mercredi : on en tire augure. Elles plantent des piquets de fer dans le sol. Si la maison est petite elle ne suffit pas pour monter une grande pièce (haouli) on la monte chez les voisins ou à la terrasse.&#60;br&#62;Deux femmes arrivent dont l&#39;une se tient près d&#39;un piquet et l&#39;autre près du second piquet. Au premier fil de chaîne, on frappe d&#39;abord la pelote contre terre. On frappe cinq fois, en disant : &#34; Un, deux, trois, quatre, cinq dans l&#39;œil du diable ! &#34; en arabe. Elles ajoutent cinq coups contre terre avec la pelote. Quand elles ont fini &#34; cinq &#34;, elles disent : &#34; Tunique de Bouzid ourdirons, qu&#39;il en reste ! &#34;(3). Elles commencent à ourdir en se lançant entre elles la pelote, l&#39;une l&#39;envoyant à l&#39;autre, l&#39;une la faisant passer derrière le piquet, l&#39;autre devant le piquet. Il se produit un entrecroisement. Chaque fil est fixé par la chaînette.&#60;br&#62;Quand elles ont rempli les piquets, une dit à l&#39;autre : &#34; Fixe la boucle d&#39;arrêt, tassons la nappe ! &#34;.Car, si elle ne fixe pas la boucle d&#39;arrêt, il arrivera qu&#39;un fil de chaîne sera tendu pendant qu&#39;un autre sera trop lâche. Elles se remettent à ourdir, continuant.&#60;br&#62;Elles tirent présage, disant ; &#34; Si quelqu&#39;un enjambe, le tissage deviendra pénible, il n&#39;ira pas rapidement, et la fille, de plus, sera dépréciée, elle ne se mariera pas avant d&#39;avoir vingt ans.&#60;br&#62;Elles finissent l&#39;ourdissage, l&#39;attachent avec une ficelle pour qu&#39;il ne s&#39;embrouille pas et elles l&#39;enveloppent dans un coupon d&#39;étoffe.&#60;br&#62;Si quelqu&#39;un veut tisser un voile de tète ou un voile rouge, un tapis, un châle noir, il l&#39;ourdit d&#39;abord, le lie en haut, le lie en bas et le met dans un chaudron pour être teint. On ne le laisse pas cuire trop longtemps, on le retire, on y met la trame, on remet (la chaîne) par dessus (la trame) pour achever la teinture. Quand on veut retourner la trame, on soulève la chaîne pour qu&#39;elle ne s&#39;emmêle pas.&#60;br&#62;Quand une maison ne peut contenir un long &#34; haouli &#34;, on fait l&#39;ourdissage au moyen de trois piquets de fer, un au milieu, un de ci, un de là . Une femme monte la chaîne sur deux piquets, une autre jette la pelote au milieu.&#60;br&#62;  &#60;br&#62;  Préparation de la trame&#60;br&#62;a)  Cardage&#60;br&#62;Les femmes prennent maintenant les bouts de laine tombés du peigne, elles les cardent et en font des &#34; barbes &#34; (rouleaux fins).(Tmchit)&#60;br&#62;La carde est toujours garnie de laine, on ne la laisse jamais sans rien. On dit que si on la laissait vide, cela ferait proférer par la carde des imprécations comme : &#34; Ils m&#39;ont laissée nue, ô Dieu, laisse-les nus. &#34;&#60;br&#62;b)  Filage&#60;br&#62;Les femmes filent au moyen d&#39;un grand fuseau et d&#39;un plat (de terre cuite servant de couette ou crapaudine sur laquelle pivote le fuseau tournant). Quand elles ont un bon tas de trame, elles le défont pour en faire un écheveau. Plusieurs de ces dernières sont attachées ensemble au moyen d&#39;un  fils de chaîne.&#60;br&#62;c)  Lavage&#60;br&#62;Elles les emportent à l&#39;oasis, les mettent dans le bassin-lavoir et y ajoutent de l&#39;argile, puis elles les mettent dans le grand bassin. Enfin elles les attachent dans le petit bassin déversoir au montant du cylindre (sur lequel glisse la corde de traction du seau de cuir de puisage). Le seau de cuir se renverse et déverse son eau sur les écheveaux pour qu&#39;ils s&#39;ouvrent, se purifient, s&#39;étirent et que disparaissent les &#34; enflures &#34;.&#60;br&#62;Quand elle lave la trame, la femme invoque le nom de Dieu, en disant : &#34; Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux ! &#34; Cela afin que le Seigneur des Mondes apporte bénédiction.&#60;br&#62;On suspend les écheveaux à un fil de fer ou sur un poteau, ou encore sur une corde afin qu&#39;ils sèchent.&#60;br&#62;d)  Blanchissage&#60;br&#62;Si c&#39;est de la trame blanche, on la blanchit dans un grand plat avec de l&#39;eau et du plâtre, du détergent, un peu de bleu à linge pour qu&#39;elle ne s&#39;effiloche pas et qu&#39;elle devienne mince et solide.&#60;br&#62;On la fait bien sécher au soleil. On la prend, on la porte dans la maison et on ouvre les petites pelotes molles (c&#39;est-à-dire on en fait de petites pelotes de duites pour tisser).&#60;br&#62;Quiconque veut bien soigner le travail d&#39;un burnous triera la trame après blanchissage, il en enlèvera les petits fils de couleur provenant de vêtements, les poils, afin qu&#39;il soit soigné et blanc comme agneau.&#60;br&#62;Quand on a fini d&#39;ouvrir les petites pelotes molles, on les met dans un sac et on les porte au métier à tisser.&#60;br&#62;Le plâtre vient de pierres qu&#39;on trouve au fond d&#39;un puits lors d&#39;un forage, ou bien qu&#39;on prend sur une colline où se trouve une carrière de cette pierre. On la cuit au feu de cuisine que cela devienne comme de la chaux. &#60;br&#62;C&#39;est blanc une fois cuit. Ce n&#39;est pas de la chaux et son nom est &#34; Zabs &#34; (sorte de plâtre). On le pile, on le pulvérise, on le tamise, on en fait des ponçoirs de plâtre. On commence à en blanchir la trame ou à en frotter le tissage blanc, quand il est tissé.&#60;br&#62;Actuellement, ces années-ci, depuis qu&#39;il existe du savon, les gens blanchissent peu au plâtre (4).&#60;br&#62;  &#60;br&#62;Montage du métier&#60;br&#62;Lorsqu&#39;on monte sur le métier une pièce de vêtement ou de literie, on appelle la parenté, les voisins et l&#39;on offre le &#34; Guermech-Kelila-Lablabi - Tmar&#34;.&#60;br&#62;La &#34; Guermech-Kelila-Lablabi - Tmar&#34; est un composé de fèves grillées, de miettes de fromage dur,  de petits pois grillés,  de dattes muscades, des sucreries- Un morceau de viande séchée de l&#39;année d&#39;avant est posé par dessus le tout. On met cela dans un couffin ou sur un plateau.&#60;br&#62;Si les femmes tissent un vêtement pour le marché, il n&#39;y a pas d&#39;offrande. On appelle les voisins pour monter le métier. On montera aussi le métier chez les voisins une autre fois. Les femmes s&#39;entraident. Ce n&#39;est pas un prêt, c&#39;est un service entre voisins.&#60;br&#62;Les femmes mettent les deux ensouples par terre, une ici, l&#39;autre là. Deux femmes s&#39;assoient sur l&#39;ensouple inférieure et deux tiennent l&#39;ensouple supérieure. Elles introduisent les roseaux : le roseau d&#39;en bas avec une ficelle contre l&#39;ensouple inférieure, le roseau d&#39;en haut avec la baguette du haut.&#60;br&#62;Vient alors une femme qui abaisse le roseau du haut. Elle l&#39;abaisse prés du roseau du bas, une largeur de main entre les deux roseaux, et l&#39;entrecroisement se fait entre eux deux.&#60;br&#62;La femme fait vibrer (du bout des doigts, comme qui fait vibrer les cordes d&#39;une guitare), la natte de chaîne, elle la pince, prend un gros fuseau qu&#39;elle fait passer sur la largeur du tissage entre les roseaux là où se trouve l&#39;entrecroisement. Celles d&#39;en haut (les femmes qui soutiennent l&#39;ensouple supérieure) secouent fort.&#60;br&#62;Entrent les femmes de la parenté ou des voisins, la nappe de chaîne est déjà étendue. &#60;br&#62;Quand sont rassemblées les femmes à la maison, elles commencent à faire tourner à la ronde le couffin de l&#39;offrande avec des cendres et du sel au-dessus du tissage encore non monté et simplement posé : c&#39;est un augure, afin que Dieu fasse réussir le tissage. Elles les font tourner sept fois (en comptant). Elles se mettent à enrouler la nappe de chaîne sur l&#39;ensouple supérieure. Chaque tour est appelé &#34; renversement &#34;. Chaque femme saisit en paquets (les fils de chaîne) de son coté pour que se place bien la nappe de chaîne. Les montants (du métier) sont attachés aux tenants avec des cordes. Quand elles ont fini l&#39;enroulage elles suspendent l&#39;ensouple supérieure aux montants et l&#39;attachent avec de fortes cordes. Cette (l&#39;ensouple) d&#39;en bas est posée à terre. Elles appuient sur la barre de tension qui est attachée avec une corde. Cette barre tient par un anneau maçonné dans le sol. On met du côté droit la barre de tension pour maintenir le tissage. Du côté gauche l&#39;ensouple est maintenue par un piquet de fer planté dans le montant afin que la nappe de chaîne soit bien tendue.&#60;br&#62;Vient une femme très travailleuse, très adroite, forte et avisée. Elle fait tourner l&#39;ensouple inférieure en disant : &#34; Tiens, voici ta chaîne &#39;. Tiens, voici ta trame ! &#34; afin que (le métier) soit satisfait, qu&#39;il n&#39;ait faim ni de trame ni de chaîne. C&#39;est une parole d&#39;augure. Cette femme, d&#39;ailleurs, doit bien manger et bien remplir son ventre de nourriture afin que le métier soit rassasié.&#60;br&#62;(La femme) monte sur l&#39;ensouple (inférieure), y met les pieds doucement pour éviter la casse et que (l&#39;ensouple) reste d&#39;aplomb. Elle appuie en poussant des youyous : c&#39;est là un augure afin que le tissage avance rapidement.&#60;br&#62;On l&#39;encense avec un encens spécial contre le mauvais œil. Cet encens contient nombre d&#39;ingrédients rassemblés dans une boutique de droguerie (Tbakhir), afin que le tissage ne soit pas objet de jettature.&#60;br&#62;On dispose de la cendre et du sel en trois petits tas sous l&#39;ensemble pour qu&#39;il n&#39;arrive pas de mal au métier. Elles lui disent en arabe :&#34; &#34;O esprits présents, dites à ceux qui sont absents (que) si nous faisons mal, prenez votre rétribution ! &#34; Cette cendre et ce sel c&#39;est la semoule sucrée des gens de l&#39;Au-delà, des esprits, pour qu&#39;ils ne nuisent pas, qu&#39;ils épargnent le tissage et qu&#39;il ne s&#39;embrouille pas.&#60;br&#62;On commence à offrir une petite poignée de cet amuse-gueule aux personnes présentes : c&#39;est une distribution pieuse pour que soit bien monté et solidement le métier.&#60;br&#62;Les femmes s&#39;en vont en prononçant des invocations, disant : &#34; Paix ! Que Dieu vous aide, qu&#39;il vous accorde santé et qu&#39;il rende prospère en considération (du tissage) ! &#34;&#60;br&#62;Elles en arrivent à s&#39;entraider : &#34; Quiconque qui doit à une maîtresse de maison et se trouve nécessiteuse vient travailler à son tissage de ses mains (de son bras). Quiconque n&#39;est pas nécessiteuse préparera un plat de couscous ou de la galette fourrée, ou bien elle apportera des œufs ou du thé avec du pain.&#60;br&#62;Cela c&#39;est l&#39;entraide : &#34; Tu m&#39;aides, je t&#39;aide &#34;. Et elles formulent des souhaits.&#60;br&#62;12.  -  Montage de la lisse&#60;br&#62;Les femmes commencent à monter la lisse avec une pelote de fil de lisse. Chaque fil de chaîne est traité : un fil devant la nappe est monté (c&#39;est-à-dire enfilé dans une boucle de lisse), un de derrière est écarté jusqu&#39;à la fin du montage.&#60;br&#62;Les lisières sont dites ( palmiers de tissage). Ceux de devant sont de quatre fils de chaîne, ceux de derrière de deux fils.&#60;br&#62;La cordelette qui relie (le fils de chaîne) à la tringle est appelée &#34; Jabada &#34; (cordelette tendeur des boucles de lisse), on monte la lisse sur elle Quand on a fini le montage de la lisse, on retire le roseau inférieur et on l&#39;introduit dans la nappe de chaîne, on l&#39;attache par une cordelette à l&#39;ensouple supérieure. On retire le roseau qui est avec la tringle de lisse, on l&#39;introduit dans la nappe et on commence à faire monter et descendre.&#60;br&#62;Pour qui ne sait pas monter la lisse d&#39;un tissage, vient une femme qui se tient en dehors et qui se met à lui faire saisir les fils de chaîne (pendant) que la femme (qui a besoin d&#39;aide) monte la lisse (c&#39;est-à-dire fait la boucle avec la cordelette de lisse autour d&#39;un fils sur deux de la chaîne et le relie à la tringle par la &#34; Jabada &#34;), afin de bien apprendre. Cela s&#39;appelle &#34; action de faire saisir &#34;.&#60;br&#62;Au mur en face duquel est le métier sont des tirants de corde qui tirent (et tendent) le tissage.&#60;br&#62;Les femmes s&#39;assoient au milieu du tissage (et derrière) et elles se mettent à tisser avec le peigne de fer. (Kardache)&#60;br&#62;  &#60;br&#62;Tissage&#60;br&#62;(Les femmes) prennent de petites pelotes molles du duites de trame et commencent le tissage, quand elles abaissent le roseau. La première duite est doublée. A chaque duite elles lèvent puis baissent le roseau.&#60;br&#62;Quand elles baissent le roseau, elles font vibrer du bout des doigts la nappe pour quelle reste bien ouverte (pas de fils emmêlés) et qu&#39;elles puissent faire passer la duite. A chaque duite elles font vibrer ainsi, (car) il peut arriver que le tissage se ferme (3 ou plusieurs fils s&#39;emmêlent), cela forme des franges ou des déplacements (Si la duite s&#39;échappe au dehors de trois fils de chaine, c&#39;est un déplacement, glissement). Le tissage n&#39;est pas un travail toujours le même : il y a des tissages que l&#39;on tasse bien avec le peigne de fer, il y en a d&#39;autres qu&#39;on ne tasse pas beaucoup. Un tissage tassé c&#39;est le burnous, le cachabia, le tapis-teinture ras, le tapis, le coussin, le grand tapis de couchage. Un tissage moyennement tassé, c&#39;est la tunique.&#60;br&#62;Quiconque a mauvais travail laisse des interstices (des endroits non tassés, à jours) ou bien des endroits trop tassés.&#60;br&#62;Quand une femme tisse, il se produit des &#34; gerçures de tissage &#34; sur ses mains. Quelqu&#39;un veut-il que ne lui vienne des gerçures, il se lave les mains au savon et les essuie avec une serviette, puis les frotte avec de l&#39;eau de citron.&#60;br&#62;Si quelqu&#39;un veut faire provision de cette (eau de citron), qu&#39;il presse une dizaine, ou une centaine, ou dix (citrons), qu&#39;il les tamise bien et les fasse cuire. Quand cela a bouilli, il le pose à terre qu&#39;il refroidisse, qu&#39;il le verse enfin dans une bouteille propre et la ferme avec un bon bouchon.&#60;br&#62;Quand on s&#39;est lavé les mains, on se les frotte avec cette eau de citron ainsi que la figure-, elles ne gerceront pas.&#60;br&#62;Quand un fil de la chaine se rompt, s&#39;il se rompt en arrière et se noue sur le devant, il s&#39;embrouille, cela forme une &#34; reprise ou épissure &#34;.&#60;br&#62;Deux femmes tissent sur les deux côtés. Lorsqu&#39;une des deux se lève du tissage, qu&#39;elle va faire la cuisine, prier ou accomplir quelque affaire, l&#39;autre fait monter son&#60;br&#62;côté en laissant des brins (pendants du côté de sa compagne). Quand elle a monté beaucoup son côté, elle se lève et l&#39;autre revient sur son côté qui se trouve être plus bas, elle tisse les brins pendants et égalise les côtés.&#60;br&#62;Sur les lisières du tissage il y a des tendeurs de fer qui tirent la nappe lissée vers les montants afin qu&#39;elle garde bien sa largeur et ne se rétracte pas. Chaque largeur de main (de tissu fait) les femmes changent le tendeur. Ces tendeurs sont aussi appelés &#34; pinces mordantes &#34;.&#60;br&#62;  &#60;br&#62;  Lissage&#60;br&#62;Quand la femme a tissé un enroulement, elle prend un lissoir fait d&#39;un talon de palme, elle en frotte le tissu du côté intérieur. Elle passe au côté extérieur et lisse aussi du dehors : le tissage est ainsi mis au point, il est lisse.&#60;br&#62;Quand les gens lissent leur tissage, des brins de duvet en tombent : c&#39;est de la laine inutilisable pour un travail. Quand on a réalisé un bon nombre de choses tissées qui ont produit des brins de duvet, on en fait pour les petits enfants des coussins sur lesquels on les couche. C&#39;est un gain, cela vaut mieux mieux que de les jetter. C&#39;est très moelleux.&#60;br&#62;Si c&#39;est un tissage blanc, la femme le frotte encore avec le lissoir de plâtre. Elle taille les petits bouts qui dépassent avec des ciseaux et lisse le tissu. Les femmes font tourner l&#39;ensouple inférieure vers le haut, elles tournent aussi l&#39;ensouple supérieure de chaîne vers le bas : l&#39;ensouple inférieure &#34; mange &#34; le tissu, la supérieure donne un tour ( de chaîne)&#60;br&#62;&#60;br&#62;Coupe (ou enlèvement)&#60;br&#62;Quand le tissage est arrivé à son point extrême, c&#39;est fini, il a atteint la marque de coupe- Les femmes chantent à son sujet.&#60;br&#62;Quand elles arrivent à la dernière duite, une femme lève le peigne de fer et en frappe les tendeurs,&#60;br&#62;Voilà le tissage terminé. La femme prenant les ciseaux taille l&#39;objet (euphémisme pour &#34; tissage &#34; afin de conjuguer le mauvais œil). Quand il ne reste que le dernier palmier (lisière), elle dit : &#34; Dieu est plus grand, grand ! &#34; et elle taille.&#60;br&#62;Se dirigeant vers l&#39;ensouple supérieure (la femme) commence par dénouer la cordelette (qui tient la chaînette contre l&#39;ensouple), puis elle dépose l&#39;ensouple sur le sol.&#60;br&#62;La porte de la rue reste fermée, (la femme) ne laisse entrer personne pendant qu&#39;elle coupe : pour elle c&#39;est illicite. Si quelqu&#39;un vient apportant une lourde charge et dit : &#34; Ouvre la porte, je suis très chargé ! &#34; elle tire trois fils de chaîne de la chaînette d&#39;en haut et les coupe au-dessus de sa tête; l&#39;autre peut entrer. C&#39;est un augure, on dit que si quelqu&#39;un entre pendant que l&#39;ensouple supérieure n&#39;est pas encore enlevée et que les fils de chaîne pendent, le maître de la maison mourra.&#60;br&#62;Les (femmes) prennent alors cet objet (le tissage), retendent à terre, le doublent, le recouvrent d&#39;une pièce de toile et le placent sous une pierre large dite &#34; dalle &#34;, ou une meule, pour qu&#39;il se pose bien.&#60;br&#62;Quand on porte le tissage au marché, (la femme) qui a tissé prend de l&#39;écorce de noyer, la met dans sa bouche et crache un peu de salive teintée de noyer dans sa main qu&#39;elle passe sur le tissage en disant : &#34; Mouche-le (enlève-le), ô Dieu, de par toi-même, fais lui produire beaucoup d&#39;argent, tu m&#39;annonceras la bonne nouvelle ! &#34; C&#39;est un augure, afin que le tissage soit chaud comme l&#39;écorce de noyer (excite l&#39;acheteur) et rapporte beaucoup d&#39;argent.&#60;br&#62;Les fils de chaîne qui restent s&#39;appellent &#34; chaînette &#34;. Les femmes les nouent entre eux, en font une pelote. Après plusieurs tissages on prend la pelote de bouts noués et on en fait un petit objet (tissage) pour bébé, qui sera vendu au marché. Ou bien on les teint, on en attache la chevelure, on s&#39;en sert pour coudre au lieu de fil (industriel), ou on les teint et on s&#39;en sert pour broder de petites corbeilles et de petits couffins, ou bien on en fait des pompons pour ceintures de femmes.&#60;br&#62;Celle qui réalise un bon travail pour vêtement, qui a fait un travail bien au point, gagnera la moitié d&#39;une fortune pour elle-même. &#60;br&#62;      &#60;br&#62;16.  -  Le Fil d&#39;entre les montants&#60;br&#62;Les femmes mettent une corde entre les montants en haut du métier, elles y suspendent une calebasse avec de menus objets pour repousser le mauvais oeil loin du tissage : un lissoir en plâtre du premier jour du mois de Mouharrem, une pièce de gros sac (pièce noire, grand sac dont on charge les chameaux), un morceau de drap noir enveloppant des pépins de courge d&#39;été, une balle de plomb écrasée aplatie largement et que l&#39;on a portée à un lettré qui y a écrit des formules contre le mauvais œil des gens, une cosse de fèves contenant cinq fèves, une patte de chacal, du poil de chacal, du poil d&#39;hyène, un crâne de gazelle, un caillou percé, cinq cauris recouverts de cuir fin et liés ensemble, une patte de chat, une patte de chien, un sabot de bête de somme, une queue de mouton de la Fête, une queue de bouc de la Fête. De plus, on met un nouet contenant de la cendre et du sel, du coriandre, du laurier-rose, du &#34; tebtil &#34; (boule d&#39;aromate contre les enchantements) et du &#34; fassoukh &#34; (idem). On suspend aussi une amulette écrite du Coran avec ces menus objets.&#60;br&#62;17.  - Filage court pour trame&#60;br&#62;Si la laine des toisons est courte, la femme en fait deux parts, elle la carde et en file du fil de trame beau, fin et sans renfiures, sans minceurs. Elle le retord au fuseau, le travaille soigneusement au fuseau, en fait une pelote qui porte le nom de &#34; Guillam &#34; (fil court de trame) (Quand on utilise ce fil court pour un tissage) la chaîne de celui-ci est lâche et épaisse, c&#39;est un procédé pour s&#39;en tirer, c&#39;est comme un couscous de blé auprès d&#39;un couscous d&#39;orge : l&#39;orge c&#39;est &#34; Guillem &#34; et le blé la chaîne.&#60;br&#62;18.  -  Filage doublé de chaine&#60;br&#62;La femme file deux ou trois fuseaux de fil court de trame, les tient ensemble, les met en pelote : au début il est filé à l&#39;arabe, quand la femme veut en faire de l&#39;&#34; Mzouadj &#34; (fil doublé de chaine) elle en tord trois fuseaux en sens inverse, c&#39;est cela l&#39;&#34;Mzouadj &#34;.&#60;br&#62;Les gens en confectionnent des ceintures de femmes, des parements de burnous, de &#34; cachabia &#34;, ils s&#39;en servent pour coudre, ils en font de la chaine de tapis, de la grosse couverture longue ou courte, de la couverture-tapis, du tapis à brins (genre haute-laine), ils en font de la chaînette pour l&#39;ourdissage, du fil de lisse. L&#39;&#34;Mzaouadj &#34; est très utile dans le travail de la laine.&#60;br&#62;19.  - Ceinture de femmes&#60;br&#62;La femme prend quatorze fils de chaine de &#34; Mzouadj &#34; et les tresse. Quand elle en a tressé un bon peu, cela devient comme des bandes étroites (rubans). Elle y met dix-sept tresses pendantes rouges et deux autres, une verte, une jaune sur les côtés.&#60;br&#62;On brode cela, on fait des &#34; peignes &#34; (plaquettes) de broderie jaune foncé; jaune datte, vert, blanc, rouge, violet. On brode quelques &#34; peignes &#34; entre lesquels on met un motif cylindrique, on y met des franges â pompons de soie ou de fils de trame.&#60;br&#62;20.  - Chants (de tisseuses)&#60;br&#62;Les femmes, en travaillant la laine, tissant, peignant, cardant, filant, elles chantent des versets composés par elles-mêmes. Si elles sont deux ou trois, chacune chante.&#60;br&#62;Elles chantent des versets ou bien (des couplets dits) de Dame Jennana. Le genre Dame Jennana est particulier et celui des versets, particulier aussi. Lorsqu&#39;une femme a sa mère loin d&#39;elle, qu&#39;elle a faim, qu&#39;elle est nue, qu&#39;elle se fait des idées dans sa tête, elle se met à chanter .&#60;br&#62;Les femmes Oasisiennes  chantent de belles choses pour leurs jeunes femmes, de vilaines choses pour leur belle-famille. Chez la belle famille ii y a la belle-sœur, la belle-mère, le beau-père. La femme de leur fils ne les aime pas, elle voudrait une maison particulière où elle serait seule avec son mari. Quand le mari arrive des contrées lointaines, on avertit la bru : &#34; Viens, reviens (chez nous car elle est chez ses parents en l&#39;absence du mari) ton mari revient des contrées lointaines &#34;. Elle leur répond : &#34;Je ne reviendrai pas, faites-moi une maison à moi &#34;, qu&#39;elle y emmène son mari, qu&#39;elle s&#39;y nourrisse bien, s&#39;habille bien et ne travaille pas. &#60;br&#62;21.  -  Le burnous &#60;br&#62;a) de grande taille&#60;br&#62;Le burnous de grande taille mesure huit coudées ou neuf de long. On ourdit le burnous à neuf ou dix coudées de long : huit coudées, c&#39;est le burnous proprement dit; à la neuvième (coudée) on coupe, c&#39;est le rétrécissement. Trois coudées et demie c&#39;est l&#39;aile du burnous, deux coudées c&#39;est le capuchon. La largeur du capuchon, une coudée. La largeur du tissu trois coudées et demie. L&#39;encolure, un empan, cela s&#39;appelle pan supplémentaire.&#60;br&#62;b) de petite taille&#60;br&#62;II a sept coudées ou six de long, une aile de trois coudées, un capuchon de deux pieds. Dans sa largeur, ce burnous a trois coudées. Le capuchon a comme largeur an pied.&#60;br&#62;c) tissage du burnous&#60;br&#62;Une fois lavée la chaîne au savon, quand les gens montent le tissage, il est mesuré, on y laisse des marques noires à la suie de marmite, pour ne pas se tromper. Il y a quatre marques, à la quatrième c&#39;est la coupe.&#60;br&#62;Un tissage comprend trois parties dans la largeur. On commence la partie que l&#39;on tisse et (aussitôt) on se met à faire des augmentations. On fait cela sur deux parties, c&#39;est-à-dire, qu&#39;en glissant quatre duites, on fait augmentation de quatre fils de chaîne : deux devant, deux derrière, cela s&#39;appelle des &#34; restitutions &#34; jusqu&#39;à atteindre la lisière. Arrivé à la lisière, on tisse un empan rassemblé (sans restitutions). Si on tisse seul, on divise en trois zones (Si le tissage a une chaîne longue qui peut suffire pour qu&#39;on y fasse un capuchon, on tissera un empan de pan supplémentaire). Si le tissage n&#39;a pas une chaîne suffisante (en long) on tisse seulement la largeur d&#39;un tendeur (10 cm) et on monte le capuchon (par après). Cette longueur d&#39;un tendeur sera le pan supplémentaire.&#60;br&#62;On monte le capuchon, on tisse deux coudées. Quand on a fini le capuchon, on l&#39;enroule sur l&#39;ensouple. On tisse l&#39;autre aile : ce qu&#39;on a fait pour l&#39;aile inférieure, on le fait pour l&#39;aile supérieure. Si l&#39;inférieure était lourde (longue et bien tassée), la supérieure devra de même être lourde. Si l&#39;aile inférieure était légère, la supérieure devra de même être légére.&#60;br&#62;Qui tisse doit être avisé afin de ne pas &#34; tordre &#34; (faire tordu, mal faire) le burnous. La malfaçon est un défaut du burnous. Un burnous tordu (mal fait) ne rapporte pas d&#39;argent.&#60;br&#62;Il y en a qui tissent des burnous à capuchon bien régulier, non tordu. Il y en a qui terminent leur tissage le cœur bouillonnant comme qui prépare de la galette fourrée : ils craignent qu&#39;elle ne sorte pas en bonne forme.&#60;br&#62;Si l&#39;on ne sait pas faire les augmentations, ni ajouter une capuchon, que l&#39;on craigne de rater son burnous, on tissera rassemblé (sans restitutions) jusqu&#39;à l&#39;aile supérieure où l&#39;on fera des diminutions et ainsi il n&#39;y aura eu de restitutions que d&#39;un côté. Il ne restera plus qu&#39;à tailler l&#39;aile inférieure (celle sans restitutions). Ce qui en tombe, c&#39;est une pièce que l&#39;on coudra en deux pour faire le capuchon. Il vaut mieux cela qu&#39;un burnous raté.&#60;br&#62;Si l&#39;on craint de rater et d&#39;avoir de la difficulté (d&#39;avoir un tissage) ou trop tendu ou trop lâche, on fait les augmentations et des diminutions et l&#39;on termine (coupe) le burnous sans y laisser de capuchon, lequel sera tissé (seul) et cousu ensuite.&#60;br&#62;22.  - Tentures couvertures&#60;br&#62;Ce sont des tentures sur lesquelles couchaient les gens autrefois Leur chaîne est du fil doublé filé au gros fuseau. Leur trame est très grosse, elle s&#39;appelle &#34; draf &#34; ou grossissement.&#60;br&#62;Cette grosse trame a été cardée à la carde. On y emploie beaucoup de laine, on la tourne deux fois pour n&#39;en faire qu&#39;un rouleau (ou barbe). On la file au gros fuseau, on ne la tord pas trop ni on ne la laisse pas trop molle. On en fait de grosses pelotes et ensuite on les remet en gros écheveaux.&#60;br&#62;Lorsqu&#39;une femme tisse, elle prend trois duites et à la quatrième elle fait des points noués comme en haute laine et elle tasse bien. Un point noué sur une tenture longue (nachra - Agda- Allaga) s&#39;appelle boucle (ou tortillon).&#60;br&#62;La tenture courte (ktif) a trois coudées et demie ou quatre dans sa largeur. En longueur elle a six coudées ou huit. Elle est blanche, sans couleurs.&#60;br&#62;La tenture longue a huit coudées de long ou dix, quatre de large.&#60;br&#62;On teint un gros écheveau en vert, un en bleu-noir, un autre en rouge. Dans une première moitié on tisse des bandes ou raies de couleur ; la première verte, la deuxième rouge, la troisième bleue. On commence par tisser la blanche et jusqu&#39;à la dernière raie on tissera de même les bandes de couleur (les deux moitiés ont. les mêmes raies de couleur, mais en ordre inverse).&#60;br&#62;Quand on veut tisser une tenture couverture longue (nachra) pour une fille, on amène une femme chanceuse, travailleuse qui leur met en train la tenture. La duite on l&#39;oint d&#39;huile et de plâtre, de henné et de fenouil, et elle chante à son sujet :&#60;br&#62;&#34;  ? Dame, et Dame, Dame !&#60;br&#62;&#34;  ? la parfaite des filles ! ? la parfaite, la gâtée !&#60;br&#62;&#34;  Ton père t&#39;a fait faire une &#34; nachra &#34; bleue et verte,&#60;br&#62;&#34;  Ton père t&#39;a fait une chambre haute entre les arcades,&#60;br&#62;&#34;  II t&#39;a mis dans sa chambre haute avec des &#34; nachra &#34; et des &#34; ktif&#34;.&#60;br&#62;&#34;  II a étendu pour toi des grosses nattes et t&#39;a allumé des lampes.&#60;br&#62;&#34;  ? la renommée parmi les filles, ô maman. Dame et Dame !&#60;br&#62;Elles tissent une largeur de main en blanc afin que les jours soient blancs (heureux). Elles passent aux bandes de couleur et tissent une largeur de main sans boucle (tortillon), puis se mettent à faire des boucles : une duite sans boucle, une duite avec boucle, jusqu&#39;à la fin. La &#34; nachra &#34; devient épaisse et moelleuse comme un matelas.&#60;br&#62;Quand on ourdit un tissage chez les voisins et que se couche le soleil (quand on est encore) chez les voisins, on n&#39;emporte pas (le tissage) on le laisse passer la nuit-là.&#60;br&#62;On dit encore que l&#39;ensouple ne doit pas passer la porte après le coucher du soleil. Si son propriétaire veut l&#39;emporter, il monte à la terrasse, lance (le tissage) d&#39;en haut dans la rue, puis l&#39;emporte.&#60;br&#62;23.  -  Teinture du temps jadis&#60;br&#62;La teinture d&#39;autrefois tenait bien (avait de la suite) : elle ne passait jamais jusqu&#39;à ce que ce soit coupé, que se déchire l&#39;objet tissé.&#60;br&#62;a) Teinture en noir&#60;br&#62;On prend un quart de mesure d&#39;écorce de grenade pilée. on la jette dans l&#39;eau chaude. Un jour entier elle trempe avec les écheveaux de trame (à teindre).&#60;br&#62;Le lendemain on la met sur le feu et on fait bouillir jusqu&#39;à ce que l&#39; écorce de grenade s&#39;émiette comme de la viande en morceaux et fonde dans l&#39;eau par ebullition : on sait alors que ces teint.&#60;br&#62;On enlève la trame de l&#39;eau, on la secoue bien. On prend cette eau qui est dans le chaudron et on la passe à travers un couffin, l&#39;écorce de grenade reste dans le couffin et l&#39;eau reste propre et jaune, la irame est jaune.&#60;br&#62;On pile du sulfate de fer (cinquante grammes en petits blocs verts) qui sent (mauvais) un peu. On jette dans l&#39;eau chaude l&#39;écorce de grenade et on y met la trame. On entretient le feu, on tourne au moyen d&#39;un bâton de tension, que cela devienne bien noir  Pendant environ trois heures cela doit cuire, puis on le retire.&#60;br&#62;On l&#39;emporte a l&#39;oasis où on la lave très bien avec de l&#39;argile de lavage.&#60;br&#62;b) Teinture noire d&#39;indigo; bleu-noir&#60;br&#62;II y a une teinture noire qui apparait un peu bleue, son nom est indigo ou bleu-noir.&#60;br&#62;On prend la trame, on la lave bien avec de l&#39;argile. On y ajoute du henné complet et de la garance pilée, on y jetie un peu de chaux blanche (demi-livre de henné pour quatre gros écheveaux, cent grammes de chaux, une pincée de garance, trente grammes). La trame va cuire là dedans une heure. On sort ensuite la trame, on la secoue pour qu&#39;en tombe toute saleté. On tamise l&#39;eau à travers un couffin, qu&#39;elle reste pure. On y ajoute un peu de henné nouveau et une pincée de chaux, moins que précédemment.&#60;br&#62;On achète l&#39;indigo (un quart de livre), on le pulvérise dans un mortier et on le jette dans l&#39;eau de teinture chaude.&#60;br&#62;On chauffe encore un peu, selon ce que votre main peut supporter. On y jette la trame, on la couvre avec un châle noir pour qu&#39;il ne voie que l&#39;obscurité. Les femmes la frappent de leurs doigts en disant : &#34; Jeune mariée ! Jeune mariée ! Jeune mariée ! &#34; C&#39;est un présage afin que la teinture soit bonne. La teinture commence à prendre. On la laisse ainsi dix minutes.&#60;br&#62;On la découvre, on retire la trame et on l&#39;ètend pour la faire refroidir. On va chauffer de l&#39;eau dans laquelle on la replonge. On procède ainsi à trois reprises. Cela se met à écumer. Quand cela fait de l&#39;écume, c&#39;est teint.&#60;br&#62;Cette teinture indigo demande qu&#39;on fasse chauffer et refroidir trois fois en la sortant du chaudron et en l&#39;y remettant. Il ne faut pas faire bouillir, la teinture ne prendrait pas. On lave bien (ensuite la trame) à l&#39;oasis.&#60;br&#62;c) Teinture en rouge&#60;br&#62;On prend la trame et on la jette dans une bassine où l&#39;on met beaucoup de chaux, on y verse de l&#39;eau, on recouvre et on la laisse cinq jours dans la chaux qu&#39;elle s&#39;en imprègne bien. On la retire ensuite et on la lave bien.&#60;br&#62;On pile de la laque (Smac, sorte de résine), on la tamise, on la jette dans un petit chaudron, on l&#39;y laisse deux jours et on en enlève la crasse (qui surnage). On prend la trame et on la met dans l&#39;eau avec de l&#39;alun, puis on fait cuire On l&#39;enlève ensuite et on lui jette de la laque du teinturier. On y jette aussi beaucoup de carmin pilé avec un bois particulier dit lârna (Debagh), seulement un peu, (Lârna est une sorte de bois : on le pile, on le met dans l&#39;eau chaude, ensuite on jette lârna, on en prend l&#39;eau rouge afin que la trame vienne d&#39;un beau jaune, parce que la laque teint en rouge, le carmin teint en rouge allant sur le sombre, làrna jaunit un peu et donne un beau lustre jaune à cette trame).&#60;br&#62;On met la trame à bouillir dans un chaudron, qu&#39;elle cuise. On l&#39;agite avec un bâton de tension sans arrêt de peur que ne se forment des endroits (mal teints). On fait cuire jusqu&#39;à ce qu&#39;on arrive, en prenant la trame dans les mains, qu&#39;on trouve l&#39;eau limpide, sans crasse (environ deux heures). A ce moment-là, la trame est bien cuite, et teinte.&#60;br&#62;On étend (la trame), mais non au soleil, parce que le soleil fait noircir, cela ne convient pas pour la laque. Elle sèche, on l&#39;emporte alors à l&#39;oasis, on la lave bien.&#60;br&#62;Pour trois gros écheveaux, on met un kilo de laque, une livre de carmin, un quart de livre d&#39;alun.&#60;br&#62;Quand les gens veulent teindre à la laque, ils y joignent de la viande rouge (saignante) taillée en trois morceaux. La femme en met un peu sur chaque pierre du foyer : aux trois pierres elle met un tout petit peu de viande, en disant : &#34; Apporte ta prospérité, sinon je te brise ! &#34; Quand cette viande est cuite, on la prend, on en jette un peu dans le feu pour les gens de l&#39;Au delà. Ce qui en reste on le partage et on l&#39;offre aux gens en distribution pieuse.&#60;br&#62;Quand on veut teindre en indigo, on achète du foie, on le coupe en trois morceaux que l&#39;on place sur les pierres du foyer. Quand ils sont cuits, on les donne aux gens en distribution pieuse et on en jette un peu pour les gens de l&#39;Au delà afin que soit réussie la teinture. C&#39;est pour eux un présage : le foie pour l&#39;indigo afin qu&#39;il soit foncé comme le foie; la viande rouge pour la laque, afin qu&#39;elle soit rouge.&#60;br&#62;La poudre de laque est mise dans une casserole, on la chauffe qu&#39;elle fonde et devienne comme de l&#39;eau. La femme en prendra dans sa main, en met dans l&#39;eau froide et commerce à en enlever. Elle se met à amasser en se hâtant, en en mettant dans un petit plat. Elle y met de l&#39;huile de celui dont elle se frotte la tête. Elle en confectionne une écuelle dans laquelle mangera son bébé, et elle en fait une amulette. Cette amulette elle la porte à un lettré qui y écrit afin que Dieu favorise. Elle chauffe la poudre de laque, la met dans un petit cylindre percé au moyen d&#39;une grosse aiguille et la suspend au collier de son enfant avec des perles : c&#39;est un présage afin que Dieu favorise cet enfant.&#60;br&#62;d) Teinture en vert&#60;br&#62;On prend la trame, on y joint de l&#39;agaric pilé avec de l&#39;alun, on fait bien cuire, on fait bouillir le tout. On la retire, on l&#39;étend pour qu&#39;elle refroidisse. On y ajoute un peu de chaux, un peu d&#39;indigo, une pincée de henné en feuilles, une pincée d&#39;ècorce de grenade pour qu&#39;elle devienne vert olive. On commence à faire chauffer l&#39;eau dans laquelle on jette la trame. Elle y reste dix minutes dans l&#39;eau, on l&#39;enlève, on la presse bien, puis on l&#39;étend. mais non au soleil, qu&#39;elle refroidisse. On fait chauffer l&#39;eau autant qu&#39;on puisse y plonger la main et on remet la trame deux fois dans cette eau. On la recouvre avec un voile de tète vert et on la laisse là sans la toucher (qu&#39;elle dorme) du matin au soir : c&#39;est un présage.&#60;br&#62;Le soir on enlève, on trouve l&#39;eau verte. On lave bien (la trame) à l&#39;oasis. (On met une livre d&#39;agaric pour trois gros écheveaux).&#60;br&#62;e) Jaune vif&#60;br&#62;On jette de la &#34; tarjejji &#34;, une demi-livre de tarjejji (Laoud Lasfar) pour trois écheveaux avec une poignée d&#39;écorce de grenade pilée. Dès le matin on fait chauffer l&#39;eau dans un chaudron, qu&#39;elle soit bouillante. On y jette de la &#34; tarjejji &#34; et de l&#39;écorce de grenade, qu&#39;elles y restent un jour entier et qu&#39;on en sorte la crasse (qui surnage). Quand le chaudron est refroidi, on allume le feu jusqu&#39;au soir vers les trois heures du soir (à l&#39;heure de la prière). On prend un couffin, on y tamise l&#39;eau afin qu&#39;elle soit limpide. On prend la trame très blanche, très propre. On l&#39;y fait bouillir deux heures. Quand cela bout, on commence à l&#39;agiter avec le bâton de tension pour que ne se forme pas des endroits mal peints, que la teinture soit bien uniforme.&#60;br&#62;f) Jaune-orange&#60;br&#62;Cette teinture se fait avec de la &#34; tarjejji &#34;. On met une part de &#34; tarjejji &#34; et une de garance avec de l&#39;alun : on met une complète demi-livre de &#34; tarjejji &#34; et une demi-livre de garance pour trois gros écheveaux. On les pile.&#60;br&#62;On les jette dans l&#39;eau, on les fait cuire dans un chaudron, dans de l&#39;eau tamisée à travers un couffin. On joint un peu de racine lama et un peu d&#39;écorce de grenade pour donner du lustre. On y jette la trame et on la pousse (dans l&#39;eau) et on l&#39;agite avec un bâton de tension. Quand elle a fini de cuire, on retire la trame : elle est teinte.&#60;br&#62;g) Violet-noir&#60;br&#62;Quand on veut teindre de la trame en violet comme de l&#39;encre (d&#39;écolier) on se sert d&#39;indigo. On y ajoute un peu de chaux, un peu de henné, un peu d&#39;indigo, rien qu&#39;un peu. On la teint à froid sans faire bouillir. On la remet deux ou trois fois sans la laisser trop séjourner dans l&#39;eau de peur qu&#39;elle noircisse.&#60;br&#62;h) Bleu-ciel et rose&#60;br&#62;Ce sont là toutes couleurs d&#39;autrefois. On faisait aussi jadis de la teinture bleu-ciel et rose pour les tuniques &#34; de bleu &#34;, pour les tapis, les tapis-couche, les coussins.&#60;br&#62;On teint en bleu-ciel avec de l&#39;indigo. On ne fait qu&#39;un seul trempage et la trame devient bleu-ciel clair.&#60;br&#62;On teint en rose avec de la belle-de-nuit, des boutons de grenadier : deux parts de belle-de-nuit, une de boutons de grenadier.&#60;br&#62;On cueille la belle-la-nuit quand elle est épanouie, le soir. On la ramasse et on la met à sécher, on la pile, on la pulvérise comme farine.&#60;br&#62;On pile les boutons de grenadier, on les réduit en farine, on la met dans un chaudron avec de la belle-de-nuit. Quand l&#39;eau est chaude, on y jette la trame, on les fait cuire pendant une heure, on agite la trame pour éviter les endroits mal teints. Quand on voit que la trame est bien, on la retire et on la lave.&#60;br&#62;i) Teinture d&#39;un burnous&#60;br&#62;On prend de la laine lavée, triée, sans brindilles, sans petites graines piquantes. On prend un kilo d&#39;écorce de noyer, une livre de henné, une demi-livre de garance. On pile bien l&#39;ecorce de noyer et la garance. On ne pile pas le henné. On jette le tout dans l&#39;eau chaude, on fait tremper un jour entier. On retire et on met dans un sac de jute que l&#39;on jette dans l&#39;eau et Ton fait bien cuire.&#60;br&#62;On prend la laine, on la jette dans le chaudron avec cette écorce de grenade et cette eau. On fait bouillir la laine à souhait. On enlève le sac de teinture, on le met de côté, il n&#39;y a pas de crasse (surnageant). La laine reste propre sans qu&#39;on y trouve ni écorce de noyer, ni henné, ni garance.&#60;br&#62;On retire la laine du chaudron dans un couffin, l&#39;eau de la laine va descendre. On y met une once de teinture contenant du noir à sourcils, un enduit noir et du rouge (en tout une once). On jette cela dans le chaudron, on agite bien avec un bâton et on y replonge la laine qui est dans le couffin.&#60;br&#62;On commence à faire du feu, on agite avec un bâton la laine puis, prélevant un flocon dans le chaudron, on le lave et on le trouve teint. On retire la laine dans le couffin qu&#39;elle sèche. On refait un triage. On joint un kilo de poil de chameau dans cette eau, et lorsqu&#39;on retire la laine, le (poil) est teint lui aussi. On y jette aussi de la chaîne déjà ourdie, c&#39;est le burnous. On prend cette laine, on la met sur le peigne et on la mélange au poil de chameau, on la carde, on la file, on en fait six gros écheveaux. Cela sera lavé à l&#39;oasis sans argile, simplement à l&#39;eau. On la blanchit dans un grand plat avec quelques dattes et de la menthe pilées.&#60;br&#62;Un burnous cendré est celui dont la laine a été blanchie au plâtre et à la cendre avec du savon, de l&#39;huile et des dattes. On l&#39;essore et on rétend au soleil. On en tisse un burnous pour homme qu&#39;on appelle &#34; âbbassi &#34;. Les arabes et les mozabites nécessiteux s&#39;en revêtent, car il est bon marché et d&#39;un travail facile.&#60;br&#62;Une femme, quand elle veut entreprendre de teindre, se remplit le ventre de nourriture afin que soit satisfaite la teinture, qu&#39;elle n&#39;ait pas faim. On en tire présage. Si elle ne mange pas, une autre femme lui dira : &#34; Cours, mange d&#39;abord de la nourriture, afin que n&#39;ait pas faim ta teinture &#34;. S&#39;il arrive que soit déficiente sa teinture, (l&#39;autre femme) lui dit : &#34; Tu as teint en ayant faim, le ventre de ta teinture est grand &#34;.&#60;br&#62;Les femmes qui travaillent la laine portent les noms suivants :&#60;br&#62;&#60;br&#62;    celle qui travaille les châles, brodeuse;&#60;br&#62;    celle qui tresse les ceintures de femmes, tresseuse ;&#60;br&#62;    la femme que les gens emploient pour teindre s&#39;appelle la teinturière;&#60;br&#62;    il y a une femme qui mesure les tissages pour les gens, son nom est ; celle qui a du bras ; la mesureuse ;&#60;br&#62;    la femme appelée dessinatrice indique aux gens le dessin.&#60;br&#62;Elle se paye cher celle qui est dessinatrice, brodeuse, teinturière. Elles demandent beaucoup d&#39;argent : une dessinatrice emporte quatre-vingt douros (400 F de 1947.) pour une coudée (il y a trois coudées dans la largeur pour un tapis, et le repas en plus.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;  Vêtement féminin&#60;br&#62;Un grand nombre de femmes portent la &#34; Melhfa &#34; (grande pièce sans couture) d&#39;autres le &#34; Haouli &#34; (grand voile léger). Un grand nombre porte chaussures. Nombreuses celles qui portent un voile de tête ou un châle noir.&#60;br&#62;A l&#39;heure actuelle les vêtements sont chers et l&#39;on (en vient à) partager une &#34; Melhfa &#34; en deux tuniques pour pouvoir faire des changements.&#60;br&#62;Quiconque se fait des robes à festons comme celles des juives ou celles des femmes publiques, est mis à l&#39;excommunication. En mettant une tunique droite, on évite l&#39;excommunication.&#60;br&#62;Si une femme met une robe que son mari lui a porté, elle la met en cachette, dans sa chambre.&#60;br&#62;a)  &#34; Haouli &#34;&#60;br&#62;Il a douze coudées. Dans la rue on se voile avec un &#34; Haouli &#34; blanc. Les (femmes) s&#39;enveloppent dedans et ne laissent qu&#39;un œil pour voir. A la maison elles enlèvent leur &#34; Haouli &#34;. Il y a Haouli rouge et Haouli blanc.&#60;br&#62;b)  &#34; Melhfa &#34;&#60;br&#62;Elle a dix coudées de long et sa largeur est de quatre coudées. Elles l&#39;agrafent avec des fibules, elles portent ceintures. Autrefois c&#39;était obligatoire.&#60;br&#62;Elles doublent la &#34; Melhfa &#34; et y laissent une partie relâchée devant la poitrine, deux pans sur le côté droit : un pan (venant) de derrière, un de devant, le sein du côté gauche et le giron devant.&#60;br&#62;c)  &#34; jerbia - Staar - Rideau&#34;&#60;br&#62;II y a la moyenne, de huit coudées de long, trois coudées de large. La grande &#34; jerbia &#34; a douze coudées de long, quatre de large. On s&#39;en recouvre. Elle est épaisse.&#60;br&#62;La petite &#34; jerbia &#34;, on la met à une porte de chambre à coucher. Elle est mince. La &#34; jerbia &#34; à plusieurs couleurs : blanc, noir, rouge, vert, jaune vif, brun.&#60;br&#62;d) Tunique&#60;br&#62;On la porte à l&#39;intérieur. Elle est cousue et a des manches. La &#34; tunique &#34; est une sorte de tunique.&#60;br&#62;e) Ceinture&#60;br&#62;Les femmes portent la ceinture tressée en laine. A l&#39;heure actuelle les gens portent des ceintures jaunes, couleur de henné, vertes. On se ceint d&#39;un foulard de soie, on porte des ceintures d&#39;argent : chacune porte ceinture à son gré.&#60;br&#62;f) Bakhnoug&#60;br&#62;Les femmes portent un fichu sur les épaules pour se faire belles. (Il provient) de l&#39;ensouple (c&#39;est-à-dire il a été lissé sur un métier).&#60;br&#62;La &#34; Bakhmar&#34; est un fichu sur lequel est tissé une coudée de trame jaune, il est rouge en son milieu et sa chaîne est rouge. Il a un empan d&#39;un côté de toutes couleurs. On en couvre le visage de la jeune&#60;br&#62;</description>
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  <category>El Manjadj - Le Metier à Tisser</category>
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  <title>Le travail de la laine à Bou-Saâda</title>
  <description>&#60;br&#62;Bou-Saâda, cité du bonheur, est une oasis touristique du Sud algérien, située à 250 km d&#39;Alger. Sa palmeraie longue de huit kilomètres, large de deux, se détache par son vert sombre sur l&#39;immense ceinture de sable doré qui l&#39;entoure. Ces seize kilomètres carrés de culture, d&#39;ombre et de verdure qui forment un havre rafraîchissant pour le voyageur et le touriste ne constituent qu&#39;une maigre ressource économique pour les douze mille âmes qui habitent l&#39;agglomération, aussi les habitants tirent-ils leur subsistance d&#39;autres ressources telles que l&#39;élevage du mouton, le commerce et l&#39;artisanat. La région se prête fort bien à l&#39;élevage, couverte telle qu&#39;elle est par de l&#39;alfa et d&#39;autres plantes aromatiques dont le mouton est friand . La commune aussi vaste qu&#39;un département français est peuplée de soixante mille habitants vivant sous la tente et en relation continuelle avec les douze mille citadins de la ville. Ceux-ci placent leurs économies dans des moutons qu&#39;ils confient à la bonne garde des nomades moyennant des rétributions fixées par l&#39;usage. Ces nomades, chargeant leurs tentes sur les chameaux, changent de campement tous les mois à la recherche de nouveaux pâturages pour leurs troupeaux ; à l&#39;approche du printemps les citadins viennent à la campagne, partager leur vie nomade. Trois mois durant ils vivent sous la tente, cette tente même qu&#39;ils tenaient pliée dans un coin de la maison, le reste de l&#39;année. Kharja irab&#39;û est l&#39;expression qui traduit cette transformation de vie citadine en vie nomade qui permet aux bébés de vivre au grand air et au soleil, au maître de la maison de connaître &#34; de visu &#34; le croît de son troupeau, de le dénombrer et de récolter son produit en beurre et en laine.&#60;br&#62;LA TONTE&#60;br&#62;Le jour de la tonte des moutons est considéré comme jour de fête à la campagne. Elle a lieu fin avril et consiste à débarrasser le mouton de son épaisse robe à l&#39;approche des chaleurs, précoces dans le Sud. Comme il n&#39;y a pas d&#39;ouvriers salariés on fait appel aux bonnes gens du douar qui ne refusent pas le concours à cette entraide twiza. Au matin convenu chacun vient, muni de sa faucille   sans   dents   mzajja  et   l&#39;on   chante   pour   vaincre   les   fatigues,&#60;br&#62;l&#39;on mange, l&#39;on boit du petit lait lban. Le propriétaire du troupeau égorge un mouton pour offrir un couscous à la viande aux tondeurs. Il le faut bien puisque c&#39;est un travail non rémunéré, et chacun d&#39;eux peut tondre trente moutons dans la journée. La laine provenant de chaque bête est pliée, attachée pour présenter la forme d&#39;une tranche de melon. C&#39;est la toison jezza qui pèse près de deux kilos, mais une fois lavée ne pèse plus qu&#39;une livre et demie. De couleur fauve, elle est chargée de sable, de brins d&#39;herbe, de graines, d&#39;épines hessak que l&#39;animal a ramassés autours de ses pâturages. Les toisons chargées ensemble par trentaine, dans de vieux tapis, attachées par des cordes, forment de gros ballots chlîff qu&#39;on transporte à dos d&#39;ânes ou de chameaux vers la ville. Une partie de cette laine est vendue au marché pour payer les impôts et acheter les provisions de bouche, l&#39;autre est réservée aux besoins de la famille qui en tire encore une bonne partie de ses vêtements et de ses couvertures.&#60;br&#62;LE TRAVAIL DE LA LAINE&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;La mère de famille aidée de ses filles ou de ses brus se rend à la rivière pour procéder au lavage de la laine sale udhah ; on  charge laine, linge sale et ustensiles à dos d&#39;âne et l&#39;on part généralement de bon matin vers l&#39;oued pour y passer la journée. C&#39;est l&#39;occasion d&#39;une sortie au grand air pour ces femmes recluses dans la maison. Voici comment on procède au lavage : on creuse au bord de l&#39;oued un trou de cinquante centimètres de profondeur et d&#39;ouverture, on le tapisse d&#39;un vieux linge (vieille chemise), on y dépose la toison qu&#39;on saupoudre de terre glaise terba qui joue le role de savon puis on verse là-dessus de l&#39;eau chaude qu&#39;on a eu soin de faire bouillir dans un chaudron stal ou un vieux bidon à pétrole. On bat la toison pendant une vingtaine de minutes à l&#39;aide d&#39;une branche de palmier karnâfa taillée en battoir. Le suint est dissout grâce à l&#39;eau bouillante et à la terre glaise. On relève les bords du linge et l&#39;on porte la laine désiuntée près d&#39;un courant d&#39;eau peu profond et rapide pour procéder au rinçage. Pour cela on frotte la laine entre les doigts, on sépare le, flocons afin que l&#39;eau puisse emporter les matières terreuses ; on plonge et replonge les flocons dans l&#39;eau courante, on les serre dans la poignée et quand la laine est blanche comme neige on la jette sur un linge propre posé sur quelques pierres au bord de l&#39;eau. On laisse égoutter pendant une journée et une nuit, après quoi on étend la laine au soleil sur la terrasse stah pour un séchage complet nchir. La laine sèche est battue à l&#39;aide d&#39;un bâton flexible muchhat, branche de grenadier décortiquée. Cette opération consiste à séparer les fibres textiles que les manipulations précédentes auraient resserrées les unes contre les autres.&#60;br&#62;On ouvre la laine entre les doigts et on la débarrasse de tous les corps étrangers qu&#39;elle contient et que l&#39;eau courante n&#39;a pas pu emporter : crottes de moutons, brindilles, graines, épines, débris végétaux ramassés au cours des pâturages.&#60;br&#62;TRIAGE&#60;br&#62;La laine est triée par les femmes arabes. La partie blanche fine et de fibre longue suf artab est mise de côté pour être réservée au tissage des beaux burnous blancs Bou-Saâdî fort réputés. La partie grise, à fibre courte et grosse suf ahrach est réservée à la confection des couvertures et tapis. La laine accapare toute l&#39;activité artisanale dans la région.&#60;br&#62;PEIGNAGE&#60;br&#62;La partie fine et blanche est soumise au peignage mchit pour en extraire la chaîne gyâm. Le peigne est un instrument fort simple composé d&#39;une planche longue de 1 m et large de 20 cm. L&#39;une de ses extrémités est plantée de deux rangées de dents en fer snân hautes chacune de quinze centimètres. II est placé devant l&#39;ouvrière qui, assise à la turque sur un tapis, saisit la laine et la présente aux dents qui l&#39;accrochent au passage. Quand le peigne est garni, elle arrache cette laine et forme une mèche longue et bien peignée sawt, pi. aswât qui sera filée. Tandis que le résidu retenu dans le peigne est placé de côté pour la fabrication de la trame : tua&#39;ma.&#60;br&#62;CARDAGE&#60;br&#62;Ces débris mélangés à la laine courte sont livrés au cardage. L&#39;instrument en est la vieille carde qardùch à main fabriquée par les Kabyles et composée chacune d&#39;une planchette en bois de 20 cm sur 15 cm. L&#39;une de ses faces est munie d&#39;une peau de mouton jild plantée de dents métalliques recourbées. Un manche permet de les saisir- et de les actionner. L&#39;ouvrière assise par terre tient la carde inférieure immobile sur son genou gauche plié et actionne de sa main droite la carde supérieure en lui imprimant un mouvement continuel de va-et-vient. L&#39;opération n&#39;est guère aisée à faire toute la journée, c&#39;est pourquoi elle n&#39;est jamais confiée aux jeunes filles. Le léger flocon de laine formant couche entre les cardes est roulé en mèches qu&#39;on recueille dans un plateau  tebag,  pi. atbaag  pour  les  destiner au  filage de la trame.&#60;br&#62;FILAGE DE LA LAINE&#60;br&#62;Les instruments utilisés pour cela sont la quenouille luggâta et le fuseau sunnâra. La quenouille est formée d&#39;un mince roseau long de quarante centimètres, surmonté de quelques plumes multicolores ; on enroule tout autour les mèches peignées aswat destinées à être filées. Le fuseau comprend une petite broche en bois de l&#39;épaisseur d&#39;un crayon zàna, pi. zânàt longue de vingt-cinq centimètres, garnie à l&#39;une de ses extrémités d&#39;une armature métallique en forme de hameçon dhabbâna où s&#39;engage le bout du fil. Elle porte en outre une rondelle massive adhérente thuggàla qui fait office de volant. L&#39;ouvrière attache l&#39;extrémité libre de la mèche à l&#39;armature métallique et imprime au fuseau, avec la main droite ou la main gauche un rapide mouvement de rotation en le lançant dans le vide. Elle effile la laine et la torsion se répartit sur la longueur comprise entre la quenouille et le fuseau. Elle se tient de préférence sur une terrasse, au bord d&#39;une ouverture pratiquée dans le toit rûzna de façon à donner plus de longueur au fil tordu en laissant descendre sous son propre poids le fuseau qui tourne sur lui-même. Le fil ainsi tordu est enroulé autour de la broche zàna. Il faut filer une journée entière pour garnir l&#39;espace compris entre les deux rondelles. La rondelle inférieure razzâna a été ajoutée pour augmenter le poids du fuseau qui permet d&#39;obtenir un fil plus fin. La confection d&#39;un burnous nécessite quinze fois cette quantité soit l&#39;ouvrage de quinze jours qui pèse une livre. Heureusement que les filatures de Lille et Roubaix fournissent actuellement un fil fin et bien tordu qui supplée avantageusement au produit de ce laborieux travail. On commence à l&#39;employer dans le tissage domestique sans préjugés.&#60;br&#62;FILAGE DE LA TRAME gzîl&#60;br&#62;L&#39;ouvrière assise sur une peau de mouton haïdûra a la jambe droite à demi ployée et nue, le genou levé. La laine cardée est placée à sa gauche. Le fuseau magzal comprend une broche zàna de la grosseur de l&#39;auriculaire, longue de 45 cm et portant une rondelle thuggàla de sept centimètres de diamètre placée à son extrémité qui pivote dans une écuelle en bois bâgiya. Attachant l&#39;extrémité d&#39;une mèche rita à l&#39;extrémité supérieure du fuseau, l&#39;ouvrière lui imprime un mouvement de rotation en frottant le haut de la tige contre sa jambe nue. Elle laisse tourner le fuseau et étire la laine qui est tordue en fil grossier et lâche gzal ou tua&#39;ma. On en fera des écheveaux lawâha qu&#39;on lavera pour les utiliser dans le tissage. Six cent grammes de trame sont nécessaires pour la confection d&#39;un burnous.&#60;br&#62;Avant d&#39;être utilisés les fils de la chaîne sont passés à la vapeur,  on  les  place  dans  un   couscoussier  keskes   pendant   une demi-heure surmontant une marmite où l&#39;eau bout. Les fils de la trame sont, soumis à un lavage méticuleux au savon et aux vapeurs sulfureuses kabrit. Très souvent l&#39;hiver surprend la mère la famille alors qu&#39;elle n&#39;a pas préparé tout le fil nécessaire au tissage des habits de ses enfants. Elle fait appel à l&#39;entraide twiza qui consiste à inviter un certain nombre de jeunes filles travaillant pour elle sans la moindre rétribution. Mais elle leur offre à manger. Les jeunes filles en quête d&#39;un mari rivalisent d&#39;effort car on les apprécie ce jour-là. Il se trouve toujours dans le groupe une vieille femme qui lui fait de la réclame et la vante à d&#39;éventuels beaux-parents. La besogne en gagne en activité et ainsi se trouve filée toute la laine nécessaire à la famille. Mais c&#39;est une dette contractée à leur égard pour la maîtresse de maison dont elle s&#39;acquittera dès qu&#39;on fera appel à elle ou à ses filles.&#60;br&#62;LE METIER A TISSER mansaj pi. manâsij&#60;br&#62;Le métier à tisser burnous, gandouras, haïks et couvertures, le seul en usage dans la région de Bou-Saâda, doit être, vu sa simplicité, le même depuis la plus haute antiquité ; depuis que l&#39;homme apprit à tisser ce dont il a besoin pour se couvrir. Il se compose de deux ensouples khachba, pi. khachbât ayant chacune 3 m 50 de long, à section rectangulaire de 16 cm sur 8 cm terminée aux deux extrémités par une fourche en pied de biche dont l&#39;ouverture a 8 cm, sur l&#39;une des arêtes se trouvent des trous percés de dix en dix centimètres pour fixer la chaîne à l&#39;ensouple enrouleuse al khachba at tahtaniya. A un mètre cinquante plus haut se trouve l&#39;ensouple dérouleuse al khachba at-fawganiya parallèle à la première et retenue par des cordes târfa, pi. tawâref. &#60;br&#62;Aux quatre fourches de ces deux ensouples s&#39;engagent deux perches gayma, pi. guâyem de 8 cm d&#39;épaisseur, munies à leur base d&#39;un trou de 3 cm 5, et à leur base d&#39;un crochet où s&#39;attache la corde qui tend la chaîne et retient l&#39;ensouple supérieure. Ces deux perches verticales sont immobilisées à leur place par deux barres horizontales en bois mallûch, pi. mlâlich scellées au mur qui se trouve derrière le métier à tisser. Les cordes târfa, pi. tawaref retenant l&#39;ensouple dérouleuse permettent de maintenir la chaîne à la tension voulue. Tandis que l&#39;ensouple enrouleuse est retenue par les deux chevilles haddâr, pi. hdàdir engagées dans les deux trous aménagés à la base des perches verticales gwâyem. La chaîne vient se fixer aux trous de l&#39;ensoupleau par un fil en coton saffâha. Elle ne se rattache pas directement à l&#39;ensouple dérouleuse, elle est d&#39;abord fixée à un fin rouleau maniyâr en bois de la grosseur d&#39;un roseau, lequel rouleau est attaché à l&#39;ensouple par une cordelette sefras en poil de chèvre, gros comme le doigt. Trois roseaux lisses gasba, pi. gasbât permettent de croiser les deux nappes de la chaîne. Le plus haut, reste immobile et sépare, de son épaisseur, ces deux nappes dont chaque fil est engagé dans la boucle d&#39;un fil nîra, pi. nirât en coton appelé remisse supérieur nîra fawgâniya. L&#39;autre remisse nira tahtaniya se trouve placé à 70 cm du sol et permet de croiser les deux nappes quand on baisse ou on relève un troisième roseau libre rûh. Une perche cylindrique tirâgla fixée au mur à l&#39;aide de crochets tire constamment sur le remisse inférieur au moyen de ficelles jabbàd, pi. jbâbîd en poil de chèvre. Un nœud doux permet d&#39;en régler la tension. Pour introduire la cheville haddâr dans le trou de la perche verticale, l&#39;ouvrière monte sur l&#39;ensoupleau et use de son propre poids pour le faire baisser puis engage la cheville dans le trou ; la chaîne est tendue davantage. Afin de la maintenir à la même largeur elle se sert d&#39;un instrument addàda qui vient mordre à la lisière hâchiya, pi. hwâchi et tire le tissu à droite et à gauche. Il se compose d&#39;un revêtement gandùra métallique en forme d&#39;aimant portant un trou à sa base, là-dedans s&#39;engage un morceau de bois jarwa, pi. jarwàt taillé en biseau adhérant à l&#39;armature métallique. Un crochet &#39;aggar tire dessus et la relie par une grosse ficelle jabbàd à la perche verticale. La lisière du tissu engagée entre le fer et le bois se trouve comme pincée et elle est tirée vers la droite ou la gauche du métier à tisser. On a eu soin bien entendu, d&#39;éviter le contact direct du tissu avec l&#39;instrument décrit ci-dessus en enveloppant la lisière d&#39;un morceau d&#39;étoffe.&#60;br&#62;Ourdissage ET MONTAGE DE LA CHAINE SUR LE METIER&#60;br&#62;Pour ourdir la chaîne deux femmes s&#39;assoient à la turque et plantent devant elles dans le sol deux pieux malzam pi. milâzim en fer distants l&#39;un de l&#39;autre de 4 m 80 environ, longueur de la chaîne d&#39;un bournous pour un homme de taille moyenne. Une partie bien entendu de la chaîne sera nécessairement perdue car il sera impossible de la tisser toute. Une cour non pavée ou un coin de jardin sont tout indiqués pour l&#39;ourdissage car il faut planter profondément les deux pieux et le roseau autour duquel doit s&#39;enrouler le remisse. L&#39;une des femmes assises engagera le fil de la chaîne dans les boucles de la seffâha et de la nîra au pieux et au roseau. L&#39;autre femme les engage dans les boucles de la seffàha au pieu. Une troisième personne généralement une jeune fille de quatorze ou quinze ans, tenant à la main une pelote de chaîne kabba, pi. kabbât entreprend pendant deux heures un va-et-vient ininterrompu entre les deux femmes et leur sert le fil qui fait le tour des pieux et du roseau.&#60;br&#62;Cette opération sediya terminée on arrache les deux pieux et l&#39;on tend la chaîne sur toute sa largeur, soit 1 m 80, qui est à peu près la longueur d&#39;un burnous ou d&#39;un haïk. Pour tendre la chaîne on fait appel à de fortes personnes pour soulever les lourdes ensouples. On l&#39;attache aux trous de l&#39;ensoupleau par asseffâha et au moment de l&#39;enrouler autour de l&#39;ensouple supérieure on a soin de la maintenir à la même largeur pour garder le même espace entre les fils successifs, afin que le tissu soit ferme. Les deux ensouples sont mises en place et l&#39;on s&#39;occupe du remisse inférieur an-nira al tahtaniya, le supérieur ayant été déjà placé au moment de l&#39;ourdissage sedwa. Cette opération consiste à engager tous les fils pairs ou impairs de la chaîne dans les boucles de ce remisse après quoi le tissage proprement dit commence.&#60;br&#62;TISSAGE nsij&#60;br&#62;La femme qui tisse s&#39;assied sur une natte ou un tapis face à la chaîne ; elle introduit le fil de la trame entre les deux nappes de la chaîne elle se sert de sa main droite, ouverte, la paume tournée vers la poitrine. Saisissant le bout du fil entre les deux doigts (majeur et annulaire) elle le tire de gauche à droite en tenant serré bas, le roseau libre rûh à l&#39;aide de la main gauche. -Elle baisse ce fil avec l&#39;index de la main droite, le rapproche de la partie déjà tissée puis elle le serre avec un peigne khlâla en fer, Elle relève ensuite le roseau libre pour croiser les fils des deux nappes et introduire un nouveau fil de trame et la même opération recommence.&#60;br&#62;Quand le tissage atteint quarante ou cinquante centimètres de hauteur on l&#39;enroule autour de l&#39;ensoupleau. L&#39;ouvrière détend chaîne et tissu, frotte la partie tissée avec une boule fâtûsa de gypse cuit au four et pétri à la main. II tient lieu d&#39;amidon ; elle frotte ensuite avec une espèce d&#39;étrillé mhakka coupée dans la base d&#39;une branche de palmier jrîd. Les fibres fines et serrées en font une brosse dure et permettent d&#39;égaliser la surface du tissu. Ce travail de toilette terminé le tissu est enroulé autour de l&#39;ensoupleau ; selon que celui-ci fait sur lui-même un tour complet ou un demi-tour seulement on dit : tayya ou nuss tayya et on le couvre soigneusement avec un linge propre. Puis on déroule la chaîne faisant faire un tour ou un demi-tour à l&#39;ensouple dérouleuse et le tissage recommence. Celui du burnous présente certaines particularités à cause des pans jnâh, pi. jenha et du capuchon galmùna ou galouza. L&#39;ouvrière confectionne d&#39;abord le premier pan en le tissant de biais. Le tissage devient de plus en plus large au fur et à mesure qu&#39;il avance. Quand elle a tissé trois coudées dhrâ&#39;, pi. dharoua et un empan chbar, pi. achbâr, elle juxtapose un supplément de chaîne large de 0 m 50 sur le bord droit et elle tisse une longueur d&#39;étoffe de trois coudées joignant ainsi au corps même du burnous, sans solution de continuité, le capuchon galmûna. Trois ouvrières sont à peine suffisantes pour tisser car le métier devient trop large. Des femmes habiles nassàja, pi. nas-sajât offrent leurs services moyennant un salaire journalier, dérisoire d&#39;ailleurs mais on leur donne à manger. La chaîne supplémentaire coupée, on ne travaille plus que sur la longueur de la chaîne initiale et un nouveau biais commence ; une seule femme suffirait alors pour terminer le second pan jnâh qui est aussi de trois coudées et un empan. Quand un burnous ou une pièce d&#39;étoffe sont terminés l&#39;ouvrière est obligée de laisser entre le tissu et l&#39;ensouple une certaine longueur de chaîne initiale, haute environ de 70 cm gtâ&#39;a et qu&#39;on coupe pour libérer gli&#39; la pièce d&#39;étoffe. Les bouts de fils noués entre eux &#39;agda entrent dans la chaîne d&#39;une couverture ou d&#39;un tapis de peu de valeur.&#60;br&#62;Sur ce métier à haute lisse la mère de famille tisse chaque année une paire zwija de burnous pour son mari, l&#39;un des burnous est blanc comme neige, l&#39;autre est gris pour lui servir de cache-poussière khâm. Elle tisse des burnous rayés de couleurs zargùta, pi. zrâget pour les enfants de moins de dix ans, des haïks pour ses filles et pour elle, des couvertures pour se préserver des rigueurs de l&#39;hiver, des tapis de haute laine zarbi&#39;ya, pi. zrâba pour garnir et orner le salon, des coussins, des oreillers. Elle est aidée par ses filles ou ses brus qui vivent d&#39;ailleurs dans la même maison. Ces femmes passant souvent plusieurs jours recluses à l&#39;intérieur se créent des occupations pour lutter contre l&#39;ennui et trouvent un  agréable passe-temps dans le travail  de la laine.&#60;br&#62;Elles lavent la laine, la nettoient, la cardent, la peignent, la filent et la tissent mais des événements viennent de temps à autre interrompre ces pénibles travaux. Ainsi les femmes interrompent leur besogne toutes les semaines du jeudi à midi au vendredi à midi. De même elles s&#39;octroient quelques jours de congé à l&#39;occasion des fêtes musulmanes. Ainsi la femme qui ne s&#39;arrête pas de travailler durant la fête de l&#39;Achoura sera sujette à la tremblote.&#60;br&#62;S&#39;il y a un deuil dans la famille ou chez les voisins tout travail cesse et l&#39;on couvre le métier d&#39;un tapis pendant quatre ou cinq jours &#39;utla. Cependant achever un tapis de haute laine c&#39;est l&#39;occasion aussi de certaines réjouissances. On achète de la viande nafga ce jour-là, comme aux jours de fête a&#39;îd, pi. ayâd, de la pâtisserie, du henné que les femmes appliquent à leurs mains afin de les rendre aptes pour un autre ouvrage .&#60;br&#62;DJEDOU.&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>El Manjadj - Le Metier à Tisser</category>
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  <title>Traitement bizarre de la rage</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;i&#62; dimanche 17 octobre 2010, 15:51 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les belles histoires des grand mères et des chiens des voisins qui les poursuivaient , et leurs déchiraient leurs Lhaf , ma fille vient d&#39;être mordu par notre chienne , et pour lui éviter la panoplie d&#39;injection sa grand mère paternelle est venu la secourir , en m&#39;ordonnant d&#39;aller lui chercher une sandale d&#39;un jeune homme non encore marié &#34;Azzeb&#34;-&#34;Ghorz&#34;; mon étonnement fut grand , je lui ai poser la question du pourquoi ? Et elle m&#39;a répondu qu&#39;elle devait frapper l&#39;endroit de la morsure sept fois avec cette sandale ce qui évite a la fille la rage et la propagation de l&#39;infection .Pauvre maman !!</description>
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  <category>La Médecine et les Pratiques Médicales dans l&#39;Oued Righ</category>
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  <title>EChebba - Pierre d&#39;Alun</title>
  <description>&#60;i&#62; jeudi 30 septembre 2010, 20:43 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;CHOEB (pierre d&#39;alun)                 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Choeb - exorcisme le choeb ( pierre d&#39;alun) est utilisé en magie Arabe dans les rituels d&#39;exorcisme.  On peut l&#39;utiliser seul ou en mélanges avec d&#39;autres résines.  Dans le cas d&#39;exorcisme, on met quelques morceaux sur un charbon ardent.  En fondant, le choeb prend des formes qui indiquent le sort, l&#39;envoûtement, la personne qui le fait... selon la lecture donnée.  Il est souvent utilisé pour préparer les femmes au mariage en les désenvoûtant de l&#39;éventuel mauvais oeil. &#60;br&#62;</description>
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  <category>La Médecine et les Pratiques Médicales dans l&#39;Oued Righ</category>
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  <title>La médecine et les pratiques médicales a Oued Righ</title>
  <description>&#60;br&#62;La médecine et les pratiques médicales a Oued Righ&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il est en usage pour combattre la migraine de frictions vinaigrées faites sur le front. Dans les cas d&#39;insolation il est préparé une sorte de mixture faite avec des oignons et du henné; l&#39;application en est faite sur le crâne et particulièrement au niveau des tempes et sur le vortex. &#60;br&#62;Contre Ses nausées et l&#39;embarras gastrique on prescrit une cautérisation saignée sur le dos de chaque main entre le pouce et l&#39;index.&#60;br&#62;De toutes les maladies de la peau la teigne est la plus fréquente ; les uns pour la soigner font des pansements à la poudre de chasse mélangée de sel ; d&#39;autres préfèrent les onctions d&#39;huile mélangée de poudre.&#60;br&#62;Les maux des yeux sont traités par le lavage avec le lait de femme, ensuite par l&#39;emploi d&#39;un cataplasme fait avec du henné mélangé de ce même lait de femme.&#60;br&#62;Dans le cas de larmoiement, de conjonctivite, ou d&#39;ophtalmie, des pointes de feu sont appliquées aux deux tempes.&#60;br&#62;Un des topiques réputés efficaces contre les maux de dents consiste dans un mélange de chaux et de goudron. On en imbibe un petit tampon de laine qui est placé dans la cavité de la dent malade. Les feuilles du faux câprier (en arabe : kabbar) servent aussi au même usage. Elles sont pilées, cuites dans de l&#39;huile et appliquées ensuite sur la ou les dents malades. Lorsque les douleurs persistent et ont résisté au traitement précité,  comme dernière ressource, en va trouver le marabout, qui, moyennant salaire, leur copie une sentence des livres saints pour détourner le sortilège et chasser la douleur.&#60;br&#62;Pour les maladies des voies respiratoires, les infusions de faux thym (chih) sont d&#39;un emploi assez général, il en est pris plusieurs fois par jour, surtout le matin et le soir; le romarin (zattal) est aussi un des médicaments préférés. Les femmes cependant emploient de la graine de cumin, que l&#39;on désigne sous le nom de kemmoun en arabe :. Mélangé à chaud avec du beurre, il doit être pris chaque matin en certaine quantité.&#60;br&#62;Les maladies de cœur sont,  justiciables d&#39;une tisane formée de plusieurs plantes dont la principale se nomme ce aneb ntaa edib, raisin de chacal . Pour ces maladies,  le thé est très bon. Il va sans dire que le thé dont il est question ici est le thé marocain.&#60;br&#62;Contre les douleurs sciatiques, etc., le &#34; harmel &#34;, sorte de rue,  est recommandé : pendant que le malade se frictionne lui-même ou se fait frictionner, il doit observer le silence complet sous peine d&#39;enrayer tout effet curatif.&#60;br&#62;Lorsque les douleurs du dos et des reins présentent une acuité trop grande, on a  recours a l&#39;intervention du marabout et en va lui demander une amulette. Celui-ci rédige un écrit (en arabe, kitab,  hajeb). Cette méthode de traitement est aussi coûteuse qu&#39;elle est irrationnelle; chaque formule est payée au minimum cinquante centimes et peut valoir, suivant la fortune des intéressés, jusqu&#39;à cent et deux, cents francs.&#60;br&#62;Quant aux affections du foie, elles sont traitées par l&#39;application de pointes de feu reconnues souveraines; les moyens médicaux adjuvants consistent dans l&#39;emploi du &#34; habet el melou &#34;, dont on écrase deux graines dans du café. Le régime alimentaire subit des modifications : le couscouss doit être mangé très chaud, de même que le beurre dans lequel sont trempés des morceaux de pains.&#60;br&#62;Le traitement de la diarrhée est le suivant : des fèves, des pois chiches et des cacahouètes (baies d&#39;arachide) sont mélangés ensemble et le tout absorbé à jeun. Dans les jours où est prise cette médication, il ne faut point manger des dattes. Certains  emploient l&#39;écorce de grenade non mûre, séchée, pilée avec un autre végétal (hafs) desséché lui aussi.&#60;br&#62;Cette poudre composée est absorbée avec un œuf cru.&#60;br&#62;Maux de tête. - Les migraines, névralgies, sont combattues de la façon suivante : il faut prendre trois piments rouges, les plus forts que l&#39;on ait pu trouver; on les ouvre en y laissant les graines, et après les avoir trempées dans l&#39;eau, on applique un morceau de piment sur le front, un autre sur chaque membre; cette préparation laissée en place pendant toute une journée produit une vésication intense avec chute de l&#39;épiderme.&#60;br&#62;Dans d&#39;autres Cas on prépare de la bouillie de plâtre, on en recouvre le front et les tempes en la laissant en place jusqu&#39;à ce qu&#39;il se détache de lui-même. D&#39;après une version très accréditée , ce fait ne se produirait que lorsque le mal de tète a cessé.&#60;br&#62;Dans d&#39;autres cas, it est fait usage comme chez les Arabes de ventouses scarifiées à la nuque.&#60;br&#62;Les maux d&#39;yeux, si fréquents, sont combattus avec du sulfate de cuivre (zounjar) cuit avec une quantité non déterminée de miel; cette sorte de collyre est versée par gouttes dans l&#39;œil . Si l&#39;affection présente une autre gravité, il est ajouté du vinaigre à la préparation. Une étoffe noire  est placée en permanence sur les yeux; enfin si ce moyen ne suffit pas à amener une atténuation des phénomènes inflammatoires, il est fait des fumigations avec des feuilles de laurier-rose que l&#39;on fait brûler sur un brasier et dont on dirige la vapeur sur l&#39;organe malade au moyen d&#39;un entonnoir en alfa.&#60;br&#62;Les maux de dents se traitent par la méthode suivante : on prend des graines de kourrat (oignon sauvage, probablement de la scille, du goudron et de la cire jaune. Le tout étant réduit en une pâte homogène, on en jette des fragments dans le feu et, ajustant un entonnoir a sa bouche, on respire de la fumée en aussi grande quantité que possible. Ce procédé doit être renouvelé quatre ou cinq fois. En croient que sous son influence, les points cariés se modifient et qu&#39;il tombe de leur cavité de petits vers blancs a tête rouge. D&#39;après les gens, les caries dentaires seraient analogues à ce que sont les trous de mites pour les effets de laine.&#60;br&#62;Le traitement des affections des voies respiratoires consiste à avaler chaque matin à jeun un œuf cru dans lequel on a incorporé du metska (résine du taga). Après quarante jours, le médicament commence à produire de très bons effets. Le metska consume sur des charbons sert aussi à purifier les chambres des malades et à parfumer l&#39;atmosphère des maisons. Mélangé à de la rouille de fer, le metska devient un cosmétique employé par les  hommes et femmes  pour désinfecter les aisselles et supprimer à la fois la sécrétion sudorale et les mauvaises odeurs dans les régions pilaires.&#60;br&#62;Les tendances à la syncope sont évitées par l&#39;absorption d&#39;anisette additionnée de kummin (kemnoun).&#60;br&#62;Contre les maladies du foie le traitement considéré comme le meilleur est l&#39;ignipuncture faite avec une grasse aiguille (mcella) servant à coudre les sacs en poil de chameau. Deux raies de feu sont pratiquées seulement, une verticale, une horizontale, encore, l&#39;une ne doit-elle pas toucher l&#39;autre.&#60;br&#62;Le traitement de la diarrhée et des coliques est le suivant : on met du sel dans un chiffon, que l&#39;on attache circulairement: Après l&#39;avoir trempé dans de l&#39;huile, on l&#39;applique exactement sur le nombril, et la partie la plus pointue du chiffon, destinée a servir de mèche, est allumée. Immédiatement un vase en terre cuite (jarra) est appliqué contre le ventre et fait office de ventouse. Cette opération doit être recommencée trois fois par jour et se renouveler pendant trois jours.&#60;br&#62;A coté de ce traitement externe,  en prescrivent un autre à l&#39;intérieur : dans une certaine quantité d&#39;eau sont délayées quatre graines de tartar bien pilé. Cet astringent ne sert pas seulement comme remède, il est employé par les femmes pour se peindre les joues, et les teinturiers l&#39;emploient pour transformer la teinture rouge en marron.&#60;br&#62;La névralgie sciatique (ark elsaa) se traite par le feu. L&#39;instrument choisi est une grosse aiguille fixée sur un manche en bois, l&#39;application du feu est faite méthodiquement en une seule séance et d&#39;après les règles suivantes : sept raies de feu au niveau du creux fessier, sept au devant du genou, trois à, la partie externe du mollet, trois sur la malléole externe, trois au talon, et sept sur le dos du pied.&#60;br&#62;Les hémorroïdes sont rendues très fréquentes par suite de l&#39;abus du piment. Pour les soigner, on chauffe une brique dans le feu ; celle-ci, une fois bien rouge, est jetée dans un plat contenant du vinaigre. Aussitôt ce plat (gueçaa) est placé entre les jambes du patient qui, bien entouré de couvertures, reçoit la vapeur médicamenteuse sur la région malade. Avant chaque séance le malade enduit ses hémorroïdes d&#39;un mélange d&#39;eau de rose et de merousbar (aloès).&#60;br&#62;Les douleurs du dos et des reins sont combattues comme ci-après : deux coloquintes (adej) sont placées dans de la cendre chaude; quand leur cuisson est à peu près effectuée, on creuse chacune d&#39;elles, la chaussant sur le talon en la laissant en place jusqu&#39;à complet refroidissement. La séance est renouvelée quotidiennement pendant vingt et un jours.&#60;br&#62;Enfin les teigneux sont traités par des frictions d&#39;huile avec du tousia (sulfate de zinc). &#60;br&#62;De même que pour les contusions et les blessures de la tête, les pansements de choix se composent d&#39;un mélange tantôt de henné et de miel, tantôt de dattes et de beurre; de même le meilleur appareil d&#39;immobilisation est constitué par des œufs et de la semoule appliqués autour du membre, par l&#39;enveloppement du membre dans du coton et par son maintien au moyen d&#39;une planchette en bois. Ceci prouve surabondamment qu&#39;avec do la bonne volonté et de bien petits moyens les indigènes peuvent quelquefois obtenir dans le Sahara, de remarquables guérisons.&#60;br&#62;</description>
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  <category>La Médecine et les Pratiques Médicales dans l&#39;Oued Righ</category>
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  <title>Les hammams de sable</title>
  <description>Les hammams de sable&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;Erg était dans le passé une destination de choix pour les personnes qui souffrent de maladies rhumatismales. Selon les connaisseurs en médecine populaire la prescription de ce type de traitement à base de bain de sable a une durée de 3 à 7 jours avec une moyenne d&#39;une fois par jour.&#60;br&#62;Le patient est enterré jusqu&#39;au cou dans le sable pendant au moins une demi-heure, puis il sera placé dans une tente bédouine en prenant soin de le couvrir avec un burnous en laine loin de tout courant d&#39;air et ceci au moins pendant deux heures de temps.&#60;br&#62;Le patient doit en outre absorber au cours de cette séance de traitement des liquides chauds à base de limonade et de fenugrec après quoi le patient retourne à son lieu de résidence pour se soumettre à une alimentation à base de viande blanche et enfin de compte il subi un massage corporel avec de l&#39;huile d&#39;olive et du vinaigre.&#60;br&#62;On est en droit de se demander pourquoi les investisseurs dans le domaine du tourisme notamment le tourisme saharien ne se préoccupent pas de ce genre de traitement pour créer des centres de tourisme avec des bains curatifs qui utilisent le sable du désert il est à signaler que dans le désert ouest de l&#39;E&#39;gypte; à l&#39;oasis de Siwa on a déjà tenté cette expérience avec beaucoup de succès ; chaque année un grand nombre de patients qui se plaignent de douleur et d&#39;inflammation des articulations et des os viennent des quatre coins du pays pour y séjourner pour profiter des bienfaits des hammam de sable tout en permettant à cette oasis de connaître un spectaculaire essor économique...! &#60;br&#62;</description>
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  <title>El Gmata - L&#39;Emmaillotement</title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;El Gmata - L&#39;Emmaillotement&#60;br&#62; &#60;br&#62;        L&#39;emmaillotement a pour but de protéger l&#39;enfant du froid, mais aussi de façonner son corps en le serrant dans des bandes maintenant ses bras le long du corps, ses jambes droites et sa tête dans le prolongement du tronc. L&#39;émmaillotage perdure. Ainsi entravé, le bébé est facile à garder pour peu qu&#39;il soit accroché à un clou comme cela se pratiquait dans certaines régions  ou encore, suspendu dans un sac . Des serre-têtes sont utilisés pour déformer les crânes à des fins esthétiques, en dépit des lésions et des altérations du cerveau. L&#39;emmaillotage est également, aux yeux des mères, garant de chaleur, de protection et assure une pression rassurante pour le bébé. &#60;br&#62;L&#39;habillement des nourrissons se compose, avec des variations, des mêmes éléments de layette. La tête est toujours protégée par deux ou trois bonnets, portés jusqu&#39;à un âge avancé. Le bonnet de baptême est une pièce du costume particulièrement investie de symboles de providence. Le cou est ceint d&#39;un mouchoir. Le corps est recouvert d&#39;une chemise, d&#39;une brassière, d&#39;une couche et d&#39;un lange. Que ce soit des médailles cousues au bonnet, des colliers…, de nombreuses amulettes entourent le corps du bébé : peau de taupe contre les convulsions, collier de grains d&#39;ambre, de coquillage, de dents de loup…. Le poupon porte un bonnet en tissu molletonné blanc, une brassière et une couche en toile blanche, une brassière en tissu imprimé. Autour de son cou, il a un collier, à peine visible, de 18 perles d&#39;os ou d&#39;ivoire. Il porte une pointe en tissu imprimé à fond bleu et à motifs rouge, un carré de laine marron servant de lange et une bande en toile grise entourant le lange. Fait remarquable, ses bras sont libres.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <title>DARB LAKHFIF</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;i&#62; lundi 18 octobre 2010, 13:36 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les vieilles dames prenaient toujours la précaution d&#39;avoir chez elle quelques morceaux de plomb , matière tellement disponible puisque les réseaux d&#39;AEP étaient entièrement réalisé de cette matière ; les tubes en plastique n&#39;existaient pas encore . Cette matière tirait sa noblesse de son utilité dans la petite sorcellerie locale féminine , elle était utilisée pour connaître les mauvais sorts , et dévoiler les secrets du futur . Elles l&#39;appelaient Lakhfif . Elles procédaient de la façon suivante : en faisant chauffer le plomb jusqu&#39;a la  fusion  , puis il est versé dans un bol d&#39;eau s&#39;il dégage une fumée dense et noire c&#39;est mauvais présage , puis la femme devineuse prend les fragments de plomb refroidi et elle l&#39;occulte de tous les coins en essayant de déceler les visages et les formes , en faisant une lecture de ce qui lui apparaît comme le fait accompli . En appelait cela Darb Lakhfif . </description>
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  <title>Les Festivités d&#39;Achoura</title>
  <description>&#34;Achoura commémorerait le sauvetage de Moïse ; celui d&#39;Abraham qui échappa à la fournaise ardente après avoir brisé les idoles ; le triomphe d&#39;Adam sur Satan le Lapidé, maître du feu qu&#39;éteint le liquide de l&#39;Achoura; le séjour d&#39;Enoch au Paradis; le sauvetage de Jonas rejeté, par la baleine sur le rivage ; le triomphe de la vertu de Joseph sur les passions incendiaires de la femme de Putiphar ; l&#39;entrée de Noë dans l&#39;Arche ; la guérison de Job, sans doute par la vertu purifiante de l&#39;eau ; le recouvrement par Salomon de son anneau perdu dans la mer ; enfin l&#39;ascension de Jésus-Christ .&#34;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Dans l&#39;Oued R&#39;ir, le repas abondant où figurent surtout les fèves est de rigueur; on doit manger ce Jour la jusqu&#39;à complet rassasie ou  faute de quoi, dit-on, on se voit obligé de manger les pavés de l&#39;enfer pour remplir son estomac. Le premier jour de la nouvelle lune de moh&#39;arrem le carnaval avec masques et déguisements commence : il ressemble à celui d&#39;Ouargla. Les imitations du lion, du chameau, de l&#39;autruche ont toujours beaucoup de succès ; on y retrouvé aussi le dragon fantastique,sorte de tarasque dont nous avons parlé à propos de Ouargla. Les principales scènes  dramatiques sont le cadi grotesque et le mari trompé, cette dernière se rapportant de préférence a un européen ; on Imite aussi volontiers, dans un esprit de satire, d&#39;ailleurs très discrète, le commandant supérieur du cercle de Touggourt, les officiers du bureau arabe,etc.. Puis défilent les touristes, hommes et femmes, l&#39;anglais en particulier qui braque avec insistance son appareil sur la foule, qu&#39;il groupe préalablement afin d&#39;obtenir un instantané plus naturel. Le marchand ambulant kabyle parcourt les groupes en criant sa marchandise et en débitant une pacotille imaginaire. Puis ce sont des sédentaires singeant les nomades, des nègres revenant du Soudan, des cavaliers revenant de Tombouctou et racontant leurs aventures extraordinaires; plus loin un groupe fait l&#39;exercice militaire a la française, Les  fantaisies auxquelles se livre l&#39;imagination populaires ne sont pas d&#39;ailleurs toujours d&#39;un goût parfait : un danseur portant une charogne d&#39;âne bouscule et écarte les curieux grâce aux horions qu&#39;il distribue et à la puanteur qui s&#39;échappe de son fardeau;un autre obtient le même résultat grâce à un derrière postiche hérissé d&#39;épines de palmier qu&#39;il promène à reculons à travers les groupes. L&#39;occupation française n&#39;a apporté que des changements insignifiants au programme de ces drôleries ; quelques coutumes seules ont disparu : à noter entre autres, à Touggourt même, la suppression d&#39;une grande fantasia à ânes qui avait lieu en présence de tous les habitants rassemblés devant le palais du sultan &#34; .&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Festivités d&#39;Achoura</category>
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  <title>Achoura à Ouargla </title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;                            CROQUIS  SAHARIENS&#60;br&#62;                                              L&#39;ACHOURA&#60;br&#62;Des cris, des voix de tête, une bousculade, et toute une cohue de jeunes gens au visage masqué d&#39;une étoffe, se précipitent agitant de: longues branches de palmier, dépourvues de leurs palmes et tendant la main aux spectateurs en s&#39;inclinant profondément devant eux. C&#39;est le Carnaval berbère en pays d&#39;Oued Righ.&#60;br&#62;Dans cette cohue agitée et bruyante, on ne distingue d&#39;abord aucun détail. On vit un cauchemar, on a l&#39;impression d&#39;être devant un tableau cubiste, dont l&#39;incohérence s&#39;animerait devant un kaléidoscope géant à travers lequel, ce ne seraient plus des rosaces lumineuses qui apparaîtraient, mais des peintures de toute l&#39;école de Mont parnasse, revenant, s&#39;agitant, se superposant, en un perpétuel changement.&#60;br&#62;Puis peu à peu, toute cette foule se discipline, un cortège se forme, et alors majestueusement, défilent devant nous les personnages, traditionnels, et parfois très modernes, que l&#39;antique carnaval berbère ressuscite en plein Sahara.&#60;br&#62;Et voici tout d&#39;abord l&#39;Agha, majestueux personnage, aux burnous superposés faits de lif de palmiers. Son aspect est des plus imposant : deux grandes moustaches postiches lui coupent le visage. Un guennour de taille colossale, surmonte sa tête chenue (chenue de lif de palmier) et sur sa poitrine étincellent les nombreuses décorations - vieux fonds de boîtes de cirage - que lui donnèrent nos gouvernements successifs. Sa majesté l&#39;Agha à grande allure. Il est toute majesté, et toute dignité, il a d&#39;ailleurs hérité de sa charge et de son costume, de ses ancêtres. Il a droit à notre respect et le sait.                                                                        &#60;br&#62;Puis c&#39;est le Taleb, l&#39;instituteur maraboutique, tout ceinturé de planchettes de bois - bringuebalantes, sautillantes, résonnantes - qui servent d&#39;ardoises à ses élèves.                                                                      &#60;br&#62;L&#39;Instituteur français le suit, important, avec ses lunettes, le visage sévère, portant sous ses bras des livres  qui dégringolent  lamentablement,  et  s&#39;essayant à parler un sabir des plus risibles.                                  &#60;br&#62;Enfin le père Blanc, le chef surmonté de la chéchia  classique.  Sa  robe  blanche  est  faite  de journaux assemblés et la coupe en est assez exacte. Sa  longue  barbe,  encadrée par  un  chapelet fait de crottes  de chameau, retombe très bas sur sa poitrine et de nombreux enfants l&#39;entourent répétant : &#34; oui mon père, non mon père &#34;.                                        &#60;br&#62;Puis se sont les anciens Officiers du lieu, assez fidèlement caricaturés; les voyageurs et explorateurs célèbres passés dans la région.&#60;br&#62;Et enfin les touristes, la tête coiffée de casquettes  invraisemblables,  trimballant  avec eux  d&#39;immenses appareils de photographiés qu&#39;ils mettent sans  cesse  en batterie  pour photographier  sans résultat artistique appréciable, les choses les plus simples.                                                                                    Et derrière ce cortège de personnages où, à côté des  personnes  classiques, l&#39;Agha, le  père Blanc,..etc., nous retrouvons d&#39;anciennes connaissances - anciens camarades, explorateurs ou &#34; chargés de missions célèbres &#34; - s&#39;avance toute une cohue de jeunes gens, déguisés en danseuses, en guerriers, en touaregs ainsi qu&#39;une faune d&#39;animaux invraisemblables,  chameaux  agitant  le  squelette d&#39;une tête décharnée, singes marchant par longues foulées, buffles, etc.&#60;br&#62;  La Raïta el les tambourins se mettent maintenant de  la  partie.&#60;br&#62;Le  collège  officiel  fait  face  et  la  danse  commence.&#60;br&#62;  Danse  de fausses  Ouled  Nails,  danses  langoureuses, danses du mouchoir où des jeunes gens la tète recouverte d&#39;un voile de soie, font valoir toute la  souplesse de  leurs corps juvéniles.&#60;br&#62;  Danses    de  guerriers  où  de    longues  chaînes d&#39;éphèbes  revêtus de costumes faits de brie et  de broc, mais simulant assez bien des armures, se croisent et se défient.&#60;br&#62;  Danses générales.  véritables danses du postère, d&#39;origine nègre  probablement.&#60;br&#62;Et toutes ces danses sont entremêlées, coupées, de pitreries  de  certains  individus,  qui  rappellent singulièrement  les  entrées  de  nos  clowns,  et  qui parfois jouent de véritables sketchs.&#60;br&#62;  Lorsque,  la  fête bat  son  plein, lorsque  l&#39;ensemble.  n&#39;est  plus  qu&#39;une multitude  d&#39;êtres  s&#39;agitant en  cadence,  suivant  un  rythme  marqué  par  les tambourins, lorsque les lentes mélopées répondent aux  stridences  de  la  Raïta,  soudain  un  être  fait irruption  et  sème  le  désordre.  C&#39;est  Monseigneur Le  Lion,  reconnaissable,  si  l&#39;on  peut  dire,  à  ses yeux phosphorescents, bouts de paille enflammés et  à  sa  fourrure  tachetée  tapis quelconque piqueté de  morceaux d&#39;étoffe blanche .  Aux grands jours de fêtes. Monseigneur Le  Lion a  trois yeux quelquefois plus. Deux Ouargli animent le mannequin fait de branches de palmier. Il se précipite en des bonds formidables, et en une minute, c&#39;est la fuite éperdue de tout un peuple, nos courageux guerriers compris,&#60;br&#62;  Le Lion célèbre son triomphe en dansant lui véritable menuet. Les deux jeunes gens, dans la position la plus difficile, dissimulés dans la carcasse de branches de palmier recouverte de tapis, évoluent avec un ensemble parlait et un sens indéniable du rythme. Cette danse du Lion, très calme, très harmonieuse mais avec de brusques sursauts d&#39;animal en éveil, est un véritable régal chorégraphique.&#60;br&#62;Soudain un chasseur survient, et nous assistons aux plaisanteries parfois obscènes que se font les deux adversaires. La chasse au lion se déroule avec de multiples péripéties pour aboutir à la mort du carnassier.&#60;br&#62;On procède alors à la vente aux enchères du cadavre car, comme de bien entendu, tous ceux qui s&#39;étaient enfuis reparaissent pour la curée.&#60;br&#62;Malheureusement  alors  qui;  chacun  discute,  le prix,  et que  des  plaisanteries  sont échangées  sur les impôts, sur le prix de la vie      alors que chacun palpe la victime. le lion ressuscite et c&#39;est une                        nouvelle fuite., une nouvelle chasse, une nouvelle  victoire cette fois définitive, que célèbre la foule dans une prière ardente à l&#39;Eternel.&#60;br&#62;Ce n&#39;est d&#39;ailleurs, chose invraisemblable, chez ces gens qui vont régulièrement à la Mosquée, qu&#39;une, parodie de la prière, arabe, où l&#39;iman est blagué, bafoué et où les flexions rituelles de la prière, servent de prétexte à des chutes retentissantes, à des embrassades qui n&#39;ont rien d&#39;Islamique.&#60;br&#62;Mais il est une autre achoura qui dans les nuits de ce temps de carnaval se danse aux carrefours de chaque, quartier du village, sur la &#34; Djemââ &#34; ou place sacrée de chaque fraction de la tribu.&#60;br&#62;Ce sont de véritables .saturnales, de véritables priapées. Les costumes existent encore, mais ils sont moins solennels, et parfois très réduits. Parfois aussi ils s&#39;agrémentent d&#39;accessoires triomphants. Les danses sont alors ce quelles... sont.&#60;br&#62;Le groupe principal des &#34; déguisés &#34; comprend le plus souvent deux jeunes gens dont l&#39;un est déguisé en femme. L&#39;antre porte sur ses épaules une longue khechba, poutre de palmier.&#60;br&#62;Les indigènes prétendent que ce groupe représente  &#34; Monsieur, Madame et l&#39;Amant &#34;.&#60;br&#62;Honny soit qui mal y pense.&#60;br&#62;Commandant CARBILLET.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Festivités d&#39;Achoura</category>
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  <title>Les Festivites d&#39;Amma Mliha</title>
  <description>&#60;br&#62;dimanche 14 mars 2010, 20:04 &#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;était le festival proprement dit , c&#39;était la grande fête , qui doit de fait annoncer le début de la récolte de dattes , les commerçants ambulants accourraient de toutes part , les habitants des localités environnantes se déversaient par flots d&#39;humain , viennent et s&#39;installent pendant des journées à Touggourt , aider par l&#39;option du Rkeb , qui veut dire passant , ou les habitants de la ville sont obligés de s&#39;organiser pour prendre en charge ces passants .&#60;br&#62;On assiste durant ces journées , à une multitude d&#39;animation , commerciale , artistique , culturelle , sociale , El Hadra , Sidi Ammar , El Ghieta Baldiya , Gheita Nailiya , Medh , par contre les femmes désirant marier leur fils viennent pour contempler les beauté qu&#39;elles désirent , les hommes ayant besoins d&#39;ustensiles et outillages , les jeunes désirant assister à une liesse de joie .&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Festivites d&#39;Amma Mliha</category>
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  <title>Oued Righ et Le Palmier</title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;vendredi 26 mars 2010, 12:46 &#60;br&#62;&#60;br&#62;En arabe le palmier est du genre féminin (nekhla); sont spécialement masculins les arbres mâles (dokkar).&#60;br&#62;Le cycle vital du palmier. - Aux Oasis sahariennes, la production du palmier est très faible une année sur deux ; il y des dattes tous les ans parce que la périodicité varie d&#39;un arbre à l&#39;autre, mais le même palmier ne donne pas deux ans de suite, il donne une fois une récolte normale - si les intempéries ne viennent pas l&#39;annuler - et une autre fois il n&#39;en donne qu&#39;un tiers ou un quart, ou même rien du tout.&#60;br&#62;Et c&#39;est ici un détail qui influe beaucoup sur la valeur à attribuer au palmier, question importante puisque cet arbre constitue l&#39;à-peu-près l&#39;exclusive richesse des Oasis .&#60;br&#62;Cette appréciation est encore commandée d&#39;une part par l&#39;âge de l&#39;arbre, car un palmier trop jeune ou trop vieux ne donne rien, et d&#39;autre part par son mode de plantation, car s&#39;il est en jardin irrigué ou dans un fond de sebkha où l&#39;humidité est proche de la surface il peut donner de 60 à 80 kilos de dattes, tandis que s&#39;il est en bour, c&#39;est-à-dire dans un terrain vague, inculte et sec, il faut dépouiller jusqu&#39;à quarante arbres différents pour recueillir ces mêmes 60 kilos de fruit.&#60;br&#62;Nous nous sommes donc attaché à établir ce départ, qui n&#39;avait jamais été recherché, entre les différents âges et les différentes situations du palmier aux Oasis, de façon à dire ensuite : &#34; Cette palmeraie vaut intrinsèquement tant, ce pays vaut tant. &#34;&#60;br&#62;LES précisions que nous allons présenter sont de connaissance courante chez tous les habitants, il suffisait de les leur demander.&#60;br&#62;Nous avons dit que le palmier se reproduit non par semis ni par boutures, mais par drageons.&#60;br&#62;Lorsque le drageon est séparé de sa mère et mis en place, il prend le nom de &#34; gharsa ou Hachana ou Djebara&#34;, littéralement &#34;plant&#34;, et il garde ce nom jusqu&#39;à l&#39;apparition de son premier régime, c&#39;est-à-dire, pour un gharsa normalement approvisionné d&#39;eau : quatre ou cinq ans.&#60;br&#62;Dès qu&#39;il a offert ce premier régime il est dit &#34; âardha &#34;, littéralement &#34; offrant &#34;, &#34; produisant &#34; ; on dit alors de lui &#34; il a offert une fois &#34;, &#34;  il a offert deux fois &#34;, au fur et à mesure qu&#39;il offre sa première puis sa seconde récolte : à noter que cela ne se produit pas forcément pendant deux années se suivant, puisque nous avons vu que. généralement, les récoltes sont bisannuelles.&#60;br&#62;Cette spécialisation du palmier en production de début se justifie parce que ses régimes ne sont pas encore de grosseur normale, comme ils le deviendront un peu plus tard ; ce sont des produits d&#39;adolescent.&#60;br&#62;Cependant, parvenu à l&#39;Age où nous l&#39;observons, il a déjà poussé plusieurs rangées de feuilles : on compte que, dans des conditions moyennes, il en pousse trois rangées par an à partir de la fin de la seconde année de sa plantation : on l&#39;a &#34; nettoyé &#34; tous les ans de feuilles vieilles de plus d&#39;un an en coupant leurs pétioles à environ 30 ou 40 centimètres du stipe dont leurs chicots hérissent ainsi le pourtour.&#60;br&#62;Or quand il a &#34; offert &#34; sa seconde récolte, on le nettoie de tous ces chicots en les coupant au ras du stipe, et comme ces chicots sont dits en arabe &#34; kernaf &#34;, on dit de lui qu&#39;il est &#34; Mekernefa -Meguechgech&#34;, littéralement &#34; débarrassé &#34;, nettoyé de ses kernaf. Il a atteint en ce moment à peu près hauteur d&#39;homme.&#60;br&#62;On lui maintient cette épithète pendant deux ou trois récoltes, c&#39;est-à-dire quatre ou cinq ans ; comme il prend de l&#39;âge et de la vigueur, il arrive enfin à donner une récolte normale, d&#39;importance moyenne.&#60;br&#62;A ce moment il prend le nom de &#34; bekra &#34;.&#60;br&#62;&#34; Bekra &#34; c&#39;est toute femelle, humaine ou animale, qui arrive à son plein épanouissement, qui est prête à enfanter pour la première fois ; il faut entendre ici que rien de ce que le jeune palmier a produit ne compte encore, que ce n&#39;est que maintenant qu&#39;il va produire ce que l&#39;on attend de lui : c&#39;est le palmier en plein rapport.&#60;br&#62;En ce moment son stipe est déjà haut, gros, gonflé de sève, les quignons des feuilles coupées sont d&#39;un brun chaud, leur épiderme est uni, exempt de fentes, glacé et reluisant ; les feuilles sont longues de trois et même quatre mètres, les folioles sont drues et longues, d&#39;un beau vert-épinard ; les pédoncules des régimes sont nettement de couleur orange et les régimes eux-mêmes acquièrent un grand développement, il peuvent porter jusqu&#39;à 15 kilos de dattes chacun. Cet été de la vie du palmier dure longtemps, 30 ans, 40 ans, suivant les soins dont il est l&#39;objet.&#60;br&#62;Puis à la longue les premiers signes de vétusté se manifestent, le stipe se dégonfle, diminue de grosseur ; il semble sortir de terre et s&#39;exhausser par sa base dont toute la partie inférieure apparaît recouverte de racines adventices ; les beaux quignons bruns et glacés se fendillent et tournent au gris ; les feuilles s&#39;allongent moins vigoureusement et leurs folioles se clairsement et se rapetissent ; la production diminue bientôt de 50 pour 100 : le palmier est dit &#34; kebira &#34;, &#34;  vieille &#34;.&#60;br&#62;Il se maintiendra encore longtemps en cet état si l&#39;eau ne lui fait pas défaut : &#34; il pourra voir naître, grandir et mourir le fils de son propriétaire &#34;, - mettons 40 ou 50 ans, - puis il s&#39;affecte d&#39;une décrépitude évidente ; son stipe maigrit encore, sa partie envahie par les racines adventices s&#39;élève jusqu&#39;à deux mètres du sol ; ses quignons se morcellent, s&#39;usent sous l&#39;action des vents et des sables charriés, jusqu&#39;à cesser d&#39;être distincts, l&#39;arbre devient gris-clair et se courbe, avec seulement quatre ou cinq feuilles mal venues, longues de moins d&#39;un mètre, entre lesquelles pend un pauvre régime sans développement et presque sans fruits; la récolte tombe au-dessous de dix et même de cinq kilos : le palmier est &#34; charefa &#34; - &#34; décrépite &#34;.&#60;br&#62;II durera ainsi des années, des dizaines d&#39;années, jusqu&#39;au jour où on viendra l&#39;abattre pour fournir deux poutres destinées a remplacer dans la maison du maître celles qu&#39;ont mangées les termites.&#60;br&#62;Nous venons de décrire l&#39;existence du palmier de jardin ou encore du palmier planté dans un bas-fond aqueux, où il boit selon ses besoins et réussit autant que son frère des jardins. Ce sont-là les deux seuls sujets intéressants, car les autres, les palmiers des bour secs, ne donnent qu&#39;accidentellement et de loin en loin, au hasard d&#39;une année humide, une récolte appréciable.&#60;br&#62;</description>
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  <category>Le Palmier et Oued Righ</category>
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  <title>Le Palmier Dattier </title>
  <description>&#60;br&#62;lundi 9 août 2010, 09:46 &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;                                                  LE  PALMIER-DATTIER&#60;br&#62;La couleur de la datte est variable selon les espèces : jaune plus ou moins clair, jaune ambré translucide, brun plus ou moins prononcé, rouge ou noir. Sa consistance est également variable, elle peut être molle, demi-molle ou dure, les dattes à consistance dure sont dites dattes sèches. Leur chair a un aspect farineux.&#60;br&#62;Le péri an the, encore appelé vulgairement calice ou cupule, subsiste toujours el reste parfois adhérent au fruit.&#60;br&#62;Propagation&#60;br&#62;Le dattier se reproduit par graine ou par voie végétative. La reproduction par graine est longue ; elle ne permet en effet d&#39;obtenir des sujets productifs qu&#39;au bout d&#39;une dizaine d&#39;années. Le dattier étant une espèce dioïque, on obtient en moyenne par semis de noyaux 50 % de sujets mâles et 50 % de sujets femelles, l&#34;hétéro-zygotie des plants originaux provoque une très forte hétérogénéité de la descendance ; il n&#39;est donc pas possible de reproduire les caractéristiques des pieds mères par voie sexuée.&#60;br&#62;Cependant ce mode de propagation permet d&#39;obtenir parfois des phénotypes intéressants ; il a permis d&#39;introduire le dattier en dehors de son aire primitive de culture.&#60;br&#62;La multiplication par voie végétative est le mode normal de propagation utilisé pour constituer de nouvelles plantations&#34;. Le matériel de multiplication utilisé est le rejet ou drageon se développant à la partie basale du tronc ou sur le bulbe. Le rejet reproduit intégralement îes caractéristiques du pied mère: sexe, aptitudes, qualités des fruits...&#60;br&#62;Les rejets se développant sur le tronc ou gourmands peuvent être également utilisés, mais ils s&#39;enracinent plus difficilement que tes rejets de base, les sujets présentent souvent des caractères d&#39;instabilité : ils peuvent changer de sexe et être d&#39;une production aléatoire. Dans le Sahara algérien, ces palmiers sont considérés comme &#39;  fous&#39;  (medjnoun) ou stériles (bafroum).&#60;br&#62;&#60;br&#62;LES CULTIVARS&#60;br&#62;Le dattier étant un hybride, ce qu&#39;on appelle communément * variété * ne sont en réalité que des races ou métis non fixes ou phénotypes.&#60;br&#62;Dans toutes les régions de l&#39;Ancien Monde où la culture du dattier est très anciennement pratiquées, les cultivars sont très nombreux. D&#39;après Salman JWAIDEH , de Basra, 354 cultivars auraient été dénombrés en Irak, En Tunisie, selon KEARNEY  il y aurait 150 cultivars reconnus ; au Maroc, PERBAU-LERU?  en signale plus d&#39;une centaine. En Mauritanie, nous en avons relevé plus de 350 . Bien entendu, il ne s&#39;agit là que de cultivars reconnus, car dans certaines palmerais il existe de très nombreux francs, issus de semis plus ou moins volontairement de noyaux dont certains, présentent des caractéristiques intéressantes, ont été multipliés par voie végétative.&#60;br&#62;Au sud du Sahara, de nombreuses palmeraies ont été créées par semis de noyaux : en Adrar des Iforas (Mali), dans l&#39;Aïr et la région de Zinder-Gouré (Niger), au Kanem (Tchad). &#34;&#60;br&#62;II semble, d&#39;ailleurs, qu&#39;autrefois ce mode de propagation du dattier ait été d&#39;un usage courant; l&#39;auteur arabe du XII éme siècle, IBN EL-AOUANE, dans son traité d&#39;agriculture: Kitab el-Fellah, n&#39;en mentionne pas d&#39;autre,&#60;br&#62;La célèbre datte Deglet-Nour, selon les traditions de l&#39;Oued Rhlr (Algérie), aurait résulté de semis légendaires de noyaux dans la palmeraie d&#39;El-Harira, près de Touggourt, en fin du XIII ou au début du XIV siècle .&#60;br&#62;Après sa propagation dans l&#39;Oued Rhir, la Deglet-Nour fut introduite dans le sud tunisien, vers 1600, par un planteur de Tozeur nommé SIDI Touati ,&#60;br&#62;La Deglet-Nour est actuellement localisée en Algérie, dans les palmeraies des Zïbans, de l&#39;Oued Rhïr, du Souf, de Ouargla et du Mzab, et de El-Goléa et en Tunisie dans le Djerid et la Nefzaoua. Son introduction ailleurs, en Afrique du Nord, n&#39;a pas donné de résultat interessant .&#60;br&#62;Au cours des siècles, des sélections furent opérées en tenant compte des qualités commerciales des fruits, de la productivité des plants et de leur adaptabilité aux conditions écologiques locales. Ces sélections ont entraîné la limitation du nombre de cultivars, réduits pour chaque région à quelques phénotypes dominants.&#60;br&#62;Dans les pays où la culture du dattier est relativement récente : aux U.S.A. (Californie, Arizona, Texas), en Australie, en Afrique du Sud..., les cultivars introduits ont été choisis parmi les plus intéressants dans les régions productrices d&#39;Afrique du Nord, d&#39;Egypte et d&#39;Irak.&#60;br&#62;A noter que  La légende attribue l&#39;origine de cette datte à la fille d&#39;un roitelet de l&#39;Oued Rhir. Moussa ou Thenhit el-Talaoui. Celle-ci, nommée Aicha, était appelée o Noura o. la lumière, en raison de sa beauté, mais elle avait un gros défaut : elle portait à sa bouche et avalait tous les petits objets, même les plus durs. Tous les traitements devant lui faire perdre cette mauvaise  habitude ayant  échoué, elle  fut  conduite en pèlerinage  sur la  tombe  d&#39;un  saint venére, qui lui apparut en songe, lui promettant la guérison et la prospérité pour le pays. Au repas suivant,  Aicha mangea des dattes en avalant Ies noyaux. Sur le chemin du retour, elle fut prise de violentes douleurs abdominales et (dut s&#39;arrêter dans une petite palmeraie pour soulager ses entrailles à sept reprises. Apres quoi elle se trouva guérie. L&#39;année suivante, en retournant sur la tombe du saint homme, pour le remercier de sa guérison, Lala Noura s&#39;arrêta en passant à la palmeraie où elle s&#39;était soulagée, elle vit alors sur les lieux  meme sept  touffes de palmiers portant de merveilleuses dattes translucides et parfumées que les gens appelèrent Deglet-Nour, tel dattes ou les doigts de Noura. La  petite palmeraie fut alors appelée EI-Harira (les petites défécations).&#60;br&#62;</description>
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  <category>Le Palmier et Oued Righ</category>
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  <title>Les différentes variétés de Dattes</title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;dimanche 28 mars 2010, 20:05 &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;El Gatouf : c&#39;est la première étape de l&#39;évolution , de petite pépite qui lorsqu&#39;elle tombent du régime , elles sont utilisées par les filles à fabriquer des colliers sommaire .&#60;br&#62;&#60;br&#62;El ghiouane : c&#39;est la deuxième étape de l&#39;évolution du régime de datte , de petit calibre , de couleur verte , avec un noyau encore blanc non résistant , sa saveur est encore amère , il n&#39;est consommé que par les animaux et les bêtes de somme .&#60;br&#62;&#60;br&#62;Lamzagoun : c&#39;est lorsque El ghiouane commence à prendre une teinte plus sombre penchant soit vert le vert ou le jaune .&#60;br&#62;&#60;br&#62;El Bassar : c&#39;est l&#39;étape dans laquelle la datte prend le goût prés final , un peu sucré un peu amère , au fur et à mesure les couleurs des bouts change et deviennent plus mous .&#60;br&#62;&#60;br&#62;Deglet Nour , ou les doigts de lumière , la plus luxuriante , la plus délicieuse des dattes , plutôt la reine , elle se consomme fraîche et se conserve dans des sacs dit (Btana) , on lui rajouter du Naanaa  Bouchoucha qui la rendait plus douces . Le miel extrait de cette datte dégage un e odeur d&#39;arome de miel , très délicieux aussi .&#60;br&#62;&#60;br&#62;El Ghars , c&#39;est la datte de toute l&#39;année et de disette , elle est conservée pendant des années dans des sacs de tissus généralement blancs , elle est utilisée dans les confisseries orientales tel que le Makroud , et les sauces de Marssa , aussi elle est considérée comme un aliment complémentaire pour les enfants de bas age jadis , les femmes dénoyautes les dattes ,les écrasent ensuite entre les paumes de leurs mains et en font de petites boules qu&#39;elles font consommées à leurs enfants .&#60;br&#62;&#60;br&#62;Degla Beida : une datte sèche , au couleur de nuance blanche et jaune , a la chair dure  , elle est très riche en gluten et en saccharose , elle était utilise pour la fabrication de bière locale Makhokhiya , et La Karoua des mariés et pour conservés et attendrir les piments forts (Mangoue) .&#60;br&#62;&#60;br&#62;El Hamraiya ,Tinissine ,Tantboucht ,Socriya ,Taneslit ,Hamraya ,Tifaziouine ,Moch  Degla ,Tafza ,halaoua ,Takerboucht ,Lahchef.Deglet Abid , Deglet Lamghas, Oudjh Laajouz , Erretba , Eloulou , Echaiira, Eladjina, Essokria, Essbaa Laaroussa, Ettati, Defer El Gat .&#60;br&#62;</description>
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  <category>Le Palmier et Oued Righ</category>
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  <title>Les miracles des Dattes</title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;&#60;br&#62;                        Les Dattes&#60;br&#62;La Karoua : en fait sécher une calebasse en la vide , après un bon nettoyage de l&#39;intérieur en y met des corses de grenade aigre , de la cannelle , on délie des dattes dans de l&#39;eau et on remplît la calebasse. Une fois pleine elle est laissée fermenter. On  ne bois ce breuvage qu&#39;une fois fermenté. On l&#39;appelle aussi &#34; l&#39;eau de la calebasse &#34; ou &#34; calebasse de ta mariée &#34; parce qu&#39; au moment des noces les fiancés avec leurs amis, les fiancées avec leurs compagnes en boivent.&#60;br&#62;Avec les dattes on fabrique aussi du vinaigre. La fabrication de ce vinaigre s&#39;effectue en menant dans une cruche des dattes des espèces  deglet nour ou kounti. On complète avec de l&#39;eau et on bouche avec du plâtre (Djebs). On laisse cela pendant quarante jours, puis on ouvre et on filtre.&#60;br&#62;Si l&#39;on mélange des dattes avec du beurre et des grains de blé grillé, le tout pilé ensemble, on obtient une sorte de gâteau. C&#39;est ce qu&#39;on appelle Refis, sorte de nougat. On en confectionne pendant le Ramadhan et les petits enfants en raffolent.&#60;br&#62;On conserve les dattes dans des jarres ou dans des bassins en maçonnerie. Ces jarres sont très grandes. Pour en extraire les dattes, quand on arrive a la moitié, le bras ne peut les y atteindre, pour les prendre donc, on pratique un trou au milieu du corps de la jarre afin d&#39;en sortir les dattes jusqu&#39;à la dernière. En bas de la jarre ou du bassin maçonné se trouve aussi un petit trou pour le sirop ou le miel . Ce &#34; miel &#34; est, pourrait-on dire, le sang de la datte. Pour le recueillir on pratique un trou en bas de la jarre. Celui-ci est maçonné&#60;br&#62;au plâtre afin que le miel puisse s&#39;écouler. Ce miel est très doux. On le mange avec du pain, de la galette, on en met dans le couscous, mélangé au beurre ou encore dans la marmite à la place des dattes pour la préparation de Lamrassa.&#60;br&#62;Avec les dattes on fait beaucoup de choses. Je vous en ai signalées quelques unes. J&#39;en ajouterai une ou deux comme l&#39;Harbouche , sorte de nougat au blé ou à la pistache.&#60;br&#62;Ce nougat au blé est composé de blé grillé, de fromage dur pilé, de beurre et de dattes. Le tout bien pressé ensemble est mis en boulettes. Cela se consomme immédiatement sinon on le conserve tant que l&#39;on veut. Le nougat à la pistache est composé de pistaches pilées et de dattes. La pistache ( Btom) c&#39;est des petites graines de couleur bleue, noire, jaune et rouge qui viennent du Sahara.&#60;br&#62;Nous ne mangeons pas les noyaux, mais nous les donnons aux bêtes. El Btom n&#39;est jamais jeter par terre , une croyance dit que sur eux se trouve le sceau du Prophète. Le mercredi les enfants qui fréquentent les écoles coraniques apportent une mesure de noyaux au maître.&#60;br&#62;Le coeur du palmier que nous appelons Djemmar est blanc comme le lait, facile à croquer. 11 pousse au sommet du palmier. Cet Djemmar est formé des folioles blanches très serrées les unes contre les autres. C&#39;est un aliment&#60;br&#62;Parmi les coutumes léguées par les ancêtres il faut que j&#39;en mentionne une qui a trait à Djemmar . Le jour de la sortie du marié, lorsqu&#39;il va procéder au lavage de ses effets, ses garçons d&#39;honneur vont abattre un palmier dans son jardin pour en retirer le cœur. &#60;br&#62;</description>
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  <category>Le Palmier et Oued Righ</category>
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  <title>El Gtaie- La récolte des Dattes</title>
  <description> &#60;br&#62;Oued Righ et Le Palmier&#60;br&#62; &#60;br&#62;vendredi 26 mars 2010, 12:46 &#60;br&#62;&#60;br&#62;En arabe le palmier est du genre féminin (nekhla); sont spécialement masculins les arbres mâles (dokkar).&#60;br&#62;Le cycle vital du palmier. - Aux Oasis sahariennes, la production du palmier est très faible une année sur deux ; il y des dattes tous les ans parce que la périodicité varie d&#39;un arbre à l&#39;autre, mais le même palmier ne donne pas deux ans de suite, il donne une fois une récolte normale - si les intempéries ne viennent pas l&#39;annuler - et une autre fois il n&#39;en donne qu&#39;un tiers ou un quart, ou même rien du tout.&#60;br&#62;Et c&#39;est ici un détail qui influe beaucoup sur la valeur à attribuer au palmier, question importante puisque cet arbre constitue l&#39;à-peu-près l&#39;exclusive richesse des Oasis .&#60;br&#62;Cette appréciation est encore commandée d&#39;une part par l&#39;âge de l&#39;arbre, car un palmier trop jeune ou trop vieux ne donne rien, et d&#39;autre part par son mode de plantation, car s&#39;il est en jardin irrigué ou dans un fond de sebkha où l&#39;humidité est proche de la surface il peut donner de 60 à 80 kilos de dattes, tandis que s&#39;il est en bour, c&#39;est-à-dire dans un terrain vague, inculte et sec, il faut dépouiller jusqu&#39;à quarante arbres différents pour recueillir ces mêmes 60 kilos de fruit.&#60;br&#62;Nous nous sommes donc attaché à établir ce départ, qui n&#39;avait jamais été recherché, entre les différents âges et les différentes situations du palmier aux Oasis, de façon à dire ensuite : &#34; Cette palmeraie vaut intrinsèquement tant, ce pays vaut tant. &#34;&#60;br&#62;LES précisions que nous allons présenter sont de connaissance courante chez tous les habitants, il suffisait de les leur demander.&#60;br&#62;Nous avons dit que le palmier se reproduit non par semis ni par boutures, mais par drageons.&#60;br&#62;Lorsque le drageon est séparé de sa mère et mis en place, il prend le nom de &#34; gharsa ou Hachana ou Djebara&#34;, littéralement &#34;plant&#34;, et il garde ce nom jusqu&#39;à l&#39;apparition de son premier régime, c&#39;est-à-dire, pour un gharsa normalement approvisionné d&#39;eau : quatre ou cinq ans.&#60;br&#62;Dès qu&#39;il a offert ce premier régime il est dit &#34; âardha &#34;, littéralement &#34; offrant &#34;, &#34; produisant &#34; ; on dit alors de lui &#34; il a offert une fois &#34;, &#34;  il a offert deux fois &#34;, au fur et à mesure qu&#39;il offre sa première puis sa seconde récolte : à noter que cela ne se produit pas forcément pendant deux années se suivant, puisque nous avons vu que. généralement, les récoltes sont bisannuelles.&#60;br&#62;Cette spécialisation du palmier en production de début se justifie parce que ses régimes ne sont pas encore de grosseur normale, comme ils le deviendront un peu plus tard ; ce sont des produits d&#39;adolescent.&#60;br&#62;Cependant, parvenu à l&#39;Age où nous l&#39;observons, il a déjà poussé plusieurs rangées de feuilles : on compte que, dans des conditions moyennes, il en pousse trois rangées par an à partir de la fin de la seconde année de sa plantation : on l&#39;a &#34; nettoyé &#34; tous les ans de feuilles vieilles de plus d&#39;un an en coupant leurs pétioles à environ 30 ou 40 centimètres du stipe dont leurs chicots hérissent ainsi le pourtour.&#60;br&#62;Or quand il a &#34; offert &#34; sa seconde récolte, on le nettoie de tous ces chicots en les coupant au ras du stipe, et comme ces chicots sont dits en arabe &#34; kernaf &#34;, on dit de lui qu&#39;il est &#34; Mekernefa -Meguechgech&#34;, littéralement &#34; débarrassé &#34;, nettoyé de ses kernaf. Il a atteint en ce moment à peu près hauteur d&#39;homme.&#60;br&#62;On lui maintient cette épithète pendant deux ou trois récoltes, c&#39;est-à-dire quatre ou cinq ans ; comme il prend de l&#39;âge et de la vigueur, il arrive enfin à donner une récolte normale, d&#39;importance moyenne.&#60;br&#62;A ce moment il prend le nom de &#34; bekra &#34;.&#60;br&#62;&#34; Bekra &#34; c&#39;est toute femelle, humaine ou animale, qui arrive à son plein épanouissement, qui est prête à enfanter pour la première fois ; il faut entendre ici que rien de ce que le jeune palmier a produit ne compte encore, que ce n&#39;est que maintenant qu&#39;il va produire ce que l&#39;on attend de lui : c&#39;est le palmier en plein rapport.&#60;br&#62;En ce moment son stipe est déjà haut, gros, gonflé de sève, les quignons des feuilles coupées sont d&#39;un brun chaud, leur épiderme est uni, exempt de fentes, glacé et reluisant ; les feuilles sont longues de trois et même quatre mètres, les folioles sont drues et longues, d&#39;un beau vert-épinard ; les pédoncules des régimes sont nettement de couleur orange et les régimes eux-mêmes acquièrent un grand développement, il peuvent porter jusqu&#39;à 15 kilos de dattes chacun. Cet été de la vie du palmier dure longtemps, 30 ans, 40 ans, suivant les soins dont il est l&#39;objet.&#60;br&#62;Puis à la longue les premiers signes de vétusté se manifestent, le stipe se dégonfle, diminue de grosseur ; il semble sortir de terre et s&#39;exhausser par sa base dont toute la partie inférieure apparaît recouverte de racines adventices ; les beaux quignons bruns et glacés se fendillent et tournent au gris ; les feuilles s&#39;allongent moins vigoureusement et leurs folioles se clairsement et se rapetissent ; la production diminue bientôt de 50 pour 100 : le palmier est dit &#34; kebira &#34;, &#34;  vieille &#34;.&#60;br&#62;Il se maintiendra encore longtemps en cet état si l&#39;eau ne lui fait pas défaut : &#34; il pourra voir naître, grandir et mourir le fils de son propriétaire &#34;, - mettons 40 ou 50 ans, - puis il s&#39;affecte d&#39;une décrépitude évidente ; son stipe maigrit encore, sa partie envahie par les racines adventices s&#39;élève jusqu&#39;à deux mètres du sol ; ses quignons se morcellent, s&#39;usent sous l&#39;action des vents et des sables charriés, jusqu&#39;à cesser d&#39;être distincts, l&#39;arbre devient gris-clair et se courbe, avec seulement quatre ou cinq feuilles mal venues, longues de moins d&#39;un mètre, entre lesquelles pend un pauvre régime sans développement et presque sans fruits; la récolte tombe au-dessous de dix et même de cinq kilos : le palmier est &#34; charefa &#34; - &#34; décrépite &#34;.&#60;br&#62;II durera ainsi des années, des dizaines d&#39;années, jusqu&#39;au jour où on viendra l&#39;abattre pour fournir deux poutres destinées a remplacer dans la maison du maître celles qu&#39;ont mangées les termites.&#60;br&#62;Nous venons de décrire l&#39;existence du palmier de jardin ou encore du palmier planté dans un bas-fond aqueux, où il boit selon ses besoins et réussit autant que son frère des jardins. Ce sont-là les deux seuls sujets intéressants, car les autres, les palmiers des bour secs, ne donnent qu&#39;accidentellement et de loin en loin, au hasard d&#39;une année humide, une récolte appréciable.&#60;br&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62;Le Palmier Dattier&#60;br&#62; &#60;br&#62;lundi 9 août 2010, 09:46 &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;                                                  LE  PALMIER-DATTIER&#60;br&#62;La couleur de la datte est variable selon les espèces : jaune plus ou moins clair, jaune ambré translucide, brun plus ou moins prononcé, rouge ou noir. Sa consistance est également variable, elle peut être molle, demi-molle ou dure, les dattes à consistance dure sont dites dattes sèches. Leur chair a un aspect farineux.&#60;br&#62;Le péri an the, encore appelé vulgairement calice ou cupule, subsiste toujours el reste parfois adhérent au fruit.&#60;br&#62;Propagation&#60;br&#62;Le dattier se reproduit par graine ou par voie végétative. La reproduction par graine est longue ; elle ne permet en effet d&#39;obtenir des sujets productifs qu&#39;au bout d&#39;une dizaine d&#39;années. Le dattier étant une espèce dioïque, on obtient en moyenne par semis de noyaux 50 % de sujets mâles et 50 % de sujets femelles, l&#34;hétéro-zygotie des plants originaux provoque une très forte hétérogénéité de la descendance ; il n&#39;est donc pas possible de reproduire les caractéristiques des pieds mères par voie sexuée.&#60;br&#62;Cependant ce mode de propagation permet d&#39;obtenir parfois des phénotypes intéressants ; il a permis d&#39;introduire le dattier en dehors de son aire primitive de culture.&#60;br&#62;La multiplication par voie végétative est le mode normal de propagation utilisé pour constituer de nouvelles plantations&#34;. Le matériel de multiplication utilisé est le rejet ou drageon se développant à la partie basale du tronc ou sur le bulbe. Le rejet reproduit intégralement îes caractéristiques du pied mère: sexe, aptitudes, qualités des fruits...&#60;br&#62;Les rejets se développant sur le tronc ou gourmands peuvent être également utilisés, mais ils s&#39;enracinent plus difficilement que tes rejets de base, les sujets présentent souvent des caractères d&#39;instabilité : ils peuvent changer de sexe et être d&#39;une production aléatoire. Dans le Sahara algérien, ces palmiers sont considérés comme &#39;  fous&#39;  (medjnoun) ou stériles (bafroum).&#60;br&#62;&#60;br&#62;LES CULTIVARS&#60;br&#62;Le dattier étant un hybride, ce qu&#39;on appelle communément * variété * ne sont en réalité que des races ou métis non fixes ou phénotypes.&#60;br&#62;Dans toutes les régions de l&#39;Ancien Monde où la culture du dattier est très anciennement pratiquées, les cultivars sont très nombreux. D&#39;après Salman JWAIDEH , de Basra, 354 cultivars auraient été dénombrés en Irak, En Tunisie, selon KEARNEY  il y aurait 150 cultivars reconnus ; au Maroc, PERBAU-LERU?  en signale plus d&#39;une centaine. En Mauritanie, nous en avons relevé plus de 350 . Bien entendu, il ne s&#39;agit là que de cultivars reconnus, car dans certaines palmerais il existe de très nombreux francs, issus de semis plus ou moins volontairement de noyaux dont certains, présentent des caractéristiques intéressantes, ont été multipliés par voie végétative.&#60;br&#62;Au sud du Sahara, de nombreuses palmeraies ont été créées par semis de noyaux : en Adrar des Iforas (Mali), dans l&#39;Aïr et la région de Zinder-Gouré (Niger), au Kanem (Tchad). &#34;&#60;br&#62;II semble, d&#39;ailleurs, qu&#39;autrefois ce mode de propagation du dattier ait été d&#39;un usage courant; l&#39;auteur arabe du XII éme siècle, IBN EL-AOUANE, dans son traité d&#39;agriculture: Kitab el-Fellah, n&#39;en mentionne pas d&#39;autre,&#60;br&#62;La célèbre datte Deglet-Nour, selon les traditions de l&#39;Oued Rhlr (Algérie), aurait résulté de semis légendaires de noyaux dans la palmeraie d&#39;El-Harira, près de Touggourt, en fin du XIII ou au début du XIV siècle .&#60;br&#62;Après sa propagation dans l&#39;Oued Rhir, la Deglet-Nour fut introduite dans le sud tunisien, vers 1600, par un planteur de Tozeur nommé SIDI Touati ,&#60;br&#62;La Deglet-Nour est actuellement localisée en Algérie, dans les palmeraies des Zïbans, de l&#39;Oued Rhïr, du Souf, de Ouargla et du Mzab, et de El-Goléa et en Tunisie dans le Djerid et la Nefzaoua. Son introduction ailleurs, en Afrique du Nord, n&#39;a pas donné de résultat interessant .&#60;br&#62;Au cours des siècles, des sélections furent opérées en tenant compte des qualités commerciales des fruits, de la productivité des plants et de leur adaptabilité aux conditions écologiques locales. Ces sélections ont entraîné la limitation du nombre de cultivars, réduits pour chaque région à quelques phénotypes dominants.&#60;br&#62;Dans les pays où la culture du dattier est relativement récente : aux U.S.A. (Californie, Arizona, Texas), en Australie, en Afrique du Sud..., les cultivars introduits ont été choisis parmi les plus intéressants dans les régions productrices d&#39;Afrique du Nord, d&#39;Egypte et d&#39;Irak.&#60;br&#62;A noter que  La légende attribue l&#39;origine de cette datte à la fille d&#39;un roitelet de l&#39;Oued Rhir. Moussa ou Thenhit el-Talaoui. Celle-ci, nommée Aicha, était appelée o Noura o. la lumière, en raison de sa beauté, mais elle avait un gros défaut : elle portait à sa bouche et avalait tous les petits objets, même les plus durs. Tous les traitements devant lui faire perdre cette mauvaise  habitude ayant  échoué, elle  fut  conduite en pèlerinage  sur la  tombe  d&#39;un  saint venére, qui lui apparut en songe, lui promettant la guérison et la prospérité pour le pays. Au repas suivant,  Aicha mangea des dattes en avalant Ies noyaux. Sur le chemin du retour, elle fut prise de violentes douleurs abdominales et (dut s&#39;arrêter dans une petite palmeraie pour soulager ses entrailles à sept reprises. Apres quoi elle se trouva guérie. L&#39;année suivante, en retournant sur la tombe du saint homme, pour le remercier de sa guérison, Lala Noura s&#39;arrêta en passant à la palmeraie où elle s&#39;était soulagée, elle vit alors sur les lieux  meme sept  touffes de palmiers portant de merveilleuses dattes translucides et parfumées que les gens appelèrent Deglet-Nour, tel dattes ou les doigts de Noura. La  petite palmeraie fut alors appelée EI-Harira (les petites défécations).&#60;br&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62;Les différentes variétés de Dattes&#60;br&#62; &#60;br&#62;dimanche 28 mars 2010, 20:05 &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;El Gatouf : c&#39;est la première étape de l&#39;évolution , de petite pépite qui lorsqu&#39;elle tombent du régime , elles sont utilisées par les filles à fabriquer des colliers sommaire .&#60;br&#62;&#60;br&#62;El ghiouane : c&#39;est la deuxième étape de l&#39;évolution du régime de datte , de petit calibre , de couleur verte , avec un noyau encore blanc non résistant , sa saveur est encore amère , il n&#39;est consommé que par les animaux et les bêtes de somme .&#60;br&#62;&#60;br&#62;Lamzagoun : c&#39;est lorsque El ghiouane commence à prendre une teinte plus sombre penchant soit vert le vert ou le jaune .&#60;br&#62;&#60;br&#62;El Bassar : c&#39;est l&#39;étape dans laquelle la datte prend le goût prés final , un peu sucré un peu amère , au fur et à mesure les couleurs des bouts change et deviennent plus mous .&#60;br&#62;&#60;br&#62;Deglet Nour , ou les doigts de lumière , la plus luxuriante , la plus délicieuse des dattes , plutôt la reine , elle se consomme fraîche et se conserve dans des sacs dit (Btana) , on lui rajouter du Naanaa  Bouchoucha qui la rendait plus douces . Le miel extrait de cette datte dégage un e odeur d&#39;arome de miel , très délicieux aussi .&#60;br&#62;&#60;br&#62;El Ghars , c&#39;est la datte de toute l&#39;année et de disette , elle est conservée pendant des années dans des sacs de tissus généralement blancs , elle est utilisée dans les confisseries orientales tel que le Makroud , et les sauces de Marssa , aussi elle est considérée comme un aliment complémentaire pour les enfants de bas age jadis , les femmes dénoyautes les dattes ,les écrasent ensuite entre les paumes de leurs mains et en font de petites boules qu&#39;elles font consommées à leurs enfants .&#60;br&#62;&#60;br&#62;Degla Beida : une datte sèche , au couleur de nuance blanche et jaune , a la chair dure  , elle est très riche en gluten et en saccharose , elle était utilise pour la fabrication de bière locale Makhokhiya , et La Karoua des mariés et pour conservés et attendrir les piments forts (Mangoue) .&#60;br&#62;&#60;br&#62;El Hamraiya ,Tinissine ,Tantboucht ,Socriya ,Taneslit ,Hamraya ,Tifaziouine ,Moch  Degla ,Tafza ,halaoua ,Takerboucht ,Lahchef.Deglet Abid , Deglet Lamghas, Oudjh Laajouz , Erretba , Eloulou , Echaiira, Eladjina, Essokria, Essbaa Laaroussa, Ettati, Defer El Gat .&#60;br&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62;Les miracles des Dattes&#60;br&#62; &#60;br&#62;&#60;br&#62;                        Les Dattes&#60;br&#62;La Karoua : en fait sécher une calebasse en la vide , après un bon nettoyage de l&#39;intérieur en y met des corses de grenade aigre , de la cannelle , on délie des dattes dans de l&#39;eau et on remplît la calebasse. Une fois pleine elle est laissée fermenter. On  ne bois ce breuvage qu&#39;une fois fermenté. On l&#39;appelle aussi &#34; l&#39;eau de la calebasse &#34; ou &#34; calebasse de ta mariée &#34; parce qu&#39; au moment des noces les fiancés avec leurs amis, les fiancées avec leurs compagnes en boivent.&#60;br&#62;Avec les dattes on fabrique aussi du vinaigre. La fabrication de ce vinaigre s&#39;effectue en menant dans une cruche des dattes des espèces  deglet nour ou kounti. On complète avec de l&#39;eau et on bouche avec du plâtre (Djebs). On laisse cela pendant quarante jours, puis on ouvre et on filtre.&#60;br&#62;Si l&#39;on mélange des dattes avec du beurre et des grains de blé grillé, le tout pilé ensemble, on obtient une sorte de gâteau. C&#39;est ce qu&#39;on appelle Refis, sorte de nougat. On en confectionne pendant le Ramadhan et les petits enfants en raffolent.&#60;br&#62;On conserve les dattes dans des jarres ou dans des bassins en maçonnerie. Ces jarres sont très grandes. Pour en extraire les dattes, quand on arrive a la moitié, le bras ne peut les y atteindre, pour les prendre donc, on pratique un trou au milieu du corps de la jarre afin d&#39;en sortir les dattes jusqu&#39;à la dernière. En bas de la jarre ou du bassin maçonné se trouve aussi un petit trou pour le sirop ou le miel . Ce &#34; miel &#34; est, pourrait-on dire, le sang de la datte. Pour le recueillir on pratique un trou en bas de la jarre. Celui-ci est maçonné&#60;br&#62;au plâtre afin que le miel puisse s&#39;écouler. Ce miel est très doux. On le mange avec du pain, de la galette, on en met dans le couscous, mélangé au beurre ou encore dans la marmite à la place des dattes pour la préparation de Lamrassa.&#60;br&#62;Avec les dattes on fait beaucoup de choses. Je vous en ai signalées quelques unes. J&#39;en ajouterai une ou deux comme l&#39;Harbouche , sorte de nougat au blé ou à la pistache.&#60;br&#62;Ce nougat au blé est composé de blé grillé, de fromage dur pilé, de beurre et de dattes. Le tout bien pressé ensemble est mis en boulettes. Cela se consomme immédiatement sinon on le conserve tant que l&#39;on veut. Le nougat à la pistache est composé de pistaches pilées et de dattes. La pistache ( Btom) c&#39;est des petites graines de couleur bleue, noire, jaune et rouge qui viennent du Sahara.&#60;br&#62;Nous ne mangeons pas les noyaux, mais nous les donnons aux bêtes. El Btom n&#39;est jamais jeter par terre , une croyance dit que sur eux se trouve le sceau du Prophète. Le mercredi les enfants qui fréquentent les écoles coraniques apportent une mesure de noyaux au maître.&#60;br&#62;Le coeur du palmier que nous appelons Djemmar est blanc comme le lait, facile à croquer. 11 pousse au sommet du palmier. Cet Djemmar est formé des folioles blanches très serrées les unes contre les autres. C&#39;est un aliment&#60;br&#62;Parmi les coutumes léguées par les ancêtres il faut que j&#39;en mentionne une qui a trait à Djemmar . Le jour de la sortie du marié, lorsqu&#39;il va procéder au lavage de ses effets, ses garçons d&#39;honneur vont abattre un palmier dans son jardin pour en retirer le cœur. &#60;br&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62;lundi 9 août 2010, 17:55 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Le jour du Gtaie (La récolte de Dattes)&#60;br&#62;C&#39;était un jour de fête pour toute la grande famille , à l&#39;exception des enfants qui la considéraient comme un petit temps de détente qui finit toujours par des corvées insoutenables du au froid et aux exigences des adultes à envoyer les plus jeunes chercher les dattes tombées dans l&#39;eau glaciale du Khandags qui leur était impossible de dire quoique ce soit , il y avait une obéissance aveugle et inconditionnelle des ordres.&#60;br&#62;Les missions étaient confiées de tel sorte que toute la famille s&#39;investisse , il y a ceux qui préparent les bâches (les vieilles ) et ceux qui ballayent les chambres de stockage ( Makhzan Lakhzine) pour les jeunes femmes .&#60;br&#62;Les jeunes gens s&#39;investissent à leur tour à préparer le matériel de coupe, de tri,  de transport, et d&#39;accrochage des régimes.&#60;br&#62;On est réveillé à l&#39;aube , les charrettes sont déjà prête et tout de suite après avoir fait la provision de féves et de pain de Kilo , nous prenons la route d&#39;Ain Aourir et le Gtaa commence son travail , il escalade le palmier muni de son Mendjel , du Karkabou et la corde avec laquelle il fait descendre les régimes de qualité .&#60;br&#62;Quand il termine la coupe de tout les régimes d&#39;un palmier il jette le Mandjel par terre et cite ce qui suit :&#60;br&#62;Salou Ala Mohamed !&#60;br&#62;L&#39;assistance lui replique :&#60;br&#62;Sala Allah Alih wa Salam !&#60;br&#62;Quand un passant traverse le jardin , il doit dire : Katar Achourha = Que son dixième soit beaucoup !&#60;br&#62;l&#39;assistance lui répond : Wa Nbi Yzourha = Et le prophète la visite !&#60;br&#62;Vers midi , l&#39;un des anciens se retira pour commencer la préparation de la Doubara (Redkha) dans un Gueroudj , après avoir ramasser quelques tomates fraîches , des grenades et des piments qu&#39;il écrase avec la crosse du Mendjel en rajoutant les fèves de chez Khabata ; une fois la préparation terminée en se rassemble par tranche d&#39;age on nous serre le repas , le tas de dattes Ghers commence a laisser s&#39;écouler son miel dans les fosses creuser pour ce but . Les charrettes commence aussitôt leur va et vient , cela durera une semaine sans répit ni relâche .&#60;br&#62;Un autre chantier est entamé juste après la fin de la récolte c&#39;est celui du traitement , tri , emballage dans des caisses en bois , accrochages des régimes de qualité , fourrer les dattes molles avec les pieds dans des sacs de cotons (Ghars Mahchi) -(Matmoura)- (Btana).&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://touggourt.zzl.org/lepalmieretouedr/index.html#bv000005</link>
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  <category>Le Palmier et Oued Righ</category>
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  <title>La Vie Nomade ou La Chettaya</title>
  <description>samedi 27 mars 2010, 22:08 &#60;br&#62;                                                  Les Nomades&#60;br&#62;    Ils vont en caravanes miséreuses et lamentables, sur les pistes et les routes, dont le ruban poussiéreux s&#39;étend sans fin. Ils marchent, étreints par la constante infortune, mais tentant de fuir devant la famine qui les exterminera. Du sud, ils remontent ainsi au nord de la Régence, arrivant aux portes de Tunis et de Bizerte. Ils traînent avec eux des bêtes efflanquées, maigres, apocalyptiques, sans force. Quand on n&#39;a pas de quoi nourrir les gens, pense-t-on beaucoup aux chevaux, aux chameaux, aux chiens? Ceux-ci prennent sur le bord du chemin une maigre pitance, qu&#39;on essaie de compléter par quelques rares poignées d&#39;orge. La race canine, maraudeuse et chapardeuse, bat l&#39;estrade; comme des loups affamés, aux dents sauvages, les dogues guettent le moindre os, le plus petit détritus sur lequel ils se jettent avidement.&#60;br&#62;Les nomades émigrent ainsi, surtout en été; ils abandonnent les régions désertiques aux sables brûlés par le soleil implacable qui roussit et détruit l&#39;herbe et surchauffe le cerveau, comme avec du plomb fondu. Ils ont le visage ravagé, l&#39;oeil est brillant de fièvre, une poussière crasseuse couvre leurs membres alanguis, émaciés, où le muscle atrophié se tend sous la peau desséchée. Ils passent comme des moribonds donnant le dernier&#60;br&#62;effort avant la chute. La maladie les décime : elle est aussi impitoyable que la famine et la misère. Le typhus, surtout, ouvre des trous sinistres dans leur masse sans résistance; Quand ils tombent, c&#39;est pour ne plus se relever. Sans secours, sans soins, sans réconfort, ils succombent dans une agonie rapide,, mais ils sèment autour d&#39;eux le fléau. Leur déchéance, leur saleté, la promiscuité avec les animaux sont les causes dit parasitisme atroce et infernal qui les dévore, troue leur peau vide leurs veines, presque sans plus de liquide que l&#39;oued à sec.&#60;br&#62;Ainsi, ils sont un danger, un péril  considérable pour les populations dont ils  s&#39;approchent Les femmes continuent leur destin; sans repos ni trêve, mettant bas , au sens propre du mot, comme les femelles d&#39;un  douar. II n&#39;est pas question; de dissimuler la face amaigrie, sans charme, sans beauté. Elles vont à visage découvert, pieds-nus, dans les longues chevauchées de ces étapes vers la mort .C&#39;est un spectacle lamentable.&#60;br&#62;Automatiquement, sans doute,, elles poursuivent leur tâche dans les durs travaux quotidiens, qu&#39;elles accomplissent sans, murmurer . Rien ne les rebute. Les plus redoutables et les plus avilissantes corvées leur échoient. Sous le dos arrondi dans l&#39;effort, elles portent les maigres fagots de bois, qui serviront, près du campement, à faire chauffer l&#39;eau, ou griller quelques kouskous. Bien des fois, sur les reins, elles ont campé dans un pan de robe, le pauvre mioche qui piaille, si on l&#39;abandonne, et qui réclame avidement la mamelle tarie.&#60;br&#62;Elles installent le campement sur la terre rugueuse et ingrate, qui n&#39;a point ici cette bonne fraîcheur du gazon épais et humide. Les hommes se reposent; leur aide est rare.&#60;br&#62;Une tente très basse, en poil de chameau, est fixée au sol, tant bien que mal. Sur l&#39;ouverture béante, d&#39;un seul côté, les vieilles femmes s&#39;installent, attisant le feu, accroupies. Quelques casseroles hors d&#39;usage, quelques couffins troués. Au fond de ce réduit misérable, un grabat informe, fait d&#39;un burnous, d&#39;une natte, d&#39;herbes sèches. Un chameau au repos, les quatre membres repliés, le ventre étendu sur la terre, contemple sans curiosité ce tableau familier, et remue les mâchoires entre les cordelettes qui les enserrent. C&#39;est dans un bois de palmiers, dont la frondaison&#60;br&#62;verte, peu compacte, laisse passer les rayons, ardents du soleil. Parfois, un grenadier dresse sa ramure plus imposante au milieu des troncs tortueux, rabougris, éventrés des palmiers centenaires, si creux et si vides qu&#39;on a peine à croire que la sève puisse encore circuler pour les nourrir ou les empêcher de mourir. De maigres buissons végètent misérablement çà et là. Pas de hautes futaies aux alentours : la forêt de palmiers  ne connaît pas la pousse folle des plantureux herbages.&#60;br&#62;Tout près du campement, les enfants s&#39;ébattent, quand le soleil descend à l&#39;horizon. Les femmes vont et viennent. Elles s&#39;occupent des troupeaux dont la garde leur est confiée. Elles entravent les chevaux et les petits bourricots souffreteux, dont le garrot, couvert parfois de plaies sanieuses, est hideux a voir. Puis elles vont à la découverte d&#39;un point d&#39;eau, vague petite flaque, source, bassin, ou étang, et on les voit, en grande activité, nettoyer des hardes sordides; elles battent de leurs pieds le linge trempé et font ainsi une lessive bien sommaire. Les besoins du repas les conduisent vers le puits, où on va chercher, pour bêtes et gens, l&#39;eau nécessaire. On charge sur le cheval ou l&#39;âne les outres pansues, en peau de chèvre, qui transportent le liquide précieux.&#60;br&#62;Là, on s&#39;est groupé pour faire les provisions, pour causer, aussi pour se livrer aux ablutions dans des flaques peu profondes, dans la boue détrempée. Vieilles édentées, bistrées, racornies, drapées dans une fouta décolorée; petites filles alertes, encore joyeuses et espiègles, jeunes femmes déjà plus abattues, avec des parures de cuivre pour toute élégance. Des hommes assis, les jambes croisées, laissent ce petit monde travailler; ils surveillent et donnent quelques conseils en fumant une cigarette.&#60;br&#62;Autour de la margelle du puits, on mène de temps à autre un grand bruit : c&#39;est une discute, une explication; les indigènes ont le Terne haut, ils crient, ils vocifèrent aisément avec, dans la tonalité, toujours le timbre guttural et rude. Les femmes élèvent la voix jusqu&#39;&#39;aux notes très aiguës; elles parlent avec Une volubilité étrange, avec une mimique spéciale, qui semble imprimer à tout le corps. des attitudes inaccoutumées pour nous.&#60;br&#62;Quand la nuit tombe, tout le monde cherche un peu de sommeil, et le campement n&#39;est plus surveillé que par les chiens dont les aboiements se répètent dans le silence des longues heures de repos. Au loin  d&#39;autres chiens répondent, et leur cri se fait plus doux. Puis, tout proche, d&#39;autres appels incertains, craintifs, violents; encore, c&#39;est un hurlement long, plaintif, lugubre.  &#60;br&#62;Au matin, dès l&#39;aurore, si les étapes ne sont pas achevées, on va plier les tentes, on remettra tout sur le dos des bêtes, et, de nouveau, sur la roule. A pas lents et houleux, les chameaux s&#39;avancent, avec les chevaux et les bourricots. Les nomades vont a pied en longues théories. Quelques enfants, des vieillards, impotents voyagent à dos de chameau. Mais, ceux-ci ont déjà assez de lourds fardeaux : pieux, piquets, ustensiles de tous genres, tentes, nattes , couffins, gargoulettes, sacs étriqués d&#39;orge ou de semoule, des calebasses, des écuelles pour le kouskous et de rares marmites de fer. Les chevaux portent un faix plus léger: parfois un cavalier est monté sur le bardaa, plus souvent des zembilles, sortes de bâts rudimentaires, débordent d&#39;objets de tous genres.&#60;br&#62;D&#39;aventure, la corne pressante et retentissante d&#39;une automobile jette l&#39;émoi et le désarroi dans la bande : les hommes chassent les bêtes sur l&#39;accotement de la route , les femmes poussent hâtivement les bourricots , les enfants trottinent et sautent le fossé. Quand la voiture roule à toute allure devant elles , les bédouines , arrêtées , s&#39;extasient , le regard vague .Parfois , on saisit l&#39;expression d&#39;un visage joli ou fin , c&#39;est une vision fugitive .Déjà l&#39;automobile est loin . D&#39;autres fois , toute la bande est plus longue à se ranger : l&#39;embarras ne s&#39;éclaircit pas , la machine ralentit de crainte d&#39;écraser chevaux , chameaux , bourricots , chiens , hommes , femmes et enfants . C&#39;est la confusion la plus inexprimable avec les  avec les cris les plus divers.                        &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;                                Bechouia ! Béchouia! (doucement, doucement !)&#60;br&#62;&#60;br&#62;Un chameau, chargé d&#39;une pauvre vieille a franchi le fossé avec un bruit de ferraille, de vaisselle de bois ou de fer heurtée. La femme, haut perchée, pousse des cris d&#39;effroi, le dromadaire galope éperdument, fuyant la chasse lui est donnée par les nomades. Après bien des efforts, tout rentre enfin dans l&#39;ordre, on Reprend paisiblement la marche interrompue.&#60;br&#62;*&#60;br&#62;Mais voici, à proximité d&#39;une ville, un landau attelé de trois forts chevaux qui rentre à bonne allure ; au moment ou il croise la caravane des femmes, des fillettes, des garçonnets se détachent et courent à toute vitesse. Ils suivent la voiture, les mains tendues aux portières  .Ils implorent quelque menue monnaie. Haletants essoufflés par la course sur des centaines de mètres , ils ne cessent de clamer leur misère , essayant d&#39;attendrir les voyageurs qui , finalement , se laissent aller à jeter des sous à ces parias .Les fillettes trottinent menu , peu gênées par les haillons , qui n&#39;entravent pas leurs jambes nues . Les petits garçons de trois ou quatre ans sont tout juste vêtus d&#39;une chemise de mauvaise toile bise devenue noire .La tête rasée , avec petit toupet sur le crane , ils vont plus vite et crient plus fort . &#60;br&#62;Il n&#39;est pas de comparaison à établir entre les femmes de ces familles de nomades et les femmes des villes, appartenant à de riches familles aristocrates et bourgeoises . Elles sont aux deux extrémités les plus éloignées de la hiérarchie sociale indigène .&#60;br&#62;Si nous pouvions dire que sa culture intellectuelle laissait, en général , beaucoup à désirer, que serait-ce de la femme nomade?&#60;br&#62;Femme à peine, bête de somme bien plutôt, vivant la plupart  du temps dans l&#39;abjection, rompue aux plus extrêmes privations, grelottant l&#39;hiver sous le vent et la pluie, brûlée aux effluves du sirocco, l&#39;été. Avec la piètre subsistance, toutes les horreurs des maternités trop souvent renouvelées. Malmenée, battue, harassée de travail, sans jamais le repos réparateur.&#60;br&#62;Entre 12 et 15 ans, elles sont déjà femmes, épouses, et mères quelquefois; la décrépitude  vient vite : elles sont vieilles à 30 ans.&#60;br&#62;Mille fois moins à plaindre la femme fellah qui fait partie d&#39;un douar fixe. Si vous visitiez quelques gourbis en terre à la porte basse, sans la moindre couverture, au sol de glaise battue, avec pour tout meuble une planche surélevée qui sert de lit ,et dont le luxe est une natte, une couverture de laine ou un mauvais tapis, vous ne songeriez pas à la félicité que peuvent attendre ces infortunées dans un tel palais. Toutefois, l&#39;hiver grâce au Kanoun, qui entretient sous la cendre la braise chaude, l&#39;atmosphère est réchauffée, quoique enfumée : on y&#60;br&#62;peut supporter, à l&#39;abri, les intempéries du dehors. J&#39;y ai vu des nouvelles accouchées secouées par le  frisson de la fièvre puerpérale, la face grippée, le ventre enflé et douloureux, gémissant sur l&#39;immonde et infecte grabat.&#60;br&#62;Quand un médecin se trouvait dans les parages, il ne craignait pas de pénétrer dans ces demeures si pauvres et faisait l&#39;impossible pour disputer au trépas cette existence humaine.&#60;br&#62;Un peu de pitié, un peu de  civilisation, des soins intelligents venaient à ces déshéritées.&#60;br&#62;La variole aussi fait d&#39;affreux ravages: tuant, défigurant, aveuglant. Ou a tenté des croisades de vaccinations. &#60;br&#62;Les ouvrières modestes rapportent dans le gourbi, avec leur gain minime, un peu de bien-être : quand elles sont malades, elles sont soignées. Aussi on s&#39;occupe de leurs enfants, on s&#39;inquiète de leur sort.&#60;br&#62;Dans les centres ruraux importants, l&#39;assistance indigène se développe de jour en jour; on a créé de petits hôpitaux, des infirmeries , dispensaires, qui rendent les plus grands services aux populations indigènes de la campagne . </description>
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  <category>La Vie Nomade</category>
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  <title>Le Mariages chez les Nomades</title>
  <description>&#60;br&#62;jeudi 29 avril 2010, 19:00 &#60;br&#62;&#60;br&#62;                                  MARIAGE CHEZ LES NOMADES&#60;br&#62;Quand un père veut marier son fils, il va trouver le père de la fille qu&#39;il a choisie et demande la future en mariage. La mère n&#39;est rien chez les Nomades. Si les deux pères tombent d&#39;accord,-ils passent verbalement un accord devant témoins, et moyennant une dote à six cents francs donnés au père de la fille, l&#39;affaire est conclue. Indépendamment des cinq ou six cents francs, le beau-père doit encore cinquante francs pour les habits, plus un mouton. Le mariage a lieu ensuite dès que la somme est payée, si toutefois le futur est prêt.&#60;br&#62;Le père de la fille tue pour le jour des noces un mouton, et donne un repas aux individus qui amènent le cadi, et qui doivent conduire la jeune fille dans sa nouvelle famille.&#60;br&#62;Dès que la fille est arrivée chez le futur, le visage toujours couvert, les parents du fils font une noce, tirent des coups de fusil, font une fantasia. Tirer des coups de fusil, c&#39;est pour les Arabes le signe d&#39;une grande réjouissance ; aussi lorsqu&#39;un sous-officier ou un officier spahis ou tirailleur indigène meurt, les parents refusent-ils les coups de fusil qu&#39;on tire habituellement sur la fosse comme honneurs militaires.&#60;br&#62;Pendant la fantasia les femmes sont assises sur trois rangs, les cavaliers passent devant elles au galop, et tirent des coups de fusil à leurs pieds.&#60;br&#62;Jusque-là le futur n&#39;a pas vu la figure de sa femme.&#60;br&#62;Après vingt-quatre heures de fantasia, et quand, le soir, tout le monde s&#39;est retiré, le marié se rend vers onze heures chez sa femme qui a été conduite dans sa tente. Il passe la nuit avec elle. Si elle lui convient, c&#39;est-à-dire si elle est vierge, il la garde, et le matin avant le jour, il quitte sa tente. La sœur ou la mère du mari va trouver la mariée au lit, ou pour mieux dire sur le tapis ; elle la déshabille, et si la chemise porte des preuves de la virginité de la jeune femme , cette chemise est promenée au bout d&#39;un bâton par les femmes, qui jettent des cris en forme de fantasia en l&#39;honneur de la mariée.&#60;br&#62;La femme est alors décidément mariée.&#60;br&#62;Le mari, qui est parti le matin, doit rester sept jours sans mettre les pieds chez lui de jour, il n&#39;y rentre que la nuit, fort tard, accompagné de ses amis qui le quittent à quelques pas de sa tente. Durant ces sept jours il prend ses repas chez ses amis et non dans sa famille.&#60;br&#62;S&#39;il ne veut pas de sa femme, parce qu&#39;il ne l&#39;a pas trouvée telle qu&#39;elle doit être, il s&#39;absente de même pendant sept jours et fait dire à ses parents de rendre la femme. Les parents de la femme sont tenus de reprendre leur fille, de rendre l&#39;argent, et de plus de couvrir les frais de noce faits par le futur, si le cadi le juge à propos.&#60;br&#62;On peut, vingt ans après le mariage, divorcer pour d&#39;autres raisons ; les formalités sont les mêmes.&#60;br&#62;En cas de divorce les enfants sont de droit au père.&#60;br&#62;Le plus souvent l&#39;homme qui épouse une fille l&#39;a déjà vue, soit à la montagne où les jeunes filles vont faire du bois, soit à la fontaine où elles vont&#60;br&#62;chercher de l&#39;eau. Ce sont elles qui sont chargées de ce soin et non les hommes Cette coutume remonte chez les peuples pasteurs aux premiers temps, selon la Bible. On se rappelle qu&#39;Abraham devenu vieux, et voulant donner une femme à son fils Isaac, envoya son serviteur Eliézer au pays de Laban pour en choisir une, et qu&#39;Eliezer rencontra Rébecca qui se rendait à la fontaine portant un vase sur son épaule. On sait aussi que Moïse fit connaissance avec une des sept filles de Jéthro, prêtre de Médian, à la fontaine où elles étaient allées puiser de l&#39;eau.&#60;br&#62;N&#39;est-ce pas à la fontaine que Jésus rencontra la Samaritaine ?&#60;br&#62;On a dû remarquer que le jeune homme ne connaît pas toujours la physionomie de la fille qu&#39;il épouse, puisque les filles et les femmes sont constamment voilées en public. Ceci explique comment une femme peut se substituer à une autre.&#60;br&#62;          De Batna à Touggourt et au Souf&#60;br&#62;                                                J . Zaccon  1865&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>La Vie Nomade</category>
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  <title>Tlib Echafaa</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;Cela est un rite de demande de protection et de l&#39;aide du Bon Dieu lorsque la famille ou la ville se trouve en face un phénomène naturel indésirable ( Pluie torrentielle , sécheresse, maladie grave) . Le chef de famille sollicite le taleb pour la pratique du rite ; le lendemain le Taleb traîne tous ces étudiants au domicile de l&#39;intéressé et leur instruit la demande la Chefaa ; en leva les main au ciel et en implore Dieu pour qu&#39;il exauce ce désir en hurlant ( ECHFAA YA MOHAMED -ECHFAA YA MOHAMED- ECHFAA YA MOHAMED -ECHFAA YA MOHAMED . Le seigneur de la maison nous offre en guise de remerciement un morceau de pain (Khobz El Kilo) et une gorge de Hanna w El Basbas .</description>
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  <category>Le Rite de Tlib Echafaa</category>
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  <title>La Takouka Folklore Ouargli</title>
  <description>La Takouka&#60;br&#62;                        Croquis Sahariens&#60;br&#62;Takouka takouka takouka! danse de l&#39;hyménée en pays d&#39;Ouargla. Ton nom est , à lui seul, est un rythme marqué, scandé et déjà, dessiné sur nos lèvres par le heurt de tes syllabes berbères.&#60;br&#62;Rien qu&#39;à te prononcer je revois ces longs cortèges aux rangs ,successifs de fillettes et de vierges s&#39;avançant ondulant d&#39;un mouvement tellement lent et tellement harmonieux qu&#39;on a l&#39;impression d&#39;une, vague, irisée venant s&#39;étaler sur une plage, à la fin de sa course..&#60;br&#62;Superbement parées, drapées dans des étoffes relatantes, les danseuses par taille et par âge, se serrent étroitement formant de longues chaînes qui se succèdent, s&#39;étaient, pyramident et que dominent les bras des matrones agitant les vastes tambourins, ou de grands mannequins de chiffons bariolés destinés à éloigner les démons et à préserver du mauvais oeil.&#60;br&#62;Toutes, petites et grandes, balancent de haut en bas, par petits coups saccadés et suivant le rythme de la musique, les mains dont les paumes peintes de henné sont appliquées l&#39;une contre l&#39;autre.&#60;br&#62;Encore que les costumes soient de couleurs vives où le rouge groseille et le vert dominent, l&#39;ensemble parait sombre, parce que au-dessus des costumes des petites du premier rang, s&#39;étagent les visages bronzés de toutes ces danseuses.&#60;br&#62;Une coiffure savante, et qui  discipline des cheveux crépus et noirs, affecte la  forme d&#39;un casque dont la visière descendrait jusqu&#39;à la naissance du nez, et qui laisserait échapper sur les côtés , de longues méches ornées de pendeloques de cuivre, d&#39;argent ou d&#39;or , et venant encadrer le visage des fillettes . Une pièce de laine noire accrochée derrière la tête et dont les pans passent sous le menton et engoncent le cou , contribue à donner à l&#39;ensemble un aspect sévère .&#60;br&#62;Les vêtements sont clairs , les bijoux et cependant dans cette symphonie c&#39;est le noir qui semble dominer parce que&#39;instinctivement le regard se reporte vers ces têtes crépues qui s&#39;étagent ; têtes de tous petits enfants , têtes de fillettes , têtes de jeunes filles .&#60;br&#62;Et le cortège toujours dansant , toujours ondulant s&#39;avance a pas&#60;br&#62;Menus menus .Toutes ces fillettes , et il en est qui n&#39;ont pas quatre ans processionnent , balançant leurs hanches mises en relief par une ceinture serrée au niveau des cuisses .&#60;br&#62;L&#39;ample morceau d&#39;étoffe sans ceinture qui par-dessus les chemisettes les drape harmonieusement , longues ailes au bras tendus en avant, amples plis s&#39;écartant symétriquement un souffle léger et tout le cortège s&#39;avance , s&#39;avance doucement comme un mur de poussière dorée aux soirs de sirocco .&#60;br&#62;Tous ces enfants ces enfants accompagnes leurs marche , de chants mélancoliques et doux qui contrastent étrangement avec les sons assourdis des tambourins et les stridences de la Ghaita . Marchant à reculons le joueur de flageolet berbère semble attirer à lui vers le pavillon argenté de son instrument diabolique, tout l&#39;ensemble que dominent les tambourins, et sur lesquels plane la chantante prière à Vénus des fillettes d&#39;Ouargla. Et parmi tontes ces têtes noires, en contraste violent apparaissent, oscillant et dansant aussi, des mouchoirs de soie éclatante, recouvrant les figures des fiancées de la ville, de celles qui ont été choisies dans des takouka précédentes.&#60;br&#62;Les autres...&#60;br&#62;Les autres; yeux constamment baissés vers le sol, s&#39;attachent à  donner aux mouvements du bassin, le plus d&#39;ampleur possible, sans déranger la position  des pieds encerclés de bracelets, de la taille enserrée d&#39;un cordonnet de soie.&#60;br&#62;  Et voici la nuit qui arrive et le cortège atteint la Jemmâ  du  village,  place sainte de la tribu.&#60;br&#62;Les danseuses s&#39;assoient à terre au voisinage des grands feux de palmes dont la lueur cuivrée et  enfumée  donne  un  relief  extraordinaire aux costumes. D&#39;un peu partout, d&#39;antres cortèges arrivent. Les joueurs de Ghaïta sont allés dans les ruelles du village chercher avec, le même cérémonial d&#39;autres fiancées dont le mariage est proche et celles-ci s&#39;avancent tête voilée de soie pourpre ou verte, accompagnées de leurs &#34; soeurs d&#39;honneur &#34;.&#60;br&#62;Les hommes, les jeunes gens arrivent à leur tour porteurs de palmes enflammées, de bougies, d&#39;antiques lampes à huile, voir de lampes à acétylène, qui jettent la stridence de leur flamme - lumière; et bruit - dans cette symphonie antique.&#60;br&#62;De nombreuses femmes jeunes ou vieilles se glissent comme des ombres et vont s&#39;asseoir discrètement sur l&#39;emplacement qui leur est réservé.&#60;br&#62;Et un peu partout, l&#39;eau bout dans les théières reposant sur de petits brasiers improvisés, et les verres délicats contenant la boisson divine, sont offerts aux fiancés par leurs frères d&#39;honneur.&#60;br&#62;Les chaines de danseuses se reforment, et maintenant évoluent séparées appuyant toujours vers la gauche, dans le cercle des jeunes gens.&#60;br&#62;Les fiancées occupent le  centre des diverses chaînes ayant à leur droite et à leur gauche, leurs soeurs d&#39;honneur. Toutes ces chaînes dansent suivant une direction bien rectiligne, pivotant autour d&#39;une de leur extrémité, lorsqu&#39;elles viennent à rencontrer le cercle des jeunes gens. L&#39;intérieur présente bientôt l&#39;aspect d&#39;un polygone étoilé, en perpétuelle ébauche, aux lignes flottantes, dansantes, ondulantes et chantantes et on transformation constante.&#60;br&#62;Les danseuses fatiguées viennent s&#39;asseoir dans le groupe des femmes, mais vite reposées, repartent ondulant, former un nouveau maillon aux chaînes serpentantes.&#60;br&#62;A la lueur des djerids enflammés, les fillettes couvertes de bijoux apparaissent assez semblables a des madones noires. Dans le casque de leur chevelure, des étoiles d&#39;or, rehaussées en leur centre d&#39;un rubis étincellent. Les colliers de bimbeloterie, de clinquant, mais aussi d&#39;argent, s&#39;étagent et descendent à hauteur de la poitrine. De longues épingles d&#39;argent coincées dans les anneaux de grandes dimensions, réunies par de longues chaînettes d&#39;argent, accrochent à l&#39;épaule les draperies qui constituent véritablement une robe de style. Et brinquebalant, sautillant sur le tout, les amulettes d&#39;argent ou de cuivre heurtent les colliers étagés de pièces d&#39;or, de pendeloques, de clinquant. Sur les cheveux noirs, des cercles de coquillages blancs, des cordonnets de perles bleus, tranchant violemment; quelques parures de corail aussi, et de larges plaques rondes, de filigrane d&#39;or, jettent leur feu sur la poitrine infantile des plus nobles et des plus riches.&#60;br&#62;Les cheveux sont oints d&#39;huile, de parfums, de henné, les yeux sont faits au kohl, il n&#39;est pas jusqu&#39;à l&#39;inférieur de la bouche et à la langue qui n&#39;ait été teintes et parfumées avec une décotion d&#39;écorce de chêne.&#60;br&#62;Et ainsi parée, tout bijoux, toute soierie, tout parfum. la jeune vierge d&#39;Ouargla diadème de roses, et des plumes d&#39;autruches piquées dans les cheveux, attend aux soirs de printemps qu&#39;un jeune homme lui couvre le visage d&#39;un mouchoir de soie, et en fasse de sa fiancée.&#60;br&#62;</description>
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  <category>La Takouka Folklore Ouargli</category>
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  <title>Les Wa&#39;adats des Lacs et B&#39;hours d&#39;Oued Righ</title>
  <description> &#60;br&#62;Les Waadats des Lacs et Bhours&#60;br&#62;samedi 10 avril 2010, 11:38&#60;br&#62;&#60;br&#62;Que d&#39;histoires racontées et commentées , dites et redites sur les bénédictions et les maléfices de ce qui vénèrent et de ce qui manquent de respect à Lalla Zerga et Labhour .&#60;br&#62;Lalla Zarga n&#39;est qu&#39;un petit lac formé par le surplus des eaux d&#39;irrigation des palmeraies de l&#39;ancienne Djamaa , qui ne diffère de Merdjadja que par sa superficie plus réduite , ou vive une multitude de petits poissons communs .&#60;br&#62;El Bhour n&#39;est autre que l&#39;endroit le plus bas du village de Temacine , ou certainement se fait la collecte des écoulements des eaux de pluie et le surplus des irrigations .&#60;br&#62;Nos grand&#39;mères et nos mères , avec leurs simplicité d&#39;esprit prenaient des engagements , et des promesses (Waadat) à les visités si leurs fils venaient de se marier , ou atteignent un certain age ou réussissent un examen , alors des galettes sèches (Rakhsas) sont préparées ainsi que du café , et en prenait tous les moyens de transport suceptibles d&#39;atteindre ces endroits , arrivait sur les lieux en commençait les louages et les sollicitations &#39; Essalam w Rahma&#39; , &#39;Msalmin w Mkatfin &#39; et &#39; Rana Jinak Kima Waadnak&#39; , en jette quelques morceaux de galette dans l&#39;eau et en attends avec impatience que les poissons apparaissent , s&#39;ils viennent sitôt chercher les miettes de pain ,  c&#39;est une bonne augure et bon signe d&#39;acceptation les femmes laissent libre court à leurs Youyous , sinon ,, en ne quittera pas les lieux sans trouver une excuse valable pour l&#39;absence des poissons et le refus de la Ziara , et dans se cas la , les femmes se regardent bien dans les yeux d&#39;un air coupable et accusateur , et commencent leurs chuchotements; en se précipite à déverser le henné mouillé avec de l&#39;eau du lac sur la rive , en induit les mains des jeunes filles en guise de promesse de visite si leur main est demandée . &#60;br&#62;Quelques individus hypocrites et usurpateurs ont élis domicile prés de ces lacs pour faire la collecte des douros et galettes destinés à la Ziara .&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <title>Les Confréries Religieuses</title>
  <description>Confréries religieuses.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;On ignorait encore il y a quelques années l&#39;existence en Algérie d&#39;associations secrètes formées originairement dans des vues exclusivement religieuses, devenues plus tard des instruments politiques, unissant dans la même pensée des hommes animés de la même ardeur fanatique, mêlés à toutes les agitations, à toutes les intrigues, associations d&#39;autant plus dangereuses qu&#39;elles agissaient dans l&#39;ombre et à notre insu.&#60;br&#62;La révélation de ce fait important est due à M. le capitaine d&#39;état-major de Neveu, membre de la commission scientifique d&#39;Algérie, qui a fait connaître l&#39;origine, le caractère et l&#39;histoire des principales confréries religieuses établies dans l&#39;enceinte de nos possessions.&#60;br&#62;Les membres de ces diverses associations se donnent entre eux le nom de khouan, qui signifie frères. Bien que nul de ces ordres ne s&#39;écarte en rien des préceptes rigoureux du mahométisme, chacun a cependant une règle et une constitution particulières. Chacun, par exemple, a sa devise appelée dhikr, elle se compose de certaines paroles qui doivent être dites sur le chapelet . La règle des confréries varie encore dans le nombre et la teneur des prières et dans certaines pratiques de piété. Le dhikr a la valeur et l&#39;importance d&#39;un mot d&#39;ordre. Il est donné aux khouans hiérarchiquement par leurs chefs immédiats, sous la défense formelle de le faire connaître à qui que ce soit.&#60;br&#62;Chaque confrérie attribue son origine à une vision du marabout qui l&#39;a instituée. II a vu en songe Mahomet lui-même , et le prophète lui a révélé la voie la plus sainte et les pratiques les plus efficaces. En même temps il l&#39;a chargé de former des disciples et d&#39;appeler des khouan à le suivre dans la voie tracée.&#60;br&#62;Chaque confrérie est dirigée par un khalifa, qu&#39;elle reconnaît pour chef spirituel et souvent aussi pour chef temporel. Il est désigné d&#39;avance par son prédécesseur, qui le recommande au choix des frères, soit verbalement dans une réunion générale, soit par écrit dans un testament. Le Khalifa choisit dans chaque ville des chefs nommés mokadem ou cheikh, qui le représentent et président en son nom rassemblée des khouan. Il correspond avec eux, leur transmet des ordres ou des nouvelles, et reçoit en échange des rapports sur la situation de l&#39;ordre et sur les événements politiques qui s&#39;accomplissent sous les yeux de ces agents.&#60;br&#62;Les confréries religieuses de l&#39;islamisme, comme les ordres chrétiens du moyen âge, possèdent un grand nombre de mosquées et de zaouias. Il n&#39;est pas de ville un peu importante en Algérie qui n&#39;ait une mosquée affectée à chacun des ordres. Au dehors des villes, beaucoup de koubbas se sont élevées par les soins de ces congrégations; monuments votifs consacres au fondateur de l&#39;ordre.&#60;br&#62;Ces mosquées ne sont pas cependant exclusivement réservées aux membres de la confrérie à laquelle elles appartiennent. Tout musulman peut y entrer, même sans être affilié à aucune congrégation; mais comme il ne dit pas sa prière suivant la forme révélée au fondateur de l&#39;ordre, il perd les avantages attachés aux pratiques recommandées par lui.&#60;br&#62;L&#39;affiliation à un ordre religieux s&#39;exprime par une image consacrée parmi les khouan. Cela s appelle prendre la rose. On prend la rose du marabout Mouléy-Taieb lorsqu&#39;on se fait recevoir frère de l&#39;ordre qu&#39;il a fondé. Pour se reconnaître, deux musulmans s&#39;adressent cette question : Quelle rose portes-tu? C&#39;est le qui-vive de l&#39;affiliation. Si celui que l&#39;on interroge n&#39;appartient à aucune congrégation, il répond : Je ne porte aucune rose; je suis simplement serviteur de Dieu.&#60;br&#62;Lorsqu&#39;un musulman veut être admis dans une confrérie, il se fait présenter par un frère au cheikh ou mkaddem de l&#39;ordre qu&#39;il a choisi ; celui-ci lui prend la main, comme le font les maitres dans les ordres maçonniques ; il lui fait alors connaître ses devoirs, les prières qu&#39;il doit réciter, les for mules qu&#39;il doit employer, la manière de dire son chapelet ; c&#39;est après ces formalités qu&#39;il est reçu frère.&#60;br&#62;Les congrégations musulmanes ne paraissent avoir rien d&#39;analogue aux signes mystiques et aux mots de passe de la franc-maçonnerie; elles n&#39;ont de commun avec elles que le nom de frères que les affiliés se donnent entre eux. Elles sont de leur nature exclusives, et n&#39;admettent que des mahométans : la franc-maçonnerie admet tous les hommes, sans distinction de culte ni de drapeau.&#60;br&#62;Sept ordres religieux comptent des affilies en Algérie.&#60;br&#62;Ce sont :&#60;br&#62;1* L&#39;ordre de Sidi-?bdel-Kader-el-Djelali;&#60;br&#62;2&#34; De Mouléy-Taïeb;&#60;br&#62;3* Des Aïçaoua et de Sidi-Mohamed-ben- Aïça ;&#60;br&#62;4° De Sidi-Mohamed-ben-Abd-er-Rahman Bouguebrin ;&#60;br&#62;S* De Sidi-Youcef-el-Hansali;&#60;br&#62;6* De Sidi-Ahmed-Tidjani;&#60;br&#62;7* Des  Derkaoua.&#60;br&#62;1o Ordre de Sidi-Abd-el-Kader-el-Djelali. -Cet ordre est le plus ancien de ceux qui existent en Algérie* II doit sa fondation à un marabout de Bagdad, dont le nom est en grande vénération dans tout l&#39;islamisme.&#60;br&#62;Sidi-Abd-el-Kader, désigné dans l&#39;ouest sous le nom de Mouléy-Abd-el-Kader, est considéré dans presque tout l&#39;Orient comme le patron des pauvres et des malheureux, et en général comme la providence des êtres souffrants. C&#39;est en son nom que presque tous les mendiants implorent la charité du passant ; Donne-moi pour l&#39;amour de Dieu, pour l&#39;amour de monseigneur Abd-el-Kader.&#60;br&#62;Sidi-Abd-el-Kader passe pour le prince des marabouts. Ses vertus lui valurent, dit-on, un honneur insigne : c&#39;est une tradition populaire que dans le mois de safer il descend du ciel sur la terre trois cent quatre-vingt mille maux de toute espèce. Ce déluge de maux écraserait le genre humain si la miséricorde divine ne lui venait en aide. A ce moment lamentable Dieu choisit parmi les hommes d&#39;une piété austère celui qu&#39;il juge le plus pur et le plus fervent, et le charge seul des trois quarts du fardeau .&#60;br&#62;Ce saint entre tous les saints, cette victime immolée au salut de l&#39;humanité, porte dans les croyances populaires le nom de Ghaout. La moitié de ce qui reste de maux est répartie entre vingt hommes pieux nommés Aktab disséminés dans l&#39;empire de l&#39; islam. L&#39;autre moitié, ou le dernier huitième se répand sur le genre humain.&#60;br&#62;Dès que le choix de Dieu s&#39;est arrêté sur lui, le Ghaout tombe malade; il endure toutes sortes de souffrances, et meurt en moins de quarante jours, sous le poids de deux cent quatre-vingt cinq  mille maux différents dont il est affligé. Sidi-Abd-el-Kader dut à sa sainteté l&#39;éclatante faveur d&#39;être choisi pour Ghaout, et il conserve dans le ciel le privilège d&#39;intercéder efficacement pour ceux qui souffrent. De la sphère brillante qu&#39;il habite entre te troisième et le quatrième ciel f ce saint patron des affliges entend les plaintes qui s&#39;élèvent vers lui, et il&#60;br&#62;protège indistinctement tous ceux qui l&#39;invoquent dans la sincérité de leur coeur, chrétiens, juifs et musulmans. Mais il va sans dire que, parmi tous ses protégés, les khouan de Sidi-Abd-el-Kader tiennent de droit le premier rang.&#60;br&#62;Nous avons montré le côté religieux de cet ordre : voici maintenant le côté politique.&#60;br&#62;En 1828, à Bagdad, dans une des chapelles consacras à Mouléy-Abd-el-Kader, un jeune homme criait avec son père, lorsque le saint lui apparut sous la figure d&#39;un nègre. Il tenait dans la main trois oranges. &#34; Où est le sultan de l&#39;ouest? dit-il; ces oranges sont pour lui. - Nous n&#39;avons pas de sultan parmi nous, répondit le vieillard. - Vous en aurez un bientôt, reprit le nègre.  Ce disant il mit les trois oranges dans la main du jeune homme, et se retira. Ce jeune homme n&#39;était autre que le futur émir Hadji-Abd-el-Kader, fils de Mahi-Eddin.&#60;br&#62;Quatre ans plus tard, en 1832, la veille du jour où les chefs et les marabouts de la plaine d&#39;Eghrès devaient se réunir à Ersebia pour élire un chef suprême, Mouléy-Abd-el-Kader apparut encore à un marabout centenaire, nommé Sidi-el-Arach, et lui fit voir un trône dressé, &#34; Pour qui ce trône? demanda le marabout. - Pour Hadji-Abd-el-Kader, fils de Mohi-Eddin, répondit le fantôme.&#60;br&#62;Le lendemain Hadji-Abd-el-Kader, fils de Mohi-Eddin, l&#39;élu du ciel, était proclamé sultan.&#60;br&#62;Depuis cette époque, disent les Arabes , il ne s&#39;est pas écoulé un jour où le nouveau prince des croyants n&#39;ait reçu la visite mystérieuse du prince des marabouts ; il ne s&#39;est pas accompli une seule résolution qui n&#39;ait été inspirée à Hadji-Abd-el-Kader par son homonyme de Bagdad.&#60;br&#62;Mouléy-Abd-el-Kader a donc pris une grande part aux affaires de l&#39;Algérie.&#60;br&#62;On compte très-peu de khouan de cet ordre dans la province de Constantine; ils sont au contraire très nombreux dans la province d&#39;Oran f où presque toutes les routes,  presque toutes les cimes de montagnes sont couvertes de koubba consacrées à la mémoire de Sidi-Abd-el-Kader-el-Djelali .&#60;br&#62;2-  Ordre de Mouléy-Taieb. - Cet ordre a été fondé par les chérifs de Maroc, où il compte un nombre immense de khouan : à leur tête figure l&#39;empereur lui-même, Mouléy Abd-er-Rahman. Le khalifa ou grand-maitre de l&#39;ordre est toujours choisi parmi les membres de la famille impériale : celui qui occupe aujourd&#39;hui ce poste eminent est Sidi-Hadji-el-Arbi ; et réside avec les cherfa de la dynastie régnante, dans une petite Ville appelée Ouazzan, située à mi-chemin d&#39;El-Arach à Fès.&#60;br&#62;La prépondérance numérique et l&#39;influence morale de l&#39;ordre de Mouléy-Taleb diminuait à mesure que l&#39;on s&#39;éloigne de son berceau dans la direction de de l&#39;ouest à l&#39;est, Cependant Constantine, quoique située à la limite de son action, compte encore à elle seule environ douze cents khouan .&#60;br&#62;Au Maroc l&#39;ordre de Mouléy-Taïeb exerce une sorte d&#39;omnipotence ; aussi l&#39;empereur Abd-er-Rahman, Jaloux de conserver l&#39;appui de Sidi-Hadji-elArbi, a-t-il soin de lui envoyer au moins une fois par mois des présents a son quartier général d&#39;Ouazzan.&#60;br&#62;En juin 1843 le gouvernement, informé par M. le maréchal Bugeaud de l&#39;influence qu&#39;exerçait en Algérie le grand maître de l&#39;ordre de Mouléy-Taïeb, donna l&#39;ordre à son consul général à Tanger de se mettre en relation avec&#60;br&#62;Sidi-Hadji-el-Arbi.et le chargea de quelques présents pour ce haut personnage, sur lequel tout l&#39;empire a les yeux fixes. Mais par un malentendu qu&#39;il est difficile de s&#39;expliquer, les envoyés du consul général ne purent trouver le destinataire,  et rapportèrent les présents à Tanger.&#60;br&#62;Deux ans plus tard une vaste insurrection éclatait en Algérie ; elle avait pour point de départ une petite nation kabyle située sur le bord de la mer à l&#39;extrémité occidentale de nos possessions. On a su depuis que le massif montagneux des Traras était un des principaux centres de réunion des frères de Mouléy-Taïeb; que l&#39;ordre y entretenait des zaouias ,  y tenait des écoles, y possédait de vastes domaines, et que ces divers établissements reconnaissaient les lois de Sidi-Hadji-elArbi. C&#39;étaient des khouan de Mouléy-Taieb qui à la même époque, conduits par Abd-el-Kader, anéantissaient à Sidî-Brahim le petit corps du colonel Montagnac.&#60;br&#62;C&#39;étaient encore des khouan de Mouléy-Taïeb qui soutinrent deux jours après contre le général Cavaignac les combats des 22, 23 et 34 septembre ; et le théâtre de ces actions sanglantes, quoique situé en Algérie, était un des nombreux domaines que possède le marocain Sidi-Hadji el-Arbi, khalifa de l&#39;ordre .&#60;br&#62;C&#39;était dans les mêmes lieux, et contre les mêmes hommes, que le général Lamoricière avait à combattre trois semaines plus tard dans les journées des 12, 18, 14 et 16 octobre.&#60;br&#62;On n&#39;a vu d&#39;abord dans ces divers événements qu&#39;une explosion banale et confuse de fanatisme ; mais M. le capitaine de Neveu a fait connaître plus tard le lien mystérieux qui unissait les épisodes et les personnages de ce drame funèbre.&#60;br&#62;Antérieurement à cette époque funeste, l&#39;existence des khouan de Mouléy Taïeb se révélait d&#39;une tout autre manière. Mais le fil de cette organisation maçonnique manquait encore, et l&#39;autorité française n&#39; avait pas saisi toute la portée de cette indication. C&#39;était du temps que Mr le général Baraguay d&#39;Elliers commandait à Constantine. Un des mokaddems de Mouléy-Taïeb étant mort dans cette ville, les khouan lui désignèrent un successeur provisoire, et Ils écrivirent aussitôt à Sidi-Hadji-el-Arbi pour obtenir sa sanction, mais ils furent prévenus par un compétiteur, qui se rendit  en toute hâte à Ouazzan, au fond de l&#39;empire du Maroc, afin de solliciter la place vacante : il l&#39;obtint. A leur arrivée dans cette ville les envoyés du club de Constantine ne furent pas médiocrement surpris d&#39;apprendre que l&#39;emploi était déjà donné. Ils essayèrent alors de faire revenir le khalifa sur sa décision ; mais les partisans du compétiteur nommé  agirent de leur côté : la nomination fut maintenue .&#60;br&#62;C&#39;est alors qu&#39;en désespoir de cause les khouan de Mouléy-Taïeb prirent l&#39;étrange résolution d&#39;en appeler à l&#39;autorité française. M. le général Baraguay d&#39;Hillers fit des efforts pour concilier toutes les prétentions ; mais la décision qu&#39;il prit ne termina pas le différent, et il fallut que plus tard un chérif vint exprès du bout du Maroc à Constantine pour clore par un Jugement définitif ce long et singulier débat. On ignorait encore à cette époque l&#39;étroite solidarité que les ordres religieux établissent entre des individualités et des populations séparées par d&#39;immenses espaces, Cette affaire révéla cependant deux faits graves, savoir :&#60;br&#62;D&#39;une part, l&#39;influence occulte qu&#39;un personnage étranger exerçait à notre&#60;br&#62;insu sur les terres et sur les peuples de notre domination ;&#60;br&#62;D&#39;une autre part, l&#39;esprit de modération particulier à la province de Constantine, dont les habitants ne craignaient pas de recourir à l&#39;intervention française même dans des questions religieuses. Mais ce dernier fait, rassurant pour une partie de nos possessions, devait inspirer de sérieuses inquiétudes sur le sort des autres.&#60;br&#62;3° Ordre de Sidi-Mohamad-ben-Aiça.-Sidi-Mohammed-ben-Aissa, fondateur de cet ordre, vivait à Meknès, dans l&#39;empire de Maroc, il y a environ trois cents ans. Ce n&#39;était pas un prince, comme le fondateur et les khalifa de l&#39;ordre de Mouléy-Taîeb; c&#39;était au contraire un très-pauvre homme, n&#39;ayant absolument rien pour faire vivre une nombreuse famille, mais plein de confiance  en Dieu. Tous les jours il se rendait à la mosquée, où il passait des heures entières en prières ferventes, et chaque soir en rentrant au logis il y retrouvait la misère et la faim.&#60;br&#62;Un jour, tandis qu&#39;il priait dans la mosquée, un homme alla frapper à la porte de sa demeure, appela sa femme, lui remit des aliments pour elle et ses trois enfants, en lui disant : (C&#39;est Sidi Aîca qui vous les envoie. &#34;&#60;br&#62;Le lendemain et les jours suivants le protecteur mystérieux apporta régulièrement de nouvelles provisions, de sorte que la maison de Sidi-Aiça connut enfin l&#39;abondance.&#60;br&#62;Bientôt les faveurs et les dons du ciel se multiplièrent tellement que la fortune du marabout porta ombrage au sultan de Meknès, Mouléy-Mohammed, qui le chassa de la ville. Sidi-Aissa partit en effet, et alla s&#39;établir à quelques lieues, sur un terrain jusque-là inhabité, emmenant avec lui sa femme, ses enfants et quarante disciples.&#60;br&#62;Peu de temps après Mouléy-Ismael lui fit défense de rester sur son domaine. Sidi-Aïça lui proposa alors de lui acheter à deniers comptants toutes les terres de son empire. Mouléy-Ismael ne vit dans cette proposition que l&#39;acte d&#39;un arrogant et d&#39;un insensé ; et l&#39;accepta néanmoins, comme un moyen de se débarrasser du marabout. On convint d&#39;un prix et d&#39;un jour pour l&#39;exécution du traité.&#60;br&#62;Au jour fixé le sultan sortit en grande pompe de Meknès, accompagné des oulémas et de tout les grands personnages de la ville qu&#39;il voulait rendre témoins de la déconvenue du marabout Arrivé à Hamria tout le cortège s&#39;assit en cercle autour d&#39;un large olivier. &#34;Aïça, dit Mouléy Ismael, je suis venu pour te livrer la ville de Meknès et ses dépendances; voici l&#39;acte de vente, livre-moi le prix convenu.-Tu vas le recevoir, dit Sidi-Aïça. &#34; Alors il frappa de la main l&#39;olivier, à l&#39;ombre duquel le prince était assis, et aussitôt il en tomba une pluie de pièces d&#39;or, qui, réunies et comptées, produisirent le triple de la somme convenue.&#60;br&#62;Au milieu de la stupeur générale, Sidi-Aïça se redressa, et dit d&#39;une voix tonnante : &#34; Je suis le maitre de ce lieu, le propriétaire de Meknès et de ses dépendances : à votre tour, sortez de mon territoire. &#34; Cependant il se radoucit bientôt, et, cédant aux prières de ceux qui l&#39;entouraient, il rendit au sultan son empire, à condition que chaque année, à partir du douzième jour du mois de Mouloud, tous les habitants de Meknès, à l&#39;exception des khouan de Sidi-Aïça, seraient consignés pendant sept jours dans leurs demeures.&#60;br&#62;Depuis lors cette convention a été fidèlement observée; chaque année, avant le 13 de mouloud, le gouverneur de Meknès fait publier dans la ville que tous ceux qui ne font pas partie de l&#39;ordre de Sidi-Aïça doivent rester enfermés dans leurs maisons pendant sept jours. Il est vrai que cette mesure n&#39;est gênante pour personne; car tous les habitants de Meknès, sans exception, appartiennent à l&#39;ordre de Sidi-Aiça. Satisfait de son triomphe, Sidi-Aïça dédaigna de rentrer en ville; il continua d&#39;habiter Hamria, où il acheva son existence entouré de la vénération de ses frères.&#60;br&#62;L&#39;ordre de Sidi-Mohammed-Ben-Aiça est celui qui de tout temps a le plus Axé l&#39;attention à cause de la singularité de ses pratiques.&#60;br&#62;On en jugera par la description suivante d&#39;une fête des Aïçaoua, que nous empruntons presque textuellement à l&#39;intéressant ouvrage de M. le capitaine de Neveu.&#60;br&#62;Dans la cour intérieure du bâtiment on avait à l&#39;avance préparé des lumières et des tapis ; un coussin marquait la place du mokaddem, président ordinaire de la fête. Des femmes en assez grand nombre garnissaient la galerie du premier étage, commune à toutes les maisons mauresques. Les Aïçaoua entrèrent processionnellement, se rangèrent en cercle dans la cour, et presque aussitôt commencèrent leurs chants. C&#39;étaient d&#39;abord des prières lentes et graves, qui durèrent assez longtemps; vinrent ensuite les louanges de Sidi-Mohamed-ben-Aïca, le fondateur de l&#39;ordre; puis le mokaddem et les frères, prenant des cymbales et des tambours de basque, animèrent progressivement la cadence, en s&#39;exaltant eux-mêmes davantage à proportion de l&#39;accélération du rythme. Après deux heures environ les chants avaient dégénéré en cris sauvages, et les gestes en hideuses contorsions. Tout à coup quelques-uns des frères se lèvent, se placent en dansant sur une même ligne, et tirent du fond de leur poitrine, en sons rauques et gutturaux, le nom sacré d&#39;Allah. Mais en sortant de la bouche des aiçaoua ce mot ressemblait beaucoup plus à un rugissement féroce qu&#39;à une pieuse invocation. Bientôt le vacarme augmente, l&#39;extravagance des gestes dépasse toute mesure, les turbans tombent laissant voir ces têtes rasées, semblables à celles des vautours. Les longues ceintures rouges se détachent, se déroulent, embarrassent les mouvements et accroissent le désordre. L&#39;homme alors se traîne sur les genoux et sur les mains; il imite tous les mouvements des bêtes, et abdique toute dignité.&#60;br&#62;Enfin l&#39;exaltation arrive à son comble; c&#39;est alors que, haletants, ruisselants de sueur, les aiçaoua commencent leurs jongleries. Ils appellent le mokaddem leur père, et lui demandent à manger; celui-ci leur distribue des morceaux de verre, qu&#39;ils broient entre leurs dents; à d&#39;autres il introduit des clous dans la bouche, mais ils ont soin de se cacher la tête sous le burnous du mokaddem, afin de pouvoir les rejeter sans être vus des assistants. Ceux-ci mangent des épines et des chardons; ceux-là  portent la langue sur un fer rouge, ou le prennent entre les mains sans se brûler. L&#39;un se frappe le bras gauche avec la main droite, et la chair s&#39;ouvre, le sang coule; mais aussitôt après il repose la main sur son bras, la blessure se ferme, et le sang disparaît; d&#39;autres sautent sans se blesser sur le tranchant d&#39;un sabre que  des frères tiennent par ses extrémités ; quelques-uns plongent la main dans de petits sacs en peau, d&#39;où ils tirent des scorpions, des serpents, des vipères, qu&#39;ils mettent intrépidement dans leur bouche. Tous ces mouvements s&#39;exécutent avec assez de rapidité pour qu&#39;il soit  très-difficile de reconnaître  les moyens employés par ces jongleurs pour se garantir de la piqûre des animaux.&#60;br&#62;Les aiçaoua ont en Algérie la réputation de guérir les piqûres des bêtes venimeuses; aussi sont-ils fréquemment appelés comme médecins. Dans ce cas ils se bornent à sucer fortement la plaie ; ils déterminent ainsi une saignée qui prévient en général les accidente consécutifs. C&#39;est à cette simple opération que se réduit à peu près tout leur art.&#60;br&#62;Les aïçaoua sont très-nombreux dans le Maroc. La province d&#39;Oran compte aussi un assez bon nombre de khouan de cet ordre; mais il y en a peu à Alger et à Constantine. Tunis possède beaucoup de frères Aïssaoua, qui donnent chaque année, aux approches du mouloud, à la population de cette ville le spectacle des rîtes les plus bizarres.&#60;br&#62;L&#39;ordre de Sidi-Aîça ne paraît pas avoir joué jusqu&#39;ici un rôle politique. Le mot d&#39;aïçaoua est devenu synonyme de jongleur et faiseur de tours.&#60;br&#62;&#60;br&#62;4 ° Ordre de Sidi Mohammed-ben Abd-er-Rahman bou-Guebrine. - Sidi-Mohamed-ben-Abd-er-Rahman, fondateur de cet ordre, naquit à Alger, où il vivait sous le règne de Moustafa-Pacha. Un jour Il quitta sa ville natale, et alla s&#39;établir avec sa famille dans la Kabylie, au centre du Jurjura. Il y mourut après six mois de séjour, laissant parmi les Kabyles un assez grand nombre de disciples. Ce furent eux qui lui donnèrent la sépulture.&#60;br&#62;Trois jours après les khouan d&#39;Alger apprenaient la mort de leur chef. Quelle ne fut pas leur désolation en pensant que son corps reposerait loin d&#39; eux  sur la terre étrangère ! Ils tinrent conseil, et résolurent d&#39;enlever la précieuse dépouille. Ils se partagèrent en deux bandes, se rendirent mystérieusement dans les montagnes du Jurjura, et s&#39;embusquèrent non loin du lieu où reposaient les restes du marabout, ils en sortirent pendant la nuit, ouvrirent le cercueil, chargèrent le corps sur un mulet, et repartirent en toute hâte.&#60;br&#62;Dès le point du jour ce fut une grande rumeur parmi les Kabyles; on venait d&#39;apprendre que la dernière demeure du marabout avait été violée. Les montagnards ne doutèrent point que ses restes n&#39;eussent été enlevés; cependant, pour en acquérir la certitude, ils s&#39;empressèrent de découvrir le cercueil, et ce ne fut pas sans une joie mêlée d&#39;étonnement qu&#39;ils trouvèrent à la place où ils l&#39;avaient déposé le corps de Ben- Abd-er-Rahman.&#60;br&#62;Cependant les Algériens arrivaient à Alger possesseurs de la précieuse relique. Ils l&#39;inhumèrent avec de grandes cérémonies en un lieu nommé  El Hamma près de Kouba, et le marabout Ben-Abd er-Rahman se trouva avoir un double tombeau. A dater de cette époque, et en commémoration de ce miracle, la croyance populaire ajouta à son nom le surnom de Bou-Gabrine (l&#39;homme ans deux tombeaux).&#60;br&#62;Instruit de cet événement, Moustafa  Pacha aussi crédule que ses sujets, fit élever a El Hamma une jolie mosquée et une coupole, sous lesquelles reposent les restes algériens de Ben Abd-er-Rahman. Quant à ses restes kabyles, ils sont conservés dans une autre mosquée, située dans la tribu des Beni Ismel appartenant à la confédération de Guechtoula, sur le revers septentrional du Jurjura.&#60;br&#62;C&#39;est là aussi que réside le khalifa actuel des khouan de Ben-Abd-er-Rahman, Sidi-Hadji-el-Béchir. Ce personnage est marocain d&#39;origine; aussi sa nomination souleva-t-elle des dissensions violentes parmi les Kabyles; beaucoup d&#39;entre eux regardaient sa qualité d&#39;étranger comme un motif d&#39;exclusion.&#60;br&#62;Abd-el-Kader profita de ces discordes pour s&#39;immiscer dans les affaires de la Kabylie; affilié lui-même à l&#39;ordre de Ben Abd-er-Rahman, lié d&#39;une étroite amitié à Hadji-el-Bécbir, il trouvait dans ce double titre un motif légitime ou plutôt un prétexte plausible à son intervention. Mais ses efforts échouèrent devant l&#39;opiniâtreté d&#39;un peuple ombrageux, chez qui l&#39;attachement au sol domine tous les autres sentiments. Désespérant de vaincra la résistance opposée à la nomination de son ami Hadji-el-Béchir, Abd-el-Kader l&#39;emmena avec lui, et il y serait encore si une femme, Lelia-Khadidja, veuve du dernier khalife de l&#39;ordre, ne s&#39;était décidée à user de son influence pour le faire admettre. Grâce à ce secours inespéré, Hadj el-Béchir put reparaître dans la montagne, et il fut réinstallé dans son poste de khalifa.&#60;br&#62;La confrérie de Ben-Abd-er-Rahman est l&#39;ordre national de l&#39;Algérie : c&#39;est à Alger même qu&#39;il a pris naissance, c&#39;est un Algérien qui l&#39;a fondé. Il réunît sous une bannière commune les Kabyles et les Arabes, presque toujours opposés de caractère et souvent d&#39;intérêts. Aussi Abd-el-Kader l&#39;avait il préféré à tout autre, comme le meilleur instrument de ses projets. Dans les dernières années de la lutte les frères de Ben-Abd er-Rahman lui ont fourni des secours en hommes et en argent.&#60;br&#62;Les khouan de cet ordre sont très nombreux en Algérie; la ville de Constantine en possède à elle seule plus de douze cents : on les représente comme très fanatiques : cependant plusieurs d&#39;entre eux ont donné à la France des gages sincères de dévouement,&#60;br&#62;La règle de l&#39;ordre de Ben-Abd-Rahman consiste à répéter la formule : Laela Illallah-Mohammed rassoul Allah au moins trois mille fois par jour.&#60;br&#62;&#60;br&#62;5° l&#39;Ordre de Sid Youcef el-Hansali - Cet ordre fut fondée à Constantine même, et il est demeuré circonscrit à la banlieue de cette ville; il y compte environ deux mille frères. Le fondateur Sidi Youcef-el-Hansali était originaire des environs de Zammora, d&#39;où il vint s&#39;établir dans le Djebel Zouaoui , contrefort occidental du Chettaba, montagne haute, grise et nue, qui s&#39;élève au sud-ouest et tout près de Constantine. Ce lieu a été depuis la résidence de tous ses successeurs.&#60;br&#62;La maison du khalifa de l&#39;ordre était autrefois un lieu de refuge respecté des beys; Elle renferme aujourd&#39;hui une école renommée.&#60;br&#62;6° Ordre de Sidi Ahmed Tidjini  -C&#39;est le plus récent de tous les ordres de l&#39;Algérie, II fut fondée Aïn-Mâdi, par le marabout dont il porte le nom, nom devenu célèbre par la guerre qui éclata il y a quelques années entre un membre de cette famille et Abd el-Kader.&#60;br&#62;L&#39;ordre, à peine fondé, eut à lutter contre les Turcs, qui, jaloux de l&#39;influence du marabout, vinrent l&#39;assiéger dans Aïn-MAdi. Mais Sidi-Ahmed parvint à repousser leurs attaques, et finit même par obtenir l&#39;amitié et l&#39;appuit du pacha; plus tard il se retira à Fès, où il mourut il y a quarante-neuf ans ; une koubba magnifique fut élevée sur sa tombe.&#60;br&#62;Sidi-Ahmed avait institué avant sa mort pour khalifa de ses khouan Sidi-Hadji-Ali de Temacin, ville voisine de Tuggurt dans le Sahara algérien. Hadji-Ali mourut dans le cours de 1844.&#60;br&#62;Il eut pour successeur le fils de Sidi Ahmed, fondateur de l&#39;ordre, Sidi-Mohammed Seghir Tedjani. C&#39;est lui qui commande à Ain Madhi ou plusieurs officers français ont reçu de lui l&#39;accueil le plus bienveillant, c&#39;est contre lui que fut dirigée en 1838, par l&#39;émir Abd-el-Kader, la célèbre expédition d&#39;Aïn-Màdi. Cette guerre, qui fut désastreuse pour l&#39;émir, rapprocha de nous le marabout Tedjini. L&#39;agression d&#39;Abdel Kader parut sacrilége aux yeux de tous les khouan, qui depuis cette époque respectèrent la cause française comme celle de la justice divine. Aussi font-ils remarquer que depuis lors la fortune de l&#39;émir a toujours décru.&#60;br&#62;Déjà antérieurement le prédécesseur du khalifa actuel avait témoigné pour notre cause des dispositions conformes à celles que nous trouvons dans le chef d&#39;Ain-Madhi. En 1844, au moment où Mr le duc d&#39;Aumale dirigea sa colonne sur Biskra et ,le Ziban, les habitants citadins et nomades des oasis voisines, de l&#39;Ouad-Souf, de Tuggurt, allérent trouver à Temacin Sidi-Hadji-Ali. pour lui annoncer l&#39;arrivée des Français et le consulter sur la conduite qu&#39;il fallait tenir à leur égard. Hadji-Ali leur répondit :  C&#39;est Dieu qui a donné l&#39;Algérie aux Français ; c&#39;est lui qui veut les y voir dominer. Restez donc en paix, et ne faites pas parler la poudre contre eux. &#34;&#60;br&#62;Cette parole de Sidi-Hadji-Ali, conforme d&#39;ailleurs à l&#39;intérêt et au caractère des peuples du Sahara, a suffi pour contenir plusieurs milliers d&#39;hommes, et la crise de possession de Biskra s&#39;accomplit sans coup férir. Ce fait fournit un nouvel exemple de l&#39;action que les chefs des khouan exercent sur leurs frères.&#60;br&#62;L&#39;ordre de Sidi-Ahmed-Tedjini compte environ cinq cents membres a Constantine. Un grand nombre de nomades du Sahara et tous les habitants de Temacin en font partie. On rencontre en outre des frères de Sidi-Ahmed-Tedjini à la Mecque, à Fès ,à Maroc, à Tunis et dans toute l&#39;Afrique musulmane.&#60;br&#62;Cet ordre possède quatre mosquées à Tunis, deux à Constantine, deux à Alger, une à Bône, etc.&#60;br&#62;7° Ordre des Derkaoua. - Au commencement de 1845 un événement terrible, d&#39;un caractère tout à fait insolite, vint révéler inopinément l&#39;existence d&#39;une nouvelle association clandestine, constituée en état permanent de révolte et de conspiration.&#60;br&#62;Le 30 janvier, vers dix heures du matin, une soixantaine d&#39;Arabes, précédés de deux cavaliers et de quelques enfants, passèrent près d&#39;un poste avancé, se dirigeant vers la redoute de Sidi-bel-Abbès. Au qui vivent de la sentinelle ils répondirent par la formule d&#39;usage : Semi-semi (amis, amis), et poursuivirent leur chemin. Ils arrivaient en chantant près de la redoute, dont ils allaient franchir le seuil , lorsque le factionnaire s&#39;opposa a leur passage, et voulut les visiter. Aussitôt deux coups de yatagan assénés sur sa tête le renversèrent dans le fossé.&#60;br&#62;A ce signal les conjurés tirent les armes cachées sous leurs bernous, pénètrent dans la redoute, et se dirigent vers les chambres occupées par les officiers, en déchargeant sur tous ceux qu&#39;ils rencontrent leurs fusils et leurs pistolets. Au bruit des premières détonations, les défenseurs de la redoute courent aux armes, le combat s&#39;engage, mais ne dure pas longtemps. Les conjurés étaient entrés dans la redoute au nombre de cinquante-huit : au bout de dix minutes on comptait sur le sol cinquante-huit cadavres.&#60;br&#62;Une enquête commence aussitôt, et ne tarde pas a faire connaître que les conjurés appartenaient à une tribu voisine, étaient affilies depuis peu aux Derkaoua, société secrète qui compte de nombreux adeptes dans l&#39;Algérie et le Maroc. Un marabout arrivé récemment de Fès avait persuadé à ces malheureux qu&#39;il était en leur pouvoir d&#39;anéantir les chrétiens. Pleins de confiance dans ses promesses, ils s&#39;enivrèrent d&#39;opium et de hachich, et entrèrent dans la redoute en chantant les louanges de Dieu, qu&#39;ils remerciaient à l&#39;avance de leur triomphe.&#60;br&#62;C&#39;est ainsi que s&#39;est révélée l&#39;association religieuse des Derkaoua,  Ils tirent le nom de Derka, petite ville du royaume de Fès, où leur ordre paraît avoir pris naissance.&#60;br&#62;Les Derkaoua professent en matière religieuse un ascétisme rigoureux, et en matière politique le radicalisme absolu. Ils ne reconnaissent comme légitime d&#39;autre pouvoir que celui de Dieu ; ils rejettent toute autorité temporelle, si elle n&#39;a pas pour but exclusif la propagation de l&#39;islam.&#60;br&#62;Il ne peut se manifester en eux des germes de mécontentement, sans qu&#39;aussitôt un Derkaoui surgisse pour exploiter et développer l&#39;irritation naissante.&#60;br&#62;Aussi ont-ils été en révolte continuelle, en Algérie contre les Turcs, au Maroc contre les chérifs. Dans la province de Constantine le mot de Derkaoui s&#39;emploie comme synonyme de révolté.&#60;br&#62;En 1784, sous le règne de Hadji-Khelil-Bey, un Derkaoui, nommé Mohammed  Ben-Ali prêcha la révolte dans la province de Tlemcen.&#60;br&#62;En 1808 un Derkaoui, nommé Bou-Daîli, détruisit dans la province de Constantine le camp du bey Othman sur l&#39;Ouad Zhour.&#60;br&#62;En 1809 un marabout derkaoui nommé Ben-Chérif, souleva la province de l&#39;ouest, et tint bloqué pendant deux mois le bey Moustapha-el-Mansali dans les murs d&#39;Oran.&#60;br&#62;Abd-el Kader lui-même a ressenti plus d&#39;une fois les effets de la fierté farouche des Derkaoua.&#60;br&#62;En 1935 un marabout derkaoui, nommé Mouca, lui livra bataille sous les murs de Miliana.&#60;br&#62;En 1838 le même marabout lui disputa, à la tête des Oulad-Mokhtar, le passage du mont Dira.&#60;br&#62;Les Derkaoua se reconnaissent facilement à leur extérieur; ordinairement ils portent à la main un bâton armé à son extrémité d&#39;une pointe en fer, et au cou un chapelet formé de gros grains. Leur vêtement de dessus est presque toujours remarquable par un luxe de haillons; mais ces guenilles recouvrent souvent des vêtements propres et même riches. Ils affectent une prononciation cadencée et un certain grasseyement des lettres gutturales.&#60;br&#62;Les Derkaoua ont, comme les francs-maçons, leur loge (fondouk) et leur grand orient, qui est la djema, ou assemblée des cheiks. La djema nomme annuellement son président par voie d&#39;élection. Ce président est le grand maître de l&#39;ordre. Chaque fondouk élit pareillement les cheiks en assemblée générale.&#60;br&#62;Les Derkaoua possèdent, soit dans leurs fondouks, soit dans des lieux secrets, des dépôts d&#39;armes et de munitions. Leur principal dépôt, leur quartier général en Algérie, est la montagne de l&#39;Ouersenis.&#60;br&#62;Les assemblées générales ont lieu annuellement.&#60;br&#62;Depuis dix ans le grand maître des Derkaoua est Sidi-Abdel-Kader-Boutaleb , cousin germain de l&#39;émir. Mais il s&#39;est tenu longtemps éloigné de lui, et ne se décida à l&#39;aider de son influence qu&#39;il il y à environ trois ans .&#60;br&#62;Les Derkaoua dominent surtout dans la province d&#39;Oran. Déjà moins nombreux dans celle d&#39;Alger, ils sont à peu près inconnus dans celle de Constantine.&#60;br&#62;Telles sont les principales confréries musulmanes; telles sont ces associations, qui depuis dix-huit ans étendent sur l&#39;Algérie une sorte de réseau invisible, qui nous enserre nous-mêmes à notre insu.&#60;br&#62;Comme toutes les institutions religieuses , elles prétendent n&#39;avoir aucun souci des affaires politiques : à les entendre, les choses de ce monde ne les regardent pas; mais, tout en feignant de ne pas s&#39;en mêler, elles y prennent la part la plus actif e qu&#39;elles peuvent; c&#39;étaient elles qui recueillaient et faisaient parvenir pendant la guerre, soit à l&#39;émir, soit aux autres ennemis de notre cause, les offrandes des fidèles ; elles qui assuraient les mouvements de fonds, qui transportaient les correspondances, qui entretenaient la haine du nom chrétien, qui préparaient et organisaient les conspirations. En temps de calme elles agissent dans l&#39;ombre; mais dès que la lutta s&#39;engage contre nous elles apparaissent au-dessus des groupes ennemis, comme des étendards cachés qui se déploient au vent de la tempête. Alors surgissent de l&#39;obscurité des hommes qui nous. étaient inconnus, qui sortent nous ne savons d&#39;où, qui s&#39;élèvent en un instant aux plus hautes dignités, sans que nous sachions pourquoi ; qui exercent sur les masses dociles une autorité dont nous n&#39;apercevons pas la base, qui propagent l&#39;insurrection par des courants invisibles, dont la rapidité nous effraye et dont le secret nous échappe.&#60;br&#62;Heureusement pour nous ces confréries sont hostiles les unes aux autres : ainsi la confrérie de Mouléy-Taïeb, qui domine dans le Maroc, et celle de Mouléy-Abd-el-Kader, qui grandit en s&#39;avançant vers l&#39;est, vivent dans un état de lutte presque continuel.&#60;br&#62;Cette circonstance n&#39;est pas étrangère sans doute à l&#39;inimitié qui existe entre l&#39;émir, dont le père était un des dignitaires de l&#39;une, et Hadji el~Arbi, qui est le grand maitre de l&#39;autre. Peut-être même la haine de l&#39;empereur pour le fils de Mahiddin cache-t elle une rivalité de couvent.&#60;br&#62;Des sept confréries qui viennent d&#39;être passées en revue, la plus importante, par le nombre et le rang des affiliés, est celle de Mouléy-Taïeb. Du fond de sa petite ville d&#39;Ouazzan le khalifa Hadji-el-Arbi correspond avec le Maroc et l&#39;Algérie, et, comme le pape du moyen âge, il étend son action à toute l&#39;échelle sociale, depuis le fellah jusqu&#39;à l&#39;empereur . Il dispose à son gré de toutes les consciences ; c&#39;est lui qui désigne le successeur à l&#39;empire, et le nouveau sultan vient recevoir l&#39;investiture de ses mains.&#60;br&#62;Quelquefois dans le cours de nos luttes sanglantes, détournée par des circonstances accidentelles de sa direction normale, l&#39;influence des confréries s&#39;est exercée à notre profit Ainsi au fort de l&#39;insurrection du Dahra, le jour où toutes les tribus se ruèrent sur Orléansville à la suite de Bou-Maza, notre cadi, qui était en même temps mokaddem de la confrérie de Mouléy-Abd-el-Kader, debout sur le seuil de son gourbi, arrêta d&#39;un geste les hommes armés de sa tribu que leur kaïd conduisait au rendez vous général.&#60;br&#62;Des sept confréries, trois ont leur siège principal dans le Maroc, trois ont pris naissance en Algérie ; une seule sort du berceau de l&#39;islamisme.&#60;br&#62;Des trois confréries d&#39;origine algérienne deux remplissent} à leur insu peut-être, une mission sociale digne d&#39;intérêt Ce sont celles de Sidi-Ben-Abd-er Rahman-bou~Guebrin et de Sidi Ahmed-Tedjini. La première, fille d&#39;Alger, adoptée par la Kabylie, établit un lien de famille entre les deux races du Tell, entre la plaine et la montagne, entre l&#39;Arabe et le Kabyle.&#60;br&#62;La seconde, fille du Sahara, rapproche par une sorte d&#39;attraction religieuse les populations éparses de cette contrée .&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Confréries religieuses.(Ecrits coloniaux)</category>
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  <title>Sidi Mohamed ben Yahia  </title>
  <description>Sidi Mohamed ben Yahia                  &#60;br&#62;Si Mohammed-Yahia, ancêtre du marabout, qui d&#39;après la tradition locale serait le fondateur ou le premier habitant de la tribu des Oulad-Abd-en-Nour, était originaire de Saguiat-el-Hamra (Maroc).&#60;br&#62;A une époque qu&#39;il est de toute impossibilité de fixer et pour un motif dont la tradition n&#39;a conservé aucun souvenir, Si Mohammed-ben-Yahia alla se fixer à Tougourt, ou il se maria. Il eut de nombreux enfants. Si Mohammed ne tarda pas à donner des preuves de la mission divine dont il était investi et le bey de Tougourt, en signe de la vénération que lui inspirait un personnage si saint, lui fit tous les vendredis les honneurs du Teboul.&#60;br&#62;Si Ben-Yahia ramassa, dit-on, de grands biens, dont il consacra une partie à faire bâtir des mosquées. Un de ses enfants quittant la demeure paternelle vint plus tard se fixer au Djebel-Tazoulet.&#60;br&#62;Le seigneur du pays lui donna une de ses filles, qui le rendit père de plusieurs enfants, au nombre desquels est Si Mohamed-ben-Yahia, qui fait le sujet de ces légendes.&#60;br&#62;La chronique ne dit rien de particulier sur l&#39;enfance de Si Mohamed; il grandit sous les yeux de sa mère jusqu&#39;au moment où ayant eu connaissance des actes de son père, il résolut de l&#39;imiter et, comme lui, il quitta le toit natal sans but de voyage déterminé.&#60;br&#62;Ses pérégrinations l&#39;ayant amené prés de Sidi Belkacem-ben-Hamani, à Megaous, il résolut de s&#39;y fixer pour quelque temps.&#60;br&#62;Pendant son séjour, il suivit assidûment les leçons du maître, en grand renom dans toute la contrée par son savoir et sa. piété..&#60;br&#62;C&#39;est à partir de cette époque que la vie de Si Mohamed commence à marquer, C&#39;est aussi à partir de ce moment que la légende a conservé le souvenir de ses actions.&#60;br&#62;Les tolba, qui suivaient les leçons de Si Bel-Kacem, avaient la coutume d&#39;aller porter à tour de rôle les grains au moulin. Si Mohamed qui s&#39;acquittait de ce devoir à l&#39;égal de ses condisciples, une fois arrivé au moulin s&#39;endormait, laissant à la meule le soin de moudre seule et sans aide le grain destiné à la nourriture commune et, son sommeil achevé, il reprenait tranquillement le chemin de la Zaouïa.&#60;br&#62;Un jour un des tolba étant allé voir comment son camarade accomplissait sa tâché, fut grandement étonné de trouver le moulin tournant tout seul et Si Mohamed endormi tranquillement près d&#39;un bon feu, qui s&#39;entretenait sans le secours de personne. Il revint en grande hâte à la Zaouïa rapporter la nouvelle d&#39;un fait si extraordinaire.&#60;br&#62;Si Bel-Kacem, informé du prodige, accourut en vérifier l&#39;exactitude ; il fut facilement convaincu et réveilla alors le dormeur, en lui disant : &#34; un Cheikh ne travaille pas pour un Cheikh. &#34; II donna immédiatement l&#39;ordre aux tolba de ne plus permettre, désormais, que Si Mohamed prit part à aucun de leurs travaux. A la suite de cet événement, Si Mohamed pria Si Bel-Kacem de lui permettre de continuer le cours de ses voyages.&#60;br&#62;Au sortir de Megaous, il se rendit chez les Beni-R&#39;oumrian, en compagnie de deux tolba résolus d&#39;unir leur destinée à la sienne.&#60;br&#62;En passant prés d&#39;un douar, ils aperçurent une tente de dimension plus grande que celles qui l&#39;entouraient et qui, par ce seul fait, attira l&#39;attention des voyageurs. Le maître du lieu les reçut d&#39;abord assez mal, mais, pendant leur sommeil, des signes certains lui ayant fait connaître à quels hôtes il avait affaire, il voulut à toute force réparer ses torts et insista si vivement près d&#39;eux, qu&#39;ils consentirent à prolonger leur séjour d&#39;une nuit.&#60;br&#62;Une ample diffa et les soins dont on les entoura, les dédommagèrent de l&#39;accueil un peu froid qu&#39;ils avaient reçu à leur arrivée. Le lendemain, le maître de la tente invita Si Mohamed-ben-Yahia à rester chez lui, le priant de se charger de l&#39;instruction de ses enfants.&#60;br&#62;Cédant aux instances, il consentit à accéder à la demande qui lui était faite et, dans la suite, il entra tellement dans les bonnes grâces du R&#39;oumriani, qu&#39;il finit par épouser une de ses filles, nommée Aïcha.&#60;br&#62;Après son mariage, il continua à habiter chez son beau-père, mais au bout de quelque temps, il résolut de le quitter. Lorsqu&#39;il fut question de son départ, il pria son beau-père de laisser sa femme l&#39;accompagner, à condition, toutefois, que ce dernier verrait partir sa fille de son plein-gré.&#60;br&#62;Cette faveur lui fut accordée de bonne grâce, son beau-père se montra même très généreux envers lui et voulut, à toute force, lui faire emmener un troupeau et le faire accompagner d&#39;un fort bagage.&#60;br&#62;Si Mohamed refusa tout et ne voulut accepter qu&#39;une tente, un bœuf et une mule, pour éviter à sa femme les fatigues du voyage. Il fit ses adieux à son beau-père et partit avec les tolba qui le suivaient depuis Megaous. Des Beni-R&#39;oumrian, Si Mohamed se dirigea sur Mamra, traversant le pays actuel des Oulad-Abd-en-Nour, alors dépourvu d&#39;habitants et couvert en partie de vastes forêts. - Il établit son campement sur les bords de l&#39;Oued-Tadjenant, près de l&#39;endroit où se trouve, aujourd&#39;hui encore, son tombeau.&#60;br&#62;Bien que la chronique ne puisse préciser l&#39;époque à laquelle se passaient ces événements, on sait cependant qu&#39;ils avaient lieu sous le gouvernement des Sekhara, douaoudia ou puissantes familles arabes, mais leur chute devait être proche, car Si Mohamed disait sans cesse : &#34; Je suis Turc et non plus Arabe.&#34; Signe certain, disent les chroniqueurs, que les gouvernants ne devaient pas tarder à être remplacés par de nouveaux conquérants.&#60;br&#62;Il ajoutait aussi ces paroles :&#60;br&#62;&#34; Le bâton des Turcs est une barre de fer, celui des &#34; Sekhara est une simple tige de berouag (asphodèle). &#34;&#60;br&#62;Sans chercher à examiner quels furent les moyens qu&#39;il employa pour impressionner l&#39;esprit des arabes qui vivaient de son temps, nous dirons, cependant, qu&#39;il a laissé dans les imaginations de profondes traces et que sa haute réputation attira autour de lui de nombreux prosélytes.&#60;br&#62;Si Mohamed-ben-Yahia laissa quatre fils.&#60;br&#62;Le premier ne tarda pas à le suivre dans la tombe.&#60;br&#62;Un autre vécut et mourut à El-Mechira, où il est enterré.&#60;br&#62;Le troisième émigra à l&#39;Oued-Akbou, dans la Kabylie, son tombeau est près de la source chaude, dite Hammam-Sidi-Yahia, sur les bords de l&#39;Oued-bou-Seltan.&#60;br&#62;Il maria une de ses filles à Zeroug, ce fidèle compagnon qui l&#39;accompagnait depuis Megaous.&#60;br&#62;Au moment où Si Mohamed-ben-Yahia venait de s&#39;installer à Mamra, sur les bords de l&#39;Oued-Tadjenant, arrivèrent trois individus de l&#39;ouest qui allaient faire le pèlerinage de la Mecque. La légende locale nous a conserve le nom de ces trois hommes, dont les descendants ont peuplé une partie des Oulad-Abd-en-Nour.&#60;br&#62;Le premier se nommait Nour et était d&#39;origine marocaine.&#60;br&#62;Le deuxième, El-Aïd, du Djurjura, et le troisième, Zougar-el-Haoufani, de la tribu kabyle des Beni-Our&#39;lis.&#60;br&#62;Nos trois voyageurs, ayant reconnu la sainteté et les vertus de Sidi Mohamed-ben-Yahia, résolurent de se fixer près de lui.&#60;br&#62;El-Aïd abandonna ensuite Mamra pour s&#39;établir avec sa nouvelle famille aux environs d&#39;Aïn-el-Melouk, dans les Seraouat. Les Oulad-el-Aïd, qui habitent actuellement cette région, descendent de lui.&#60;br&#62;Zougar-el-Haoufani alla s&#39;installer à Bou-Merah, territoire actuel des Oulad-bou-Haoufan. . &#60;br&#62;Quant à Nour, il continua à vivre à Mamra auprès du marabout qui, par reconnaissance, lui donna une de ses filles en mariage et s&#39;institua, en quelque sorte, le chef de la famille.&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Mrabtines de Touggourt</category>
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  <title>Sidi M&#39;Hamed Essayah</title>
  <description>&#60;br&#62;Sidi M&#39;Hamed Essayah&#60;br&#62;Il est né en 345 de l&#39;Hégire/965 Aj.c. A` &#34;Foursoutaa&#34;, dans les montagnes de Nafoussa en Libye à l&#39;Est de la ville de &#34;Kaba&#34; d&#39;une famille noble de  Nafoussa ;cette famille aura engendré beaucoup de savants et d&#39;Hommes d&#39;esprit ;tels son père et son Grand père .&#60;br&#62;Il fera ses premiers pas dans l&#39;apprentissage dans  son village natal, puis se déplacera à travers plusieurs villes pour apprendre les arts, aux mains des plus grands érudits de sa région en son temps, il ira entre autres à Kairouan, et DJerba, et El Hama ; parmi ces gens de savoir on citera Abû Zakaria Fayçal Ibn ou Abi Misouar ; ainsi que &#34;Abou Nouh ibnou  Nouh  Zen Ghil .&#60;br&#62;Il voyagera vers  Castille  à la recherche de &#34;Abi Imran Moussa  ibnou Zakaria ; pour apprendre le &#34;Fikh&#34;. (Vulgarisation de la pratique religieuse) Et ses ramification et dans la lancée de  son Maître dans son temps, il arriva chez lui une délégation de &#34;Djerba&#34;pour insister auprès de lui afin qu&#39;il accepte d&#39;enseigner, afin de commencer une étape nouvelle dans sa vie spirituelle ; ainsi de son état d&#39;élève et d&#39;émule, il se transformera en Maître et  inspirateur, il pensera aussi à la création d&#39;un cercle de science (halqua) qui sera par la suite appelée (Halqua des azzaba) ou cercle des ascètes.&#60;br&#62;L&#39;idée de l&#39;institution d&#39;une telle initiative de  sagesse  ou Ordre, revient en premier lieu à l&#39;arrivée d&#39;une délégation d&#39;étudiants qui porteront une lettre d&#39;Abou Zakaria Fiçal ibnou Misouar lui suggérant de créer la Halqua  de sciences ; chose qu&#39;il refusera au départ ; mais ceux-ci ne lui laisseront aucune excuse au refus ; il leur demandera alors de lui accorder quatre mois afin de lui permettre de constituer son cercle de savoir ou (halqua).&#60;br&#62;Il commencera son application  pour la première fois à la grotte de Tinesli (Baldat Amar) prés de Touggourt (Sud Est Algérien) et cela en l&#39;an 409 de l&#39;hégire (1018 AP.j.c).&#60;br&#62;Quant à sa méthode  dans la cohésion et l&#39;Harmonie, II suivra la méthode des voyages et des déplacements ; il passait l&#39;Hiver à Arigh ; le printemps à la périphérie des Beni Mo Saab ;à ,Oued M&#39;Zab ;il fera l&#39;apologie  de l&#39;Islam et du  rite Ibadite et y&#39; fera s&#39;y adhérer des gens .&#60;br&#62;Il se déplacera avec ses élèves de Nafoussa à l&#39;Est à Oued M&#39;Zab à l&#39;Ouest  .Parmi les régions où il se stabilisera le plus avec son cercle ; Tinesli ; Castille ; Tripoli, Lemmaya et Djerba ; Taffajelt ; Oued Righ et Ouargla …        Il sera pour cela appelé &#34;Sidi M&#39;Hamed l&#39;Errant&#34;.&#60;br&#62;Il mourut en 440 de l&#39;Hégire 1049 Ap.J.C.  .&#60;br&#62;Il sera enterré à Ajellou (Touggourt).&#60;br&#62;Quant à son mausolée à Elatteuf Ghardaïa ;il se trouve à l&#39;Est du village;selon diverse sources ,il semblerait que les habitants de cette contrée ,construiront un mausolée de forme arrondie ( car le lieu  était inondé  à chaque arrivée de crue ,ce mode de construction simple et ingénieux permettra de sauvegarder ainsi ce lieu des dégâts des eaux  , il est surélevé ,d&#39;à peu prés un mètre au dessus du sol ,il était entouré de palmiers .) ;le Maître s&#39;y asseyait avec ses élèves .&#60;br&#62;Ajouter un commentaire&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Mrabtines de Touggourt</category>
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  <title>Sidi El Hachemi</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;i&#62; Mardi 14 Juin 2011, 22:10 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62; Je voulais rappeler aux héritiers de ce monument historique et religieux , l&#39;importance et la nécessité de le préserver de toute tractation qu&#39;elle soit commerciale ou politique ou autre , leurs rappeler la bonté de leurs ancêtres et leur générosité ,leur vocation de faiseurs de bien , Une personnalité tel que Cherif Sidi El Hachemi était le contre poids de la tyrannie des sultans , il a défendu le pauvre et le démuni , c&#39;était un homme de bien , et sa Zouiaya était le refuge des rescapés de la mort et un lieu de savoir et de prière  . </description>
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  <category>Les Mrabtines de Touggourt</category>
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  <title>Taleb Said Niboua </title>
  <description>&#60;br&#62;Taleb Said Niboua</description>
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  <category>Les Tolbas de Touggourt</category>
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  <title>Taleb Tidjani Temacini</title>
  <description>&#60;br&#62;Taleb Tidjani Temacini&#60;br&#62;Un éminent personnage , qui a passé sa vie à apaiser les souffrances , autodidacte , ayant hérité de son pére le métier d&#39;orthopédiste Arabe , les gens ayant des fractures , ne se sont jamais fiés à la médecine moderne , qui après avoir donner les premiers secours se voit rejeté et son plâtrage et attelage enlevé , puisqu&#39;il n y a que Taleb Tidjani le seul pouvant donner la guérison désirée et le rétablissement du malade.&#60;br&#62;Lorsqu&#39;un membre est brisé, il le redresse à l&#39;aide d&#39;un appareil en baguettes de roseaux solidement liées, mais de manière à laisser la cicatrice à découvert, pour permettre à la suppuration de s&#39;opérer. . Il lave les chairs vives une première fois avec de l&#39;eau tiède dans laquelle on a fait bouillir une  plante connue . Puis il enduit le membre de graisse que l&#39;on saupoudre tous les jours de charbon pilé. Au bout d&#39;un certain temps les os se ressoudent, l&#39;appareil en roseau est retiré et peu à peu le blessé reprend l&#39;usage du membre fracturé.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Tolbas de Touggourt</category>
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  <title>Les valeureuses Guerrières</title>
  <description>&#60;br&#62;jeudi 6 mai 2010, 19:33 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Des femmes , non des vraies femmes , des guerrières ceux qui ont su défendre la croûte de leurs progénitures par les moyens que leurs fournissaient les moyens qu&#39;elles avaient . Des femmes pas comme les autres , elles ont fait le porte a porte pour pouvoir vendre quelques pincées de Doua Bat  ou un verre de Bkhour , ou quelques Habbat Louban et peut être aussi un peu de Souak , pour quelques sous , elles étaient prêtes à frappaient à toutes les portes . En voyait la misère sur leurs yeux et leurs mains rigides car en ne pouvait voir que cela Ces femmes faisaient le charme du marché hebdomadaire et des fêtes et des Rkabs des Ouadates d&#39;Oued Righ  . Il y a celles qui se voilent le visage avec une Khassa , elles sont généralement moins vieilles et celles qui ne se voilent point compte tenu de leur age avancé .Toutefois elles sont mignonnes et trés sympathiques , et ne manquent jamais de donner conseil quand à l&#39;utilisation de leurs marchandises . &#60;br&#62;</description>
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  <category>Petits Métiers de Femme et Vie de Femme  d&#39;Oued Righ</category>
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  <title> El Bokhour</title>
  <description>&#60;br&#62; jeudi 25 mars 2010, 13:49 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Considéré comme un purifiant d&#39;air et un rafraichissant l&#39;utilisation du bakhour et aussi une tradition Saharienne fréquemment utilisée dans la vie courante.&#60;br&#62;1- les différents composants du Bakhour :&#60;br&#62;    * 100 grammes du oud bakhour (Aoud El Bakhour)&#60;br&#62;    * 150 grammes du gmari (Kmari)&#60;br&#62;    * 150 grammes du siaid (Essaad)&#60;br&#62;    * 100 grammes du bakhour noir du mekka&#60;br&#62;2- méthode de préparation&#60;br&#62;Tous ces ingrédients doivent être écrasés ensemble pour les réduire en petites morceaux. on mélange ensuite notre produit avec un peut de sucre en petite quantité- juste pour faciliter sa consommation par le feu. Ensuite on mélange notre produit avec du parfum pour fixer l&#39;odeur voulue. En fin, on met tous le produit dans un tissu bien propre qu&#39;on serre fortement ou bien on le soumet dans un tissu sous un poids assez lourd pendant 18 a24 heures.&#60;br&#62;Le seul instrument utilisé dans ce circuit de préparation est le mortier (Mahras)&#60;br&#62;Une fois fini on peut utiliser notre produit qui indispensable dans toutes les maisons Saharienne et surtout au sud et précisément à Touggourt notre belle est charmante ville&#60;br&#62;Ajouter un commentaire&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Petits Métiers de Femme et Vie de Femme  d&#39;Oued Righ</category>
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  <title>Enneffa - Tabac à chiquer -</title>
  <description>&#60;br&#62;jeudi 25 mars 2010, 13:50 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Une réglementation religieuse stricte et une autorité patriarcale sévère sont les deux piliers qui régissent la société traditionnelle des Ouasisiens dans le sud Algerien jadis, ils en découlent des règles de conduite hostiles aux pratiques marginales et impudiques comme l&#39;alcool, le tabac, les jeux de carte, le pari …etc.&#60;br&#62;C&#39;est ainsi qu&#39;il etait difficile de rencontrer un FCB &#34; Fumeur Cigarette en Bouche &#34; qui court des rues de Touggourt, le respect de l&#39;instituteur(Etaleb) et la crainte des parents empêchaient encore quelques jeunes de fumer en public… !&#60;br&#62;Cette attitude caractérisée par le respect solennel des anciens quand elle n&#39;entraîne pas de temps à autre un dérapage vers le &#34; tabagisme clandestin &#34; impose le &#34; tabagisme indétectable &#34; c&#39;est à dire l&#39;usage du tabac à chiquer communément appelée &#34; Neffa &#34;…que l&#39;on place discrètement en bouche contre la gencive en regard du bloc incisif derrière la lèvre inférieure ; la boule de tabac mélangée au Remth est rarement protégée par la mince feuille de papier-tabac…Ou encore la snifer carrement !&#60;br&#62;Si l&#39;on croit les adeptes de cette drogue, la pratique du tabac à chiquer fournit à son utilisateur un effet plus intense que celui des cigarettes et peut même l&#39;aider à s&#39;arrêter de fumer par le même mécanisme des patch anti-nicotine…mais avec une accoutumance et assuétude plus marquées… !&#60;br&#62;Composition:&#60;br&#62;  1. Saligne à Balai (Hammada scoparia de la famille Chenopodiaceae): appelé Remth en arabe ; Taessaeit en douiri : une plante sans utilité pastorale qui trouve son utilisation en médicine traditionnelle et pour la préparation de la poudre de tabac à chiquer (neffa)&#60;br&#62;  2. Feuille de tabac&#60;br&#62;  3. L&#39;eau&#60;br&#62;Mode de préparation :&#60;br&#62;Récolter le remth (Hammada scoparia) alors qu&#39;il est encore vert et le laisser sécher au soleil pendant deux jours, puis le faire chauffer au feu dans un grand récipient.&#60;br&#62;L&#39;extraire du récipient et laisser refroidir par terre pendant 10 heures, le tamiser pour obtenir le remth à l&#39;état pur.&#60;br&#62;Exposer les feuilles de tabac au soleil jusqu&#39;à déshydratation puis placer et écraser les feuilles desséchées dans un grand tamis pour les faire passer par un autre tamis encore plus fin.&#60;br&#62;Le mélange se fait selon le dosage :&#60;br&#62;    * 300 g de tabac.&#60;br&#62;    * 100 g de remth&#60;br&#62;    * 1 litre d&#39;eau.&#60;br&#62;</description>
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  <category>Petits Métiers de Femme et Vie de Femme  d&#39;Oued Righ</category>
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  <title>El Wcham - Le tatouage</title>
  <description>&#60;br&#62;jeudi 25 mars 2010, 13:50 &#60;br&#62;La femme peut ne pas se restreindre à sa beauté naturelle ; elle est parfois appelée à cultiver cette beauté et la raffiner conformément aux normes et aux valeurs esthétiques de la collectivité.&#60;br&#62;Pour la ksourienne du sud-est Algerien le tatouage en tant qu&#39;élément de beauté sacrée symbolise pour la femme une manière de se faire belle et en même temps il témoigne d&#39;un contenu religieux, d&#39;une appartenance ethnique et d&#39;une correction morale.&#60;br&#62;Le tatouage se fait selon une technique simple mais délicate ; que seul le tatoueur chevronné peut la réussir.&#60;br&#62;Le rasoir sillonne la peau conformément au dessin voulu sans trop s&#39;enfoncer dans la chair. La blessure, après nettoyage du sang, est remplie par un produit pâteux à base d&#39;alfa avec du noir des yeux le khôl. C&#39;est pour cela que le dessin définitif, après cicatrisation, acquiert cette couleur verdâtre un peu sombre. Cette opération est faite à l&#39;âge de l&#39;adolescence.&#60;br&#62;Les motifs employés dans le tatouage sont nombreux et différents d&#39;une communauté à l&#39;autre .Le trait cilié est le plus fréquent, sont fréquents aussi le poisson, le trait pointillé et la branche à cinq doigts. Ils sont généralement destinés à prendre place sur le front, le menton, les épaules ou l&#39;avant-bras.&#60;br&#62;Le tatouage n&#39;est d&#39;ailleurs pas destiné exclusivement aux femmes, en effet une bonne majorité d&#39;hommes se laissent tatouer pour des raisons diverses dont notamment la protection contre le mauvais œil. D&#39;autres y voient un remède contre l&#39;hypertension sanguine .C&#39;est peut-être pour cela que les motifs changent d&#39;une tribu à l&#39;autre. Deux motifs, cependant, se présentent comme des constantes: le poisson et la branche de cinq doigts sorte de main de Fatma, tous deux détenteurs d&#39;un pouvoir sacré protecteur. &#60;br&#62;</description>
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  <title>Le Skhab</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;vendredi 26 mars 2010, 13:38 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Le skhab est un lourd collier, très ancien ;et ses éléments, de forme sphérique ou fuselés . Ils sont enfilés sur un solide fil de laine, séparés les uns des autres par des morceaux de corail. Le skhab se termine le plus souvent par un petit peigne en argent ouvragé au ciseau. L&#39;originalité et l&#39;élégance de ce bijou dépend de sa longueur (il doit descendre jusqu&#39;à la taille), du nombre de ses motifs d&#39;argent, de la couleur du corail, dont les morceaux doivent être choisis pour attirer le regard.&#60;br&#62;Le skhab entrait jadis dans la constitution du trousseau de la jeune mariée, il joue le rôle à la fois de parure et de parfum de femme. La mariée le place autour du cou comme collier qui orne le buste et dégage le parfum des essences végétales qui entre dans sa composition : Mehleb, bâton d&#39;encens, Jaoui noir (benjoin), dad, pure Meskta., teinte de Skhab.&#60;br&#62;Mode de fabrication du Skhab&#60;br&#62;    * Moudre et tamiser le Mhaleb décortiqué, battre le benjoin noir, brûler le Dad mélanger aux noix et finir par tamiser le mélange obtenu.&#60;br&#62;    * mettre le Chouch Werd le clou de Girofle et le Souek dans l&#39;eau.&#60;br&#62;    * malaxer ce mélange dans l&#39;eau puis le presser pour extraire son huile.&#60;br&#62;    * enfin modeler le mélange selon des formes voulue et confection du collier.&#60;br&#62;les quantités nécessaires pour confectionner un grand collier de Skhab pour orner un habit traditionnel de grande taille.&#60;br&#62;</description>
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  <title>Histoire de femmes ..Vie de Femme.</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;mardi 20 avril 2010, 20:13&#60;br&#62;&#60;br&#62;Malgré la règle sociale , qui enjoint aux femmes la constante existence cloîtrée , il est une prescription qu&#39;elles doivent également suivre , qui se trouve quelque peu en contradiction avec la première règle : la fréquentation des bains , du hammam , est obligatoire pour les Oasisiennes au moins une fois par trimestre .Aussi la maison pour les aisées contient elle des salles avec étuves et baignoires avec tout ce qui est indispensable au bain maure. Les ablutions, tous les soins de toilette peuvent être pris sans sortir, avec toute garantie pour la morale.&#60;br&#62;Pour la classe moyenne, qui n&#39;habite pas les palais luxueux que se faisaient construire les riches, il faut absolument savoir concilier des préceptes un peu contradictoires; qui, d&#39;un côté, réprouvent les sorties hors de la maison et, de l&#39;autre, édictent des bains fréquents. Avec toutes les précautions imaginables on conduit les femmes dans les hammams publics de la ville; un accompagnateur de confiance les y accompagne, les attend jusqu&#39;à la sortie et les reconduit sous bonne surveillance, jusqu&#39;à la maison. Le maître peut être tranquille.&#60;br&#62;Toutefois, même entre les femmes Oasisiennes la médisance s&#39;insinue et quelques-unes prétendent que certaines de leurs rivales ont pris leurs maris, grâce à de subtils subterfuges  employés en ces allées et venues de la maison au hammam et du hammam à la maison. Qu&#39;importe de savoir si cela est vrai. La femme, sous toutes les latitudes, profite d&#39;une astuce&#60;br&#62;latente, qui est le virus qui empoisonne l&#39;esprit, de quelques rares malheureux.&#60;br&#62;La polygamie,  atténue pour l&#39;homme le désir de la. femme d&#39;autrui, sans l&#39;annihiler tout à fait, les amours en dehors de la règle, sinon fréquentes, sont cependant possibles si le cœur, est impuissant à se plier à la commune règle.&#60;br&#62;D&#39;ailleurs, quand l&#39;Oasisienne  devient mère, elle semble s&#39;abîmer dans une telle extase d&#39;affection maternelle, que je doute fort que  dans son cœur puissent trouver place d&#39;autres sentiments ou d&#39;autres passions.&#60;br&#62;Des femmes qui vivent ainsi si complètement enfermées dans une maison, sans suggestion d&#39;art et de luxe, doivent ressentir profondément dans leur être le contre-coup de cet isolement, et surtout pour le complet développement de leurs facultés mentales. L&#39;habituel effet de ce régime chez les Telliennes serait de diminuer les tendances a l&#39;excitation; au délire, à la nervosité en général; les Oasisiennes aussi sont généralement des femmes douces, craintives, nonchalantes, peu surexcitables. Les seuls exemples de névroses, plutôt héréditaires, sont quelques cas d&#39;épilepsie, dont l&#39;origine est toute spéciale d&#39;ailleurs. Privées de toute nourriture intellectuelle, illettrées pour la plupart, elles végètent plutôt qu&#39;elles ne vivent, quelques-unes fleurs d&#39;agrément, la plupart plantes de rapport pour les soins intérieurs. Leur curiosité ne s&#39;excite qu&#39;aux menus faits ou commérages, et non pas aux développements de la littérature, de la sociologie féminine, de la philosophie, des arts ou de la musique, qu&#39;elles ignorent complètement  la cause de leur vie même dans l&#39;éternelle maison fermée. Elles ne peuvent concevoir l&#39;irrésistible attrait des distractions.&#60;br&#62;  les femmes et les évènement de la vie .....&#60;br&#62;Les gros événements de la vie permettent les rares sorties hors de la maison : fiançailles,  mariages, naissances, maladies de parents, de proches ou d&#39;amis. C&#39;est alors une toilette inaccoutumée, en vue de cette visite, qui devient une promenade aussi agréable qu&#39;inattendue. Les plus beaux ornements sont mis au service de la coquetterie : drapées dans les haiks de soie, vêtues de blouses fines aux tons divers, les Oasisiennes  mettent des casques d&#39;étoffes brodées, d&#39;or et d&#39;argent. Elles ont les jambes prises dans la large culotte (Seroule - le seul sous vêtement) de toile éclatante, rose, orange, bleu de ciel; les pieds chaussés de fines babouches, les cheveux coquettement dissimulés sous un foulard brodé, au cou des colliers ornés de diverses objets , aux oreilles de lourds pendants rehaussés de brillants ou de perles, aux poignets des bracelets , aux doigts de nombreuses bagues enrichies de Louisettes , de camées. Pour fixer le haîk (Melhafa ) ou le foulard sur la, tête, des épingles, des agrafes, des cercles dorés sur le front.&#60;br&#62;Ainsi costumées, elles vont à pieds. Elles laissent derrière elles une fine senteur d&#39;ambre, de fleur d&#39;oranger, de lavande, de-rose de jasmine , D&#39;autres, plus modernes, ont déjà recours aux extraits triples de  parfumeurs. Elles restent cependant fidèles aux pâtes et aux pommades de jasmin qu&#39;elles affectionnent spécialement pour les mains ou les cheveux pour lesquels elles se servent aussi d&#39;huile parfumées dont elles conservent les recettes. Le henné aux mains, aux ongles et aux pieds, le khôl aux sourcils, le sôuek aux dents et aux lèvres sont de rigueur.&#60;br&#62;Après les salutations, les souhaits, les accolades d&#39;usage à l&#39;entrée, les babillages et cuquetages montent en voix fines et flûtées avec un peu de ces appels hauts et gutturaux du parler arabe. Sur les sofas, sur les tapis, sur les peaux de mouton on s&#39;installe commodément , les jambes gracieusement croisées, et aisément repliées?&#60;br&#62;Les Oasisiennes  ont quelquefois grand air, un cachet savoureux d&#39;Orient féminin, deviné parfois, rarement entrevu.&#60;br&#62;Les fêtes réunissent des visiteuses nombreuses, puis aussi les deuils : elles vont porter des compliments, des vœux de bonheur : des consolations ou des condoléances. Elles nous fassent ressentir qu&#39;elles sont aptes aux épanchements du cœur, et leur âme est  habile aux compassions, aux douleurs partagées : tout événement, même tragique, par sa nécessaire venue, enlève presque le regret; Toujours ainsi entre elles, hors la présence de l&#39;homme, elles perdent tout sentiment du liberté et se laissent aller à leur nonchalance naturelle.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <title>Le Rob</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;dimanche 28 mars 2010, 12:13 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Le sirop de datte, également appelé miel de datte, robb  ou rob, est un sirop sucré brun foncé obtenu à partir d&#39;extrait de dattes.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le sirop est préparé à base de dattes cuites dans de l&#39;eau, puis filtrées pour enlever les noyaux et enfin pressées pour extraire un jus. Le jus extrait est concentré par cuisson à feu doux jusqu&#39;à l&#39;obtention d&#39;un liquide coloré et sirupeux (30 à 35°Bé), avec une concentration de solide total de 70% en poids.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le sirop de datte s&#39;utilise pour parfumer les sauces de Couscous surtout El Mrassa , qui à défaut du Rob en utilise soit des dattes Ghars ou carrément du sucre , bien sur le Rob est le meilleur ingrédient pour ce délicieux plat .&#60;br&#62;</description>
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  <category>Petits Métiers de Femme et Vie de Femme  d&#39;Oued Righ</category>
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  <title>Kannara</title>
  <description>&#60;br&#62;Kannara&#60;br&#62;Alors cet homme est vraiment le dernier des Barakas de la ville . Il me semble que depuis ma tendre enfance j&#39;ai connu Kanara avec ses mêmes traits et son attitude , il a passe toute sa vie a débarrasser le cimetière de Nezla de ses mauvais herbes . &#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Barakas de Touggourt</category>
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  <title>Taleb Ettayeb</title>
  <description>&#60;br&#62;C&#39;est Tayeb Kafi connu sous Taleb Tayeb parce qu&#39;il connaissait le coran par coeur.je ne sais pas à quel age exactement il a changé pour devenir une personne du genre de Goffi et compagnie.mais selon les dires des vieux de la ville ,il était sous la tutelle de Goffi Khouya:une fois Taleb Tayeb était assis sur la doukana de jamaa Taleb Baba à Mestawa,Kouya est venu et l&#39;a trouvé assis ,il (Khouya)lui ordonna deux heures sous le soleil en dehors de Mestawa.et bien sur ,automatiquement Taleb Tayeb exécuta les ordres et resta deux heures sous le soleil prés de jamaa sidi Abdeslam.une autre fois,Taleb Tayeb a frappé à une maison d&#39;un de ses cousins à 11h du soir en hiver.son cousin lui ouvra la porte et à sa surprise il lui demanda à manger,le cousin &#39;sénerva et lui frappa la porte au nez lui disant:&#34;tu viens me déranger à ce moment pour me demander à manger?!&#34;quand il rentra dans sa maison ,il le trouva dans la cour de la maison.et une autrefois,alors qu&#39;un groupe d&#39; hommes se détendaient sur les dunes de sable le soir,l&#39;un d&#39;eux remarqua:&#34;Taleb Tayeb&#34;.ce dernier demanda à deux parmi le groupe de l&#39;accompagner,un se leva directement mais l&#39;autre ne voulait pas le suivre si ce n&#39;était pas pour faire plaisir à son copain.les hommes se retrouvèrent trés loin dans le sahara noir suivant taleb tayeb qui tout d&#39;un coup se tourna vers eux et leur ordonna de remplir deux sacs de gravier (qui était là devant eux).ils étaient bien sur étonnés et l&#39;un d&#39;eux ,toujours obéissant ,commença à remplir alors que l&#39;autre refusait mais obéissait aux voeux de son ami qui ne cessait de lui répéter&#34;faisons lui plaisir&#34;.ensuite ils quittèrent tous les trois ,lui devant et eux derrière.mais le boudeur de temps en temps prenait des poignées de gravier et les jeta dans le désert.tout d&#39;un coup taleb tayeb se tourna vers leur demandant d&#39;ouvrir leur sacs(à leur surprise les sacs contenaient des louis d&#39;or et le boudeur s&#39;est retrouvé avec quelques uns,taleb lui dit&#34;anta jatek denya w rmitha&#34;.&#60;br&#62;&#60;br&#62;                                                        ( Par Souad Cherifa Ghanem)&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Barakas de Touggourt</category>
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  <title>Ghorricha</title>
  <description>&#60;br&#62;Ghorricha  est bel et bien Amor Abouda que nous aimions rencontrer pour lui demander les signes du temps.&#60;br&#62;</description>
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  <title>Aicha Dehim</title>
  <description>&#60;br&#62;Aicha Dehim</description>
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  <title>Kacem Baara (Bendjedda)</title>
  <description>Kacem Baara (Bendjedda)&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Un mignon débile qui avait un grand besoin de considération , il était d&#39;une serviabilité inégale , et se fait remarquer lors des corvées des fêtes de mariages , et dans sa quête de considération , il s&#39;est attaché à une famille à Mestaoua ou il a perdu la vie à cause de l&#39;effondrement d&#39;un mur .&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Barakas de Touggourt</category>
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  <title>El Gouffi </title>
  <description>&#60;br&#62;El Gouffi &#60;br&#62;El Goufi de son vrai nom Sidi Abdelkader , une personnalité qui a marquée le quotidien de la ville ; il était la figure la plus vénérée et crainte , on implorer ses invocations et ses prières pour la stérilité , la réussite des examens , des commerces , des unions de mariages et même pour que les talebs et moalems tombent malades pour pouvoir bénéficier de jours de repos . en pouvait recevoir sa bénédiction par un présent très simple et significatif en ces moments une bougie ou un simple douro .&#60;br&#62;&#60;br&#62;    Ses derniers jours était très pénibles par l&#39;âge très avancé qu&#39;il a vécu et l&#39;absence de progéniture qui devait le prendre en charge . Il mourut en solitair&#60;br&#62;</description>
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  <title>Said Djouhal</title>
  <description>&#60;br&#62;Said Djouhal&#60;br&#62;C&#39;est un homme de grande taille ; très vulgaire ,atteint d&#39;un  handicape moteur  , élisant domicile tous prés du Djali , qui ne veut pas dire (Maison close) , il ne tardait pas à taquiner lui même les passant , les dernières années de sa vie était très dures puisque totalement délaisser .</description>
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  <category>Les Barakas de Touggourt</category>
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  <title> Safia (Messaoud) </title>
  <description>Safia (Messaoud)&#60;br&#62;Mi femme , mi homme Safia ou Messaoud une personnalité révoltée , ne pouvant supporter la vie conjugale , libre , elle est parfois lucide , et s&#39;enfonce dans une léthargie de folie à des moments quand elle se sent oppresser .Elle a perdue la vue et avec l&#39;âge elle a commencé une nouvelle integration dans la société féminine.</description>
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  <title>Meriem Ezzef</title>
  <description>&#60;br&#62;Meriem Ezzef&#60;br&#62;C&#39;était une femme petite de taille,très charmante et coquette .Elle était tout le temps habillée en melhfa &#34;lhaf touggourti noir&#34; et bekhnoug . Elle suivait  le mouvement de la hadra et tout ce qui lui ressemble .On aimait bien la taquiner en lui disant:&#34;Meriem ezzef temchi w theff&#34;&#60;br&#62;                                                                              (Participation de Souad Cherifa)&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Barakas de Touggourt</category>
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  <title>Aarassa</title>
  <description>&#60;br&#62;Aarassa</description>
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  <category>Les Barakas de Touggourt</category>
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<item>
  <title>Fatima Chekaoui</title>
  <description>&#60;br&#62;Fatima Chekaoui&#60;br&#62;Une grosse dame complètement aliénée , esprit enfantin , elle a subis tous les sévices possibles de ses congénères (je veux dire les humains ) , ,malgré sa débilité elle n&#39;a pas été épargnée des délinquants l&#39;on violer , elle a eu une grossesse qu&#39;elle a géré seule sans l&#39;aide de personne , je n&#39;ai aucune idée sur le sort de l&#39;enfant ,mais les ses derniers jours étaient tellement difficiles qu&#39;il m&#39;était impossible de passer prés du coin ou elle logeait . &#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Aliénés de Touggourt</category>
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  <title>UN OUBLIE DE LA VILLE ! AMMI AMMAR </title>
  <description>un VALEUREUX GAILLARD QUI A PASSE TOUTE SA JEUNESSE à la construction de cette ville , et à travailler la pierre et le djebs avec son frère et leurs mulets et charrettes . après les jours heureux , et de bonne augure , il se trouve après avoir perdu son frère errant dans les rues , dans un état de folie passive , un petit bâton à la main et quelques fripes sur le dos . j&#39;ai oublie son nom mais je ne peut oublie l&#39;état dont il se trouve lors du travail  en dit dans notre jargon ch&#39;hab l&#39;hab maskine .</description>
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  <category>Les Aliénés de Touggourt</category>
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  <title>EL GHORD</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34; El Ghord &#34;  est un Brella.Il était toujours retranché dans son petit local.Nous aimions toujours le provoquer en lui jetant un &#34; kourde &#34; et fuir&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Aliénés de Touggourt</category>
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  <title>Bibi</title>
  <description>Bibi &#60;br&#62;Un petit jeune homme , sourd , muet , ayant un handicap dans les doigts de ses mains , il n&#39;est certainement pas aliéné au point de le considérer ainsi , mais ses handicaps ont influencer le comportement des gens et de leurs jugements envers ce pauvre Bibi , qui à force de trainer ça et la , il a été recueilli par les délinquants de Bahiya qui lui ont fait goûter l&#39;alcool .</description>
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  <title>Daha Laarida</title>
  <description>&#60;br&#62;Daha Laarida&#60;br&#62;&#60;br&#62;Daha Laarida , était beau garçon de petite taille , d&#39;une physionomie moyenne et était au service des femmes de plaisir au niveau de la maison close tous prés du jardin public et leur patronne Aicha , c&#39;était le porteur infatigable , il ne cessait son va et vient sur la fontaine publique ( Bassan El Baylik) ou plutôt Bassan Total ou le puits de Sidi Benharoun , et à le voir faire ce boulot il trouvait une grande satisfaction en se sentant utile  ,il était aussi  un jeteur de pierre incontestablement le plus précis dans ses tirs , on se faisait le plaisir d&#39;aller le taquiner chaque jour .&#60;br&#62;</description>
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  <title>Bouha</title>
  <description>&#60;br&#62;Bouha&#60;br&#62;&#60;br&#62;Bouha était une femme folle drôlement vêtue il courrait dans tout les sens au niveau du marché , sa robe a hauteur de ses genoux , elle s&#39;en débarrasse quelques fois ; à voir ses traits elle devait venir d&#39;une des localités environnantes . &#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Aliénés de Touggourt</category>
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  <title>KabKaba</title>
  <description>&#60;br&#62;Kabkaba&#60;br&#62;&#60;br&#62;Cet aliéné était tellement fou qu&#39;il ne supporter les gamins même sans qu&#39;ils le taquinent , il traînait avec une jante de bicyclette en faisant mine de conduire un véhicule . on le taquiner en lui criant &#34; Kakaba Kab Tarmtou fiha El Hab &#34;  et cela le rendait hors de lui .  Il était un coureur très rapide avec de grande enjambée ; il pouvait facilement rattraper le plus rapide parmi les gamins et le marteler avec des coups de poing.&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Aliénés de Touggourt</category>
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<item>
  <title>Salah Lidaa</title>
  <description>&#60;br&#62;Salah Lidaa&#60;br&#62;&#60;br&#62;Allah yerhmou!il était trés docile ,spontané et obéissant .je crois qu&#39;il avait beaucoup plus d&#39;amies femmes que d&#39;hommes.sa radio ne le quittait jamais et il avait des informations.il est mort trés jeune.crois moi je le trouvais régulièrement chez une famille à moi à nezla et je ne croyais pas vraiment en sa naiveté.par contre ,mes cousines le croyaient vraiment et quand j&#39;ai appris sa mort je n&#39;y ai pas cru .il est mort trop jeune.&#60;br&#62;&#60;br&#62;                                                        ( Par Cherifa Souad Ghanem )&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Aliénés de Touggourt</category>
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  <title>Sayah Riga</title>
  <description>&#60;br&#62;Sayah Riga&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Aliénés de Touggourt</category>
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<item>
  <title>Khedidja El Alya</title>
  <description>&#60;br&#62;Khedidja El Alya&#60;br&#62;&#60;br&#62;Elle était jeune et belle lorsque Bi El bachir s&#39;est marié avec elle , elle a eu un enfant appelé Bouhaniya , et tout à coup , elle a perdu raison et a commencer son errance et ses cavales entre Touggourt et Goug ,dans ses crises elle était vraiment féroce et vociférait du n&#39;importe quoi , elle ne s&#39;est pas rétablie de son malaise jusqu&#39;a sa mort .A ma connaissance ,elle avait une fille qui s&#39;appelait Fatiha et elle est mariée à Nezla ,la preuve ses dernières années ,elle les a passées chez sa fille .De plus,quand elle était en pleine crise ,elle pleurait en disant: &#34;fatiha benti!&#34;. Elle nous a bel et bien terrorisés dans notre enfance. Une fois en passant au boulevard de l&#39;Indépendance ,elle trouva mon grand père et ses amis (Allah yerhamhom) assis sur une doukana ,elle lui demanda son chapelet &#34;sebha&#34; elle pria un moment puis le remercia et quitta. Une autre fois ,autrefois  les maisons n&#39;étaient jamais fermées comme aujourd&#39;hui (sécurité n&#39;obligeait pas ), elle pénétra notre maison et trouva ma grand-mère (Allah yerhemha) assise ,elle lui demanda avec sa voix grave et rauque &#34;atouna miha terbhou!&#34; ma grand-mère qui était surprise par la voix ,la prise pour un homme lui refusa.(les hommes n&#39;ont pas le droit de pénétrer les maisons sans autorisation), puis vint ma tante qui entendit sa voix et la connaissait ,répliqua à ma grand mère lui disant que c&#39;était une femme, à ce moment là grand-mère l&#39;appela et lui donna à boire. Elle buva  et quand elle finit ,lui dit : &#34;ibared alik soumoum incha Allah!&#34;. On aimait bien sa présence dans la ville, elle faisait de l&#39;ambiance dans les rues ,elle et tous les fous de la ville. Tu voyais tous les gosses courant se cachaient dans n&#39;importe quelle maison de peur d&#39;être attrapés par elle ,zeitout ou Daha lehbil que vous à nezla appeliez daha laarida.Zeitout était un vrai coureur ,personne ne pouvait rester dans la rue meme les adultes.&#60;br&#62;                                                                                        P.Ghanem Cherifa&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Aliénés de Touggourt</category>
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  <title>JE NE ME RAPPELLE PLUS SON NOM</title>
  <description>un VALEUREUX GAILLARD QUI A PASSE TOUTE SA JEUNESSE à la construction de cette ville , et à travailler la pierre et le djebs avec son frère et leurs mulets et charrettes . après les jours heureux , et de bonne augure , il se trouve après avoir perdu son frère errant dans les rues , dans un état de folie passive , un petit bâton à la main et quelques fripes sur le dos . j&#39;ai oublie son nom mais je ne peut oublie l&#39;état dont il se trouve lors du travail  en dit dans notre jargon ch&#39;hab l&#39;hab maskine .</description>
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  <title>Said Belhani (Haissi)</title>
  <description>&#60;br&#62;Said Belhani (Haissi)&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Un grand gaillard qui faisait dans les deux mètres , d&#39;une corpulence trés imposante et une voie claire et forte qu&#39;on pourrait entendre à des centaines de mètres  , une peau noir olive , une petite barbe aux poils éparpillés pas trop touffus , trés intelligent , savant écrire et lire , son état d&#39;âme révolté laisser croire que c&#39;était un fou , alors qu&#39;en réalité c&#39;était quelqu&#39;un qui n&#39;acceptait pas ses conditions , dans le temps en les appelait &#34; Kari Zamyati&#34; .&#60;br&#62;Il était trés proche de mon grand pére qui préférait son rasoir pour ce faire raser &#34;Batata &#34; au coiffeur , il lui envoyait les meilleurs dattes lors des récoltes ; devant mon grand pére Amor Benachoura , il trouvait toute sa lucidité et son esprit , maintenant j&#39;imagine ces scènes et je me dis : Comment Amor était confiant au point de mettre sa tête entre les mains de cet homme avec un rasoir.  ; cet homme c&#39;était Said Belhani ou communément appelé Haissi Haissi , car il ne cessait de répéter &#34;HAISSI  AISSI GAMH FRITISSI&#60;br&#62;MAN ALIYAT BOUHADI HATTA TAKKATA&#60;br&#62;MADROUBA KHOBZ TOUIL W SOKAR TOUB&#60;br&#62;KOUL W ACHBAA YA JIAAN &#34;  &#60;br&#62;Il disait encore &#34;Hazmat Essekas ma tatarbatch&#34; . Il avait un grand bâton a la main qui ne quittait jamais . Allah yarmak ya Ammi Said !&#60;br&#62;</description>
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  <title>Zitout</title>
  <description>&#60;br&#62;Zitout</description>
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  <category>Les Aliénés de Touggourt</category>
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  <title>Benyatou</title>
  <description>&#60;br&#62;Benyatou&#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39; était un nomade ,chauve trés blanc de peau à devenir rouge.Il vivait au cimetière de Touggourt avec sa mère,apparemment il l&#39;a transportait sur son dos ou dans une brouette jusqu&#39;à sa mort et dire &#34;mahboul w yaaref bab darou&#34; un fou plus responsable qu&#39;un homme en bonne santé.&#60;br&#62;&#60;br&#62;                                              (Par Cherifa Souad Ghanem )&#60;br&#62;</description>
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  <title>Salah Kobba</title>
  <description>&#60;br&#62;Salah Kobba</description>
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  <title>Zinglé</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;Zinglé</description>
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  <title>Hechouf</title>
  <description>&#60;br&#62;Hechouf&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Un homme ayant souffert une longue période par manque certainement de soins et de traitement approprié de son aliénation , dans sa jeunesse très tumultueuse , il était très agressif et fort , aujourd&#39;hui il passe devant vous comme un ombre qu&#39;on n&#39;aperçoit même pas , calme , très calme même , il était aussi un fervent de l&#39;équipe de l&#39;E.S.T , ne ratant aucun match de ceux jouer à Touggourt . &#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Aliénés de Touggourt</category>
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  <title>MEMOIRE SUR LE SAHARA ORIENTAL</title>
  <description>&#60;br&#62;                          MEMOIRE SUR LE SAHARA ORIENTAL &#60;br&#62;&#60;br&#62;                                                        CH . LAURENT                  P  19&#60;br&#62;&#60;br&#62;Mégarin&#60;br&#62;&#60;br&#62;  Nous voici arrivés à Mégarin, première ville de l&#39;Oued-R&#39;ir, située à l&#39;extrémité d&#39;une vaste plaine qui s&#39;infléchit brusquement pour descendre au niveau des chotts qui reçoivent les eaux artificielles fournies par les puits artésiens que les Arabes construisent pour les besoins de leurs oasis. Le sol de la plaine est sableux et contient des cristaux de gypse cristallisé en fer de lance, tandis que celui de la vallée, ou pour mieux dire de la plaine inférieure, est de plus en plus argileux à mesure que l&#39;on s&#39;avance vers la partie marécageuse qui occupe le bas-fond ; au-dessous on exploite une argile rouge dont les habitants façonnent des briques grossières qui, séchées au soleil, constituent avec des palmiers les seuls matériaux de construction. Cette localité, peu importante comme population, a été en quelque sorte le dernier rempart des habitants du désert : c&#39;est sa prise, il y a deux ans, qui a amené la reddition de Tuggurt.&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;oasis de Mégarin est arrosée par plusieurs puits jaillissants creusés par les Arabes, ou plutôt par des noirs qui semblent avoir monopolisé cette industrie. Comme nous trouverons dans tout l&#39;Oued-R&#39;ir beaucoup de sources artificielles semblables, nous allons décrire les moyens généralement employés.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le fonçage de ces puits, dont la profondeur varie entre 45 et 80 mètres, se fait au moyen des instruments les plus grossiers : ordinairement une petite pioche à manche court. Ils présentent généralement une excavation carrée de 0&#34;.60 à (0&#34;.90) de coté, rarement plus; ils sont boisés en palmier refendu longitudinalement, et présentent des fragments assez semblables à notre  bois de chauffage. A peine équarris et assemblés à mi-bois, ils constiluent des cadres grossiers, plus ou moins jointifs, placés horizontalement. On remédie au mauvais  ajustage de ces cadres entre eux au moyen d&#39;une courroie d&#39;argile mélangée avec des noyaux de dattes et autres matières ligneuses du palmier, qui, glissée entre ce coffrage et les terrains, fait un calfatage plus ou moins parfait.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ce boisage se prolonge dans toutes les parties du puits sujettes aux éboulements. Pour le reste, la roche, ordinairement un gypse terreux, présente assez de solidité pour se maintenir seule.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les puits sont descendus ainsi jusqu&#39;au point où se trouve, suivant l&#39;expression des Arabes, la mer souterraine, à moins que dans la partie supérieure on n&#39;ait rencontre des eaux parasites assez abondantes pour que l&#39;épuisement n&#39;ait pu avoir lieu avec les faibles moyens dont on dispose dans le pays, ou que l&#39;on n&#39;ait rencontré une roche un peu trop dure pour que  les instruments arabes aient pu l&#39;entamer; et ces deux cas sont assez fréquents. Un assez grand nombre de puits annoncent ces défaites de l&#39;industrie des Rouaras (habitants de l&#39;Oued-R&#39;ir).&#60;br&#62;&#60;br&#62;Si, au contraire, on a pu arriver sans encombre sur la roche qui recouvre les sables aquifères, laquelle semble être le plus souvent un gypse impur endurci et un peu feuilleté, quelquefois une couche argileuse d&#39;un blanc verdâtre, un homme spécial attaché à une corde descend et fait dans le fond le trou qui doit livrer passage à l&#39;eau, laquelle, dans bien des cas, s&#39;élance par cet orifice avec assez de force pour rouler et asphyxier le malheureux ouvrier qui s&#39;est chargé de l&#39;opération et que l&#39;on ne peut toujours remonter assez vivement.&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;eau s&#39;élève dans le puits avec une vitesse plus ou moins grande, mais rarement sa force ascensionnelle suffit pour qu&#39;elle se déverse au-dessus du sol avec les sables qu&#39;elle tient en suspension. Cette eau, surgissant du fond du puits par un orifice moins grand que le puits lui-même, change de vitesse ; la pression, augmentant à mesure de son élévation, vient modifier son allure et provoque un ensablement plus ou moins considérable, puisqu&#39;il atteint une hauteur de 25 à 30 mètres, qu&#39;il faut enlever, au moins en partie, pour que la source puisse s&#39;épancher à la surface du sol et y prendre un écoulement constant. Ce sont des plongeurs qui retirent ces sables; mais j&#39;ai la conviction qu&#39;aussitôt que leur masse devient assez faible pour que l&#39;eau puisse la traverser et couler au sol avec un peu d&#39;abondance, ils cessent ce travail, qui,&#34; déjà si difficile et périlleux, doit leur devenir impossible par suite du courant ascensionnel qui s&#39;établit.&#60;br&#62;C&#39;est à Mégarin que nous avons eu pour la première fois l&#39;occasion de voir ces plongeurs ; ils désensablaient un puits qui est la propriété du marabout Si-el-Mennouar. La profondeur totale était de 53 mètres; les sables l&#39;avaient obstrué jusqu&#39;à 35 mètres; 10 mètres avaient déjà été extraits : c&#39;est donc à 45 mètres qu&#39;ils opéraient au moment où je les ai vus. L&#39;eau était dormante, avait une température de 16 à 17 degrés centigrades et dégageait une forte odeur d&#39;hydrogène carboné et sulfuré.&#60;br&#62;  Au-dessus de l&#39;ouverture du puits, qui présentait une section de Om.8O de côté, deux montants en palmier supportaient une traverse du même bois portant une encoche produite par l&#39;usure de la corde, faite avec la matière textile de ce même arbre. Cette corde sert à remonter et descendre le coufin ou panier que le plongeur doit remplir de sable. Ce n&#39;est qu&#39;à Tuggurt que j&#39;ai vu une petite molette en bois faisant l&#39;office de poulie.&#60;br&#62;    La corde qui descend ce panier est amenée, pendant cette opération, le long de la paroi du puits opposée à celle où se trouve attachée à l&#39;un des poteaux une seconde corde qui sert de signal et qu&#39;un poids assez lourd fixe au fond. Cette seconde corde sert également à aider les plongeurs dans leurs manœuvres descendantes et ascendantes.&#60;br&#62;    Près de l&#39;ouverture du puits se trouve un feu assez vif où ces plongeurs, la plupart phthisiques et abrutis par l&#39;abus du kif (espèce de chanvre indien qu&#39;ils fument), se chauffent fortement et avec le plus grand soin tout le corps avant d&#39;entreprendre leur descente. Leurs cheveux sont rasés et leurs oreilles seules sont bouchées avec du coton imprégné de graisse de chèvre (dit-on).&#60;br&#62;Ainsi chauffé et préparé, l&#39;homme dont le tour de faire le plongeon est arrivé, descend dans le puits et entre dans l&#39;eau jusqu&#39;au-dessus des épaules. Assujetti dans cette position au moyen des pieds, qu&#39;il fixe aux boisages, il fait ses ablutions, quelques prières, puis tousse, crache, éternue, se mouche, amène sa bouche au niveau de l&#39;eau, fait une série d&#39;aspirations et d&#39;expirations assez bruyantes, et enfin, tous ces préparatifs terminés (ils durent au moins devant les étrangers une dizaine de minutes), il saisit la corde et semble se laisser glisser. Arrivé au fond, à l&#39;aide des mains, ou plutôt d&#39;une main, il remplit le panier qui l&#39;y a précédé. L&#39;opération faite, il ressaisit sa corde des deux mains et remonte. Il est probable que souvent il est obligé de s&#39;aider de cette corde ou du poids qui y est fixé pour se maintenir au fond, ayant à vaincre une force ascensionnelle qui tient à le ramener à la surface. Tout plongeur connaît cet effet, et, s&#39;il est encore augmenté par un certain mouvement ascensionnel de l&#39;eau , on comprend que l&#39;on doit éprouver quelques difficultés à se maintenir dans une position stable qui permette d&#39;accomplir ce travail.&#60;br&#62;  Quelquefois il arrive que le plongeur est suffoqué, soit avant d&#39;arriver au fond, soit pendant son travail, soit pendant qu&#39;il accomplit son ascension pour revenir au jour. Un de ses camarades, qui, tout le temps que dure l&#39;opération, tient attentivement une corde servant de direction et de signal à sa sortie de l&#39;eau, averti, par quelques mouvements ou secousses imprimés à la corde, du danger que court le patient, se précipite à son secours, tandis qu&#39;un autre le remplace à son poste d&#39;observation, qu&#39;il quitte aussi à un nouveau signal pour aller au secours de ses deux confrères, ainsi que je l&#39;ai vu. Trois plongeurs se trouvaient donc ensemble ; deux ayant réclamé du secours dans ce puits de dimensions si restreintes, cette grappe humaine est revenue à la surface, le premier descendu en dessus et le dernier en dessous.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le premier mouvement de ceux qui ont été secourus est d&#39;embrasser le sommet de la tète de leur sauveur en signe de reconnaissance. Il est à remarquer que ceux qui plongent au secours de leur confrère le font instantanément, sans se préoccuper des préparatifs si minutieux pratiqués par le premier descendu.&#60;br&#62;Sur six plongeurs successifs réunis autour de ce puits, la durée de chaque immersion a varié entre deux minutes, la plus prompte, et deux minutes quarante secondes, la plus longue. M. Berbrugger dit avoir observé cinq minutes cinquante-cinq secondes. Plusieurs officiers supérieurs qui étaient présents avec moi à l&#39;opération m&#39;ont affirmé avoir vu l&#39;année précédente rester trois minutes. On remarquera que la profondeur du puits n&#39;était à ce moment que de 45 mètres ; que l&#39;eau était dormante ; que, sur six plongeurs, deux ont réclamé le secours, et que le résultat de leur travail fut deux coufins de sable pouvant contenir 8 à 10 litres. Que doit-il donc se passer lorsque le puits a 80 mètres et que l&#39;eau a un écoulement, quelque léger qu&#39;il soit ?&#60;br&#62;Chaque plongeur doit être à jeun, et cette observation est rigoureuse, sous peine de grands dangers. Cela se comprend, d&#39;ailleurs, avec la pression qu&#39;ils ont à supporter. Leur journée com-porte pour chacun d&#39;eux quatre voyages, soit donc 40 litres au maximum de sable extrait.&#60;br&#62;Lorsque la journée de ces hommes fut terminée, nous fîmes descendre devant eux et au bout de leur corde une soupape à boulet que j&#39;avais fait exécuter dans les ateliers du génie de Biskra, avec un bout de tube assez mince, une bombe pour soupape ayant son siège en bois. Cet instrument, assez imparfait, nous a cependant suffîsamment reussi pour démontrer aux habitants et aux plongeurs que cette industrie si périlleuse pouvait facilement être remplacée par des moyens simples et beaucoup moins coûteux, car chaque voyage de cette soupape à boulet, bien que trop légère, ramenait au sol une quantité de sable plus considérable qu&#39;un plongeur, et cela toutes les sept minutes, sans interruption. Notre court séjour à Mégarin nous a empêchés de continuer cette opération, ainsi que l&#39;eût désiré le marabout.&#60;br&#62; Tuggurt ou Tougourt&#60;br&#62;54 métres d&#39;altitude au point culminant de la ville&#60;br&#62;  Tuggurt, ou Tougourt , est la capitale de l&#39;Oued -R&#39;ir . Mieux bâtie que les villes précédentes , elle posséde une mosquée , une casbah, et est enveloppée circulairement par un mur entouré d&#39;un large fossé dont les eaux sont fournies par trois puits qui se trouvent dans l&#39;intérieur de la ville.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ces puits ont une profondeur qui varie, suivant la hauteur des points où ils ont été pratiqués, de 45 à 55 mètres. Ils traversent un gypse impur qui se trouve souvent à la surface du sol, des marnes jaunâtres qui ont une puissance de 35 à 40 mètres, une roche arénacée formée de sable siliceux, de gypse et d&#39;argile, une roche rouge gypseuse formée au moyen de petits cristaux de gypse réunis par un ciment argilo-sableux, et e une une couche argileuse blanc-verdâtre très-compacte qui recouvre la nappe aquifère contenue dans des sables assez purs.&#60;br&#62;  Bien que Tougourt n&#39;ait qu&#39;une population de 1,257 habitants fixes et 250 individus flottants, son importance commerciale est immense ; elle est, avec Temacin, sa rivale, le lieu d&#39;échange pour tout le commerce du sud. Son antiquité parait assez grande , une ruine d&#39;ancienne mosquée et celle actuelle, construite, comme quelques-unes de ses principales habitations, en pierre de gypse impur avec des briques cuites et autres matériaux que l&#39;on croit tirés de Tunis, attestent une richesse et une stabilité que l&#39;on ne retrouve que dans l&#39;Algérie septentrionale. Son oasis contient, dit-on, près de 400,000 palmiers et un grand nombre d&#39;arbres fruitiers ; quelques jardins produisent des Iégumineux en abondance. Une certaine quantité de puits servent à l&#39;irrigation de ces vastes plantations, et plusieurs villages sous la dépendance de Tougourt occupent différents points de cet immense jardin. Parmi ceux-ci le plus proche est Nezla.&#60;br&#62;Nezla&#60;br&#62;    Bâti sur une petite eminence, cette espèce de hameau, construit entièrement à l&#39;arabe, c&#39;est-à-dire en terre séchée au soleil, est entouré par des jardins et de petits étangs que les puits entretiennent d&#39;eau pendant l&#39;hiver, mais qui l&#39;été sont pour la plupart desséchés. L&#39;origine de ces étangs provient de l&#39;enlèvement des terres employées aux constructions. Pendant les chaleurs ils se dessèchent ; l&#39;eau y croupit, exhale une odeur détestable ; des miasmes s&#39;échappent des matières animales qui entrent en décomposition et colorent l&#39;eau d&#39;une teinte rougeâtre, indice certain du commencement des fièvres pernicieuses qui assiègent le pays pendant plusieurs mois. Les Arabes eux-mêmes n&#39;échappent point au fléau ; la race nègre seule semble n&#39;être nullement affectée par ce milieu infect.&#60;br&#62;C&#39;est dans un des jardins de Nezla que nous avons trouvé un puits ensablé et dont le boisage en assez bon état permettait sans inconvénient le jeu de notre soupape. Nous avons fait, en présence des Arabes et des creuseurs de puits, l&#39;opération complète du désensablement.&#60;br&#62;Ce puits, appartenant à un nommé Si-Abd-el-Kader, nom très commun en Afrique, était, au dire du creuseur lui-même, d&#39;une profondeur de 55 mètres, il y plongea et reconnut qu&#39;il était ensablé jusqu&#39;à 45 mètres.&#60;br&#62;  En descendant la soupape, nous n&#39;éprouvâmes aucun arrêt jusqu&#39;à 47 mètres : il y avait donc déjà une première erreur. En sept heures et demie un demi-mètre cube environ de sable fut extrait, avec une assez grande quantité de boue liquide. La source, le soir même, avait, au dire des Arabes et du propriétaire, augmenté d&#39;un tiers, aucun obstacle ne s&#39;était présenté; le dernier terrain retiré consistait en un sable mélangé de quelques parties isolées d&#39;une argile verdâtre assez compacte.&#60;br&#62;Le lendemain on continua l&#39;opération ; mais bientôt la soupape cessa de ramener du sable, et on n&#39;obtint plus, bien qu&#39;on ne fût qu&#39;à 49m.5O, qu&#39;une argile sableuse très-fine ; la source avait repris, nous assura le propriétaire, son écoulement primitif, et peut-être un peu plus.&#60;br&#62;  Le même plongeur qui avait exploré le puits avant notre travail prétendit que notre instrument devait avoir abîmé le boisage ; il obtint du propriétaire l&#39;autorisation d&#39;aller voir au fond, et revint disant qu&#39;effectivement il y avait des bois de détachés. Ces assertions sur la profondeur et l&#39;ensablement ayant été reconnues fausses, nous cherchâmes à vérifier si son dernier récit était plus vrai. Nous redescendîmes donc la soupape, qui, promenée dans tout le parcours de notre champ d&#39;opération, ne tloucha de bois nulle part ; elle ne ramena qu&#39;une boue très-liquide, mélangée cependant de quelques fibres ligneuses et très-courtes de palmier dont tout le volume réuni ne présentait pas celui de deux doigts.&#60;br&#62;&#60;br&#62;  Quittant alors l&#39;aplomb de la poulie et amenant à un second voyage la soupape près des boisages, nous sentîmes effectivement que l&#39;instrument les accrochait. Nous n&#39;avons fait aucun effort et nous nous sommes transportés à la paroi opposée : là l&#39;instrument s&#39;arrêta à 1 métre environ du fond; il se soulevait facilement, mais refusait de descendre plus bas. Nous fîmes alors remonter, et la soupape revint au sol, ramenant un morceau de boisage engagé entre le boulet et son siège par une de ses extrémités. Il fallait que ce morceau de bois, dont la dimension était de 1 m.15 de longueur, occupât au fond une position presque verticale, qui nous semble impossible, si son déplacement eût été opéré par notre instrument. En outre, ce bois si tendre et si facile à détériorer ne portait aucune trace, même légère, d&#39;un corps dur; il était complètement intact, sa longueur était complète et accusait un coffrage de 0m.90 intérieur ; or celui de ce puits ne présente dans un sens que Om.6O et de l&#39;autre 0m.72 : il y a donc tout lieu de supposer qu&#39;il lui était étranger.&#60;br&#62;&#60;br&#62;  Ce petit incident nous a démontré qu&#39;au Sahara, aussi bien que dans nos cités manufacturières d&#39;Europe, un instrument de progrès éveille toujours une grande inquiétude parmi les ouvriers qui exploitent une industrie, si pénible et dangereuse qu&#39;elle soit. Les plongeurs sahariens jouissent d&#39;assez grands privilèges : exempts d&#39;impôts et bien payés, ils ont vu avec regret un instrument d&#39;un usage aussi simple et d&#39;une manœuvre aussi facile se substituer à leur manière si périlleuse d&#39;opérer. Comme ils forment une corporation assez puissante ; que cette industrie, la seule qu&#39;ils exploitent, les a rendus chétifs; que la perspective d&#39;une mort prématurée les a conviés à des habitudes de kif qui ont amené chez la plupart d&#39;entre eux une espèce d&#39;abrutissement, le général Desvaux, mû par un sentiment d&#39;humanité, les fit enrôler, promettant que pendant leur existence ils jouiraient eux seuls du privilège de se servir de cet instrument, en conservant tous les avantages qui leur étaient accordés. Plusieurs d&#39;entre eux, moins abrutis, demandèrent immédiatement l&#39;instrument pour en faire usage, et quelques propriétaires manifestèrent le désir que semblable opération fût faite à leurs puits. Evidemment l&#39;administration de l&#39;Algérie, qui accomplit et se propose tant de projets de civilisation et d&#39;amélioration, qui y réussit déjà avec tant de succès dans ces pays, tout en sauvegardant une industrie existante, fera le nécessaire pour lui faire adopter un système plus conforme aux exigences de l&#39;humanité.&#60;br&#62;&#60;br&#62;        En résumé, l&#39;examen des matières extraites du puits semble démontrer que le nettoyage est complit, puisque les sables qui obstruaient la source sont complètement enlevés, que les matières qui leur sont inférieures, que l&#39;on n&#39;obtient que difficilement, ne peuvent rationnellement se trouver au-dessus de la source, et qu&#39;enfin celle-ci est plus abondante qu&#39;elle n&#39;a été dans aucun temps. Il semble résulter aussi du témoignage, un peu douteux il est vrai, du plongeur, que la source vient par côté, et non du fond, ainsi que semble l&#39;admettre généralement l&#39;idée que ces puits sont alimentés par une mer souterraine recouverte par une espèce de roche : il est donc à présumer que ce fait n&#39;aurait rien de général et se présenterait suivant les localités.&#60;br&#62;Témacin. Altitude + 54 mètres.&#60;br&#62;      A Témacin, dernière ville du Sahara oriental, les puits ont une profondeur moins grande qu&#39;à Tuggurt ; ils sont généralement ensablés jusqu&#39;à 35 mètres. D&#39;après le récit des Arabes, les eaux existeraient entre 40 et 46 mètres. Comme on le voit d&#39;après les profils ci-joints, la nappe se relèverait vers le grand désert, où nécessairement elle se prolonge encore, surtout si on accepte l&#39;assertion répandue dans le pays, qu&#39;elle provient de hautes montagnes qui se trouveraient vers le sud, et que, par conséquent, elle coule de ce point vers le nord. Mais, si au contraire on admet que les eaux proviennent de la ceinture nord du Sahara, on serait peu éloigné du point où elles atteignent leur niveau hydrostatique. Un puits jeté dans le grand désert à 8 ou 10 kilomètres au sud de Témacin donnerait probablement encore des résultats favorables si rien n&#39;était changé dans la constitution du terrain et le régime des eaux; il serait un premier jalon posé dans cette direction; les autres pourraient être espacés de 25 à 30 kilomètres, si cette première expérience confirmait le prolongement de la nappe aquifère, ainsi que l&#39;indiquent les Arabes, et en tout cas jusqu&#39;au point ou elle se rapprocherait de son minimum d&#39;ascension. Si d&#39;un côté on a des chances de succès sur une grande partie du Sahara oriental, de l&#39;autre on peut espérer que le grand désert serait très diminué, puisqu&#39;une partie de cette route, presque impraticable aujourd&#39;hui, serait approvisionnée d&#39;eau, élément essentiel et le plus embarrassant des longs voyages.&#60;br&#62;  Entre Témacin et Tougourt, bien que la distance ne soit que de 12 kilomètres environ, on assure que pendant ce trajet chaque année des voyageurs périsssent de soif et de chaleur. L&#39;absence de tout abri, de toute source, provoque chez eux pendant ce court espace ce phénomène d&#39;hallucination qui se manifeste si souvent dans les sables mouvants de l&#39;Oued-Souf.&#60;br&#62;Tèbesbest et Zaouiat.&#60;br&#62;    En se dirigeant de Tougourt vers le nord, on trouve encore, pour ainsi dire faisant partie de la même oasis, Tèbesbest et Zaouiat-, les puits varient de 50 à 60 mètres de profondeur, bien que le niveau du sol s&#39;abaisse sensiblement jusqu&#39;à + 32 mètres au-dessus du niveau de la mer.&#60;br&#62;R&#39;omra.&#60;br&#62;    La source de R&#39;omra précède une ruine de mosquée située sur une petite eminence et environnée de plusieurs petits étangs autour desquels la végétation semble assez active, bien qu&#39;il n&#39;existe plus que des tamarins, deux ou trois palmiers et des plantes marécageuses. Cette ruine, cette végétation abandonnée à elle-même, indiquent évidemment l&#39;ancienne existence d&#39;un groupe populeux qui, par des circonstances inconnues, a émigré -, la source de R&#39;omra est donc , selon toutes les probabilités, un ancien puits dont l&#39;origine est oubliée. Quelques puits morts, c&#39;est-à-dire sans écoulement, l&#39;eau stationnant à 1 mètre en contre-bas du sol, se trouvent dans les environs, et plus loin on aperçoit l&#39;oasis de R&#39;omra, alimentée par une grande quantité de sources. Nous avons vainement cherché le point de départ des eaux, nous n&#39;avons pu le découvrir dans le terrain marécageux, envahi par les plantes aquatiques qui le cachent. Ces eaux sont limpides, mais peut-être plus saumàtres que celles rencontrées jusqu&#39;alors.&#60;br&#62;Sidi-Rached. Altitude + 43 mètres.&#60;br&#62;    L&#39;oasis de Sidi-Rached, encombrée par les sables qui lui viennent de l&#39;ouest, a néanmoins encore une partie prospère, arrosée par un assez beau puits, foré il y a soixante ans environ. On a traversé, dit-on, 23 mètres d&#39;une roche fort dure faisant feu sous l&#39;outil ; cela ne peut être que des parties exceptionnelles, car il semble peu probable que les instruments des Arabes puissent attaquer et percer 25 mètres d&#39;un terrain de cette nature : il a 54 mètres de profondeur.&#60;br&#62;    Un autre puits commencé dans le voisinage de ce premier, probablement en prévoyance de son extinction prochaine par suite du mauvais état du cuvelage, n&#39;a pu dépasser une faible profondeur. Les eaux parasites, et peut-être les infiltrations des puits voisins, ont été assez abondantes pour paralyser les Arabes, dont les moyens d&#39;épuisement sont très-restreints.&#60;br&#62;      Un troisième puits situé un peu plus loin donne une faible quantité d&#39;eau; on n&#39;a pas pu, à ce qu&#39;il parait, ouvrir à la nappe une section suffisante à son écoulement : l&#39;eau serait arrivée lente-ment, mais cependant avec trop d&#39;abondance pour permettre i l&#39;ouvrier d&#39;achever son œuvre ; il s&#39;est arrêté à 48 mètres, et l&#39;eau se trouve entre SO et 55. Cette circonstance du peu d&#39;eau qui s&#39;é-coule de ce puits rend son voisinage des eaux parasites sulfureuses beaucoup plus sensible au goût et à l&#39;odorat que dans les autres puits, dont le débit varie de 100 à 600 litres à la minute.&#60;br&#62;        Tout le pays parcouru depuis Tougourt jusqu&#39;à Sidi-Rached est assez uniforme ; le sol, argileux et imprégné du sel des chotts ou marais salés, est entrecoupé de petites dunes avec gypse cristallin sur les crêtes.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://touggourt.zzl.org/geologiedeto/index.html#bv000006</link>
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  <category>Géologie  de Touggourt</category>
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  <title>Adoucissement des Eaux de la Nappe Albienne de la Région de Touggourt</title>
  <description>&#60;br&#62;jeudi 8 juillet 2010, 11:32 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Adoucissement des Eaux de la Nappe Albienne de la Région de Touggourt (Sud-est Algérie) : Procédé à la Chaux et au Carbonate de Sodium&#60;br&#62;A. Messaitfa, M. Saidi, K. Baouia, M. Hadjadj&#60;br&#62;&#60;br&#62;Université de Ouargla, Faculté des Sciences et Sciences de l&#39;Ingénieur, Algérie&#60;br&#62;courriel : &#60;a href=&#34;&#38;#109;&#38;#97;&#38;#105;&#38;#108;&#38;#116;&#38;#111;:%6D%65%77%61%6C%69%64%40%79%61%68%6F%6F%2E%63%6F%6D&#34;&#62;mewalid&#38;#64;yahoo.com&#60;/a&#62;&#60;br&#62;A. Meghezi&#60;br&#62;&#60;br&#62;Université de Biskra, Département de Chimie&#60;br&#62;&#60;br&#62;Dans la région de Touggourt (Sud-est Algérie), en exploite la nappe du Continental Intercalaire dite nappe de &#34; l&#39;albien &#34;. Le débit d&#39;exploitation est de 150 L/s, soit 12960m3/j, ce qui représente une capacité d&#39;exploitation de 14,2 millions de m3/an. Ces eaux sont fortement minéralisées (1,8 à 2,5 g/L), et d&#39;une dureté très élevée (102°f). Bien que la teneur de ces eaux en calcium (267mg/L) est proche de la norme de potabilité préconisées par l&#39;OMS, (200mg/L), alors que la concentration en magnésium (85,5mg/L) est près de deux fois inférieur à la norme (150mg/L); les teneurs en ces deux éléments sont suffisantes, dans les conditions de température (55 à 60 °C) et de pH (7,3 à 7,5), d&#39;entraîner la formation de tartre (figure 1). Ce dernier est le problème majeur qui menace de nos jours le devenir des ouvrages hydrauliques (conduites, refroidisseur, vannes, …) dans la région de Touggourt. Depuis longtemps, le problème qu&#39;engendre ce phénomène, a atteint un niveau localement alarmant.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les résultats obtenus dans cette recherche d&#39;adoucissement des eaux géothermales de la région de Touggourt, par la chaux seule et en excès, ont montré que la dureté des eaux est de type non carbonaté (permanente), l&#39;efficacité d&#39;élimination des ions calcium et magnésium est très faible, respectivement 23,2% et 3,8%. La dureté de l&#39;eau est passée de 102°f à 85,2°f, soit une diminution de 16,5%. Par ailleurs, le traitement des eaux au carbonate de sodium et à la chaux seule était très efficace, la dureté de l&#39;eau est réduite à 26°f, soit un taux de réduction de 74,5%, mais le procédé au carbonate de sodium, a ajouté à l&#39;eau traitée 274,7mg/L de sodium à la teneur existante dans les eaux de départ (323,3mg/L). Cependant, et afin de minimiser la salinisation des eaux traitées, il faut limiter le traitement de la dureté à la norme de potabilité préconisée par l&#39;OMS (50°f). Le poids de boue produite est de 1,58g/L. Ainsi, pour une consommation annuelle en eau de 14,2 Mm3/an, on évalue à 2243 tonnes/an la masse de tartre, soit 61,5 Quintaux/jour. La vitesse moyenne d&#39;entartrage est de 1,1cm/an. La plus grande vitesse (1,4cm/an) est enregistré dans les conduites situées au premier kilomètre de la tête de puits ou l&#39;eau est de forte température (55 à 60°C).&#60;br&#62;</description>
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  <category>Géologie  de Touggourt</category>
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  <title>Les Secrets de la Rose des Sables </title>
  <description>&#60;br&#62;mardi 6 juillet 2010, 16:11 &#60;br&#62;Roses des sables&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;                                                                par Gérard Breton&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;    Nous sommes au bord d&#39;un chott ou d&#39;une sebkha, quelque part au Sahara. Le sol est sableux, fait de ce même sable fin et clair que les dunes de l&#39;erg, au loin. Dans le ciel bleu, le soleil. L&#39;eau, dans le sol, n&#39;est pas très profonde parce que nous sommes dans une dépression et un puits l&#39;atteindrait facilement, mais elle serait impropre à la consommation. En effet, elle est salée et riche en sulfate de calcium dissout. Attardons nous un peu sur ce composé chimique. On peut dissoudre du sulfate de calcium (Ca SO4) dans de l&#39;eau, mais au maximum environ 2 grammes dans un litre d&#39;eau : on dit alors que l&#39;eau est saturée en sulfate de calcium. Une telle eau est dite séléniteuse, elle ne peut pas servir à savonner, à faire cuire les légumes, à préparer le thé ou le café, et il n&#39;est pas recommandé de la boire. Le sel ou chlorure de sodium (Na Cl) a un point de saturation différent : on peut en dissoudre 360 grammes dans un litre d&#39;eau.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Dans un marais salant, lorsque l&#39;eau s&#39;évapore, au-delà du point de saturation, le sel cristallise. Il en va de même pour le sulfate de calcium : une eau séléniteuse qui s&#39;évapore dépose du sulfate de calcium hydraté (Ca SO4, 2H2O) : c&#39;est le minéral que l&#39;on appelle le gypse. La croûte blanche sur le sol des chotts et des sebkhas est constituée de cristaux microscopiques de gypse. Le mot vient de l&#39;arabe  ??? , qui signifie plâtre ou pierre à plâtre. En effet, si je chauffe du gypse, il perd son eau de cristallisation et se transforme en une poudre blanche, le plâtre. Lorsque l&#39;on ajoute de l&#39;eau au plâtre (lorsque l&#39;on &#34; gâche &#34; le plâtre), le sulfate de calcium absorbe de l&#39;eau et donne une nouvelle forme hydratée de sulfate de calcium, qui cristallise en aiguilles microscopiques enchevêtrées en augmentant très légèrement de volume : le plâtre fait prise.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Après tous ces détours autour du sel et du sulfate de calcium, nous sommes en mesure de revenir dans notre sebkha ou notre chott et d&#39;essayer de comprendre comment se forment les roses des sables.&#60;br&#62;Première étape : explication simplifiée&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;eau que l&#39;on pourrait atteindre en creusant un puits (d&#39;où le nom de nappe phréatique) est riche en sulfate de calcium. Par capillarité, elle va imbiber le sable, et, ainsi, monter vers la surface du sol. A` cause du soleil, de la chaleur et du vent, l&#39;évaporation est intense en surface, ce qui contribue à entretenir l&#39;ascension de l&#39;eau vers la surface. Entre la nappe et la surface, il y a donc un niveau où la saturation est atteinte : le gypse commence à cristalliser.&#60;br&#62;Les cristaux, de forme lenticulaire, sont d&#39;abord de petite taille et au fur et à mesure de l&#39;apport de sulfate de calcium, ils grandissent en englobant un peu du sable dans lequel ils croissent. Les cristaux peuvent être enchevêtrés, associés : c&#39;est la rose des sables. On peut se convaincre de ce qui précède en examinant la cassure d&#39;un &#34; pétale &#34; de rose des sables, c&#39;est-à-dire d&#39;un monocristal de gypse : on verra, à l&#39;œil nu, les étapes successives de la croissance et à l&#39;aide d&#39;une loupe, les grains de sable englobés par la croissance du cristal. On vérifiera alors que c&#39;est le même sable que celui dans lequel on a recueilli la rose des sables. La couleur de la rose des sables provient de la superposition de la couleur naturelle du gypse, souvent de couleur miel, et celle du sable.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Si les cristaux de gypse sont microscopiques et abondants, ils cimentent le sable et forment une couche dure de grès à ciment gypseux que l&#39;on trouve parfois, soit en surface, soit près de la surface, au-dessus des niveaux contenant les roses des sables. C&#39;est le cas dans les carrières de notre ami Lassaâd Alaoui à Rjim Maâtoug.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le palmier (ainsi que quelques autres plantes du désert) absorbe l&#39;eau du sol par ses racines, mais celles-ci ont une particularité : elles sont capables d&#39;absorber l&#39;eau, mais de &#34; refuser &#34; le sulfate de calcium ou le chlorure de sodium dissout : la racine joue le rôle de &#34; filtre &#34; en absorbant sélectivement les molécules de la nappe. C&#39;est d&#39;ailleurs pourquoi les palmiers et autres plantes du désert sont adaptés à pousser sur le bord des sebkhas ou des chotts, là où la forte concentration en sel et en gypse empêcherait les autres plantes de se développer. Si les racines absorbent l&#39;eau et laissent à l&#39;extérieur le sulfate de calcium, celui-ci dépasse la saturation et cristallise en formant un manchon de fines roses des sables autour de la racine : le mécanisme est le même que pour la formation des roses des sables au-dessus de la nappe, mais la cause est différente : capillarité et évaporation dans le premier cas, absorption sélective par les racines dans le second cas.&#60;br&#62;&#60;br&#62;  Cette curiosité a été observée dans plusieurs gisements de roses de sables. Il s&#39;agit de manchons cylindriques formés de très petits cristaux de gypse massif avec, à la périphérie des &#34; pétales &#34; de gypse, enchevêtrés, et ayant la forme, la couleur et la taille de ceux des roses des sables environnantes. Parfois, dans l&#39;axe du cylindre, on observe encore la racine (par exemple de palmier, ou d&#39;herbe), ou le creux laissé par la disparition de la racine, mais parfois le cylindre est plein : du gypse a colmaté le creux.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Connaît-on des roses des sables fossiles ? La réponse est oui. J&#39;en ai recueilli, vieilles de six millions d&#39;années, dans le sud de l&#39;Espagne. Des roses des sables formées il y a 25 à 30 millions d&#39;années ont été recueillies au Portel, dans l&#39;Aude, par mon ami Daniel Vizcaïno.&#60;br&#62;J&#39;ai aussi recueilli, dans les environs de Timimoun en Algérie, des &#34; roses de barytine &#34; où le sulfate de calcium est remplacé par du sulfate de baryum : les &#34; roses &#34;, de quelques centimètres de diamètre, étaient parfaitement sphériques, avec une forte densité de pétales aux bords non aigus. Il est probable que le mécanisme de formation de ces &#34; roses de baryte &#34; était différent de celui des roses des sables parce que le sulfate de baryum est infiniment moins soluble dans l&#39;eau que le sulfate de calcium. Mais tous les gypses que l&#39;on trouve dans les roches ne proviennent pas d&#39;un processus évaporitique comme les roses des sables. Certains se forment lors de l&#39;oxydation d&#39;un sulfure de fer, la pyrite, en milieu calcaire (pyrite + oxygène + eau + calcaire ? oxydes de fer hydratés + gypse + dioxyde de carbone).&#60;br&#62;&#60;br&#62;  Notre ami Lassaâd Alaoui, qui vit et cultive ses roses des sables au bord du Chott el Jerid, dans le Sud tunisien, a une connaissance profonde des roses des sables, connaissance qu&#39;il a acquise à leur contact depuis de nombreuses années, en les recherchant, en les extrayant, en les travaillant. Son explication de leur genèse, toute imprégnée de poésie et de symbolisme, reste parfaitement exacte sur de nombreux points et témoigne de son sens de l&#39;observation. Ce qu&#39;il appelle la &#34; racine &#34; de son rosier ? Des zones de sable déjà cimenté par du gypse microcristallin, qui témoigne du processus de cristallisation du gypse donc de la possibilité de croissance des cristaux. La nécessité que l&#39;eau de la nappe où se forment les roses des sables soit salée ? Oui, parce que le gypse est plus soluble dans l&#39;eau salée : 2,65 g/l dans l&#39;eau douce, trois fois plus (8,2 g/l) dans l&#39;eau saturée en sel. Les cristaux dans le sable de surface ? Ceux formés rapidement - donc très petits, lors de remontées exceptionnelles de la nappe. Paillettes de gypse, très lumineux c&#39;est-à-dire très réfléchissant : les cristaux sont encore petits et n&#39;ont pas englobé de sable. &#34; La rose est constituée, mais ne cessera de grandir et de se transformer qu&#39;à partir de son extraction &#34; : cette phrase du &#34; jardinier des roses des sables &#34; nous servira de conclusion tant elle est exacte et profonde.  &#60;br&#62;Deuxième étape : les choses sont un peu plus compliquées !&#60;br&#62;  On peut se poser la question : en combien de temps se forme une rose des sables ? Quelques dizaines d&#39;années ? Quelques siècles ? Quelques millénaires ? Je serais tenté de privilégier une durée de formation courte parce que le sulfate de calcium est - par rapport à d&#39;autres sels comme le carbonate de calcium, constituant des roches calcaires - très soluble. Mais cette proposition relève plus d&#39;une approche intuitive que d&#39;une explication rationnelle. En fait, comme dans la nature les choses ne sont jamais simples, on peut penser que les roses des sables n&#39;ont pas toutes grandi à la même vitesse. Comment savoir ? Casser le cristal et compter le nombre de couches de croissance, ainsi qu&#39;on le fait avec les cernes des arbres pour connaître leur âge ? On saura le nombre d&#39;apports importants de sulfate de calcium, mais ces apports ne sont vraisemblablement pas annuels, loin s&#39;en faut.&#60;br&#62;Car le niveau de la nappe varie selon son alimentation par les précipitations. Et il y a aussi des variations décennales ou séculaires, une tendance à monter, ou une tendance à descendre. C&#39;est probablement ce qui explique qu&#39;il y ait plusieurs niveaux à roses des sables, cinq chez Lassaâd Alaoui, correspondant à cinq niveaux principaux de la nappe (il s&#39;agit bien sûr de niveaux moyens). En simplifiant, les plus petites roses des sables sont celles qui ont eu le moins de temps pour grandir. L&#39;observation de Lassaâd qu&#39;il y a des sites où les roses des sables sont de plus en plus grosses au fur et à mesure que l&#39;on s&#39;enfonce et d&#39;autres sites où c&#39;est l&#39;inverse s&#39;explique alors probablement par une tendance à la montée de la nappe dans le premier cas, à la baisse de la nappe dans le second.&#60;br&#62;Bien sûr, on a simplifié le phénomène aussi en supposant que, pendant une durée donnée de fonctionnement, la composition de l&#39;eau de la nappe est constante. C&#39;est sûrement exagéré : elle est plus ou moins concentrée en sulfate de calcium. Il peut même arriver, en période de haut niveau de nappe, que l&#39;eau soit très peu concentrée. Dans ce cas, il peut y avoir redissolution du gypse, qui se traduira par des cannelures sur les &#34; pétales &#34; de la rose des sables. De plus, dans une phase ultérieure, de petits cristaux de gypse peuvent se former, puis grandir parallèlement à ces cannelures.&#60;br&#62;Pourquoi les agrégats de cristaux de gypse peuvent avoir des formes différentes ? Les roses des sables de Touggourt ou El Oued en Algérie, et de Rjim Maâtoug en Tunisie, pourtant relativement proches, sont très différentes : celles de Touggourt ne soutiennent même pas la comparaison avec une rose. J&#39;imagine (mais seules des analyses chimiques pourraient le démontrer) que la composition chimique de l&#39;eau de la nappe a son importance. Les éléments qu&#39;elle contient (sel NaCl, carbonates CO3= et oligo-éléments) et leur concentration peuvent orienter la forme de la cristallisation et donner des prismes trapus ou des éventails à Toggourt, des associations denses de &#34; pétales &#34; élégants à Rjim Maâtoug, ou encore des groupes sobres et dépouillés de cristaux lenticulaires rouges couleur du sable à Timimoun en Algérie.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://touggourt.zzl.org/geologiedeto/index.html#bv000003</link>
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  <category>Géologie  de Touggourt</category>
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  <title>PUITS ARTESIENS DES OASIS MERIDIONALES DE L&#39;ALGERIE</title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;jeudi 6 mai 2010, 19:33 &#60;br&#62;&#60;br&#62;A la demande d&#39;un cher frère et ami je publie ces notes concernant le métier de foreur de puits et les caractéristiques de ces puits dans l&#39;Oued Righ , ceci permettra peut être aux gens de métiers de connaître mieux et apprendre des anciens à faire une meilleure approche pour faire face aux problèmes d&#39;assainissement et drainage qui commence a se poser et sérieusement dans l&#39;ensemble de la vallée :&#60;br&#62;Les anciennes Ayouns de la ville de Touggourt :&#60;br&#62;Ain Bansighiya qui se trouve sur le chemin de sidi m&#39;hamad benyahia derrière    l&#39;hôtel oasis,à côté de la palmeraie des Bensetti : Brahim,Tahar,Mohammed&#60;br&#62;Ain Khadra du côté du Souk Dzioua actuellement&#60;br&#62;Ain Azzaz &#60;br&#62;Ain Ba Mziou&#60;br&#62;Ain Boualem&#60;br&#62;Ain Koubra&#60;br&#62;Ain Benslimane&#60;br&#62;Ain Assou&#60;br&#62;Ain Bahiya sur la route du marché par Bahiya&#60;br&#62;Ain Addi&#60;br&#62;Ain Sakhri&#60;br&#62;Ain Ghedboun du côte droit de Trik El Machina&#60;br&#62;Ain Naami&#60;br&#62;Ain Ben Mendil&#60;br&#62;Ain Hadji Trabelsi&#60;br&#62;Ain Taketta sur la route du marché par Bahiya&#60;br&#62;Ain Bouaziz tout prés de Sidi Mohamed Ben Yahia&#60;br&#62;Ain Sidi Amor&#60;br&#62;Ain Guettay du côte de l&#39;ancien lavoir &#60;br&#62;Ain Sid Enas&#60;br&#62;Ain Benhatil&#60;br&#62;Ain Taoura Sur la route menant au marché par Trik El Machina&#60;br&#62;Ain Regag&#60;br&#62;Ain Ba Daoud Sur la route menant au marché par Trik El Machina&#60;br&#62;Ain Yeghzer  Sur la route menant au marché par Trik El Machina&#60;br&#62;Ain Retaimi du côté de Boudlal &#60;br&#62;Ain Toumi&#60;br&#62;Ain Aourir&#60;br&#62;&#60;br&#62;Nous relevons dans le Mémoire de M. Berbrugger les termes de l&#39;industrie artésienne dans l&#39;Oued-Rir.&#60;br&#62;Ain, Aioun, fontaine, désigne aussi les puits artésiens et généralement les sources vives.&#60;br&#62;Ain-haia, puits vivant.&#60;br&#62;Aïn-mita, puits mort.&#60;br&#62;Bahar, étang artésien, mer.&#60;br&#62;Bakhbakha, fondrières an bord des Chotts.&#60;br&#62;Oukheum, sorte de peste endémique de l&#39;Oued Rir, annoncée par le moucheron Ouch-Ouach.&#60;br&#62;Oued-el-fassed, ma mahsad, eaux parasites, gâtées.&#60;br&#62;Haffar, maître foreur.&#60;br&#62;Cordes de Lifa, stipules réticulaires des palmiers.&#60;br&#62;Delou, seaux à l&#39;usage des mineurs.&#60;br&#62;Amma, première excavation provisoire.&#60;br&#62;R&#39;etassin, plongeurs.&#60;br&#62;Khors, madriers de dattiers pour chassis.&#60;br&#62;Khecheb, madriers plus étroits, pieux.&#60;br&#62;Bennar et Tamesourt, tenons et mortaises (mâles et femelles).  &#60;br&#62;Ritan, Vastes excavations où sont cultivés les dattiers du Souf.&#60;br&#62;Hamt-el-habel, brasse.&#60;br&#62;Kama, mesure = 70 centimètres.&#60;br&#62;Voici le tableau des couches des  puits de Nezla :&#60;br&#62;1° Trab,terre végétale. &#60;br&#62;2° Teurcha, pierre à plâtre. &#60;br&#62;3° Tîn-El-hamra, argile rouge. &#60;br&#62;4° R&#39;eurbil, crible, argile mêlée de plâtre. &#60;br&#62;5° Tin-el-hamra, argile rouge. &#60;br&#62;6° Hadjar-el-arbaîn, calcaire argileux sableux. &#60;br&#62;7° Tin-el-hamra, argile rouge. &#60;br&#62;8° Teraouin-el-hamra.&#60;br&#62;9° Teraouin-el-bida. &#60;br&#62;10° Tisaouin-d-hamra.&#60;br&#62;11° Tizaouïn-el-bida. (Quatre couches d&#39;argile rouge mêlée de chaux sulfatée). &#60;br&#62;12° Hadjerat-el-hamra, pierre à plâtre.&#60;br&#62;13° Hadjeral-el-mahzoul, argile empâtée de petites boules blanches appelées mokla, on prunelle de l&#39;Sil. Au dessous de cette dernière couche est la : &#60;br&#62;14° Bahar tahtani, la mer souterraine.&#60;br&#62;L&#39;hydrographie saharienne fournit encore les appellations suivantes :&#60;br&#62;Ogla, haci, bir (pluriel biar), puits dans lesquels les eaux viennent soit par infiltration, soit par de petites sources souterraines.&#60;br&#62;Chotts, sebkha, lacs intérieurs salés;&#60;br&#62;Daya (pi. dayet), dépressions où l&#39;eau séjourne pendant l&#39;hiver.&#60;br&#62;Redirs, flaques d&#39;eau, ou mares formées par les pluies.&#60;br&#62;Hammam, eaux chaudes; Oued, tout cours d&#39;eau.  &#60;br&#62;AU MGUEDDEM BOU-CHEMAL&#60;br&#62;MOHAMMED EL-GOUBBI&#60;br&#62;CAID DE NEZLA&#60;br&#62;SOUVENIR  RECONNAISSANT&#60;br&#62;&#60;br&#62;                    A.Berbugger&#60;br&#62;Ce travail sur les puits artésiens de notre Sahara est le résultat d&#39;études faites dans la région même des sources jaillissantes, pendant les années 1850 et 1851. Je l&#39;ai d&#39;abord adressé, sous forme de mémoire, au Ministre de la Guerre, puis à l&#39;Académie des Sciences, qui s&#39;en occupa dans sa séance du 6 octobre 1851. Quelques organes de la presse parisienne, notamment le Siècle, en ont alors parlé avec bienveillance. Mais des erreurs assez graves s&#39;étaient glissées dans leurs comptes-rendus; pour mettre le public à même de connaître exactement mon travail, je l&#39;ai fait paraître en six articles dans l&#39;Akhbar, numéros des 28, 30 octobre, 9, 16, 27, 30 novembre 1851. Il a été publié, en outre, sous le format in-16; mais cette première édition, tirée à un petit nombre d&#39;exemplaires, fut promptement épuisée. Le succès des travaux de forages artésiens entrepris dans le Sahara oriental ayant ramené l&#39;attention publique sur cet intéressant sujet, j&#39;ai cru devoir réimprimer mon opuscule, en augmentant et rectifiant au besoin la rédaction primitive. C&#39;était la meilleure manière de témoigner ma reconnaissance au lecteur pour le bon accueil fait à la première édition. Celle-ci avait été placée sous le patronage de MM. les généraux Charon, d&#39;Hautpoul et Daumas, qui m&#39;avaient facilité les moyens d&#39;explorer les oasis les plus méridionales de l&#39;Algérie. Je dédie la seconde ,à un indigène qui ne m&#39;a pas seulement aidé de tout son pouvoir à accomplir la mission que j&#39;avais sollicitée, mais qui m&#39;a témoigné un dévouement, une amitié qu&#39;il est bien rare de rencontrer, même parmi des compatriotes et co-religionnaires.&#60;br&#62;Alger, 21 septembre 1861.&#60;br&#62;ADRIEN BERBRUGGER.&#60;br&#62;LES&#60;br&#62;PUITS ARTESIENS&#60;br&#62;DES OASIS MERIDIONALES DE L&#39;ALGERIE &#60;br&#62;&#60;br&#62;La frontière méridionale de l&#39;Algérie est jalonnée par une série d&#39;oasis qui, presque toutes, doivent la vie et la fécondité à de nombreuses sources jaillissantes que l&#39;industrie de l&#39;homme, et quelquefois les seules forces de la nature, ont amenées à la surface du sol. En accomplissant la mission qui m&#39;a été confiée par le gouvernement, en 1850-1851, j&#39;ai visité cette ligne extrême de bourgades sahariennes, depuis la frontière tunisienne jusqu&#39;à Ouargla et le Mzab inclusivement. J&#39;ai recueilli, par l&#39;observation directe, de nombreuses notions sur les puits artésiens du désert. Le séjour prolongé que j&#39;ai fait dans l&#39;Oued Rir&#39;, où cette industrie est généralement répandue, m&#39;a surtout permis d&#39;obtenir de précieux renseignements; j&#39;ai pu y suivre les travaux complets du forage, prendre des échantillons des terrains traversés. Je m&#39;y suis trouvé, d&#39;ailleurs, en relation avec les fontainiers les plus habiles, notamment avec le célèbre Ahmed ben Tatta, dont le nom est populaire dans tout le Sahara oriental. Les explications des hommes du métier sont ainsi venues se joindre à mes observations personnelles pour les compléter et les éclairer.&#60;br&#62;Ceci n&#39;est pas seulement une question scientifique. La prospérité de la plupart des oasis algériennes est intimement liée à l&#39;extension et au perfectionnement du forage artésien, résultats avantageux qui s&#39;obtiendraient facilement par l&#39;industrie européenne, et ne seraient pas infructueux pour elle. Notre domination aurait surtout à y gagner; car multiplier les sources jaillissantes dans le Sahara, en rendre le percement plus facile, moins coûteux, la durée plus grande, c&#39;est augmenter les moyens de subsistance, et par conséquent la population. En se créant de nouveaux contribuables et plus productifs, on aurait aussi des sujets plus soumis. L&#39;importance et la fixité des intérêts que nous aurions réussi à développer seraient un gage certain d&#39;obéissance : une population riche et attachée au sol hésite à se révolter; ou, si elle le fait, on a prise sur elle et l&#39;on peut au moins lui faire payer les frais de la guerre.&#60;br&#62;J&#39;ose espérer, qu&#39;après avoir parcouru mon travail, le lecteur pensera aussi que ces résultats n&#39;ont rien de chimérique. C&#39;est ce qui m&#39;a surtout engagé à le faire paraître. Les seuls changements que j&#39;aie cru devoir faire à la rédaction primitive, telle qu&#39;elle a été adressée à l&#39;Académie des sciences, se bornent à des modifications dans la forme, et à la suppression de quelques détails techniques, qui eussent été sans intérêt pour le public en général.&#60;br&#62;Les eaux jaillissantes qui arrosent la majeure partie des oasis les plus méridionales de l&#39;Algérie, se divisent en deux classes. Celles qui sont amenées à la surface par le travail de l&#39;homme, et celles qui paraissent y arriver naturellement. Je dis paraissent, parce qu&#39;il se pourrait bien que toutes, ou à peu près, fussent de la première espèce; et que la plupart de celles qui semblent l&#39;œuvre de la nature, eussent été élevées artificiellement, à une époque dont les populations locales ont perdu le souvenir.&#60;br&#62;Les Sahariens n&#39;ont pas de mot particulier pour désigner les puits artésiens : ils les appellent âïoun, nom des fontaines, en général ; mais ils aiment, en en parlant, a se servir d&#39;expressions pittoresques qui semblent s&#39;adresser à des êtres animés, se complaisant ainsi à leur prêter la vie qu&#39;ils en reçoivent. Tant que la source jaillissante abreuve fidèlement les racines de l&#39;arbre qui nourrit le Sahara, elle est vivante (Haia). Vient-elle à se tarir, on la dit morte ; et elle prend alors le nom Aïn-Mieta, désignation trop fréquente dans ces régions désolées, où le sable s&#39;accumule principalement autour des oasis, parce que là se trouvent les seuls obstacles que les vents rencontrent dans ces plaines immenses.&#60;br&#62;Il y a dans le désert des puits artésiens, - et c&#39;est le plus grand nombre, - dont on sait l&#39;origine, dont la durée est prévue, et souvent môme très-limitée. Il en est d&#39;autres qui semblent devoir couler éternellement, d&#39;après la solidité des couches où ils sont percés, et dont l&#39;origine ne paraît pas connue.&#60;br&#62;Aux questions que l&#39;Européen ne manque pas de faire sur ces sources jaillissantes dont les eaux s&#39;épanchent depuis de siècles et ont donné naissance, soit à des puits indestructibles, soit à de mystérieux:  étangs  artésiens (Bhour), - l&#39;indigène ne sait répondre que par une légende.&#60;br&#62;&#34; Dou El Kornin, dit-il, voulait offrir chaque  jour de l&#39;eau nouvelle à sa femme ; et chaque jour perçant le roc avec une tarière,  il en faisait jaillir une source nouvelle. &#34;&#60;br&#62;La mention de la tarière est ici d&#39;autant plus curieuse que cet instrument n&#39;est nullement employé aujourd&#39;hui dans le percement des puits artésiens. Un pareil souvenir, conservé par la tradition, semble indiquer que les oasis ont été habitées jadis par des peuples plus avancés en civilisation que ceux qu&#39;on y rencontre aujourd&#39;hui.&#60;br&#62;Le surnom de Dou El-Kornin a été donné à divers personnages antiques, parce qu&#39;ils ont, disent les historiens musulmans, subjugué les deux extrémités ou cornes du monde, c&#39;est-à-dire l&#39;Orient et l&#39;Occident. Le grand Alexandre est un de ces conquérants, mais ce n&#39;est pas de lui qu&#39;il s&#39;agit dans la légende saharienne.&#60;br&#62;Le Dou El-Kornin dont elle parle se nommait Khedeur (le verd, le verdoyant); c&#39;était un prophète contemporain d&#39;Abraham. Il a vécu 1600 ans, disent les uns, il vit encore et vivra toujours, affirment les autres. Car il est immortel et jouit d&#39;une santé toujours florissante, parce qu&#39;il a trouvé la fontaine de vie, et que, selon l&#39;expression d&#39;un poète persan, il y a bu à longs traits.&#60;br&#62;Ce récit a tous les caractères d&#39;un mythe : Khedeur, le Verdoyant, ne semble-t-il pas être la personnification de la verte oasis, qui devient, en effet, florissante et immortelle, dès qu&#39;elle peut boire à longs traits l&#39;eau des sources jaillissantes? Si l&#39;explication n&#39;est pas vraie, elle est au moins assez vraisemblable.&#60;br&#62;Voici une autre tradition antique à ce sujet.&#60;br&#62;Volney, dans son Voyage en Syrie, parle des puits de Salomon, auprès des ruines de Tyr. La colonne d&#39;eau qui remplit le puits &#34; est élevée de quinze pieds au-dessus du sol. En outre, cette eau n&#39;est point calme, mais elle ressemble à un torrent qui bouillonne et se répand à flots par des canaux pratiqués à la surface du puits; telle est son abondance qu&#39;elle fait marcher trois moulins qui sont auprès. &#34; (V. Journal des Savants, 1836, p. 299).&#60;br&#62;M. de Lamartine nous donne en ces termes la description de ce fameux puits :&#60;br&#62;&#34; On dit que Salomon fit construire ces trois puits (ceux de Salomon, au milieu de la plaine de Tyr) pour récompenser Tyr et son roi Hiram des services qu&#39;il avait reçus de sa marine et de ses artistes dans la construction du temple.&#60;br&#62;&#34; Ces puits immenses ont au moins 60 à 80 pieds de tour, on n&#39;en connaît pas la profondeur, et l&#39;un d&#39;eux n&#39;a pas de fond. Nul n&#39;a jamais pu savoir par quel conduit mystérieux l&#39;eau des montagnes peut y arriver. Il y a tout lieu de croire en les examinant que ce sont de vastes puits artésiens inventés avant leur réinvention &#34; (Voyage en Orient, tom 1, p. 311).&#60;br&#62;En observant attentivement les localités, on reconnaît que le forage artésien doit être pour ainsi dire immémorial dans l&#39;oued Rir&#39;; car la plupart des oasis de cette région ne pourraient pas subsister, ne se seraient même jamais créées sans le concours des sources jaillissantes.&#60;br&#62;On verra un exemple récent de cette vérité à propos du Bahar de Tebaïche. Or, l&#39;existence de nos oasis méridionales se trouvant établie historiquement à des époques très-reculées, on peut en conclure que la connaissance des puits artésiens y est fort ancienne. La vue de quelques sources qui y jaillissaient naturellement aura donné l&#39;idée du forage artificiel; il est même plusieurs endroits où le percement d&#39;un puits pour la recherche d&#39;une source ordinaire aura suffi pour amener un filet de la nappe souterraine à la surface; car il y a des points, dans l&#39;Oued Rir&#39;, où ce résultat s&#39;obtient à 10 mètres seulement de profondeur.&#60;br&#62;Le premier, en Europe, Shaw a parlé des puits artésiens de notre Sahara. En publiant le voyage du pèlerin El-Aïachi, j&#39;ai produit sur le même sujet un témoignage antérieur et qui remonte à 1663. Depuis que le savant orientaliste M. de Slane a fait paraître le texte de l&#39;historien Ebn-Khaldoun, on a un témoignage plus ancien encore. Je reviendrai plus loin sur ces diverses autorités.&#60;br&#62;Mais on savait depuis longtemps qu&#39;il avait existé de ces sources jaillissantes en Egypte. Olympiodore les mentionne dans le VI° siècle de notre ère. M. Aymé, chimiste et manufacturier français, en a retrouvé quelques-unes qui ramenaient du poisson d&#39;une profondeur de 108 mètres, singularité observée également dans le puits artésien d&#39;Elbeuf et que j&#39;ai aussi constatée à Ouargla.&#60;br&#62;D&#39;après M. Fresnel, des puits artésiens se rencontrent dans presque toutes les oasis du Sahara. Ceux de Barka, en Libye, ont excité son admiration. Il les rapporte à l&#39;époque des Pharaons (Lettres à M. Mohl, Journal asiatique, janvier 1849, p. 58).&#60;br&#62;On ne peut s&#39;étonner qu&#39;on ait  ignoré en Europe l&#39;existence des nombreux puits artésiens de l&#39;Afrique, puisqu&#39;on ignorait tout récemment en France que le modèle exact de la fameuse sonde employée par M. Mulot, pour le forage du puits de Grenelle se trouve très minutieusement décrit dans un catalogue des inventions de la collection curieuse exposée à Dresde en 1715; particularité que l&#39;auteur du Vieux neuf a fait connaître dans le feuilleton du Siècle du 19 novembre 1853.&#60;br&#62;Je ne m&#39;arrêterai pas davantage sur ces généralités. Ceux qui seraient curieux de connaître cette face de la question avec plus de détails, peuvent lire l&#39;excellente notice de M. Arago, insérée dans l&#39;Annuaire du bureau des Longitudes, année 1835.&#60;br&#62;Le forage artésien ne se pratique guère plus que dans le Rir&#39; oriental. On rencontre, il est vrai, des puits de ce genre à Ngoussa et à Ouargla, mais ils sont anciens. On en jouit, on les entretient; on n&#39;en perce guère de nouveaux. Car, dans ces deux oasis, il faut, pour arriver à la nappe souterraine (bahar tahtani), traverser d&#39;épaisses couches de roche; et l&#39;on n&#39;a plus la tarière de Dou El-Kornin.  Mais, dans le canton de Tougourt, entre les collines du Dour, qui, au nord, le séparent des Ziban, et Sidi bou Hania, qui en forme l&#39;extrémité méridionale, le sol est comme criblé de sources jaillissantes que le travail humain a amenées, ou amène chaque jour à la surface. Celles-ci, véritables puits artésiens, s&#39;élèvent d&#39;une excavation artificielle, à orifice carré, dont chaque côté est large de 70 centimètres à 1 mètre. Ces parois sont cuvelées, c&#39;est-à-dire qu&#39;elles sont revêtues dans toute leur longueur (sauf dans les endroits qui correspondent à des couches rocheuses), d&#39;un boisage en dattiers, les seuls arbres du pays qui soient et puissent être employés dans ces constructions.&#60;br&#62;Quant aux étangs appelés bahar, alimentés par une source jaillissante naturelle, ou par un puits foré dans la roche, dont l&#39;origine est inconnue, ils ont quelquefois une étendue considérable. Les plus remarquables de l&#39;Oued Rir sont Merdjadja entre Tougourt et Temacin, et Bahar el-Salehin et Bahar Merzïoui, grand étang qui se trouve aussi auprès de Temacin, mais au N.-O. est alimenté par des sources ordinaires.; ceux-ci s&#39;étendent auprés de cette dernière ville et baigne les plantations et de palmiers de ses deux faubourgs Hafafra et Barbïeu. On l&#39;appelle encore Tabharit, berbérisation du mot Bahar. Sur un de ses bords et touchant la route de Souf, on voit une petite koubba ou chapelle consacrée à une sainte femme qu&#39;on appelle - faute sans doute de connaître son vrai nom, - Lella Baharia, ou la Dame du Lac. Dans le Tell, on désigne par . l&#39;épithète de Sidi Mokhfi (caché), tout marabout dont le nom est inconnu.&#60;br&#62;La plupart de ces étangs artésiens servent à arroser les palmiers. Beaucoup de petites oasis n&#39;ont pas d&#39;autres moyens d&#39;irrigation. C&#39;est du reste une bonne fortune pour elles, car elles n&#39;ont pas alors besoin de dépenser beaucoup d&#39;argent pour forer des puits qui souvent se bouchent après un petit nombre d&#39;années. Cependant, si par une circonstance très-rare, mais qui n&#39;est pas sans exemple, l&#39;étang vient à se tarir, les palmiers meurent et la population disparait. J&#39;ai visité l&#39;oasis de Tebaïche, située entre Mra&#39;ïer et Tougourt: il n&#39;y restait plus un seul habitant: ses dattiers dépouillés de leurs palmes et enfoncés dans le sable, semblaient les mâts d&#39;une immense flotte échouée. Avant de se résigner à ce triste naufrage, les cultivateurs de Tebaïche avaient remué en tous sens l&#39;entonnoir d&#39;où montait l&#39;eau de leur étang et l&#39;avaient fouillé à. une grande profondeur; mais leurs peines avaient été inutiles : les travaux les plus acharnés n&#39;avaient pu ramener à la surface la source jaillissante qui fécondait leur oasis. Dieu leur retirait ce qu&#39;il avait donné à leurs ancêtres ! Ils acceptèrent avec une résignation toute musulmane ce funeste décret du destin et se dispersèrent dans les oasis voisines. Cet événement est arrivé il y a treize ans .&#60;br&#62;Dans cet étang de Tebaïche, d&#39;où l&#39;eau s&#39;était retirée si malheureusement, et dans quelques autres, j&#39;ai pu constater qu&#39;il y avait eu travail humain, au moins dans le creusement de l&#39;orifice supérieur, qui m&#39;offrait la forme d&#39;un entonnoir à gradins concentriques,, diminuant de diamètre de haut en bas. On conçoit qu&#39;il ne m&#39;ait pas été possible de reconnaître si le tube qui rattachait cet entonnoir à la nappe souterraine était naturel ou artificiel.&#60;br&#62;Voici l&#39;énumération complète des bahar ou étangs artésiens de l&#39;Oued Rir&#39; oriental relevés du nord au sud et sur les deux routes qui conduisent des Ziban à Tougourt.&#60;br&#62;El-Ourir. Cette petite oasis, où l&#39;on ne trouve d&#39;autres habitants que l&#39;oukil d&#39;une mosquée en ruines, est la première que l&#39;on rencontre en venant par le nord. Ses palmiers, très peu nombreux et qui appartiennent, partie aux Selmïa, partie à des Rouar&#39;a, sont irrigués par un bahar dont l&#39;eau est rare et mauvaise.&#60;br&#62;Nsir&#39;a. - Cette petite oasis inhabitée est à quatre cent mètres au sud de la précédente. Elle a un bahar ou étang artésien, dont la tradition attribue le percement à Dou El-Kornin. Ses palmiers appartiennent aux Selmïa et à la Zaouïa des Oulad Embarak Saïm, de Mra&#39;ïer. Les plantations bordent la rive occidentale du grand Chott,  qui  prend le nom de  Melr&#39;ir un peu au nord d&#39;El-Ourir. A la hauteur de Nsir&#39;a, on l&#39;appelle Bakhbakha ; il est très dangereux de s&#39;y hasarder en hiver; et, plus d&#39;une fois des bêtes de somme et même des hommes y ont été engloutis dans le terrain rendu mouvant par l&#39;eau qui le pénètre sans le recouvrir.&#60;br&#62;Sur la carte de MM. Carette et Warnier, Nsir&#39;a est placé au sud de Mra&#39;ïer, tandis qu&#39;il se trouve au nord de cette bourgade. L&#39;erreur est grave, mais on la conçoit, ces auteurs n&#39;ayant jamais vu le pays. On s&#39;étonne davantage de retrouver la même fausse indication sur la carte de M. Prax, qui a suivi la route de Tougourt à Biskara. Je n&#39;ai pu m&#39;expliquer une pareille faute de la part d&#39;un voyageur ordinairement très-exact, qu&#39;en apprenant qu&#39;il avait passé par le désert de Mor&#39;eran, c&#39;est-à-dire à l&#39;ouest et peut-être même hors de vue d&#39;El-Ourir, qu&#39;il place également et à tort au sud de Mra&#39;ïer.&#60;br&#62;Orlana, autre bourgade abandonnée. Aujourd&#39;hui, ses ruines se réfléchissent tristement dans le bahar qui jadis irriguait les dattiers. Au milieu des plantations, se trouve un second étang artésien, mais peu abondant.&#60;br&#62;Orlana a eu sa part des dictons satiriques que le célèbre Bou Mkhebeur a prodigués aux habitants de l&#39;Oued Rir&#39;; mais l&#39;épigramme adressée aux gens d&#39;Orlana, et relative à certain embonpoint partiel, assez rare chez les hommes, ne souffre pas la traduction dans notre langue.&#60;br&#62;Ce Bou Mkhebeur est un personnage historique ; il a été l&#39;éclaireur de la deuxième invasion arabe, au V° siècle de l&#39;Hégire, et son nom, ou pour mieux dire son surnom, vient de ce qu&#39;il allait sans cesse aux nouvelles, afin d&#39;informer les siens des projets et des mouvements de l&#39;ennemi.&#60;br&#62;Djamâa, joli village d&#39;à peu près 200 habitants, a un bahar qui occupe le sommet d&#39;une petite colline sablonneuse; il ne donne pas beaucoup d&#39;eau.&#60;br&#62;Tigedidin. Son étang artésien s&#39;appelle Ain-Zerga. Il est au milieu des palmiers et figure parmi ceux dont les indigènes prétendent qu&#39;on n&#39;en trouve pas le fond.&#60;br&#62;Sidi-Amran, jolie zaouïa, qui compte une centaine de maisons. Elle a aussi un de ces bahar dits sans fond. Celui-ci, quoique fournissant beaucoup d&#39;eau, n&#39;a pas plus de 40 mètres de largeur.&#60;br&#62;Sur la route occidentale, on trouve :&#60;br&#62;Tebaïche. J&#39;ai déjà parlé de cette oasis abandonnée.&#60;br&#62;Sidi-Yahya, à 8 kilomètres au sud-ouest de l&#39;oasis précédente, n&#39;a qu&#39;un petit bahar, qui ne peut fournir aux besoins de l&#39;irrigation. On y supplée par des puits dans le genre de ceux de l&#39;Oued-Souf.&#60;br&#62;Tamerna-Djedida, à 7 kilomètres plus au sud. Cette oasis a Bahar Orlan et Bahar el-Arais, ce dernier célèbre par la mort de deux fiancés qui s&#39;y noyèrent en même temps; d&#39;où lui est venu son nom.&#60;br&#62;Tattaouin est un petit étang situé presqu&#39;aux portes de Tougourt; il est alimenté par deux sources artésiennes. De là, son nom qui, en langue du pays, signifie les deux sources, ou les deux yeux, car, dans cet idiome berbère comme en arabe, le même mot exprime ces idées différentes.&#60;br&#62;Des plongeurs de l&#39;Oued Rir&#39; m&#39;ont assuré avoir fait de vains efforts pour atteindre le fond de ces deux sources. Je reproduis leur assertion sans la garantir.&#60;br&#62;Merdjadja, Bahar el-Salehin, et Bahar Merzïoui se  trouvent, les deux derniers auprès de Temacin, et le premier entre cette ville et Tougourt. Je n&#39;ai rien à ajouter à ce que j&#39;en ai déjà dit.&#60;br&#62;Après avoir énuméré tous les étangs artésiens de l&#39;Oued Rir&#39;, - dont, à ma connaissance, on n&#39;avait guère parlé jusqu&#39;ici, -je dirai que je n&#39;en ai pas trouvé un seul de ce genre, hors de cette contrée.&#60;br&#62;Quant à leur nature, je crois, d&#39;après les observations que j&#39;ai pu faire sur quelques-uns, que la plupart sont de véritables puits artésiens, mais creusés sans  doute dans le roc, ce qui explique leur durée. S&#39;ils constituent quelquefois une sorte de pièce d&#39;eau ou même d&#39;étang, cela tient à la forme du terrain au centre duquel ils ont été percés.&#60;br&#62;Avant de parler des puits artésiens proprement dits, il faut donner une idée générale de la configuration physique du pays où ils sont percés.&#60;br&#62;C&#39;est une digression indispensable pour faire comprendre tous les développements que le sujet exige.&#60;br&#62;Un cavalier, marchant au bon pas du cheval arabe, et qui irait de Biskara à Tougourt, arriverait vers le milieu du deuxième jour à une chaîne de petites collines gypseuses appelées Ed-Dour. C&#39;est la limite qui sépare les Ziban de l&#39;Oued Rir&#39;. Lorsque Sidi Okba, le célèbre conquérant arabe, était encore dans le nord du Sahara, il envoya sommer les noirs habitants des oasis méridionales d&#39;embrasser l&#39;islamisme et de se soumettre à lui. Ceux-ci, - que la grâce n&#39;avait pas encore touchés, - répondirent : &#34; Quand Sidi Okba aura triomphé des Chrétiens et des Berbers blancs, nous ferons ce qu&#39;il demande. &#34;&#60;br&#62;Sidi Okba, après de brillantes victoires remportées dans les Ziban, se dirigea enfin vers le sud avec son armée. Arrivé aux collines de Dour, et déjà fatigué des solitudes désolées qu&#39;il venait de parcourir, il s&#39;arrêta pour contempler les steppes immenses qui se déroulaient devant lui. Pour peu que le mirage y aidât, il dut se croire en face d&#39;une vaste mer. Le panorama était magnifique et capable d&#39;enflammer l&#39;enthousiasme d&#39;un artiste ; mais le chef d&#39;un peuple qui abandonnait un pays de déserts pour chercher des terres fertiles, ne dut pas être enchanté du coup-d&#39;oeil. Bref, après une courte inspection, Sidi Okba ne pensa pas que le Rir&#39; méritât l&#39;honneur de sa visite ; et renonçant à pousser plus loin, il tourna aussitôt bride vers le nord. De là, les collines historiques où il inscrivit son nec plus ultra, reçurent le nom de Dour, que l&#39;on pourrait très-bien traduire par tourne-bride, si l&#39;on s&#39;en tenait à la valeur étymologique du mot,&#60;br&#62;La chaîne basse dû Dour, qui sous des noms divers se prolonge fort loin au sud-ouest, est quelque chose de plus qu&#39;une limite géogra-phique entre deux cantons : c&#39;est une ligne de démarcation profonde, une sorte de cordon sanitaire naturel ; car, pour me servir du vocabulaire local, elle sépare la terre de la maladie dû pays de la santé, les contrées de l&#39;eau des cantons de la soif.&#60;br&#62;En effet, au sud du Dour, des eaux abondantes jaillissent de la mer souterraine, mais aussi les ravages de l&#39;Oukheum, cette véritable peste endémique de l&#39;Oued Rir&#39;, établissent une cruelle compensation. Au Nord, s&#39;étend une contrée saine, mais presque entièrement dépourvue d&#39;eau, si ce n&#39;est auprès des montagnes du Tell.&#60;br&#62;L&#39;alternative se trouve ainsi nettement posée pour l&#39;homme blanc dans notre Sahara. Ici, se bien porter, mais mourir de soif, là, boire à souhait, mais périr de la fièvre pernicieuse. Il n&#39;y a que la race noire des Zenata, mêlée de quelques débris des Sanhadja, qui puisse vivre à toute époque dans cette terre classique de l&#39;Oukheum.&#60;br&#62;Tout ce qui a la peau plus ou moins blanche : Nomades du Sahara, Troud de l&#39;Oued Souf, Mozabis ou Juifs, s&#39;enfuient précipitamment des oasis du Rir&#39;, dès que les eaux stagnantes prennent la plus petite teinte rouge, des que les moucherons appelés Ouche-Ouache ont commencé à paraître.&#60;br&#62;Aussi, les anciens ont respecté cette limite fatale du Dour : j&#39;ai visité avec soin toutes nos oasis méridionales, grandes ou petites, et je n&#39;ai pu y découvrir le plus léger vestige d&#39;une construction romaine . On a vu que la conquête arabe s&#39;y est arrêtée comme devant les flots de l&#39;Océan Atlantique.&#60;br&#62;Les Turcs, en trois siècles de domination, ont franchi trois fois le Dour : Salah Raïs pacha, en octobre 1552, alla jusqu&#39;à Ouargla, tour de force que nul pacha, ni bey, n&#39;a tenté après lui. - Salah, bey de Constantine, vint mettre le siège devant Tougourt, en 1789. Enfin, Ahmed, également bey de Constantine, et surnommé el-Mamlouk, assiégea aussi Tougourt en 1821. Ces rapides incursions ont été suivies de retraites plus rapides encore.&#60;br&#62;Je dirai plus tard pourquoi la France fera peut-être plus sous ce rapport que les conquérants qui l&#39;on précédée; ce n&#39;est pas qu&#39;on puisse compter sur une colonisation européenne de ce côté. Pour donner une idée du peu de probabilité qu&#39;il y a de réussir à implanter notre race dans les oasis méridionales, je me contenterai de dire que pendant mon séjour à Ouargla, le thermomètre marquait tous les jours à midi, à l&#39;ombre, - et dans le mois de février, - de trente-deux à trente trois degrés centigrades au-dessus de zéro! Cela fait pressentir l&#39;insupportable température qu&#39;on doit y avoir en été.&#60;br&#62;Du sommet des collines du Dour, - c&#39;est-à-dire d&#39;une hauteur qui ne dépasse point 50 mètres au-dessus de la plaine, - on aperçoit, au nord, les majestueuses montagnes de l&#39;Aurès. Mais, pour le voyageur qui arrive du Tell, ce n&#39;est pas de ce côté que l&#39;attention se porte. L&#39;aspect de l&#39;Oued Rir&#39; captive bien davantage: on se croit transporté sur les bords de la Méditerranée, lorsque nul souffle n&#39;en ride la surface.&#60;br&#62;Au sud, El-Our&#39;ir et Nsir&#39;a, confondues on une seule oasis, par un effet de la distance, peuvent être prises facilement de loin pour un gros vaisseau à l&#39;ancre.&#60;br&#62;Sur la gauche, s&#39;étend l&#39;immense et mystérieux Melr&#39;ir qui reçoit, outre les eaux du Tell, celles du Sahara, celles même de la mer souterraine que l&#39;irrigation des palmiers n&#39;a pas absorbées. Là, vient aboutir le grand Chott qui  commence au sud de Tougourt, sorte de rivière qui a son lit bien indiqué, et nettement circonscrit par des berges, surtout a son bord oriental.&#60;br&#62;Mais, dans ce fleuve bizarre, dont le cours n&#39;est pas moindre de cent vingt kilomètres, les eaux, glissant entre une couche inférieure imperméable et la couche superficielle, qui est très-meuble, ne trahissent leur passage que par quelques flaques qui se forment dans les endroits déprimés; ailleurs, on les devine seulement à la couleur foncée que prend le thalweg sur la ligne où il se trouve constamment humecté (1). Toutes les eaux du Rir&#39; s&#39;en vont ainsi vers le nord, à moins qu&#39;un obstacle local ne les force à rester stagnantes. Le superflu de l&#39;irrigation des palmiers des oasis occidentales et les torrents qui viennent de l&#39;ouest se dirigent vers l&#39;est, pour aboutir aussi au Melr&#39;ir. En somme, la contrée a une pente prononcée du sud-ouest au nord-est.&#60;br&#62;Le Sahara partage avec la mer l&#39;avantage d&#39;être presque partout uniforme sans cependant Aire jamais monotone. Sa configuration générale est peu variée : en décrivant l&#39;Oued Rir1, je puis décrire le reste sans que la digression me mène bien loin.&#60;br&#62;Qu&#39;on se figure un immense damier dont les cases seraient rondes et de dimensions différentes, au lieu d&#39;être carrées et de même mesure; et l&#39;on a la charpente exacte du Sahara. Ces bassins seront caillouteux dans les Ziban, sablonneux dans l&#39;Oued Souf, pierreux dans le Mzab, à fond de terre salée dans l&#39;Oued Rir&#39;.&#60;br&#62;Dans ce dernier cas, on les appellera sebkha. La sebkha prendra le nom de chott, si elle est habituellement couverte, ou même imbibée d&#39;eau. On désignera par le mot chemorra la partie de son bassin qui recevra le superflu des irrigations.&#60;br&#62;Quant aux bassins caillouteux ou pierreux, ils s&#39;appelleront mader, s&#39;ils n&#39;ont pas une très grande étendue ; daia, s&#39;ils sont vastes et prennent une forme allongée; oued, enfin, si, sous cette dernière forme, ils se continuent pendant quelques heures de marche. Lorsque, voyageant pour la première fois dans le Sahara, on entend parler à chaque instant de ces oued, on espère toujours que parmi tant de rivières, on trouvera bien un peu d&#39;eau. Il est très rare que cet espoir soit satisfait. Oued est, sous ce rapport, &#34;ne appellation plus décevante encore que mowia (diminutif de ma) qui indiqne presqu&#39;aussi souvent un endroit où il a eu de l&#39;eau qu&#39;un endroit où il y en a.&#60;br&#62;Si vous tenez à donner à ce squelette du Sahara des muscles et un épiderme, placez dans la sebkha quelques rares plantes grasses, imaginez dans les mader et les daïa des variétés de genêts, des jujubiers sauvages, etc. ; en fait de grands végétaux, prêtez-leur même des térébinthes, comme il s&#39;en voit beaucoup entre le Mzab ef Laghouat. Revêtez en hiver et au printemps le fond de ces bassins d&#39;un tapis d&#39;herbe courte et rare, d&#39;un tapis d&#39;âcheb, ce fourrage du désert; et vous aurez, de ces contrées, une idée aussi exacte qu&#39;il est possible de l&#39;avoir sans les visiter.&#60;br&#62;L&#39;Oued Rir&#39; est donc une longue succession de ces bassins appelés sebkha. Les villages sont généralement bâtis aux points de contact de ces bassins, parce que là se trouvent les hommad, ou collines qui les séparent. Puis la forêt de dattiers s&#39;étend au-dessous des mamelons, empiétant plus ou moins sur la ou les&#60;br&#62;sebkha environnantes, selon l&#39;importance de la population qui exploite.&#60;br&#62;Mais si le sol de l&#39;Oued Rir&#39; oriental est assez uniforme, il n&#39;en est pas de môme du sous-sol. Les travaux de forage font reconnaître qu&#39;il y a sur cette bande, d&#39;environ 120 kilomètres, du nord-est au sud-ouest, de grandes différences dans la nature des couches, et des épaisseurs très diverses à traverser pour atteindre la nappe jaillissante.&#60;br&#62;Sur certains points on n&#39;a que de l&#39;argile à percer pour arriver au Bahar-Tahtani (mer inférieure) ; car les faibles strates de calcaire qui interrompent parfois cette couche puissante, n&#39;ont aucune importance sous le rapport de la dureté et de l&#39;épaisseur. Dans quelques endroits, on trouve l&#39;eau jaillissante à 10 mètres; ailleurs, il faut creuser jusqu&#39;à 75. Mais ceci constitue une très rare exception.&#60;br&#62;En général, les plus petites profondeurs et la prédominance de l&#39;argile se remarquent dans le sud du Rir&#39;. Au nord, et surtout au centre, il faut creuser davantage et traverser parfois de fortes couches rocheuses ; mais s&#39;il y a plus de travail, et par conséquent de dépense, les puits durent beaucoup plus longtemps que ceux du midi, car dans le système actuel de forage saharien, la durée des sources jaillissantes artificielles est en raison de la résistance des couches à traverser.&#60;br&#62;L&#39;Oued Rir  étudié à ce point de vue, m&#39;a fourni  les observations que voici  :&#60;br&#62;A Mra&#39;ïer, la première oasis habitée que l&#39;on rencontre en venant par le nord, l&#39;eau jaillit habituellement après un forage de 40 à 45 mètres; les puits n&#39;y meurent pas aussi promptement que sur d&#39;autres points, parce que l&#39;excavation traverse trois couches calcaires assez dures qui interrompent l&#39;argile rouge.&#60;br&#62;Malheureusement pour cette bourgade, la nappe souterraine est précédée par des eaux parasites d&#39;une telle puissance, qu&#39;elles obligent souvent à abandonner l&#39;entreprise. Quand, malgré cet obstacle, on parvient jusqu&#39;à l&#39;eau jaillissante, on la trouve plus abondante qu&#39;à Sidi-Khelil, oasis voisine.&#60;br&#62;Bou Mkhebeur a flétri les gens de Mraïer de l&#39;épithète de douab, ânes, mais s&#39;ils ont les défauts de cet animal, ils en ont les qualités, entre autres la persévérance, vertu qui est mise souvent à une rude épreuve dans le forage de leurs puits artésiens.&#60;br&#62;Sidi-Khelil. - Ses puits ont de 37 à 40 mètres. Ils sont faciles à creuser ; mais ils ne durent pas plus de cinq à six ans, et ils fournissent peu d&#39;eau. Cette oasis est à 14 kilomètres au sud-ouest de la précédente. C&#39;est la plus grande distance qu&#39;il y ait  dans l&#39;Oued Rir&#39; oriental, d&#39;une oasis à l&#39;autre.&#60;br&#62;Moggar. - II y a un ancien puits qui ne donne que fort peu d&#39;eau. Le nouveau, qui est très abondant, a coûté cher aux habitants. Les eaux parasites, surtout celles qu&#39;on nomme dans le pays oued el-fassed (la rivière corrompue) et aussi Ma mahsad, avaient arrêté le forage et faisaient perdre tout espoir de réussite, lorsque le cheikh de Tougourt intervint et fit venir cent cinquante hommes des villages voisins. Ce ne fut qu&#39;après deux mois d&#39;un travail incessant, pendant lesquels le village les nourrissait, que les travailleurs parvinrent à surmonter l&#39;obstacle.&#60;br&#62;Quand l&#39;oued el-fassed fait ainsi irruption, il remplit l&#39;excavation commencée d&#39;une eau noire et tellement fétide que je ne comprends pas - comment les ouvriers peuvent descendre et séjourner dans les puits. J&#39;en ai pourtant vu plusieurs exemples; le plus remarquable a été à Bou Heumar, village de la banlieue de Temacin. Je ne pouvais rester plus de cinq minutes à côté du puits infecté, tandis que les  Rouar&#39;a qui en remontaient ne paraissaient pas fort incommodés. Si Moggar n&#39;avait pas été une espèce de fief de Lella Aïchouche, qui en percevait la r&#39;arama, ou impôt, il n&#39;aurait probablement pas obtenu le concours puissant auquel il doit sa nouvelle fontaine; et il est probable alors qu&#39;il aurait eu, à peu près, le sort de Tebaïche.&#60;br&#62;Tamerna. - L&#39;eau jaillissante de cette oasis n&#39;amène pas de sable, circonstance précieuse, qui dispense du concours très coûteux des plongeurs. Après les sept premiers mètres, ses puits sont creusés dans la pierre. Leur maximum de profondeur est de 45 mètres. Dans la chemorra, ou chott formé de l&#39;eau surabondante qui sort des plantations de dattiers, on a creusé jusqu&#39;à 55 mètres sans trouver la nappe artésienne. Les habitants m&#39;ont dit qu&#39;à 5 mètres plus bas, ils l&#39;auraient infailliblement rencontrée; mais que l&#39;eau parasite les avait vaincus.&#60;br&#62;Dans les excellentes conditions des puits de Tamerna, le boisage n&#39;est nécessaire que pour les 7 premiers mètres de l&#39;excavation. Au-delà, se trouve la roche. Il y a même de ces puits dont le boisage de la partie supérieure est pourri depuis longtemps et qui continuent de couler.&#60;br&#62;Tamerna se trouve, sous ce rapport, dans les mêmes conditions que Ngoussa et Ouargla.&#60;br&#62;Bourkhès, près de Megarin. Les puits artésiens y ont 75 mètres de profondeur, dont les 25 derniers, dans la roche, n&#39;exigent pas de cuvelage. Ils ont de l&#39;eau en abondance et durent très longtemps.&#60;br&#62;Megarin el-Djedida n&#39;a qu&#39;une fontaine, mais elle donne beaucoup d&#39;eau. Creusée il y a une vingtaine d&#39;années, elle a coûté la vie au haffar (mineur). Cet infortuné avait à peine achevé de percer la dernière couche, qui était épaisse de 50 centimètres, que l&#39;eau et le sable montèrent en tourbillonnant avec une telle violence qu&#39;il fut roulé au fond du puits comme par une vague puissante. Il était déjà asphyxié lorqu&#39;on parvint à le retirer de cet abîme.&#60;br&#62;Tebesbest, village considérable, et qui l&#39;a été bien plus autrefois, est à environ 2,000 mètres à l&#39;est de Tougourt. C&#39;est, au point de vue de l&#39;irrigation, le parasite de ces oasis. On ne se donne pas la peine d&#39;y creuser des puits artésiens, parce qu&#39;on a trouvé moyen de profiter, sans bourse délier, de ceux des habitants de Nezla. Dans les plantations de ce dernier village, qui touche presque au fossé de Tougourt, les sources jaillissantes artificielles sont plus nombreuses qu&#39;en aucun autre endroit du Rir&#39;. L&#39;eau qui n&#39;est pas absorbée par l&#39;arrosement va se jeter dans un grand canal appelé Hammala(Sefala)qui aboutit à la chemorra de Tougourt. Mais comme ce canal passe non loin de Tebesbest, les habitants ont eu l&#39;idée ingénieuse d&#39;en détourner une branche sur leurs jardins, qu&#39;ils arrosent abondamment et sans qu&#39;il leur en coûte rien. Les propriétaires de Nezla en murmurent; mais, à leur grand regret, ils n&#39;ont pu découvrir jusqu&#39;ici dans les livres de la loi aucun prétexte à réclamation.&#60;br&#62;Tougourt, Temacin et Blidet-Ameur sont à peu près dans les mêmes conditions de forage, sauf l&#39;épaisseur des couches à traverser, qui est moindre dans les deux dernières oasis que dans la première.&#60;br&#62;Les faits que je viens d&#39;exposer conduisent à certaines conséquences que j&#39;indiquerai lorsque j&#39;aurai donné tous les éléments de la question, en traitant des puits artésiens deNgoussa, de Ouargla et du Touat.&#60;br&#62;Je vais m&#39;occuper maintenant du forage dans le Rir&#39; oriental. Les détails dans lesquels j&#39;ai cru devoir entrer jusqu&#39;ici ont suffisamment facilité l&#39;intelligence de cette curieuse opération. &#60;br&#62;Nezla, l&#39;oasis, où l&#39;on creuse le plus de puits artésiens, se trouve à quelques pas de Tougourt, où j&#39;ai séjourné pendant près de deux mois. Le kaïd qui l&#39;administre, Si Mohammed ben el-Goubbi, plus connu sous le nom de Mgueddem  Bou-Chemal, s&#39;était lié d&#39;amitié avec moi; et je trouvai en lui le même empressement, la même bienveillance qu&#39;il avait témoignés, en 1847, à M. Prax, dont, il a conservé (ainsi que tous les chefs du pays qui y ont connu ce voyageur estimable à tous égards) le souvenir le plus affectueux.&#60;br&#62;Bou-Chemal, un des plus grands propriétaires de palmiers de l&#39;Oued Rir, était sur le point d&#39;entreprendre le forage d&#39;un puits artésien, lorsque j&#39;arrivai à Tougourt. Pouvoir étudier à plus de cent lieues de la côte, en plein Sahara, et dans des contrées barbaresques, un procédé industriel qui ne s&#39;est répandu dans notre Europe civilisée que depuis un bien petit nombre d&#39;années, c&#39;était une bonne fortune que je devais saisir avec empressement.&#60;br&#62;Je désire que le lecteur trouve dans la description que je vais faire, une partie de l&#39;intérêt que j&#39;ai éprouvé à en recueillir les éléments.&#60;br&#62;C&#39;est au milieu des plantations de Nezla, dans un enclos qui touche aux ruines de la vieille Tougourt, - cité dont une légende locale explique l&#39;abandon par la multitude des scorpions qui l&#39;infestaient , Cette fois, la légende ne parait point fabuleuse. J&#39;ai du travailler la terre sur l&#39;emplacement de cette ville antique. Presque à chaque coup de houe, le laboureur ramenait des scorpions à la surface. ils étaient engourdis, car l&#39;hiver régnait alors.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;                Le Mgueddem avait résolu de creuser un puits artésien. Le terrain où il allait opérer est assez connu des indigènes par une multitude de forages antérieurs pour qu&#39;il sût, à peu près, la nature, la quantité et l&#39;importance des obstacles qu&#39;il aurait à vaincre et qu&#39;il pût presque fixer le terme de l&#39;entreprise; - en supposant, toutefois, des conditions normales. Car, s&#39;il venait à rencontrer un endroit pénétré par des eaux parasites abondantes, ou s&#39;il avait à traverser des couches pierreuses plus épaisses et plus dures qu&#39;à l&#39;ordinaire, ses prévisions de temps et de dépenses pouvaient se trouver singulièrement dépassées.&#60;br&#62;Pendant plusieurs jours, Bou-Chemal fut tout à fait absorbé par les préparatifs de l&#39;œuvre qu&#39;il avait en vue. On le comprendra, lorsque j&#39;aurai énuméré la série d&#39;opérations qui doivent précéder le forage.&#60;br&#62;Quand un habitant de l&#39;Oued Rir&#39; veut doter son enclos d&#39;une source jaillissante, il fait d&#39;abord, à Bab el-Khodra , une provision de cordes de Lifa ( On donne ce nom aux stipules réticulaires qui enveloppent la base des pétioles des feuilles de dattiers. Le lifa a l&#39;aspect de filets bruns grossiers et à mailles très petites.) Ces cordes serviront aux mineurs et aux plongeurs pour descendre dans les puits ; elles serviront aussi à manœuvrer les seaux (delou) et les couffins, soit qu&#39;il s&#39;agisse d&#39;enlever les déblais de l&#39;excavation, d&#39;épuiser une eau parasite, ou de débarrasser l&#39;orifice inférieur du sable qui s&#39;amoncelle au-dessus, quand la source commence à jaillir.&#60;br&#62;Le propriétaire doit aussi s&#39;entendre avec ses parents, amis, connaissances et voisins pour obtenir leur concours volontaire et gratuit dans deux circonstances : d&#39;abord pour creuser la grande excavation provisoire appelée amma, après laquelle commence le forage selon le diamètre définitif; enfin,, pour épuiser les sources ordinaires qui pourraient survenir dans le cours du travail et en empêcher la continuation. Ce concours ne se refuse jamais, car, ceux qui le prêtent auront, à leur tour, l&#39;occasion de réclamer.&#60;br&#62;Quand il s&#39;est pourvu d&#39;un nombre suffisant de billes de palmiers pour le boisage, il s&#39;arrange arec le charpentier, qui doit les débiter en madriers.&#60;br&#62;Il embauche ensuite un maître-foreur (haffar -ce sera, s&#39;il est possible, le fameux Hamed ben Tatta, ouvrier aussi heureux qu&#39;intrépide et habile, qui a déjà creusé plus de cent puits artésiens, sans qu&#39;au moment critique du percement de la dernière couche il lui soit jamais arrivé aucun accident fâcheux.&#60;br&#62;Enfin, il retient des plongeurs (r&#39;ettastin) qui viendront, lorsque l&#39;excavation sera terminée, débarrasser le puits du sable que la colonne liquide ascendante y amoncelle en grande quantité, au moment où elle fait irruption, ce qui empêche que l&#39;eau arrive tout d&#39;abord plus haut que le milieu du puits.&#60;br&#62;Ces préparatifs achevés, le travail commence : il se compose du forage, du cuvelage et du curage. La première de ces opérations est quelquefois interrompue par la nécessité d&#39;épuiser les eaux parasites.&#60;br&#62;On creuse d&#39;abord, par corvées amiables, l&#39;amma, ou grande excavation provisoire, qui a le plus souvent 7 mètres de profondeur sur 5 de largeur. Si on lui donne ce diamètre exagéré, qui devra être diminué plus tard, c&#39;est parce que les deux couches qu&#39;elle traverse sont très meubles et sujettes à s&#39;ébouler. Or, précisément à cause de la largeur de l&#39;amma, les éboulements inévitables n&#39;atteignent pas l&#39;excavation réduite qui se continue au-dessous dans la puissante couche d&#39;argile rouge très consistante, contiguë à ces terrains meubles. Aussi, dès que le boisement a commencé et qu&#39;il s&#39;est élevé de bas en haut, jusqu&#39;au niveau du sol, ce qui se fait habituellement dès qu&#39;on atteint le deuxième tiers du forage, - l&#39;amma devenant inutile, on la comble avec les déblais, tout autour des châssis ; et elle se trouve dès-lors ramenée au diamètre général de l&#39;excavation.&#60;br&#62;Ainsi, le cuvelage, ou placement des bois, ne commence que lorsqu&#39;on arrive au deuxième tiers de l&#39;excavation. Il consiste en un ensemble de châssis en madriers de palmiers, superposés et assemblés par tenons et mortaises. Pour prévenir les infiltrations et donner plus de solidité à ce boisage, on remplit d&#39;argile, que l&#39;on foule après l&#39;avoir mélangée de noyaux de dattes, les intervalles qui existent entre ces châssis et les parois du puits, qui est toujours de forme carrée . Dès que le cuvelage est en voie d&#39;exécution, on comble les côtés de la grande excavation appelée amma, de manière à la réduire au même diamètre que le reste, c&#39;est-à-dire, à une largeur qui varie entre 70 centimètres et 1 mètre.&#60;br&#62;Dans la généralité des puits de l&#39;Oued Rir&#39;, on se dispense de boiser les endroits qui correspondent aux parties rocheuses; c&#39;est-à-dire trois endroits : Hadjar el-aradin, strates calcaires qui se rencontrent à quarante drâa de profondeur (un peu moins de 20m), comme le nom l&#39;exprime ; - hadjerat el-hamra et hadjerat el-mahzoul, couches également solides, qui sont contigües  et  précèdent immédiatement l&#39;eau jaillissante.&#60;br&#62;Les madriers qui composent les châssis sont en palmier, ainsi qu&#39;on l&#39;a dit plus haut. Dans leur plus grande largeur, ils ont 25 centimètres et s&#39;appellent khors. Moitié plus étroits dans la partie inférieure du puits, ils prennent le nom de khecheb et ressemblent à des pieux. Les tenons et les mortaises par lesquels on les joint, se disent bennar et tamezoueurt en langage Rir&#39;ïa, mots qui correspondent à ce que les Arabes désignent par les expressions dekeur (mâle) et enta (femelle).&#60;br&#62;Après ces généralités sur l&#39;opération du forage, je vais aborder les détails.&#60;br&#62;Entre les rigoles qui serpentent autour des dattiers, sous un épais berceau de palmes où voltigent des milliers de tourterelles, le groupe des mineurs est accroupi autour d&#39;un feu. A côté d&#39;eux, est le puits où ils vont bientôt descendre. Déjà l&#39;amma est réduite, le travail d&#39;excavation a dépassé le premier tiers, une partie du boisage est placée ; et l&#39;on peut voir le chassis supérieur saillir de quelques doigts au-dessus du sol, sauf du côté où le quatrième madrier lui manque, parce que c&#39;est par là que la source jaillissante devra couler.&#60;br&#62;Au-dessus de l&#39;ouverture béante de l&#39;excavation encore incomplète, s&#39;élève une machine simple et grossière qui rappelle celles qu&#39;on établit en France, pour tirer l&#39;eau d&#39;un puit creusé en rase campagne.&#60;br&#62;Deux troncs de palmiers coupés à deux mètres de hauteur, et revêtus encore de leurs écailles, qu&#39;aucune tentative d&#39;équarrissage n&#39;a altérées, forment les deux montants. Une traverse supérieure, allant de l&#39;un à l&#39;autre, reçoit une poulie et s&#39;appuie sur une traverse inférieure à l&#39;aide de deux petits montants qui la consolident. Toutes ces parties de la machine sont maintenues en assemblage à l&#39;aide d&#39;entailles grossières qui jouent le rôle de mortaises, et surtout au moyen de ligatures faites avec des cordes de lifa.&#60;br&#62;Une grosse corde glisse sur la poulie; à ses deux extrémités pendent des seaux grossiers (simples peaux de chèvre), dont une baguette flexible, passée dans une coulisse, forme le bord et les maintient à peu près ouverts. A l&#39;un des montants principaux, est attachée solidement une seconde corde dont l&#39;extrémité inférieure arrive au fond de l&#39;excavation où on la fixe au besoin par le moyen d&#39;une grosse pierre.&#60;br&#62;L&#39;heure du travail est arrivée. Un des mineurs se dépouille de ses habits quotidiens pour revêtir ce que sa garde-robe a pu lui fournir de plus délabré. Les manoeuvres ont tiré à eux la corde attachée à un des montants ; le mineur se la passe dans l&#39;enfourchure et se la noue autour des reins. Par un surcroît de précautions qui n&#39;est pas inutile, il saisit en même temps la corde où pendent les deux seaux; puis les manoeuvres les laissent glisser, et il arrive bientôt au fond du trou. L&#39;incurie musulmane est si grande qu&#39;on ne songe guère à remplacer ces cordes, tant qu&#39;elles ne cassent point pendant le service. Quant à l&#39;homme suspendu au-dessus de l&#39;abîme, par suite d&#39;un accident de ce genre, il ne s&#39;émeut pas pour si peu de chose ; quelque rude que soit l&#39;exercice gymnastique avec une corde sans noeuds et gluante d&#39;argile humide, il descend à l&#39;aide du câble qui a tenu bon, et ne se plaint pas, en remontant, du dommage qui a pu résulter pour sa figure ou sa tête de la chute de l&#39;autre corde.&#60;br&#62;Arrivé tant bien que mal au fond du puits, il s&#39;assied sur le sol, les jambes étendues , et commence à creuser avec une espèce de houe à fer triangulaire, appelée masha. Il place les déblais dans un des seaux en peau de chèvre, et avertit, par un mouvement de la corde, les manoeuvres qui attendent en haut ce signal pour faire leur office. Ce mineur est relevé plus ou moins vite de son travail, selon les circonstances du forage. Il ne reste pas plus d&#39;une heure, par exemple, s&#39;il y a des infiltrations de l&#39;eau noire et fétide qu&#39;on appelle ma mahsad.&#60;br&#62;Quand le pauvre diable reparaît à lumière, il est affreux à voir : ses haillons et tout son corps, dégouttant d&#39;une eau rougie par l&#39;argile, lui donnent une apparence satanique : et s&#39;il est parvenu à préserver du contact de la terre colorante son visage naturellement noir, sa ressemblance avec un ange des ténèbres n&#39;en est que plus frappante.&#60;br&#62;Mais le moment critique approche : on vient d&#39;arriver à hadjerat el-mahzoul, couche très-solide , épaisse de cinquante centimètres et au-dessous de laquelle on entend gronder la mer souterraine. On s&#39;empresse d&#39;aller annoncer au propriétaire du puits cette nouvelle agréable pour lui, et toujours un peu inquiétant pour le maître-foreur qui doit donner le dernier coup de pioche et ouvrir une route au courant ténébreux. Dans cette circonstance, comme dans quelques phases précédentes et subséquentes du forage, un pourboire doit être donné aux travailleurs. Il est bien mérité pour cette partie vraiment périlleuse de l&#39;œuvre ; et parfois tel qui l&#39;a reçu n&#39;a pas eu le temps de le dépenser !&#60;br&#62;Dans le forage du puits de Bou-Chemal on ne ressentait, disait-on, aucune crainte ; car Ahmed ben Tatta était le héros de l&#39;aventure. En effet, ce brave mineur descend dans le gouffre avec le calme de la force, la confiance que donne l&#39;habileté et la foi qu&#39;inspirent de nombreux succès. Cependant ses compagnons, le bon Mgueddem, beaucoup de curieux dont je grossis la phalange, se pressent autour de l&#39;étroit espace qui va devenir le théâtre d&#39;un triomphe ou d&#39;une catastrophe. Les plus rapprochés assurent entendre le bruit sourd du fer qui attaque la dernière ceinture de la nappe jaillissante. Pour moi, je n&#39;entendais rien, et j&#39;étais plus préoccupé de la crainte de voir tout-à-coup un cadavre monter vers nous que du désir d&#39;assister à la naissance d&#39;une de ces merveilleuses rivières qui répondent si docilement à l&#39;appel de l&#39;industrie humaine.&#60;br&#62;L&#39;anxiété ne fut pas longue : j&#39;entendis comme le bruit que ferait une lame en déferlant sur une plage, puis un cri s&#39;échappa de toutes les poitrines : Ahmed ben Tatta, comptait un nouveau succès!&#60;br&#62;Quelques instants après, il était auprès du feu, boufrant de Tekrouri (chanvre indien)  sa petite pipe d&#39;hachaiichi; un verre d&#39;eau-de-vie de palmier (boukha) lui avait fait oublier le danger qu&#39;il venait de courir.&#60;br&#62;Pendant qu&#39;on présentait à Bou-Chemal une tasse pleine de l&#39;eau qui venait de jaillir - ce qui exigeait un nouveau pourboire, - je demandai à Ben Tatta comment les choses s&#39;étaient passées entre lui et la Mer inférieure.&#60;br&#62;&#34; Comme toujours, répondit-il, plus de bruit que de besogne! Pendant que je me fatiguais à lui ouvrir la porte qui sépare les ténèbres de la lumière, je l&#39;entendais gronder au-dessous de moi; elle avait l&#39;air de me menacer d&#39;une mauvaise aventure. Cela ne m&#39;a pas empêché de donner le dernier coup de pioche; le reste&#60;br&#62;a eu lieu comme d&#39;habitude : le sable s&#39;est précipité comme un furieux par l&#39;ouverture, et s&#39;est mis a bondir, droit comme une colonne, au beau milieu du puits, tandis que l&#39;eau filait sournoisement le long des parois ; nous sommes tous montés, l&#39;un portant l&#39;autre, jusqu&#39;à la moitié du trou. La corde et les bras des camarades m&#39;ont fait faire le surplus du chemin. Ahmed ben Tatta en a encore pour quelque temps à fumer le tekrouri, à boire le boukha et leugmi (vin de palmier). Louange à Dieu ! &#34;&#60;br&#62;Ahmed ben Tatta, l&#39;habile mineur, dont l&#39;autorité est de quelque poids, prétend que les dangers attachés au percement de la dernière couche sont en raison directe de son épaisseur. Voici comment il explique le fait.&#60;br&#62;Cette couche extrême, que l&#39;on appelle hadjerat el-Mahzoul , dans le Rir&#39; oriental, et qu&#39;on nommait jadis hadjera mousfah, plus à l&#39;ouest, - est une argile consistante, où sont empâtés de petits corps sphériques (mokla, prunelle), qui en rompent la cohésion. La rivière souterraine y fait quelquefois des affouillements; si la couche est épaisse, il peut arriver qu&#39;un de ces affouillements détermine à l&#39;improviste une rupture latérale, pendant que l&#39;on opère le percement. Il parait que, dans cette circonstance, le travailleur est roulé et maintenu au fond de l&#39;excavation sous la vague qui se fait jour, tandis que, si la rupture a lieu selon l&#39;axe du puits, la colonne liquide ascendante l&#39;entraîne au contraire avec elle vers l&#39;orifice supérieur.&#60;br&#62;En recueillant des échantillons des terrains traversés par le forage, j&#39;ai tenu note de la puissance des diverses couches. On va voir le tableau de ces deux espèces d&#39;indications qui fourniront une idée générale du sous-sol de l&#39;Oued Rir&#39; ; car les puits de Nezla sont, sous le rapport de la composition géologique, dans les conditions les plus ordinaires. Dans la plupart des autres, le terrain est stratifié selon un ordre identique; et les couches ne diffèrent, de l&#39;un à l&#39;autre, que par des variétés d&#39;épaisseur. Quant aux endroits qui ont un caractère exceptionnel, ils ont été déjà énumérés au commencement de ce mémoire.&#60;br&#62;Voici le tableau des couches du puits de Nezla :&#60;br&#62;1- Trab, ou terre végétale. Puissance : 1 mètre. - C&#39;est un mélange d&#39;argile, de sable et de gypse (plâtre impur). Il offre à sa surface des efflorescences d&#39;autant plus abondantes que le terrain est plus découvert. Cette croûte saline craque sous le pied et ressemble tout-à-fait à du givre.&#60;br&#62;2- Teurcha, pierre à plâtre : 6 mètres. -C&#39;est un amas de chaux sulfatée (gypse), généralement cristallisée. Le teurcha non cristallisé, prend, quand on la médiocrement cuit, le nom de timchent(Djebs), et sert de moellons dans les bâtisses. C&#39;est alors le plâtre vert de nos maçons.&#60;br&#62;Cristallisé en grands cristaux agglutinés, ressemblant à des feuilles, ou à des fers de lances, on l&#39;appelle lous ; et il est employé cru comme matériaux de construction, surtout dans le Souf où la pierre manque.&#60;br&#62;Les cristallisations les plus délicates s&#39;appellent zibès, altération locale du mot arabe djibs (plâtre). On les désigne ainsi, parce qu&#39;elles servent, dit-on, à faire du plâtre de la meilleure qualité. Elles se rencontrent par agglomérations qui ressemblent à des paquets de vers filiformes. En les examinant avec attention, on y reconnait des cristaux figurant de petits piliers pentagones dont la longueur est en général de 17 millimètres sur des diamètres très variables, mais qui ne dépassent guère 4 millimètres.&#60;br&#62;3° Tin el-hamra, argile rouge. Puissance : 9 mètres. C&#39;est une argile plastique, ferrugineuse et calcarifère. Rouge, lorsqu&#39;on l&#39;extrait, elle prend une teinte café au lait après avoir été exposée quelque temps à l&#39;air.&#60;br&#62;4° R&#39;eurbil, crible : 1 mètre. C&#39;est une argile mêlée de petits morceaux de pierre à plâtre (teurcha)  et reposant parfois sur un peu de sable. Le nom de crible qu&#39;on lui donne vient-il de ce qu&#39;elle est perméable et peut livrer passage aux infiltrations? C&#39;est une des nombreuses expressions techniques que les indigènes emploient sans en connaître, sans même en rechercher la signification.&#60;br&#62;5° Tin el-hamra, argile rouge : 3 mètres. Voir le numéro 3.&#60;br&#62;6° Hadjar el-arbâïn, les pierres des quarante (coudées). Epaisseur : 50 centimètres. Le nom de cette couche vient de la profondeur à laquelle on la rencontre habituellement et qui est d&#39;un peu moins de 20 mètres.&#60;br&#62;Hadjar el-arbâïn est un calcaire argileux sableux.&#60;br&#62;7° Tin el-Hamra, argile rouge. Retour du terrain décrit au numéro 3. Ici  la couche a 27 mètres de puissance. &#60;br&#62;8° Teraouin el-hamra, 50 centimètres.&#60;br&#62;9° Teraouin el-bida, 50 centimètres.&#60;br&#62;10° Tizaouin el-hamra, 1 mètre.&#60;br&#62;11° Tizaouin el-bida,  1 mètre.&#60;br&#62;Ces quatre couches sont un mélange d&#39;argile rouge et de chaux sulfatée presque pulvérulente. Selon la dominance de Tin ou de l&#39;autre élément, elles sont rougeâtres ou blanchâtres, ce qui motive les noms hamra et bida par lesquels on les distingue.&#60;br&#62;Dans les couches 8 et 11, il y a aussi de la chaux, sulfatée à l&#39;état de cristallisation.&#60;br&#62;L&#39;argile de Tizaouin el-bida est plus douce au toucher que celle de la couche qui la précède.&#60;br&#62;12° Hadjerat el-hamra, la pierre rouge : 5 mètres. C&#39;est de la chaux sulfatée, ou pierre à plâtre.&#60;br&#62;13° Hadjerat el-mahzoul, la pierre mince : 50 centimètres. Argile d&#39;un vert pâle, assez consistante, où sont empâtées de petites boules blanchâtres appelées mokla, ou prunelle (de l&#39;œil).&#60;br&#62;Au-dessous de cette dernière couche, est la mer souterraine, dont la profondeur est inconnue aux indigènes qui, du reste, n&#39;ont jamais essayé de la constater . A défaut de données . Tout ce qu&#39;ils en connaissent, disent-ils, c&#39;est qu&#39;elle coule bruyamment du sud au nord.&#60;br&#62;On peut indiquer certaines probabilités. Le sable n&#39;envahit point les puits de Tamerna et de Bourkhès, tandis qu&#39;il ne manque jamais de monter en abondance dans les autres. Ceci&#60;br&#62;n&#39;annonce-t-il pas une plus grande puissance de la nappe jaillissante dans ces deux oasis? &#60;br&#62;Car on peut supposer avec  probabilité  que lors du percement de la dernière couche, l&#39;eau se précipitant avec force vers l&#39;ouverture, il en résulte une agitation qui met en mouvement&#60;br&#62;le lit de sable sur lequel elle coule, à moins que ce lit soit à une profondeur assez grande pour se trouver à l&#39;abri de ce violent remous.&#60;br&#62;Quant à la nature des terrains traversés par le forage, voici le résultat qu&#39;on obtient :&#60;br&#62;Terre végétale.  .  .    1 met. 00 cent.&#60;br&#62;Argile. .....              43      50&#60;br&#62;Gypse.....                11      00&#60;br&#62;Calcaire.....                    50&#60;br&#62;M. Ville , ingénieur en chef des mines , appelle ces sortes de terrains quaternaires .M .Mac Carthy croit qu&#39;ils sont le résultat d&#39;un affaissement. Dans cette dernière hypothèse, les collines à sommet plat qu&#39;on rencontre &#34;dans le Sahara seraient les témoins subsistants du niveau primitif.&#60;br&#62;Le travail qu&#39;exige le foncement d&#39;un puits artésien ne finit pas avec le forage; on a vu que l&#39;eau amène beaucoup de sable qui pèse sur l&#39;orifice inférieur, et ne permet qu&#39;une ascension incomplète de la colonne liquide. Pour que la nouvelle source déborde et puisse, en coulant à la façon d&#39;une rivière, servir à l&#39;irrigation , il faut enlever le sable obturateur. C&#39;est l&#39;affaire des plongeurs, et voici comment ils s&#39;y prennent, d&#39;après ce que j&#39;ai observé, d&#39;abord à Tougourt, puis à Temacin.&#60;br&#62;Au jour désigné pour le commencement du curage du puits de Nezla, je vis arriver les plongeurs en troupe, et montés triomphalement sur des ânes dont le propriétaire de la source jaillissante devait payer la location et la nourriture. C&#39;était, disaient-ils, pour ménager leurs forces qu&#39;ils arrivaient ainsi en cavalcade au travail pénible et périlleux qui les attendait.&#60;br&#62;C&#39;était bien un peu aussi pour faire de la fantasia; faute de chevaux qui ne se trouvent que dans les écuries du Cheikh, ils s&#39;étaient contentés de la plus humble des montures que fournisse la localité.&#60;br&#62;L&#39;éclat de l&#39;uniforme, les accents de la musique, le bruit du tambour étourdissent l&#39;homme de guerre sur les chances de mutilation ou de mort qui l&#39;attendent trop souvent sur le champ de bataille. L&#39;humble soldat de l&#39;industrie, - qui a bien aussi ses périls,- aime également à donner une sorte de solennité au sacrifice de sa vie, quand certaines professions lui en font une nécessité. Dans l&#39;Inde, le pêcheur de perles inaugure ses dangereux travaux par le chant, la danse et les splendeurs religieuses. Les cantiques hurlés par une foule de bramines et de dervis, qui les accompagnent des contorsions les plus étranges, fortifient son courage et lui inspirent la confiance. C&#39;est ainsi que le pauvre plongeur du l&#39;Oued Rir&#39; arrive au bord de l&#39;abîme, - d&#39;où, peut-être, il ne sortira pas vivant, - avec toute la pompe que son misérable pays comporte.&#60;br&#62;Mais les plongeurs de Bou-Chemal sont à leur poste ; ils ont dépouillé les habits de fête et n&#39;ont conservé pour tout vêtement qu&#39;un très petit caleçon qui colle à la peau. Plus de chants, plus d&#39;éclats joyeux ; la scène est devenue sérieuse. Celui qui doit inaugurer le travail s&#39;approche lentement du puits, il dépose des charbons ardents sur la margelle formée par le bord du châssis supérieur, et il y jette de l&#39;encens. Quand la fumée commence à s&#39;élever vers le ciel, il frappe quelques coups avec la paume de la main sur le boisage. C&#39;est un appel qu&#39;il fait aux génies de la mer inférieure, pour qu&#39;ils soient bien informés qu&#39;on vient de leur rendre l&#39;hommage qui leur est dû.&#60;br&#62;Par une exception, aussi heureuse pour le propriétaire que pour moi, l&#39;eau avait, presque dès le principe, dépassé de beaucoup la moitié du puits : il ne s&#39;en fallait que de quelques mètres qu&#39;elle atteignit le niveau du sol. On pouvait donc voir tout à l&#39;aise la série des curieux préliminaires du travail de curage.&#60;br&#62;Le plongeur dont j&#39;ai parlé était descendu dans le puits, en s&#39;aidant de la corde attachée à un montant de l&#39;appareil précédemment décrit, et il avait déjà de l&#39;eau à la hauteur des épaules. Avant de procéder à une immersion plus complète, il récita une courte oraison. J&#39;en ai vu d&#39;autres se contenter d&#39;une interjection pieuse ; ordinairement le mot Allah (Dieu), prononcé d&#39;un ton emphatique et en appuyant assez longtemps sur la première syllabe pour produire une de ces longues démesurées qui n&#39;ont pas été prévues par les auteurs de prosodie.&#60;br&#62;L&#39;encens, les prières et tous les accessoires de cette cérémonie sont regardés comme également indispensables par le plongeur saharien qui, pour tout au monde, n&#39;en retrancherait pas le plus mince détail. Car il y va, dit-il, de sa propre existence; et, même, si malgré toutes ces précautions, un ennemi est venu à la faveur des ténèbres nocturnes, et pendant qu&#39;il est endormi, lui nouer au pied la corde qui a servi à attacher un âne, il doit, après avoir été ainsi ensorcelé, périr infailliblement la première fois qu&#39;il descendra dans un puits.&#60;br&#62;Ne riez pas, lecteur, au récit de ces croyances puériles admises par des barbares, dont, après tout, la crédulité est excusable; car, chez nous autres civilisés, qui n&#39;avons pas les mêmes circonstances atténuantes à faire valoir, il y a des superstitions fort analogues. Nos mineurs ne croient-ils pas aussi à un Génie, gardien des profondeurs de la terre ? Génie tantôt favorable, tantôt malveillant. N&#39;allument-ils pas des cierges dans quelques circonstances en l&#39;honneur de cet être surnaturel qu&#39;ils appellent le petit mineur ?&#60;br&#62;Dans ces professions pleines de péril, où la mort la plus affreuse plane à chaque instant sur le travailleur, on éprouve impérieusement le besoin de croire à une protection surhumaine. L&#39;incrédulité ne tient pas longtemps devant un grave danger qui tous les jours se représente.&#60;br&#62;Les plongeurs se bouchent soigneusement les oreilles avec de la graisse, pour protéger leur tympan contre la pression des couches liquides inférieures; mais ils laissent les narines tout-à-fait libres, quoiqu&#39;on ait avancé le contraire. Cet usage, qu&#39;on leur attribue à tort, ne leur est pas même connu par ouï-dire ; et ils ont paru fort surpris lorsque je leur en ai parlé. Ils prétendaient que cela serait gênant pour eux et très-inutile. Toute personne qui sait plonger sera de leur avis.&#60;br&#62;Après être resté quelques secondes immergé jusqu&#39;aux épaules, le plongeur abaissa subitement la tête sous l&#39;eau et la releva aussitôt, puis, il se mit à tousser, cracher, se moucher, de manière à rendre les voies parfaitement libres. Il renversa ensuite la tête en arrière, ayant la bouche à fleur d&#39;eau, il inspira et expira lentement l&#39;air pendant quelques minutes. Enfin, bien assuré du jeu facile et régulier des poumons, après une longue et dernière inspiration, il plongea tout-à-coup en se faisant glisser rapidement, à l&#39;aide des mains, dans la position verticale, le long de la corde fortement tendue entre le montant où elle était attachée en haut et la grosse pierre qui la fixait au bas.&#60;br&#62;Lorsque cet homme reparut et que, la montre à la main, je constatai qu&#39;il était resté 6&#39; 5&#34; sous l&#39;eau, je crus m&#39;être trompé; d&#39;autant plus que, ne prévoyant pas un résultat extraordinaire, je n&#39;avais peut-être pas observé avec toute l&#39;attention suffisante. Mais j&#39;ai répété l&#39;expérience chaque fois qu&#39;un plongeur opérait ; et si je n&#39;ai plus obtenu le même chiffre que la première fois, j&#39;ai eu très souvent celui de cinq minutes cinquante-cinq secondes, qui ne lui  est pas beaucoup inférieur.&#60;br&#62;L&#39;honorable rédacteur du Siècle, qui a rendu compte de mon Mémoire avec une bienveillance et un esprit consciencieux dont je le remercie, a témoigné quelque incrédulité au sujet de cette partie de mon travail ; et il n&#39;est probablement pas le seul qui a éprouvé, ou éprouvera ce sentiment au récit d&#39;un fait qui n&#39;est pas ordinaire. Je ne m&#39;en étonne ni ne m&#39;en offense; mais comme j&#39;ai vu, vu plus d&#39;une fois! et en prenant toutes les précautions propres à prévenir des erreurs, je cite les faits et je les affirme.&#60;br&#62;Les résultats extrêmes des immersions dont j&#39;ai été témoin au puits de Nezla, profond de 56 mètres, sont (en regardant la première expérience comme non avenue) : Maximum  5&#39;  55&#34; Minimum  5      5&#60;br&#62;Au nouveau puits de Bab-Tazat (Temacin), qui n&#39;a que 37 mètres, les extrêmes des immersions faites en ma présence ont été : Maximum  5&#39;  55&#34; Minimum  5&#39;&#60;br&#62;Un jeûne apprenti qui s&#39;essayait à plonger, mais ne travaillait pas encore, est resté sous l&#39;eau 3&#39; 30&#34;.&#60;br&#62;Ces résultats sont de nature à surprendre, il est vrai ; mais ils ne sont pas non plus de ceux qu&#39;on doive repousser à priori, car les limites possibles du séjour de l&#39;homme sous l&#39;eau n&#39;étant point scientifiquement déterminées, nul ne peut indiquer avec précision où il faut placer la borne infranchissable.&#60;br&#62;On n&#39;a pas encore suffisamment recherché s&#39;il n&#39;existe point entre les diverses races humaines des inégalités d&#39;aptitude sous ce rapport, comme on en remarque entre les hommes d&#39;une même race. Car, chez nous, par exemple, on rencontre des personnes qui naturellement aiment à plonger et y sont habiles, tandis que d&#39;autres, quoique sachant très bien nager, ont horreur de mettre la tête sous l&#39;eau, même pendant quelques secondes.&#60;br&#62;Je ne m&#39;appuierai pas sur les récits merveilleux et rarement authentiques, d&#39;hommes qui ont pu séjourner sous l&#39;eau sans mourir, pendant 15 minutes, 1 heure, 16 heures, 48 heures, trois jours même (V. Haller, ?léments physiologiques, tome III, page 269), mais je citerai l&#39;opinion de Burdach, parce qu&#39;elle est applicable aux plongeurs de l&#39;Oued Rir&#39;. Ce physiologiste dit (tome ix, page 250) :&#60;br&#62;&#34; La plupart des plongeurs de profession ne restent pas plus de deux minutes sous l&#39;eau ; mais il est très possible que la pesanteur de la colonne de liquide rende le séjour dans l&#39;eau de mer plus difficile, puisqu&#39;un homme doué d&#39;une forte poitrine est capable de plonger pendant près de huit minutes dans une rivière. &#34;&#60;br&#62;Comme l&#39;eau des puits artésiens est douce, les immersions prolongées y sont plus faciles que dans la mer ; et dès-lors il devient moins extraordinaire que des plongeurs aient pu y rester un peu plus de six minutes.&#60;br&#62;Cela l&#39;est même d&#39;autant moins, qu&#39;un plongeur indigène employé par la direction du port d&#39;Alger, restait cinq minutes sous l&#39;eau, dans la mer. M. le docteur Lacger, aujourd&#39;hui médecin en chef de l&#39;hôpital militaire de Toulouse, a constaté le fait un jour où cet homme plongeait pour démêler des chaînes.&#60;br&#62;L&#39;homme dont je veux parler est un mulâtre aux formes athlétiques, très connu des amateurs de natation qui habitent Alger depuis longtemps. On le nomme Omar Oulid Setour ; il est fils d&#39;un ancien amin des Biskris et d&#39;une négresse. Omar, dans les derniers temps de son séjour à Alger (il est maintenant à Tripoli), s&#39;était mis aux gages d&#39;un spéculateur italien, qui lui faisait explorer la rade à des profondeurs considérables afin de chercher les ancres et autres objets que des naufrages ou des accidents quelconques avaient précipités au fond. Si l&#39;on demande aux Algériens combien de temps Omar pouvait rester sous l&#39;eau, ils vous répondent un tselouts (tiers-d&#39;heure) ou vingt minutes ! Tenons-nous-en aux cinq minutes qui sont constatées par un témoignage authentique : avec cet antécédent, Omar pouvait lutter contre les plongeurs de l&#39;Oued Rir&#39;, car l&#39;eau douce et légère des puits artésiens lui eût été plus facile que celle de la rade d&#39;Alger.&#60;br&#62;Ce remarquable plongeur a laissé ici un émule qui ne lui cède en rien : c&#39;est le biskri Sadi, également un mulâtre. Il est assez curieux qu&#39;Alger, situé sur les bords de la mer, reçoive ses meilleurs plongeurs du Sahara, qui n&#39;a pas même de rivières; et que ces excellents plongeurs, ici comme dans l&#39;Oued Rir&#39;, soient toujours des hommes à peau noire.&#60;br&#62;Avant d&#39;en finir sur ce sujet, je donnerai encore la citation suivante :&#60;br&#62;Ebn Batouta dit (V. p. vii de l&#39;introduction du t. 2) que les plongeurs de perles de Siraf restent deux heures sous l&#39;eau. Son traducteur, en relevant cette exagération énorme et manifeste, rappelle que, d&#39;après M. Morien, ces pêcheurs y restent cinq minutes au maximum. On peut voir aussi au t. ii, pp. 351, 352, ce que cet auteur dit d&#39;un fameux plongeur de Sinope.&#60;br&#62;Pour revenir au puits artésien de Nezla et aux immersions extraordinaires des individus qui le nettoyaient, je crois que le meilleur moyen de convaincre le lecteur de l&#39;exactitude de mes observations à cet égard, c&#39;est d&#39;exposer le travail des plongeurs. On se fera alors une idée du temps qu&#39;il faut pour l&#39;exécuter.&#60;br&#62;Le puits de Bou Chemal avait 56 mètres de profondeur (1). Lorsque le travail de curage tirait à sa fin, qu&#39;il ne restait presque plus de sable et que l&#39;eau était près de déborder la margelle, le plongeur se trouvait avoir le maximum de distance à parcourir pour arriver au fond.    &#60;br&#62;A l&#39;aide de ses mains, il devait descendre le long de la corde en conservant toujours la position verticale. On peut défier l&#39;homme le plus agile d&#39;exécuter cette descente de cent soixante  huit pieds, sans répéter à peu près autant de fois des mouvements de mains dont chacun représente bien une seconde, surtout lorsqu&#39;il s&#39;agit de vaincre la résistance toujours croissante de l&#39;eau.&#60;br&#62;Arrivé au fond, le travailleur doit y prendre une situation solide qui lui permette d&#39;accomplir sa tache et ne l&#39;expose pas à être enlevé prématurément par l&#39;eau.&#60;br&#62;C&#39;est avec les mains qu&#39;il ramasse le sablon et le dépose dans un couffin de 50 centimètres d&#39;ouverture sur 30 centimètres de profondeur. L&#39;agitation de l&#39;eau, causée par les mouvements même du travailleur, rejette un bon tiers de ce sable au fond du puits, avant qu&#39;il arrive&#60;br&#62;à sa destination ; c&#39;est donc un tiers de besogne en sus pour remplir le couffin .&#60;br&#62;Cette opération terminée, il faut de nouveau parcourir 56 mètres sous l&#39;eau, toujours en tenant la corde, car, autrement, on s&#39;exposerait à être ballotté d&#39;une paroi à l&#39;autre.&#60;br&#62;Quand on réfléchit à ces diverses circonstances, on demeure convaincu que, pour faire tout le travail que je viens de décrire, le chiffre de 5&#39; 55&#34; que j&#39;ai souvent observé n&#39;est nullement exagéré ; et que si les plongeurs font, en effet, ce travail,- ce qui est démontré par des résultats visibles, incontestables, - c&#39;est qu&#39;ils peuvent véritablement passer plus de cinq minutes sous l&#39;eau.&#60;br&#62;La tâche imposée aux plongeurs est si pénible qu&#39;on fait tout ce qu&#39;on peut pour la diminuer. Ainsi, dans le cours du curage, et quand la couche de sable est assez épaisse pour que l&#39;eau ne puisse monter que lentement, - on épuise le puits jusqu&#39;au tiers, au moyen de corvées amiables. A mesure que le niveau d&#39;eau baisse, l&#39;homme qui emplit les seaux descend en plaçant les pieds entre les châssis qui ne sont jamais très-exactement jointoyés. Les corvéieurs tirent les seaux à tour de rôle et les vident à côté du puits. Quand l&#39;opération de l&#39;épuisement (dans cette circonstance ou dans d&#39;autres), exige un grand nombre de bras, il y a toujours beaucoup de femmes qui y prennent part.&#60;br&#62;Malgré toutes les précautions et les adoucissements imaginables, le métier de plongeur est un de ceux qui ne mènent pas loin leur homme. Quand les pêcheurs de perles, - qui ne restent pas plus de quatre minutes sous l&#39;eau, mais qui plongent quarante ou cinquante fois dans une matinée  - remontent sur le bateau, le sang leur sort par le nez, la bouche, les yeux et les oreilles; et ils tombent épuisés sur le tillac.&#60;br&#62;Les immersions sahariennes sont d&#39;une plus grande durée, mais moins fréquemment répétées (trois fois par jour seulement). Les seules altérations que j&#39;ai remarquées dans les plongeurs, quand ils sortaient du puits, c&#39;est que leur conjonctive était fortement injectée, et qu&#39;ils étaient essoufflés et frissonnants. La première chose qu&#39;ils font, c&#39;est de courir au feu et de se couvrir. La plupart meurent dans les puits de quelque rupture des vaisseaux. Quand on ramène ainsi un de ces infortunés mort, ou même mourant, sa paie appartient aux camarades qui le tirent du puits. Les survivants ne s&#39;émeuvent pas plus de la catastrophe qu&#39;un vieux soldat qui, sur un champ de bataille, voit tomber l&#39;homme qui lui touchait le coude. Le concours des plongeurs redevient quelquefois nécessaire pour un même puits artésien, lorsqu&#39;il lui arrive de s&#39;obstruer par accumulation de nouveaux sables ascendants. Ce travail d&#39;entretien ne diffère en rien du travail primitif que je viens de décrire. Mais si un puits se bouche par la chute de madriers pourris, on n&#39;essaie pas de parer à cet inconvénient réputé irrémédiable par l&#39;industrie locale, et l&#39;on préfère en percer un nouveau.&#60;br&#62;Dans le forage, comme dans le curage des puits sahariens, la vie des hommes est exposée à chaque instant sans nulle nécessité; des procédés plus intelligents mèneraient au but plus vite, plus économiquement et d&#39;une manière plus durable. Cela est évident pour quiconque, connaissant la matière, a lu avec attention ce qui précède. Je m&#39;appliquai, dans le principe, à expliquer cette vérité aux mineurs et aux plongeurs de l&#39;Oued Rir&#39;. Tous comprirent très bien que la chose était possible ; mais ils me supplièrent de n&#39;en point parler aux propriétaires, parce que, disaient-ils, cela leur tirerait le pain de la main ! On voit que partout le travailleur est disposé à mal accueillir les perfectionnements mécaniques ; même quand son bien-être , sa vie y sont le plus intéressés.&#60;br&#62;La durée des sources jaillissantes varie dans le Rir&#39; oriental par deux causes : la qualité des bois de cuvelage, l&#39;épaisseur des couches de pierres. Là où le bois de dattier est bon, où la roche est puissante,  les  puits vivent de 80 à 100 ans. Dans les conditions opposées, ils meurent parfois au bout de cinq ans, ainsi que cela arrive à Temacin et à Blidet-Ameur, tandis que Tougourt voit les siens couler pendant près de trente ans.&#60;br&#62;En allant de Blidet-Ameur à Ouargla, par la petite ville de Hadjira, je laissai la ligne artésienne un peu au sud de ma route. Mais j&#39;ai pu savoir, par le témoignage unanime des Indigènes, qu&#39;elle présente une solution de continuité depuis la pointe méridionale du Rir&#39; oriental jusqu&#39;à Ngoussa. Dans l&#39;espace d&#39;environ 80 kilomètres qui répond à cette lacune, on ne trouve aucune source jaillissante. Il ne faut pas en conclure qu&#39;il y eût impossibilité d&#39;en percer. L&#39;expérience seule peut décider la question, et elle n&#39;a pas encore prononcé.&#60;br&#62;Un riche propriétaire du Rir&#39; me montrait; un jour, un de ces bassins de terre salée dont j&#39;ai parlé plus haut ; c&#39;était bien le plus sec, le plus nu, le plus désolé qui se fût encore présenté à mes regards. Cependant, mon indigène disait,  d&#39;un ton  de confiance évidemment inspiré par la certitude du succès -. Je veux créer une oasis ici. On m&#39;aurait parlé de mettre en valeur agricole un plateau de roche pure, que ma surprise n&#39;eût pas été plus grande. Mais mon interlocuteur s&#39;avançait à coup sûr : il avait déjà fait creuser un puits dans cet endroit, et il avait trouvé l&#39;eau jaillissante à 40 mètres. Le problème était donc virtuellement résolu. Que de merveilles fera notre sonde artésienne, quand, après l&#39;avoir essayée stérilement à Biskara la bien arrosée, où elle était inutile, on se décidera à la transporter sur son véritable théâtre, dans nos oasis sans rivières, à qui elle doit ouvrir à pleins bords toutes les sources de la fontaine de vie ….&#60;br&#62;Il est naturel de se demander quel réservoir puissant alimente la mer souterraine qui se manifeste à la surface de notre Sahara par les mille canaux de ses puits artésiens. Ce ne peut être l&#39;Aurès, car la portion des eaux méridionales de cette montagne, qui n&#39;est pas absorbée par l&#39;irrigation des Ziban, se perd plus ou moins ostensiblement dans le Chot Felr&#39;ir - Melr&#39;ir, cette vaste dépression très abaissée au-dessous du niveau de la mer, où aboutissent aussi les eaux surabondantes des oasis du sud et les torrents éphémères de l&#39;ouest……&#60;br&#62;J&#39;ai même reçu du Mgueddem Bou-Chemal, depuis mon retour à Alger, la note complète et détaillée des dé-penses que lui a occasionnées le forage de son puits de Nezla que j&#39;ai pris pour base de mes explications.&#60;br&#62;Pour déterminer le salaire dû aux mineurs, on partage l&#39;excavation en sept parties qu&#39;on appelle Ferkat, divisions. On les distingue l&#39;une de l&#39;autre par un nombre qui exprime la profondeur à laquelle chacune d&#39;elles atteint. Ainsi, on a:&#60;br&#62;1° Ferkat el-arbatache, la division des quatorze (kama).-Elle reçoit ce nom, parce qu&#39;elle finit avec la quatorzième kamat el-khodma ; car ici il ne s&#39;agit pas de la brasse, mais d&#39;une autre mesure usitée par les mineurs du Rir&#39; oriental et qui équivaut à 70 centimètres. Cette kama spéciale a la hauteur de l&#39;homme assis  et courbé pour exécuter son travail. On la mesure depuis le siège jusqu&#39;au conduit auditif, sans doute parce qu&#39;on a supposé que le mineur, penché sur sa besogne, perdait par cette inclinaison, à peu près la valeur des 17 centimètres qu&#39;il y a du conduit auditif au sinciput, ou sommet de la tête.&#60;br&#62;La première ferka ne s&#39;évalue, au point de vue de la rémunération, qu&#39;à partir de l&#39;amma; car cette grande excavation provisoire, se faisait, comme on l&#39;a vu, par corvées amiables, et n&#39;entraînant pas à d&#39;autres dépenses que la nourriture des travailleurs volontaires, ne figure point dans le compte de forage. Il est d&#39;usage de ne payer aux mineurs que les dix dernières kama de cette ferka. Dans sa totalité, elle équivaut à 9 mètres 80 centimètres, ce qui, avec les 7 mètres de l&#39;anima, donne 16 mètres 80 centimètres, profondeur à laquelle on est arrivé quand on l&#39;a creusée entièrement.&#60;br&#62;Le forage de Ferkat el-arbatache est payé 7 piastres et 1/2 de Tunis, soit 6 francs. Il faut y ajouter le prix d&#39;un raba de blé et d&#39;un raba d&#39;orge, que le propriétaire donne en sus aux travailleurs ; on arrive ainsi à un total de 7 fr. 50 centimes.&#60;br&#62;Après la première ferka, viennent:&#60;br&#62;2° ferkat el-arbaa ou acherin, division des vingt-quatre kama. - Elle conduit l&#39;excavation à une profondeur totale de 23 mètres 80 centimètres, y compris l&#39;amma.&#60;br&#62;A cette ferka et à chacune des suivantes, la rétribution des mineurs s&#39;augmente d&#39;un zïani ou rial-sah moins un quart, soit 1 fr. 20 cent.&#60;br&#62;3° Ferkat et-telatin, division des trente kama. Elle amène l&#39;excavation à 28 mètres.&#60;br&#62;4° Ferkat el-arbaïn, division des quarante kama. - Elle mène à 35 mètres.&#60;br&#62;5° Ferkat el-khamsin, conduit à 42 mètres ;&#60;br&#62;6° Ferkat es-settin, à 49 mètres ;&#60;br&#62;7° Ferkat es-sebaïn, à 56 mètres, ce qui approche de la limite extrême en profondeur des puits artésiens du Rir&#39; oriental.&#60;br&#62;En ce qui concerne le cuvelage, le prix des bois est, par kama (0m70c courant), de 4 fr. ; à quoi il faut ajouter une somme égale pour la main-d&#39;œuvre. Il y a généralement 74 kama de boisage à exécuter. Il est aussi d&#39;usage de donner au charpentier un raba de blé et un d&#39;orge.&#60;br&#62;Les frais de curage sont ainsi établis. Chaque plongeur a, par couffin de sable qu&#39;il rapporte, 40 centimes. Il en remplit trois par jour. On occupe généralement de sept à huit plongeurs à cette besogne, qui s&#39;exécute en une quinzaine de jours. Les travailleurs sont nourris, en outre, et on leur paie la location des ânes qui les amènent au chantier.&#60;br&#62;On doit tenir compte, enfin, des déboursés accessoires pour achat de cordes, etc., nourriture des corvéieurs amiables, gratifications, etc. Je mentionne aussi, pour mémoire, le chapitre très important des dépenses imprévues.&#60;br&#62;En somme, j&#39;ai sous les yeux le compte circonstancié et très long des frais de toute nature occasionnés au Mgueddem Bou-Chemal, par le percement de son puits artésien de Nezla. Afin de ne pas allonger inutilement mon travail, je n&#39;extrais que le total, qui est de 1,134 piastres entières (rial sah), monnaie de compte de Tougourt. ? raison de 1 franc 60 centimes par piastre, cela fait 1,814 fr. 40 centimes.&#60;br&#62;Ce puits, profond de 56 mètres, aurait coûté 2,340 fr., s&#39;il eût été percé selon le mode européen, savoir :&#60;br&#62;Forage........., . . .. 1,500 francs.&#60;br&#62;Tubage en tuyaux de bois d&#39;aulne, avec des frettes en fer aux emboîtures.....      840&#60;br&#62;Total........2,340 francs.&#60;br&#62;Si l&#39;on se contentait des tubes de fer blanc, employés par les ingénieurs anglais (ils coûtent 4 francs le mètre), le prix se réduirait à 1,724 fr., et serait inférieur de 90 francs à celui qu&#39;a payé Bou-Chemal pour son puits de Nezla.&#60;br&#62;Ajouter un commentaire&#60;br&#62;</description>
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  <category>Géologie  de Touggourt</category>
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  <title>Les richesses de Bordj Mellala</title>
  <description>&#60;br&#62;jeudi 22 avril 2010, 16:39 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Le dossier portant classification de ce site déposé au niveau du comité national de classification des sites archéologiques l&#39;année dernière, a conquis, vu la consistance des rapports, de nombreux chercheurs et archéologues étrangers et nationaux qui ont ou avaient exploré le site de Bordj Mellala durant la période coloniale et ensuite depuis l&#39;indépendance du pays.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les recherches et les fouilles effectuées ont, en effet, révélé une grande richesse archéologique du site qui remonte à l&#39;ère préhistorique. Les vestiges qui s&#39;y trouvent consistent, notamment, en des ossements et des squelettes, des coquilles pétrifiées et des flèches. Les collections d&#39;outils préhistoriques rassemblées à Ouargla par le Pr Huguenot durant la période s&#39;étalant entre 1892 à 1909 ont été dispersées entre Alger, Tunis, Rome et Paris, alors que quelques pièces se trouvent toujours au niveau du Musée saharien de Ouargla. La collection déposée au Musée du Bardo à Alger est d&#39;une grande importance. Elle fait l&#39;objet de plusieurs publications dont la plus prestigieuse est sans doute les Essais sur les armatures de pointes de flèches du Sahara publiée dans la fameuse revue Lybica. L&#39;ère paléolithique, soit il y a entre 200 000 et 100 000 ans, a été mise en évidence à Ouargla par Bernadette Savelli qui avait découvert, dans les années 1980, 86 bifaces dans la zone de l&#39;erg Touareg située à 20 km au sud de Ouargla. Ces précieuses pièces ont été déposées au Musée du Bardo à Alger.&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;ère épipaléolithique, soit il y a entre 8000 et 6000 ans ainsi que le néolithique, soit moins de 6 000 ans, sont aussi abondamment présents dans la région, alors que la carte ne signale que quelques gisements plus caractérisés. Concernant l&#39;ère épipaléolithique, de nombreux outils ont été inventoriés : 193 à El Hamraïa, 252 à Bordj Mellala, 160 aux Burins, 292 aux Vieux Puits, 260 à l&#39;œuf décoré, 80 aux Deux œufs, 945 à Hassi Mouilah I, 75 à Hassi Mouilah II, 1185 à Hassi el Hadjar. pour le néolithique, 1755 outils inventoriés à Bordj Mellala et 100 aux Perles, soit entre 3750 et 2400 ans. Le gisement dit &#34; les Dunes &#34; ou &#34; Guenifida &#34; date, quant à lui, d&#39;environ 5400 ans. C&#39;est toute une période de l&#39;histoire de Ouargla qui sera ainsi redécouverte et remise dans l&#39;actualité. Il est à rappeler que la région de Ouargla compte quatre sites classés patrimoine national, à savoir le Musée saharien, le Vieux Ksar de Ouargla, le Vieux Ksar de Temacine et la Ville antique Ibadhite de Sedrata. Cette dernière a fait l&#39;objet d&#39;une série de recherches et d&#39;exploration, notamment par des équipes allemandes. Signalons enfin que 52 autres sites ont été répertoriés et classés par le comité de wilaya pour la protection des biens culturels rattaché à la direction de la culture de la wilaya, dont le Vieux Ksar de N&#39;goussa, le Ksar de Mestaoua à Touggourt, la Place Citroën et les Sépultures des Chouyoukh du sultanat de Beni Djellab, les Rois déchus de Touggourt. Le dossier de classification du Ksar de N&#39;goussa est également à l&#39;étude, au moment où l&#39;Association de la culture et de la rénovation du Ksar de Ouargla savoure la classification du Ksar du même nom en tant que secteur à préserver, le 18 décembre dernier, par la commission nationale du patrimoine culturel.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;                                                              Par Houria Alioua&#60;br&#62;</description>
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  <category>Géologie  de Touggourt</category>
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  <title>Note sur les sondages dans l&#39;Oued Righ</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;Note sur les sondages dans l&#39;Oued Righ&#60;br&#62;&#60;br&#62;                                              SAHARA ALGERIEN P 216&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Sur la possibilité d&#39;établir une chaîne de puits artésiens à travers le desert entre Biskra et Touggourt. - Hauteur du désert à Biskra.  Hauteur de Constantine. - Observations météoro-logiques , faites dans le désert&#60;br&#62;&#60;br&#62;(Extrait d&#39;un Rapport fait par M, Fournel au Ministre de la guerre. )&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;.....J&#39;ai dit à quel instant et à quelle hauteur (1,090 mètres) nous avions franchi la ligne de partage des eaux. Depuis cet instant, chaque station indiquait que nous descendions vers le désert par une pente assez rapide. Arrivés à Biskra, un horizon indéfini, comme celui de la mer, se déroulait devant nous. II était intéressant de connaître la hauteur, au-dessus de la Méditerranée, de cette plaine.sans limite. Une série d&#39;observations barométriques, comparées avec celles qui se faisaient simultanément à Constantine (1 ), me donna 75 mètres pour la hauteur de Biskra, au-dessus de la mer (2). Sans doute, ce chiffre ne doit être considéré que comme une approximation, puisque la distance de 25 myriatnètres environ qui nous séparait de Constantine était trop grande pour que les variations des deux instruments fussent bien comparables ; mais le fait essentiel n&#39;en est pas moins mis en saillie par le résultat obtenu, résultat &#60;br&#62;&#60;br&#62;qui ressort d&#39;observations faites pendant onze jours consécutifs ( du 4&#39;au 15 mars 1844 ) (1).&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34; Le croquis joint à ce Rapport donne une idée assez nette de tout l&#39;ensemble des terrains que je viens de décrire sommairement.&#34;&#60;br&#62;&#60;br&#62;On voit, par ce qui précède, sur quelles observations se fonde l&#39;idée que j ai émise sur les chances de succès que présenteraient des tentatives de sondage dans le désert. Il est clair, par les inflexions des couches exprimées dans le croquis, que, d&#39;une part, l&#39;espace compris entre Constantine et les montagnes qui dominent au nord Merdjet-el-Gouzi, d&#39;une autre part, ce que je puis appeler la plaine d&#39;El Kantara, se présentent comme formant deux bassins artésiens. Au contraire, la plaine où coule le T&#39;zour, plaine marécageuse en quelques points, devrait, par un trou de sonde, donner écoulement aux  eaux qui y séjournent (2).&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;inclinaison définitive des couches du terrain vers le sud, la compacité du calcaire qui forme les. Bancs  supérieurs, la porosité des marnes intercalées dans ces bancs, tout porte à croire qu&#39;une série de coups de sonde donnés dans le désert ferait jaillir des eaux en tel point qu&#39;on choisirait (3). Ainsi s&#39;explique ce que Shaw rapportait, il y a un siècle, en parlant des environs de Touggourt :  Les environs de Wad-Reag, dit-il, sont fournis d&#39;eau d&#39;une façon singulière : ils n&#39;ont proprement ni  fontaines ni sources, mais les habitants creusent des puits à cent, quelquefois deux cents brasses de profondeur, et ne manquent jamais d&#39;y trouver l&#39;eau en grande abondance. Ils lèvent, pour cet effet, premièrement diverses couches de sable et de gravier, jusqu&#39;à ce qu&#39;ils trouvent une espèce de pierre qui ressemble à &#60;br&#62;&#60;br&#62;de l&#39;ardoise (1), que l&#39;on sait être précisément au-dessus de ce qu&#39;ils appellent bahar tâht el erd ou la mer au-dessous de la terre, nom qu&#39;ils donnent à l&#39;abîme en général. Cette pierre se perce aisément, après quoi l&#39;eau sort si soudainement et en si grande abondance,  que ceux que l&#39;on fait descendre pour cette opération en sont quelquefois surpris et suffoqués, quoiqu&#39;on les retire aussi promptement qu&#39;il est possible (2). &#60;br&#62;&#60;br&#62;Or, ce sont là de véritables puits artésiens, comme M. Arago l&#39;a remarqué il y a déjà dix ans (3). Il est de la dernière évidence qu&#39;il existe sous le désert une nappe d&#39;eau qui vient de l&#39;Atlas et qui doit avoir un cours du nord au sud,&#60;br&#62;&#60;br&#62;Une série de coups de sonde, convenablement espacés entre Biskra et Tuggurt, formerait ce qu&#39;on peut appeler la grande route entre ces deux points. Il faut que tous les coups de sonde réussissent, et, pour cela, il est nécessaire et il suffit que le premier amène l&#39;eau à la surface; or le gouvernement possède le matériel. La chance à courir, en cas d&#39;insuccès, se réduirait donc à perdre la façon d&#39;un sondage. Il est rare qu&#39;une idée dont les conséquences seraient si grandes puisse être vérifiée avec une dépense aussi minime.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Une autre conséquence découle des faits précédemment exposés ; elle est relative à la configuration du pays. Depuis,longtemps on savait que l&#39;intérieur de l&#39;Afrique présentait des plaines élevées; et l&#39;exemple de Lambesa (4) nous prouve.que les Romains avaient su les choisir pour y bâtir des villes où la température devait être assez douce. Ce fait est parfaitement vérifié, et la planche jointe à ce rapport donne la hauteur approximative de ceux de ces plateaux que nous avons traversés ; mais cette planche &#60;br&#62;&#60;br&#62;montre aussi que le profil auquel m&#39;a conduit une série de mesures barométriques diffère beaucoup de celui qui a été donné par M. le général Duvivier (1). En effet, il etait impossible à priori, et difficile par renseignement, de juger que le désert fut aussi peu élevé au-dessus de la mer qu&#39;il paraît l&#39;etre. On m&#39;assure qu&#39;au sud d&#39;Oran et de Tlemcen les montagnes s&#39;abaissent peu vers le désert ; il faudrait admettre alors que le désert a une pente générale de l&#39;ouest vers l&#39;est, ce que semble indiquer, d&#39;ailleurs , un long cours d&#39;eau qu&#39;on retrouve sur toutes les cartes, même sur la belle carte inédite de M, le colonel Daumas, et qui sillonne le Sahara dans cette direction, parallèlement à l&#39;Atlas. C&#39;est un point qui reste à verifier.&#60;br&#62;&#60;br&#62;La distinction de Grand et de Petit Atlas semble destinée à disparaître. Sur presque aucun point les chaînes ne sont nettement distinctes, et presque partout on serait hors d&#39;état de dire où commence l&#39;une, où finit l&#39;autre. M. le général Duvivier pense que les anciens n&#39;ont pas fait cette distinction (2) ; elle remonte à Ptolémé (3) ; mais ce qu&#39;il est vrai de dire, c&#39;est que ce géographe ne l&#39;appliquait qu&#39;à la partie de l&#39;Atlas qui atteint l&#39;Océan, à l&#39;ouest de l&#39;Afrique. Si l&#39;on maintenait la distinction de Petit et de Grand Atlas, ce dernier devrait être défini : la suite des crêtes qui forment la ligne de partage des eaux entre la Méditerranée et le grand désert. La chaîne de l&#39;Aurès appartiendrait à plus d&#39;un titre au Grand Atlas.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Jusqu&#39;à présent, le massif du Jurdjura, auquel ou attribue une hauteur de 2,100 mètres , pouvait être considéré comme le point culminant  de l&#39;Atlas, au &#60;br&#62;&#60;br&#62;moins dans l&#39;Afrique française. Les monts Aurès paraissent beaucoup plus élevés. Près du camp de Batna,qui était à 1,013 mètres, j&#39;ai mesuré, à l&#39;aide de deux observations barométriques, un piton qui est loin d&#39;être le plus élevé de ceux .qui avoisinent le camp, et ce piton s&#39;est trouvé être à 650 mètres au-dessus du camp, c&#39;est-à-dire à 1,663 mètres au-dessus de la mer. Or, du sommet de ce piton, j&#39;apercevais la charpente des Aurès couverts de neige (23 mars), et dominant de beaucoup tous les points que nous avions pu atteindre.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le désert descendrai par un pente douce vers le Sénégal ? S&#39;il en est ainsi, et qu&#39;il n&#39;y ait pas de relèvements, on doit croire, vu la faible hauteur à laquelle se trouve l&#39;oasis de Biskra, située à la naissance du désert, que les grands lacs figurés sur les cartes dans l&#39;intérieur de l&#39;Afrique sont, comme la mer Caspienne, à un niveau inférieur à celui des grandes mers. Un immense travail, exécuté sous les auspices de l&#39;Académie impériale de Saint-Pétersbourg, a fait connaître, en 1839, que la mer Caspienne est à 24m,80 (12t,72; (1) au-dessous de la mer Noire.&#60;br&#62;&#60;br&#62;J&#39;ai pensé, monsieur le maréchal, que ces dernières observations, bien que pouvant être considérées, à certains égards, comme étrangères à l&#39;objet direct de ma mission, trouvaient tout naturellement leur place à la fin de ce Rapport, qui n&#39;est, à vrai dire, qu&#39;un recueil de faits, mais de faits qui méritent, après avoir été complétés. &#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://touggourt.zzl.org/geologiedeto/index.html#bv000007</link>
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  <category>Géologie  de Touggourt</category>
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  <title>Les  Behour et les Chriat de l&#39;Oued Rir</title>
  <description>&#60;br&#62;Les  Behour et les Chriat de l&#39;Oued Rir&#60;br&#62;Bulletin de la Societe de Geographie d&#39;Alger et de l&#39;Afrique du Nord 37° Annee 1932 Tr-1&#60;br&#62;  &#60;br&#62;                            Les  Behour et les Chriat de l&#39;Oued Rir&#60;br&#62;&#60;br&#62;Behour et Chriat sont les noms donnés dans l&#39;Oued Rir à deux formes de sources artésiennes naturelles très différentes entre elles.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Elles ne sont pas exclusivement propres à cette région ; c&#39;est ainsi par exemple que les célèbres sources de Moïse, près de Suez, où burent les Israélites après avoir échappé au Pharaon, présentent le type le plus marqué d&#39;un chria ; mais ces noms géographiques spéciaux ne sont guère employés que dans l&#39;Oued Rir. D&#39;autre part c&#39;est là qu&#39;on les trouve rassemblées en plus grand nombre que partout ailleurs.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Elles ont donc frappé les observateurs qui les premiers les ont vues dans cette région. Ils les ont étudiées à cause de leur forme tout à fait particulière.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les Behour sont en effet des entonnoirs, remplis d&#39;eau jusqu&#39;à fleur du sol, tandis que les Chriat offrent la forme inverse et sont de petits cônes ou des dômes s&#39;élevant au-dessus de la terre et laissant sourdre à leur sommet de l&#39;eau en plus ou moins grande quantité.&#60;br&#62;&#60;br&#62;  Parmi les savants dont je parle, je citerai particulièrement Dubocq (1853),Vatonne (1856), Ville (1868), Jus (1869 jusque vers 1900), Rolland (1884-1901),G.B.M. Flamand (1891 à 1903). Mais leurs études remontent à une époque déjà assez ancienne ; notre progression dans le Sahara et les recherches d&#39;eau qu&#39;on y a entrepris en divers points, les études géologiques qui les ont accompagnées ont modifié nos connaissances et permettent de faire de nouvelles observations à leur sujet. Enfin ces sources sont en voie de disparition sur bien des points et il est bon de leur jeter un dernier coup d&#39;œil en les comparant aux sources similaires que l&#39;on peut trouver dans d&#39;autres régions désertiques, car elles leur paraissent propres.&#60;br&#62;Description des Behour. -&#60;br&#62;Behour est le pluriel du mot arabe Behar ou Bahr qui s&#39;applique à toute collection d&#39;eau, grande ou petite : mer, lac,fleuve, étang, simple mare ou trou d&#39;eau de faibles dimensions. Leur forme la plus ordinaire comme je le disais plus haut est celle d&#39;un entonnoir creusé dans le sol et contenant de l&#39;eau qui s&#39;en échappe par des canaux plus ou moins bien aménagés. Mais la forme circulaire n&#39;est pas invariable et il en est au contraire d&#39;autres qui s&#39;étendent en longueur comme le behar Merdjadja près de Touggourt qui a deux kilomètres de long sur trois cent mètres de largeur maximum.&#60;br&#62;&#60;br&#62;    On remarque que ces behour allongés sont orientés à peu près invariablement du Nord au Sud suivant l&#39;axe probable de l&#39;ancien cours de l&#39;Oued Igharghar, tète de l&#39;Oued Rir. Les plus méridionaux ont depuis longtemps cessé de couler, comme les Behour de Sidi Bou Hania au sud d&#39;El Goug, le Behar de Temacine, la Merdjadja que je viens de nommer.&#60;br&#62;  Dans la partie basse de la vallée, au-dessous de Zaouiet Rihab, on n&#39;en trouve plus. Il semble bien que c&#39;étaient les behour qui fournissaient l&#39;eau d&#39;irrigation, aux premiers cultivateurs de l&#39;Oued Rir. C&#39;est du moins chez eux une tradition constante.&#60;br&#62;&#60;br&#62;  Cette eau étant devenue insuffisante,soit parce qu&#39;ils étendaient progressivement leurs cultures, soit à cause du dessèchement naturel des régions irrigables des oasis dû au climat saharien,ils auraient, suivant l&#39;exemple des anciens égyptiens, creusé des puits artésiens dans les parties de leur pays où la nature du sol leur permettait de le faire avec avantage.&#60;br&#62;&#60;br&#62;On se rappellera à ce propos que suivant certains généalogistes berbères les Sedrata,Louata et Mezata qui vinrent autrefois s&#39;établir dans ces région étaient des cophtes (Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, 1.232).&#60;br&#62;Ces travaux détruisirent sans doute déjà à cette époque l&#39;équilibre naturel de l&#39;irrigation, due primitivement à ces sources naturelles, en soutirant l&#39;eau dans les parties les plus basses de la région au détriment des plus hautes. Ce processus s&#39;est poursuivi jusqu&#39;à nos jours. Aux puits artésiens indigènes exécutés par la corporation des retassin ont succédé les sondages français effectués d&#39;abord avec un matériel assez primitif qui s&#39;est peu à peu perfectionné et n&#39;atteignant qu&#39;une faible profondeur. Ceux-ci à leur tour ont été supplantés par des puits artésiens profonds à gros débit. Dans l&#39;ensemble,la zone irriguée descend lentement mais sûrement vers les parties les plus basses de l&#39;Oued-Rir où les eaux artésiennes tendent à s&#39;accumuler en vertu deslois de la pesanteur et des vases communiquants.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les propriétaires des régions hautes se trouvent donc irrésistiblement sacrifiés quoiqu&#39;on puisse faire au profit des nouveaux planteurs de palmiers qui s&#39;installent dans la région basse.&#60;br&#62;J&#39;ai calculé pour l&#39;ancien puits indigène d&#39;Adjadja, à Ouargla, qui était le plus important de la région, qu&#39;il avait suffi d&#39;une trentaine d&#39;années après l&#39;ouverture de nos sondages français effectués dans des terrains neufs et dans de meilleures conditions, à un niveau sensiblement le même, pourqu&#39;il fut tari à peu près entièrement (1).&#60;br&#62;Il est clair que, suivant les régions et les couches géologiques qu&#39;on y rencontre, les délais nécessaires à ces modifications de l&#39;équilibre des couches aquifères et de leur débit doivent différer grandement.&#60;br&#62;La profondeur des behour était aussi variable que leurs dimensions.  Ville donnait pour la Merdjadja une profondeur de 40 mètres, mais il n&#39;a pas indiqué en quel point il avait obtenu ce résultat. Pendant la guerre on a mesuré le Bahr Zerga près de Tolga dans les Zibans et on lui a trouvé une profondeur maximum de 36 mètres vers le centre. Sa forme est à peu près celle d&#39;un entonnoir. Je parlerai plus en détail à propos des Zibans de ce point d&#39;eau curieux.&#60;br&#62;&#60;br&#62;On a été amené à reconnaître que les behour restaient en communication avec la nappe artésienne qui les alimentait, à la suite de faits caractéristiques. Au moment du jaillissement de sondages français effectués dans le voisinage de certains behour on voyait apparaître des petits poissons,des crabes, des mollusques d&#39;eau douce, parfaitement vivants. Ils avaient été,sans nul doute possible, aspirés avec l&#39;eau dans les mares voisines où ils vivent normalement. Ce fait donne une indication des plus importantes sur la présence souterraine de fissures assez fortes pour que des animaux de quelques centimètres d&#39;épaisseur puissent y être entraînés sans dommage. On doit considérer le cours caché de l&#39;Oued Rir, au-dessous des couches imperméables qui l&#39;empêchent normalement de remonter au sol, comme une sorte d&#39;épongé gorgée d&#39;eau et traversée de conduits sinueux parfois d&#39;un assez fort diamètre qui le parcourent en tous sens.&#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;est par les couches du terrain crétacé que cette eau est amenée et c&#39;est ainsi qu&#39;elle passe dans celles du terrain néogène qui forment la zone superficielle de la cuvette de l&#39;Oued Rir.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il ne serait pas impossible que plus tard on reconnaisse qu&#39;elles-mèmes les couches calcaires sont alimentées en eau par des nappes provenant de terrains plus profonds, mais on ne les a pas encore atteints dans l&#39;Oued Rir.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Dans le Sahara algérien les terrains crétacés assez faiblement plissés, forment entre la vallée de l&#39;Oued Messaoura et celle de l&#39;Igharghar dont l&#39;Oued Rir est la partie basse, un vaste plateau rocheux qui a basculé dans une direction S.O.-N.E. Il s&#39;élève dans la partie sud du Tademaït jusqu&#39;à 700 mètres au-dessus du niveau de la mer et va s&#39;ennoyer, à une côte bien inférieure à ce même niveau, sous les couches tertiaires et quaternaires qui ses ont déposées dans la fosse creusée par l&#39;effondrement de la région où aboutissent l&#39;Oued Rir -Igharghar et ses affluents en partie masqués par les dunes du grand Erg oriental.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les eaux que contiennent ces calcaires peuvent remonter au niveau du sol d&#39;abord par la grande fracture souterraine,sans doute une faille, qui semble correspondre à la rive occidentale de la grande dépression dont je parle et que M. Savornin dans une étude récente a désigné sous le nom d&#39;Aire synclinale du Bas-Sahara (1). La présence de failles semble bien indiquée par la résurgence, en Tunisie sur la rive orientale de cette même dépression, des mêmes couches calcaires que dans le Tademaït. Entre les deux rives, d&#39;épaisses couches d&#39;alluvions neogènes, pour employer encore un terme commode fourni par M. Savornin, n&#39;ont pas donné jusqu&#39;à présent d&#39;eaux jaillissantes.&#60;br&#62;&#60;br&#62;La seconde issue offerte aux eaux se trouve à l&#39;aplomb des diverses fractures secondaires, presque perpendiculaires à la première, qui sont indiquées par les vallées des affluents orientaux de l&#39;Oued Rir comme l&#39;Oued Retem, l&#39;Oued Atar, l&#39;Oued Zegrir, l&#39;Oued Neça, l&#39;Oued Mzab, pour ne parler que de ceux dont la trace est encore perceptible.&#60;br&#62;&#60;br&#62;D&#39;une manière générale il semble que les behour sont disposés suivant l&#39;axe de l&#39;Igharghar et les chriat groupés le long des fractures latérales où les couches calcaires ont conservé leur intégrité et ne se sont pas effondrées tout en laissant par endroits des fissures qui permettent aux eaux artésiennes de remonter à la surface du sol.&#60;br&#62;&#60;br&#62;La géologie nous enseigne qu&#39;à plusieurs reprises il s&#39;est produit des changements dans le niveau de la Méditerranée. Si cette théorie, encore contestée, était vraie elle expliquerait la présence de bocarde tout le long des lignes de falaises qui bordent la dépression de l&#39;Oued Rir à l&#39;Occident et jusqu&#39;à Hassi el Hadjar au sud-ouest d&#39;Ouargla. D&#39;énormes ras-de-marée auraient tout balayé et tout nivelé dans l&#39;aire synclinale du bas-Sahara et le relief actuel du sol serait surtout dû aux forces éoliennes.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il faudrait expliquer dans ce cas que la faune des eaux douces, dont on constate encore la présence, ait pu subsister malgré de semblables cataclysmes. On peut supposer soit qu&#39;elle a pu être renouvelée par de nouveaux apports descendus des montagnes des Touareg à une époque où sans doute le climat, plus humide que de nos jours, avait maintenu dans l&#39;Oued Igharghar un écoulement continu ou tout au moins des crues intermittentes parcourant toute sa vallée, soit qu&#39;elle s&#39;était réfugiée dans le fond des behour où les eaux douces artésiennes se frayant malgré tout une issue lui ont permis de conserver l&#39;existence.&#60;br&#62;&#60;br&#62;On sait en quoi consiste cette faune(1). Les behour de l&#39;Oued Rir et les canaux de drainage (khandegs) nourrissent trois espèces de poissons dont deux de cichlidés, appelés autrefois chromidés, et une espèce de cyprinodonidé, un crabe et divers mollusques d&#39;eau douce. Les cichlidés sont le Tilapia Zillii ou Chromis Zillii et l&#39;Hemichromis bimaculatus. M. Jus, dans une liste détaillée établie par lui (2), avait mentionné la présence dans l&#39;Oued Rir d&#39;un troisième Cichlidé, l&#39;Astatotilapia Desfontainesi ou Chromis Desfontainesi,mais on le rechercherait vainement dans l&#39;Oued Rir. Il n&#39;existe que dans les sources des Zibans et du Djerid, ou dans celles des Tassilis des Touareg et ne peut supporter les eaux saumâtres de l&#39;Oued Rir. M. Jus a été trompé par les variations de couleur du Chromis Zillii, dont la livrée change considérablement suivant les sujets. Le cuprimodontidé est le Cyprinodon fasciatus.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le crabe est le Telphusa fluviatilis. Quant aux mollusques fort nombreux Melanies, Mélapopsides, Limnées, Physes, Amnicoles, Hydrobies,Bythinies, je signalerai seulement les deux premières espèces qu&#39;il est important de connaître parce qu&#39;ils ne peuvent vivre dans les eaux froides et que leur présence à l&#39;état subfossile dans les dépressions du Sahara où on les découvre indique sûrement qu&#39;il s&#39;y trouvait autrefois des eaux artésiennes conservant une température d&#39;au moins une vingtaine de degrés.&#60;br&#62;&#60;br&#62;J&#39;ai parlé un peu plus haut de l&#39;apparition dans nos puits jaillissants français d&#39;animaux divers appartenant à cette faune. Elle a donné lieu à une légende tenace et qui résiste à tous les efforts faits pour la détruire, celle des poissons aveugles du Sahara. Il n&#39;est pas inutile de la démentir une fois de plus .&#60;br&#62;La formation des Chriat et Behours&#60;br&#62;La condition sine quâ non pour l&#39;apparition des behour consiste dans la présence au-dessus de la nappe d&#39;eau artésienne de terrains horizontaux peu consistants, se délitant ou se fondant facilement, à l&#39;exclusion de toute couche rocheuse continue. S&#39;il existe de ces dernières, elles sont profondément disloquées, par des failles,crevasses, fissures qui permettent une attaque facile de l&#39;eau sur les sablesou les argiles supérieures.&#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;est pour cela qu&#39;à Ouargla où il existe une mince couche d&#39;un poudingue fort dur il n&#39;y a pas de behar ; elle semble d&#39;ailleurs se prolonger dans certaines parties de l&#39;Oued Rir.&#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;est pour cela qu&#39;un alignement de behour permet de croire qu&#39;on est là à l&#39;aplomb d&#39;une falaise souterraine formant la rive occidentale de la fosse Oued Rir-Igharghar. Les eaux artésiennes sortant des roches calcaires y conservent encore toute leur force artésienne qu&#39;elles perdent un peu plus loin en se diffusant dans les couches alluvionnaires de plus en plus épaisses qui ont remblayé le grand syndical du Bas-Sahara.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Mais cette condition préliminaire une fois admise, on peut envisager divers modes de formation soit artificiels soit naturels des behour.&#60;br&#62;M. Jus reprenant une hypothèse de Dubocq attribuait la formation des behour au creusement de puits artésiens par les indigènes dans des couches trop tendres ou trop friables ; Cette opinion parait exacte dans certain cas et il arrive souvent que des puits artesiens indigenes abondonnes ,parce qu&#39;on n&#39;est pas parvenu à les restaurer, prennent l&#39;apparence de petits behour. Ou en voit des exemples à Touggourt même. M. Rolland cite (p. 210) le bahr de Tinedla formé par l&#39;ensemble de sept anciens puits éboulés.&#60;br&#62;Mais on ne saurait attribuer à semblables faits la formation des behour allongés et d&#39;une surface considérable comme ceux de Sidi Bou Hania de la Merdjadja, de Tatahouine. Ceux qui sont ainsi étirés en longueur suivant l&#39;axe de la vallée de l&#39;Ighar-ghar doivent sûrement leur forme à des ruptures correspondantes des couches solides du sous-sol. Enfin d&#39;autres behour se sont formés dans des terrains incultivables de sebkha ou de reg et ce ne peut être d&#39;anciens puits artésiens.&#60;br&#62;Les puits artésiens forés par nous ont prouvé également que la théorie) de M. Jus était exacte dans certains cas. On trouvera dans ses ouvrages et dans ceux de Ville et de Rolland la des-cription du jaillissement de certains sondages artésiens (Tala em Mouidi, Sidi Amrane, etc) qui ouvrent des horizons intéres-sants sur la genèse des behour. Au moment où l&#39;on était parvenu à percer la couverture imperméable de certaines nappes, l&#39;eau sortant impétueusement par le trou de sonde entraînait des blocs d&#39;argile intacte, des quantités prodigieuses de sable, des poissons, crabes et mollusques. Ces faits donnent une idée fort exacte de la manière dont ont pu se former naturellement à une époque plus ancienne les behour dont nous constatons l&#39;existence et dont certains, pour ne pas dire tous, doivent être en relation avec les failles importantes des couches crétacées.&#60;br&#62;Beaucoup peuvent exister depuis l&#39;époque primitive et fort éloignée ou la grande fosse de l&#39;Igharghar a été comblée par les apports alluvionnaires, la force irrésistible de l&#39;eau artésienne ayant toujours pu maintenir l&#39;intégrité de leur orifice.&#60;br&#62;Ville a émis la théorie suivante qui ne paraît pas absolument exacte : la cavité des grands behour n&#39;est autre chose qu&#39;un cratère résultant de l&#39;effondrement des couches soulevées par la pression des eaux et des gaz. Comme le phénomène s&#39;est produit sur une surface plus considérable que pour les chriat, le dôme de soulèvement a un très grand diamètre pour une très petite hauteur. Aussi la pente des couches est insaisissable à l&#39;œil et les behour paraissent se trouver dans des terrains tout à fait plats. Les couches se composant de sables gypseux peu consistants on comprend que l&#39;éboulement des terrains soulevés puisse se faire avec facilité. La force ascensionnelle de l&#39;eau dans les premiers temps de l&#39;éruption a dû contribuer à débarrasser le cratère des parties meubles qui l&#39;obturent.&#60;br&#62;La pression sous laquelle se sont produites ces ruptures était plus considérable que celle des nappes actuelles, le point d&#39;émergence des sources plus élevé. En résumé pression des eaux et des gaz, dissolution facile du sel et du gypse contenus dans le terrain quaternaire, faiblesse de cohésion dans les roches de ces terrains ont produit les chriat et les behour dispersés dans la grande dépression de l&#39;Oued Rir suivant une ligne de moindre résistance.&#60;br&#62;Il semble que c&#39;est à tort que Ville fait intervenir l&#39;action des gaz. Il s&#39;agit de l&#39;hydrogène carboné qui gêne les plongeurs artésiens dans certains puits. Ce gaz ne se produit que localement ; il est du à la décomposition des matières organiques de toutes, sortes jetées dans les puits artésiens : coffrage en troncs de palmiers, débris de peaux de bouc, noyaux de dattes etc. Il n&#39;a pu intervenir dans la formation primitive des sources. Il n&#39;y a pas d&#39;eaux naturellement gazeuses dans le Sahara.&#60;br&#62;D&#39;autre part les behour semblent se former surtout par effondrement simple et le terrain reste parfaitement horizontal comme on peut le constater notamment à Aine el Bahr dont je vais parler plus loin.&#60;br&#62;DETAILS SUR LES BEHOURS DE L&#39;OUED RIR.&#60;br&#62;Ville a énuméré 36 behour sur lesquels il donne des détails. Rolland a donné une liste récapitulative de 21 behour et son enumeration ainsi que les descriptions qu&#39;il donne ne concordent pas absolument avec celles de son prédécesseur. Il serait inutile et oiseux de faire une nouvelle enumeration de ces points d&#39;eau mais quelques détails sur certains behour peuvent aider à comprendre leur existence.&#60;br&#62;Rolland place en tête de sa liste le Bahr Remada dont je vais parler, mais je veux remonter plus haut le cours de l&#39;Igharghar en débutant par l&#39;Aïne Taïba, mare entourée d&#39;un cercle de hautes dunes près du débouché du Gassi Touil, le plus important vestige de l&#39;ancien trace de ce fleuve au milieu des sables de l&#39;Erg Oriental.&#60;br&#62;La présence de ce point d&#39;eau est d&#39;autant plus remarquable dans cette région que tout autour les puits atteignent une profondeur assez considérable à un niveau absolu inférieur. Elle est évidemment en relation avec une fracture des couches crétacées, qui laisse des infiltrations de la nappe qu&#39;elle contient remonter dans les terrains néogènes supérieurs.&#60;br&#62;Dans ces mêmes parages on trouve deux autres points d&#39;eau actuellement à peu près recouverts par les sables et hors d&#39;usage, Mokhanza Khedima et Mokhanza Djedida auxquels leur hauteur au milieu des dunes assigne une origine analogue. La disparition de ces deux Aioune comme les qualifient les indigènes, comme celle de l&#39;Aïne Taïba elle-même n&#39;est qu&#39;une question de temps, car le niveau des eaux souterraines baisse par suite de l&#39;assèchement progressif du désert. Dans le puits de Hassi Pujat foncé à la partie méridionale du Gassi Touil et qui a atteint 57 mètres on a rencontré dans des couches calcaires une importante crevasse qui avait manifestement servi de passage autrefois à un cours d&#39;eau caché.&#60;br&#62;On peut se demander comment l&#39;Aïne Taïba n&#39;a pas été comblée depuis longtemps par le sable provenant de l&#39;entonnoir de dunes qui l&#39;encercle ; j&#39;y vois deux raisons fort sérieuses.&#60;br&#62;La première est l&#39;antagonisme des courants d&#39;air qui maintiennent immuable le profit des dunes de cette région, une fois formées. Il m&#39;est arrivé en escaladant un fort ghourd (grosse dune isolée ; au pluriel oghroud) sur la berge orientale du Gassi Touil à hauteur et non loin d&#39;Hassi Bottine, de trouver son sommet occupé non pas par la pyramide habituelle, mais par une énorme cavité cratériforme parfaitement régulière et très comparable à celles des volcans les mieux caractérisés de la chaîne du Puy de Dôme, que je connais et que j&#39;ai pu prendre comme points de comparaison. Il est évident que le maintien de cette forme anormale est dû au travail incessant et antagoniste des vents s&#39;exerçant sur une dune primitivement façonnée à l&#39;image du sol naturel, peut-être même sur l&#39;emplacement d&#39;un ancien bahar analogue à l&#39;Aïne Taïba et desséché.&#60;br&#62;La seconde raison que je vois dans le maintien intégral de l&#39;Aïne Taïba est que les petites quantités de sable qui doivent malgré tout se déposer dans ses eaux sont au fur et à mesure absorbées par le conduit souterrain d&#39;amenée des eaux et entraînées vers l&#39;aval par le courant. Cette hypothèse me paraît confirmée par divers faits et notamment par les observations que l&#39;on peut faire sur le Bahr Ramada, le premier de la liste de Rollland (p. 310).&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Quoiqu&#39;il en soit , en ce point caractéristique est d&#39;une importance capitale pour l&#39;étude de l&#39;hydrographie de l&#39;Igharghar  et en particulier de ses behour, II montre bien que ceux ci ne sont pas toujours des volcans d&#39;eau comme les définissait Ville ,mais plutôt des effondrements produits sous l&#39;action souterraine agissant physiquement et chimiquement dans  les points les plus faibles. Les matériaux produits par ces effondrements , bien qu&#39;ils puissent , si l&#39;eau monte au niveau du sol , être entraînés au dehors, sont normalement emportes par le courant souterrain dans les crevasses du sous-sol.&#60;br&#62;A l&#39;appui de cette notion d&#39;une circulation souterraine de l&#39;eau , je mentionnerai ce qui se passe dans nos sondages . Quand ils sont fait en amont des oasis dans une région neuve les sables qui la contiennent sont purs et propres ; effectues en aval ils sont souilles et noircis par des détritus de toute espèce et notamment  mélangés d&#39;une forte proportion d&#39;argile provenant, la couverture imperméable de la nappe effondrée dans les puits d&#39;amont . Il en résulte une grande difficulté même une quasi impossibilité de dégager la nappe dont les eaux ne peuvent parvenir à filtrer au travers du magma argilo-sableux qui s&#39;est formé plus haut et qui est descendu peu à peu . Le fait s&#39;est produit à plusieurs reprise à Ouargla à ma connaissance et peut-être ailleurs, Le système de pompage de &#60;br&#62;</description>
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  <category>Géologie  de Touggourt</category>
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  <title>Le Sahara Algerien - Le desert de l&#39;Erg</title>
  <description>&#60;br&#62;samedi 17 avril 2010, 19:48 &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;                                V. LARGEAU    P 93&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;LA  HAMADA  OU DESERT  DE PIERRES L&#39;IGHARGHAR - LES GRANDES DUNES DE L&#39;ERG&#60;br&#62;Chez les marabouts de Tamellaht. - Belidat-Amer. - Les Arg ed Dam. - la sebkha d&#39;el Merkeb. - Les Koudiat enn Neyel. - Les Koudiat el Hassi-el-Hàmmar. - Aïn-Cihann. - Les Koudiat er Remada. - Koudiat el Hiberchat. -Un fleuve mort. - L&#39;Igharghar. - &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;    Partis de Touggourt le 25 janvier, dans l&#39;après-midi, nous allâmes passer la soirée et la nuit chez les marabouts de la zaouïa de Tamellaht. là, je vis, au souper, devant un immense plat de couscoussou, que mon guide Rabah avait l&#39;appétit de  Pantagruel. Lui, son fils ?hmed et mon serviteur Ali  nettoyèrent  comme il faut la montagne de couscoussou et le mouton qui la couronnait. Et ce sont ces gens qui, dans le Désert, restent parfois des mois entiers sans manger autre chose que cinq ou six dattes par jour avec une poignée de farine délayée dans l&#39;eau !&#60;br&#62;Le 26, à 7 heures,  nous etions en roule : une pente douce nous mena dans une sabkha, grand bassin dessèche d&#39;une largeur moyenne de 2000 mètres. Des collines basses qui l&#39;entourent sortent des sources artésiennes qui arrosent a droite et à gauche, sur une étendue d&#39;un kilomètre environ, de petites oasis appartenant à la zaouïa. Le fond de ce &#34; lac &#34; est recouvert d&#39;une blanche couche de magnésie.&#60;br&#62;A 8 heures 10, laissant à gauche une grande île calcaire où il y a des fragments de silex taillés, nous sortîmes de la sebkha, qui parait s&#39;étendre encore très loin vers le sud-est, et nous marchâmes sur un sol gypseux, sablonneux, très accidenté, parsemé de quelques touffes de tamarlx et de zeïta&#39;.&#60;br&#62;A 8 heures 50, nous passâmes à côté de la zaouîa de Sidi-Mohamed-Sayah, et à 8 heures 40 devant le grand village de Beledet-Amer, enclavé dans une belle oasis ; ses maisons délabrées ont surtout pour habitants des nègres sahariens; une cinquantaine de tentes de nomades y &#39; appartiennent aux. Oulad Amer, tribu nomade qui possède la plus grande part des palmiers de l&#39;oasis.&#60;br&#62;A 9 heures, déjeuner au puits artésien arabe d&#39;Aïn-Atrous (Source du Bouc), peu abondant, dans un petit jardin de palmiers.&#60;br&#62;A 11 heures 20, nouvelle sebkha, de peu d&#39;étendue, ayant à droite des dunes de 15 à  20 mètres ; à 1 heure 10, veine de sable dite Areg en Nsa ou dune des femmes, puis colline appelée Koudiat ez bâr-Tachour ou des Pierres dentelées; à 3 heures 50, bivouac sur un lieu élevé, au milieu des touffes de halfa, vulgairement alfa &#34;-.&#60;br&#62;Le 27, debout à 4 heures, sous un air froid (1° seulement), départ à 5 heures 40, après le café de rigueur.&#60;br&#62;Bientôt, d&#39;une éminence, nous vîmes au loin, à l&#39;ouest, une grande vallée unie, bordée à l&#39;horizon, par d&#39;abruptes hauteurs; c&#39;était la vallée de l&#39;Oued-Miyâ.&#60;br&#62;A 6 heures 45, nous entrâmes dans un enchevêtrement de veines assez élevées, de sable roux, que les Arabes appellent ?reg-ed-Dem, c&#39;est-â-dire Veines de sang, à cause de leur couleur foncée. Ces veines dont le sable est très humide à une faible profondeur, nourrissent, outre le halfa, une vigoureuse végétation d&#39;alennda, bel arbrisseau résineux aux  longues feuilles aciculaires, lequel atteint une hauteur de 5 mètres dans certaines parties du Sahara.&#60;br&#62;A 7 heures 50, nous passâmes près de cinq tentes appartenant à une nezla d&#39;Oulad Amer dont les troupeaux, chameaux, chèvres et moutons, étaient épars dans une plaine ondulée, couverte de belles touffes de çfâr grande herbe à épis dont les animaux sont très friands. Puis nous descendîmes dans la petite sebkha d&#39;ElMerkeb ou du vaisseau, que dominent des dunes de 100 mètres; elle est voisine de la Koudiat-el-Merkeb ou Colline du Vaisseau, qui a aussi une centaine de mètres de hauteur, et du Bir-el-Merkeb ou Puits du Vaisseau, dont l&#39;eau est légèrement saumâtre, au dire de mon guide. Ces noms viendraient de ce qu&#39;on a jadis trouvé une barque à moitié pourrie dans la vase mêlée de sable et de magnésie qui fait le fond de cette dépression; mais, en dépit de cette histoire, ou de cette légende, je crois, d&#39;accord avec les lettres, que le vrai nom est Merkeb, la Vigie, de la racine raqaba, regarder, observer.&#60;br&#62;Sortis de la sebkha, nous longeâmes un lit d&#39;oued desséché, large de 20 à 25 mètres, de temps en temps barré  par des dunes basses ; à midi 40 nous étions au sommet des collines de Ehassi-el-Mâmmar ou du Puits plein, hautes de 15 à 20 mètres, abruptes, usées, faites d&#39;un&#60;br&#62;tuf d&#39;albâtre siliceux. A 2 heures 10, nous franchissions les collines du Cadeau, les Koudiat ennayel, et leur banc de gypse, dont la surface, au ras du sol, est formée de lames très minces, hautes de 25 centimètres, plantées verticalement. Ces lames, claires et transparentes comme du verre, brillaient d&#39;un tel éclat sous le soleil, qu&#39;il nous était impossible de regarder à terre, en sorte que nous ne pûmes avancer que très lentement, a tâtons pour ainsi dire, au milieu de ce dédale éblouissant; une chute n&#39;eût pas été sans danger sur ces lames .tranchantes qui se brisaient, sous les sabots des chameaux, avec un bruit semblable à celui de vitres tombant sur le pavé.&#60;br&#62;? 3 heures 45, nous établissions notre bivouac près d&#39;une dépression circulaire de 600 mètres de diamètre au milieu de laquelle est creusé le puits d&#39;Aïn-Sahaan ou la source de la Cuvette , puits creusé dans l&#39;argile, coffré en troncs de zeitta, arbuste assez abondant aux alentours; son eau, à 16 degrés, est jaune et sulfureuse, grâce sans doute â la décomposition du coffrage.&#60;br&#62;Le 28, réveillés â 4 heures trois quarts par une froide brise du nord, le thermomètre étant descendu au-dessous de zéro, nous perdîmes deux heures à chercher nos chameaux, qui nous revinrent d&#39;eux-mêmes. Vers 10 heures, nous laissâmes à gauche le Koudiat-er-Remada ou colline de la Pertes (des troupeaux), ainsi nommée des fréquentes rhazias qui s&#39;y faisaient jadis. A 3 heures et quart, après nous être égarés quelque peu sur la plaine nue, nous coupâmes la route ou plutôt la direction d&#39;Ouargla a El-Oued, ville capitale du Souf, et peu après nous établîmes notre bivouac au pied du coteau des Aspérités (Koudiat-el-Hharchatt).&#60;br&#62;L&#39;eau corrompue à&#39;Aïn-Sahhana m&#39;avait quelque peu dérangé, et je ressentais, en outre, une assez forte douleur dans les reins. Je me fis un lit avec les grandes herbes sèches où nous étions campés; j&#39;y étendis ma couverture pliée en quatre et j&#39;eus ainsi une couche élastique que je n&#39;aurais pas échangée contre le meilleur matelas de laine.&#60;br&#62;Ayant dégusté l&#39;eau que mon guide était allé chercher, près de là, à une nezla de la tribu nomade des Beni-Sour, je .m&#39;aperçus avec chagrin que, loin d&#39;être meilleure que celle à&#39;Aïn-Sahann, comme il me l&#39;avait dit, elle était, au contraire, saturée de magnésie, très purgative, abominable ; elle communiqua au café son affreux goût. Voulant, autant que possible, en pallier les mauvais effets, je me fis faire un bon plat de tapioca au beurre que nous mangeâmes avant le COUSCOUSOU ; je fis cuire aussi la dernière d&#39;un petit lot de poules que je devais à la munificence de Sidi Mâammar. ….&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le 29 janvier, le départ est à 5 heures 40, par un degré au-dessus de zéro. Nous commençons par franchir les Koudiat-el-Hharchat, hautes de 25 mètres environ, abrupt-tes, usées, formées par des grès sahariens et de l&#39;albâtre anhydre dans un état de désagrégation très avancé.&#60;br&#62;A 6 heures 35, je m&#39;arrêtais, étonné, devant-une immense dépression que je pris d&#39;abord pour une sebkha, mais ce n&#39;en était point une.&#60;br&#62;Le fond de cette dépression, partout accidenté, était, dans beaucoup d&#39;endroits, couvert de petits cailloux anguleux de grés saharien; dans d&#39;autres, il était très sablonneux et nourrissait quelques touffes de çfar, de henna et de beaux pieds de retem de 2 à 3 mètres. Les rives, abruptes et formées des mêmes éléments que les collines d&#39;el Harchat, n&#39;avaient pas moins de 100 mètres de hauteur du côté du sud-ouest. A l&#39;est, je remarquai une large ouverture au milieu de laquelle deux, masses rocheuses se dessinaient, comme deux îles au milieu d&#39;un fleuve; j&#39;aperçus une autre ouverture a l&#39;ouest. &#34; C&#39;est là, me dit mon guide, un fleuve mort. &#34; Un fleuve mort ! L&#39;lgharghar seul pouvait avoir de telles proportions, la rive opposée étant si éloignée que j&#39;avais peine à en distinguer les formes ; et puis, je me trouvais bien dans le voisinage des lieux que Dournaux-Duperré, mon infortuné prédécesseur, avait explorés dans le pays de l&#39;Igharghar, jusqu&#39;à Bir-el-Achiya, où je me proposais de reprendre la suite de son voyage. Je me disais cela en traversant le lit desséché de l&#39;ancien fleuve, au milieu duquel nous rencontrâmes une &#34; jeune &#34; tombe recouverte de pierres avec des branches d&#39;arbustes plantées par la piété des compagnons du défunt, et déjà flétries, comme depuis tant d&#39;années la flore, autrefois luxuriante sans doute, de ces cantons aujourd&#39;hui arides et désolés. Il ne fallut pas moins de 45  minutes d&#39;une marche assez rapide pour gagner la rive opposée, que nous gravîmes avec beaucoup d&#39;efforts â un endroit où la pente, moins rapide, nous avait paru praticable pour nos chameaux.&#60;br&#62;Nous nous trouvâmes ensuite sur un plateau sablonneux et accidenté sur lequel poussaient, vigoureux et abondants, le retem arborescent, le henna des chameaux, le çfâr et surtout le halfa dont les touffes serrées ont ici une hauteur extraordinaire ; à chaque pas nous faisions lever des lièvres.&#60;br&#62;Le fleuve décrivait vers l&#39;ouest une courbe immense; ses rives, très accidentées, étaient bordées de gour nombreux.&#60;br&#62;Qu&#39;appelle-t-on Gour?&#60;br&#62;Gour, au singulier gara, désigne des masses de roches demeurées debout, isolées, au milieu d&#39;un fleuve desséché, dans une vallée d&#39;érosion, ou dans une plaine de pierres désagrégées, creusée par les vents. Ces gour indiquent l&#39;ancien niveau des plaines ou des iles. Dans les plaines usées, ils forment, le plus souvent, de longues murailles irrégulières recouvertes d&#39;une calotte de silex ou de grés fin, très tenace, qui a résisté à la désagrégation; cette calotte recouvre toujours des roches gypseuses ou de molasse jaune : ces gour s&#39;usent, cependant, mais lentement et par les flancs, le long desquels glissent successivement les pierres dures de la calotte. Les gour des anciens fleuves doivent, au contraire leur existence à ce que leurs flancs ont résisté à l&#39;impétuosité des courants; ils s&#39;usent maintenant par le sommet, en même temps que les plaines qui les entourent, parce que leur calotte est de même nature que ces plaines. On donne, par extension le nom de gour  aux mamelons isolés d&#39;une chaîne&#60;br&#62;de collines ou du montagnes, dont les flancs ont été taillés par l&#39;action des pluies et des vents.&#60;br&#62;Nous longeâmes ensuite la longue Dune de l&#39;Eminence, Sif-Arif, laquelle se lève au bord même du fleuve, que nous retraversâmes en 50 minutes, pour nous engager dans une plaine de cailloux de grès siliceux qui mirent ma chaussure en lambeaux et me déchirèrent les pieds. J&#39;aurais pu monter à chameau et mon guide m&#39; y engageait avec instance ; mais alors comment aurais-je pu relever exactement a la boussole les nombreuses sinuosités du fleuve ? Ali et Ahmed, qui n&#39;avaient pas les mêmes préoccupations, se dandinaient gravement entre les chwuaris et leur nonchalance me faisait envie ; mais je tins bon.&#60;br&#62;A 11 heures, autre descente par des dunes, dans une sinuosité que mon guide me dit s&#39;appeler oued Ben-Chentil. Chaque partie du fleuve a ainsi un nom qui lui est propre, mais le nom général est celui L&#39;Igharghar. .Vers midi, nous quittâmes encore une fois le fleuve mort pour une plaine sablonneuse où la végétation est assez belle, et, quelques minutes après, nous redescendions dans le lit desséché qui porte eu cet endroit le nom d&#39;oued el Hachem, c&#39;est-à-dire le fleuve Courroucé.&#60;br&#62;Après avoir coupé deux îles pierreuses dont la première, qui n&#39;a pas moins de 90 kilomètres carrés, est traversée, dans toute sa longueur, par une longue veine que mon guide me dit s&#39;appeler Areg-enn-Ncerra, nous allâmes camper, à 4 heures 10, à l&#39;extrémité de la seconde île, dans un lieu sablonneux, nu.&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Géologie  de Touggourt</category>
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  <title>l&#39;origine des cultivateurs noirs sahariens</title>
  <description>l&#39;origine des cultivateurs noirs sahariens&#60;br&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62;L&#39;origine des populations mélanodermes du Sahara a toujours fait l&#39;objet d&#39;hypothèses qui, sous des formes variées, reparaissent périodiquement sous la plume des spécialistes. On pourrait, en simplifiant à l&#39;extrême, classer les différentes opinions en deux séries : pour les uns, les Haratin , actuels cultivateurs des oasis, seraient surtout les descendants d&#39;esclaves soudanais amenés du Sud par les marchands arabes et c&#39;est l&#39;opinion la plus répandue ; pour les autres, le Sahara fut primitivement peuplé de Noirs , occupant la totalité du désert et qui furent progressivement réduits à une sorte de servage par les conquérants blancs, nomades cavaliers puis chameliers.&#60;br&#62;Ces deux thèses, qui ne furent jamais aussi rigoureusement exprimées, résument effectivement les opinions exposées depuis plus d&#39;un siècle. Sans vouloir faire œuvre originale, j&#39;ai cru bon de rechercher les témoignages les plus probants et de tous ordres qui permettraient d&#39;opter. Nous passerons successivement en revue les éléments, citations ou documents archéologiques d&#39;origine historique,  protohistorique et préhistorique.&#60;br&#62;Pour l&#39;époque historique et antérieurement aux géographes arabes qui ont connu un Sahara semblable à celui que nous connaissons, nous possédons des témoignages nombreux d&#39;écrivains grecs et latins. Comme je l&#39;ai déjà écrit, il importe toutefois de se méfier des clichés littéraires qui abondent dans les récits antiques et risquent de dénaturer l&#39;information. Presque tous les auteurs anciens qui parlent des régions situées au Sud de l&#39;Atlas, pays qu&#39;ils appellent la Libye intérieure ou supérieure, citent des populations mélanodermes qu&#39;ils nomment Ethiopiens et parfois Ethiopiens occidentaux pour les distinguer de ceux qui habitaient au Sud de l&#39;Egypte. Certes les précisions ne manquent pas qui nous révèlent que dans les régions où se trouve employé aujourd&#39;hui le mot Haratin, les Anciens plaçaient les Ethiopiens mais peut-on déduire de cette observation que les Haratin actuels descendent des Ethiopiens anciens  ?&#60;br&#62;Différents textes, particulièrement des passages de Strabon, Pline et même d&#39;Ammien Maroellin, historien du IVème siècle de notre ère, prouvent que ces Ethiopiens étaient voisins de la Numidie et des Maurétanies. On les situe volontiers immédiatement au Sud de ces provinces ; dans l&#39;actuel Maroc, les Ethiopiens occupent les rives du Draa (Ethiopiens Daratites) ; en Algérie ils sont voisins du fleuve Nigris que la plupart des historien? assimilent à l&#39;oued Djedi. L&#39;auteur de l&#39;expositio tottus mundi et Genlum affirme qu&#39;au Sud de l&#39;Africa (province romaine d&#39;Afrique) on trouve un désert habité par des Mazices et des Aethiopes. Cette assertion est d&#39;autant plus intéressante que sous le terme Mazices fréquemment employé par les historiens et géographes antiques se cache le nom par lequel certains Berbères se désignent eux-mêmes : Imazighen (singulier Amazigh) et Imouchar ou Imoûhar (singulier Amâhar). Ainsi l&#39;auteur de l&#39;Expositio nous donne une image des populations sahariennes étonnamment semblable à celle d&#39;aujourd&#39;hui : au Sud du Maghreb, le Sahara est peuplé par des Berbères (et des Berbères arabisés) et des gens à peau noire qu&#39;on appelle souvent Haratin. Sté-phane Gsell a recensé les nombreux textes ou citations qui, du Vème siècle av. J.C. jusqu&#39;à la période byzantine, soit pendant plus d&#39;un millénaire, mentionnent ainsi des Ethiopiens dans le Nord du Sahara, et a fortiori plus au Sud . Nous ne reviendrons pas sur cette étude mais n&#39;est-ce pas les mêmes constatations que le voyageur le moins averti peut faire dès qu&#39;il franchit le Haut Atlas,  l&#39;Atlas saharien ou l&#39;Aurès ?&#60;br&#62;Qu&#39;étaient ces Ethiopiens ? Le mot est d&#39;origine grecque et signifie simplement : &#34;les visages brûlés&#34;. Si dans certains cas il s&#39;applique indiscutablement à de vrais Nègres, tels que les esclaves éthiopiens assez nombreux dans les grandes villes de l&#39;Empire romain : Rome, Alexandrie, Lepcis, Carthage, dans d&#39;autres cas, des descriptions que nous serions tentés de qualifier d&#39;ethnographiques nous montrent que ces peaux-noires n&#39;étaient pas des Nègres. Voici un texte fort ancien, du IVème siècle av. J.C. attribué au navigateur Scylax qui décrit ainsi les Ethiopiens occidentaux voisins de l&#39;ile de  Cerné sur la côte méridionale du Maroc : &#34;II y a là des Ethiopiens avec qui les Phéniciens font des échanges... (Ils) se parent le corps de peinture, boivent dans des coupes d&#39;ivoire, Leurs femmes se font des parures en ivoire et même leurs cheveux ont des ornements de la même matière. Ces Ethiopiens sont les hommes les plus grands que nous connaissions, leur taille  dépasse quatre coudées,  quelques uns atteignent même cinq coudées.&#60;br&#62;Ils portent leur barbe et les cheveux longs. Ce sont les plus beaux de tous les hommes. . . Ces Ethiopiens mangent de la viande et boivent du lait ; ils font beaucoup de vin de leurs vignes,  les Phéniciens en exportent&#34;.&#60;br&#62;Les Ethiopiens de la région de Cerné ne sont certainement pas des Nègres, les peintures corporelles (sans doute des barbouillages d&#39;ocre rouge comme chez les Maxyes du Sahel tunisien dont parle Hérodote), la longueur de la barbe et des cheveux, leur beauté sensible à un Grec, tout révèle que ces Ethiopiens sont en fait des Méditerranéens du type robuste. Leur pays qui produit de la vigne ne saurait d&#39;ailleurs se situer dans des régions trop méridionales.&#60;br&#62;Cet exemple, parmi d&#39;autres (comme ces Leuco-Ethiopiens dont parle Pline, véritables Nègres-blancs), montre combien nous devons être prudents dans l&#39;interprétation des textes ou citations plus ou moins tronquées des auteurs anciens. D&#39;ailleurs, dans les mêmes régions traditionnellement attribuées aux Ethiopiens, les mêmes auteurs citent des nomades blancs, les Gétules, et un groupe plus méridional assez solidement organisé, les Garamantes.&#60;br&#62;Nous pouvons donc retenir que durant l&#39;Antiquité le Sahara septentrional était déjà un désert parcouru à l&#39;ouest par des Gétules, à l&#39;Est par des Libyens nomades (Mazîces) qui furent parfois également appelés Gétules (au moins dans le Sud tunisien) et au Sud-est, dans l&#39;actuel Fezzan et ses abords, par les Garamantes. Ces peuples contrôlaient les oasis, déjà décrites au V éme siècle avant notre ère par Hérodote, où des populations mélanodermes,  les  Ethiopiens,  cultivaient les palmiers et le blé tendre.&#60;br&#62;Appelons les Ethiopiens : Haratin, les Gétules : Regueibat ou Chaamba , les Garamantes : Touaregs et nous aurons, très sommairement, l&#39;image d&#39;un Sahara infiniment proche de celui de notre époque.&#60;br&#62;En remontant plus haut dans les temps obscurs de la Protohistoire africaine nous trouverons, paradoxalement, des documents plus précis. Il s&#39;agit des restes humains, trop rares malheureusement, recueillis dans les sépultures sahariennes largement antérieures à l&#39;Islam, Nous ne saurions, cette fois encore, passer en revue la totalité des documents. J&#39;emprunterai à Mme Chamla les conclusions de l&#39;une des deux parties d&#39;un livre qu&#39;elle a récemment consacré aux Populations anciennes du Sahara.  L&#39;étude de la cinquantaine de crânes recueillis dans le Sahara central et surtout méridional ou franchement sahélien a révélé l&#39;absence à peu près complète du prognathisme dans le Sahara central et la distinction de trois types morphologiques: des Négroïdes représentant à peine 25 %, un type mixte dans lequel se trouvent associés soit le prognathisme et la leptorhinie, soit l&#39;orthognathisme et la platyrhinie, qui constitue le tiers de l&#39;ensemble et enfin un type non négroïde, bien connu surtout dans le Sahara central (Hoggar - Tassili) représente 41,6 % de l&#39;ensemble des crânes étudiés. Or, quelque 17 ans plus tôt S. Sergi avait de même distingué, parmi les crânes recueillis dans les sépultures du Fezzan attribuées à juste titre aux Garamantes, 46,6 % d&#39;Eurafricains, 26,6 % d&#39;Eurafricains nigrifiés (= type mixte de Mme Chamla) et 26,6 % de négroïdes. En conclusion, Mme Chamla estime que depuis les temps protohistoriques la composition raciale des populations des régions sahariennes et sud sahariennes ne semble pas avoir subi de changements profonds. Nous sommes donc ramenés aux conclusions précédemment tirées delà lecture des textes anciens. Passons maintenant aux temps préhistoriques.&#60;br&#62;Nous disposons de deux sortes de documents : les représentations humaines dans les œuvres d&#39;art rupestre et les rares squelettes découverts au cours des fouilles dans des gisements néolithiques.&#60;br&#62;Tout récemment H. Lhote  faisait justement remarquer combien étaient divers les types humains que l&#39;on peut reconnaître dans les gravures et peintures rupestres du Sahara. Le style le plus récent est le style camelin ; il est subactuel et tellement schématique que nous ne pourrions reconnaître à. quel type humain appartiennent ces stylisations anthropomorphes si nous ne savions pertinemment qu&#39;elles sont l&#39;œuvre des Libyco-berbères nomades. Dans ces gravures consacrées uniquement aux chasses, combats et chevauchées ou caravanes, aucune place n&#39;est accordée aux sédentaires mélanodermes. Ainsi, en examinant ces mauvaises œuvres, on risquerait d&#39;ignorer l&#39;existence de la partie la plus nombreuse de la population. Quelle leçon pour ceux qui croient pouvoir écrire la Préhistoire du Sahara à partir des seules œuvres rupestres .&#60;br&#62;N&#39;en était-il pas de même aux époques plus anciennes ? Nous serons tentés de le penser lorsque nous étudions les œuvres rattachées au style équidien. Ces conducteurs de chars sont manifestement des Eurafricains : comme leurs chevaux, ils sont venus du Nord-est du continent. On peut facilement les assimiler aux Garamantes dont Hérodote dit précisément qu&#39;ils poursuivaient, sur leurs chars, les Ethiopiens troglodytes à la course rapide .&#60;br&#62;Antérieurement à l&#39;époque équidienne (ou cabaline) le Sahara central , celui qui est le plus riche en œuvres rupestres, avait été parcouru par des pasteurs de bovins ; ces Bovidiens sont très fréquemment représentés mais tant que les très nombreuses fresques n&#39;auront pas été publiées on ne pourra faire les statistiques qui s&#39;imposent des différents types humains représentés : les plus fréquents sont des mélanodermes aux traits fins parfois porteurs d&#39;une courte barbe en pointe, longilignes et d&#39;allure élégante  (l&#39;Abbé Breuil les appelait les Bovidiens élégants). Ces pasteurs conduisent généralement des animaux aux longues cornes lyrées qui appartiennent au type du Bos afrtcanus ; concurremment au zébu d&#39;introduction récente, ce bœuf occupe actuellement toute la bande sahélienne, du Sénégal au Nil. Or les pasteurs actuels de cette zone présentent des caractères somatiques comparables à, ceux des Bovidiens que nous venons de décrire, ce sont les Peuls. On sait que les Peuls sont mélanodermes (en fait plus rouges que noirs) mais n&#39;ont que des caractères négroïdes très atténués ; ils semblent constituer une sorte de type transitoire entre leucodermes et mélanodermes, au point même que certains auteurs avaient pensé qu&#39;il s&#39;agissait d&#39;un groupe métis dont les caractères seraient fixés. Nous reviendrons sur cette question dans un moment. Retenons dès maintenant que non seulement les Bovidiens des peintures tassiliennes ressemblent aux Peuls, que les troupeaux sont constitués des mêmes races bovines mais encore qu&#39;on a cru récemment pouvoir reconnaître dans certaines fresques des représentations du rituel peul, sorte d&#39;imagerie sacrée des rites d&#39;initiation. Il faut dire que malgré les craintes qu&#39;inspirent des rapprochements trop précis, les démonstrations d&#39;Hampate Ba,  de G.  Dieterlen et d&#39;H.  Lhote sont convaincantes.&#60;br&#62;A l&#39;équation Equidiens - Garamantes on serait donc tenté d&#39;ajouter la complémentaire Bovidiens = Peuls = Ethiopiens.&#60;br&#62;On ne saurait toutefois assimiler arbitrairement tous les éleveurs de bovins du Néolithique saharien à des Proto-Peuls ; il semble en effet qu&#39;il y avait, simultanément ou se succédant à un rythme assez rapide, d&#39;autres types humains : certains, franchement europoïdes mais assez rares (peut-être plus récents que les Bovidiens proto-Peuls) d&#39;autres, nettement négroïdes qui semblent plus anciens et que H. Lhote associe à l&#39;élevage du Bos brachyceros qui serait antérieur à l&#39;arrivée du Bos africanus. Cette assertion sur l&#39;association de négroïdes et du bœuf à cornes courtes est pour le moins étrange car le Bos brachyceros semble bien originaire du Maghreb : la race brune de l&#39;Atlas répandue dans toute la partie nord du continent en est la forme actuelle. Quoi qu&#39;il en soit, et nous suivons encore H. Lhote dans ses interprétations, il semble bien que les prédécesseurs des Bovidiens aient été de vrais Négroïdes, à fort prognathisme, éleveurs de petit bétail. Antérieurement encore, on place les mystérieux auteurs du style des Têtes rondes qui,  pour H.  Lhote,  sont aussi des négroïdes.&#60;br&#62;Ainsi l&#39;examen rapide des fresques sahariennes permet d&#39;établir que les mélanodermes (Négroïdes vrais ou Ethiopiens) ont toujours occupé le Sahara mais que les éléments europoïdes deviennent progressivement plus importants aux époques plus récentes et surtout à partir de l&#39;introduction du cheval à la fin du II ème millénaire. Mais jamais les populations mélanodermes ne furent éliminées.&#60;br&#62;C&#39;est d&#39;ailleurs ce qu&#39;ont montré, comme nous l&#39;avons déjà vu, les restes humains d&#39;âge préhistorique ; ceux d&#39;âge néolithique que nous allons examiner maintenant confirment parfaitement cette opinion.&#60;br&#62;Au cours de la période que nous appelons néolithique qui s&#39;étend du Vll ème au II ème millénaire, les Négroïdes typiques sont les plus nombreux d&#39;après Mme Chamla qui distingue parmi eux un type fin et un type robuste dit soudanais&#34;. Un autre groupe présente des caractères mixtes lui aussi subdivisé en un type fin et un type robuste. Enfin, un seul méditerranéen, découvert au Mali à Ain Guettara, représenterait le stock leucoderme dans les temps néolithiques. Or ce site a livré deux squelettes ; le premier, de type méditerranéen, n&#39;était accompagné d&#39;aucune industrie, tandis que le second, entouré d&#39;éclats de quartz taillés et de perles en coquille d&#39;œuf d&#39;autruche , est un négroïde de type robuste. On peut donc se demander si cet unique méditerranéen appartient réellement à l&#39;époque néolithique et s&#39;il ne s&#39;agit pas d&#39;un individu inhumé longtemps après l&#39;abandon du site.&#60;br&#62;Nous arrivons donc à la conclusion que des populations mélanodermes, des Ethiopiens, pour reprendre l&#39;expression antique, ont de tout temps occupé les régions sahariennes et que l&#39;évolution la plus sûrement discernable est un lent accroissement de certains groupes leucodermes dont l&#39;origine extérieure ne saurait ?tre mise en doute. Anthropologues et archéologues admettent généralement que cette origine n&#39;est pas le Maghreb mais le Nord-est de l&#39;Afrique.&#60;br&#62;Quant aux mélanodermes proprement sahariens, il est certain que leurs descendants, les Haratin (qui en tamâhaq sont appelés les Izzagaren, c&#39;est-à-dire les &#34;Rouges&#34;) ne peuvent avoir conservé fidèlement les caractères d&#39;ailleurs multiples et imprécis des Ethiopiens. Il est aussi sûr qu&#39;ils ont, au cours des siècles, subi de nombreux apports proprement négroïdes, d&#39;origine soudanaise. Si nous devons rechercher dans les groupes humains actuels ceux qui doivent avoir le plus fidèlement conservé les caractères de ces anciens Ethiopiens, c&#39;est vers les Toubous et les Peuls que nous devons nous tourner.&#60;br&#62;Ces peuples vivent précisément dans la zone immédiatement voisine du Tropique qui partage en quelque sorte le Sahara en deux versants : l&#39;un, où prédominent les Blancs, l&#39;autre, presque entièrement occupé par les Noirs. On a cru longtemps que ces deux groupes étaient des métis constitués au contact des deux grands ensembles méditerranéen et soudanais et dont les caractères se seraient fixés. C&#39;est ainsi qu&#39;on a pu dire que le Toubou avait du sang berbère dans un corps soudanais. En fait, les travaux Les plus récents redonnent tout son intérêt à une vieille hypothèse qui faisait de ces groupes des populations reliques descendant des hommes à peau foncée, des gens à la face brûlée,  des Ethiopiens préhistoriques ou antiques.&#60;br&#62;Le professeur Vallois, en 1951, admettait favorablement que ces différents groupes constituent &#34;un stock primitif qui ne s&#39;est nettement différencié ni dans Le sens noir ni dans le sens blanc. Les croisements ne seraient intervenus que secondairement, modifiant, en différents endroits la race indigène pour la rapprocher tantôt des Noirs tantôt des Blancs&#34;.&#60;br&#62;Quand les écrivains anciens parlaient de Leuco-Ethiopiens et de Mélano-Gétules, ils traduisaient, par ces expressions qui nous paraissent saugrenues, les réalités particulièrement complexes du Sahara septentrional, le seul qu&#39;ils aient réellement connu.&#60;br&#62;Nous optons donc en faveur de l&#39;origine étroitement autochtone des Haratin, descendants des Ethiopiens plus ou moins métissés au cours des derniers millénaires avec des éléments blancs méditerranéens (libyco-berbères puis arabo-berbères) dans le Nord et le centre du Sahara, avec des Négroïdes soudanais dans la partie méridionale et occidentale.&#60;br&#62;Il n&#39;est pas dans notre intention de nier ou de minimiser l&#39;apport du sang soudanais au Sahara ou cours des siècles. Encore faut-il distinguer des zones plus ou moins favorisées dans cet ensemble à la dimension d&#39;un continent. Quelles que soient l&#39;atrocité et l&#39;ampleur de la traite terrestre par les voies de Mauritanie, du Touat ou du Fezzan, il ne faut pas oublier que La grande masse des esclaves noirs ne faisait que transiter dans Les oasis pour gagner Les villes et les portes du Maghreb.&#60;br&#62;Il faut aussi examiner le contenu linguistique du monde mélanoderme saharien. Si ceux que l&#39;on appelle Haratin étaient exclusivement d&#39;origine soudanaise il serait normal que la langue utilisée soit elle-même un dialecte proche de ceux de la zone sahélienne : soninké, toucouleur, haoussa ; or les sédentaires des oasis du Sahara septentrional et central parlent la langue de leurs anciens suzerains ou patrons qui est le plus souvent un dialecte berbère (Tafilalet, Saoura, Hoggar), dans certaines zones même, les Haratin sont les seuls berbérophones dans un milieu complètement arabisé (Trarza). Chez les Touareg du Sud en revanche, les sédentaires parlent, ou parlaient , l&#39;azer dialecte soninké fortement influencé par le Berbère et E. de Bary s&#39;en étonnait déjà lorsqu&#39;il traversait l&#39;Air en 1877 , mais il s&#39;agit là d&#39;un vestige de l&#39;ancienne domination noire. Ailleurs, on a parfois exagéré l&#39;apport soudanais tant dans la langue que dans la constitution même de la population.&#60;br&#62;C&#39;est d&#39;ailleurs par commodité de langage que Géographes et Ethnologues, ne faisant en cela que suivre les errements de l&#39;administration, ont généralisé l&#39;emploi du terme Haratin pour désigner l&#39;ensemble des populations mélanodermes des régions sahariennes. En 1951 une enquête, animée par Ph. Marçais, avait été lancée dans le Bulletin de Liaison Saharienne afin de déterminer l&#39;extension exacte du terme. Une carte fut même dressée, puis les recherches semblent avoir tourné court, les résultats n&#39;étaient cependant pas négligeables. Employé dans l&#39;Atlas marocain, le Draa, le Nord de la Mauritanie, le terme connaît un usage diffus dans tout l&#39;Atlas saharien de l&#39;Algérie occidentale et dans le Sahara septentrional jusqu&#39;au méridien d&#39;Ouargla. A l&#39;Est de cette ville le mot est pratiquement inconnu. Au Fezzan c&#39;est le terme &#34;chouchou&#34; (Nègre) qui sert à désigner la classe sociale correspondant aux Haratin du Sahara algérien et du Maroc. En pays touareg les Izeggâren (sing. Azeggâr), c&#39;est-à-dire les &#34;Rouges&#34;, cultivateurs de statut libre, se distinguent des Iklan, esclaves ou si l&#39;on préfère &#34;serviteurs&#34; qui sont, eux, le plus souvent d&#39;origine soudanaise. D&#39;ailleurs les cultivateurs du Hoggar sont des Haratin amenés du Touat, il y a un peu plus d&#39;un siècle, par les Imouhar soucieux de créer des jardins dans leur bastion montagneux&#34;.&#60;br&#62;On a longtemps recherché une racine arabe au mot hartant (pluriel haratin), Certains, à la suite de Duveyrier, l&#39;avaient rapproché de la racine hrt &#34;labourer&#34; ; ce qui pouvait quelque peu surprendre car le Hartani n&#39;est pas un laboureur mais un jardinier travaillant à la houe. Mais des raisons philologiques (hartani s&#39;écrit avec un t emphatique) s&#39;opposent également à ce rapprochement. Ph. Marçais a rejeté l&#39;étymologie fantaisiste hartani - hor tant  qui signifierait libre au second degré (du fait du métissage).&#60;br&#62;Cette explication sous forme de calembour, particulièrement prisée des lettrés arabes, me parait être à l&#39;origine de la fiction qui fait des populations des oasis un groupement de métis.&#60;br&#62;En fait, dès 1934, E. Laoust, puis Ph. Marçais en 1951, s&#39;étaient prononcés en faveur d&#39;une origine non sémitique et plus précisément berbère ; en effet au Maroc, dans le Moyen Atlas, le Haut Atlas, le Tafilalet et aussi en Mauritanie, les Berbérophones emploient le mot ahardan (pluriel lhardin) qui n&#39;est pas un emprunt à l&#39;arabe ; dans le tamacheq on retrouve le même terme sous la forme achardan. Loin detre le terme original , hartani (qui n&#39;existe pas dans la langue écrite) serait donc un emprunt relativement récent de l&#39;arabe au berbère.&#60;br&#62;Faut-il aller plus loin et rapprocher ahardan (hartani) du latin hortus ? Ce ne serait pas le seul terme latin relatif à l&#39;agriculture dont les Berbères du Haut et du Moyen Atlas gardent le souvenir. E. Laoust avait déjà établi les dérivés  :&#60;br&#62;clcer  et ikiker  (pois chiche)&#60;br&#62;fa ba  et ibaum (fève)&#60;br&#62;lens  - lentis  et tilentit (lentille)&#60;br&#62;aratrum  et rirao  atru  (parties de l&#39;araire) &#60;br&#62;Quelle que soit l&#39;origine du mot, je ne crois pas que l&#39;on doive nécessairement donner un contenu étroitement ethnique à un terme qui a un sens socio-économique : le Hartani est le jardinier plus ou moins asservi par des conquérants berbères puis arabo-berbères. Il se trouve que ces conquérants - dont la domination remonte souvent à la fin du Néolithique- sont de race blanche et que les asservis étaient des gens de couleur distincts des vrais nègres des régions soudanaises.&#60;br&#62;Alors que leurs ancêtres Ethiopiens, qui devaient eux-mêmes être assez différents entre eux, ne connaissaient pas une vie aussi rigoureusement sédentaire que celle des Haratin, population résiduelle condamnée par les conditions climatiques et politiques à un étroit confinement dans les oasis. Soumis en outre à divers métissages, les Haratin se différencient des autres groupes mélanodermes non spécifiquement négroïdes du Nord du continent africain.&#60;br&#62;Ces différences sensibles qui apparaissent entre les Haratin, les Peuls et les Toubous, groupes que nous faisons tous trois descendre des Ethiopiens néolithiques, protohistoriques et antiques, ne doivent guère surprendre car les rares documents littéraires, artistiques, ostéologiques dont nous disposons montrent que ces anciens Ethiopiens étaient eux-mêmes très divers. De plus, la différenciation des genres de vie (et par conséquent des régimes alimentaires) entre Haratin, sédentaires des oasis du Sahara septentrional et central, Toubous nomades du Tibesti, et Peuls pasteurs de la région sahélienne, ne peut pas ne pas avoir eu de répercussions somatiques divergentes sur ces trois groupes issus des plus anciennes populations sahariennes.&#60;br&#62;Gabriel CAMPS&#60;br&#62;Faculté des Lettres et Sciences Humaines d&#39;Aix en-Provence&#60;br&#62;</description>
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  <category>L&#39;Origine des habitants des Oasis </category>
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  <title>Note concernant l&#39;origine juive des Medjahriyas</title>
  <description>Note concernant l&#39;origine juive des Medjahriyas&#60;br&#62;&#60;br&#62;jeudi 11 février 2010, 16:42&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il est tellement difficile aujourd&#39;hui de dire sans nul doute qu&#39;une telle race ou ethnie existe encore à Touggourt du fait que l&#39;auteur attache l&#39;islamisation de ces juifs a la sollicitation forcée du Ben Djellab ce que je pense personnellement et c&#39;est ce qui convient du point de vu temps c&#39;est  que ces juifs faisaient partie des Mudéjares d&#39;Espagne qui fuyant les persécutions des Chrétiens durant les années 1484 a 1502 et les faits et les atrocités de l&#39; inquisitions se sont retrouvés sur le sol d&#39;El Djazaier , les persécutions ne cessaient de la part des pouvoirs en place dans le Tell , il ne leur restait que l&#39;asile dans le Sahara . Ils se sont retrouvés à Touggourt dans une époque précèdent celle de Sultanat des Beni Djellab et qui concorde avec la présence de Sidi Mohamed Ben Yahia . Et je crois que la cohabitation paisible qui a caractérisée cette époque a permis a ces individus de s&#39;intégrer et embrasser la religion en toute liberté , et ce qui les à certainement inciter a bâtir la citée de Mestaoua ; du fait que la notion de citée dans le sud était éphémère , les arabes étaient nomades , les Rouagha étaient des cultivateurs et de fait habitaient les Lahchouchs dans leurs jardin , les juifs étaient les seuls bâtisseurs de citées à l&#39;instar des Ksours et Souikats , les anciens savent qu&#39;au niveau de Mestaoua il y avait un quartier ou plutôt un amas de maisons qui constituaient le quartier juif , Toutefois il est évident aussi que nul auteur n&#39;a pu donner les preuves nécessaires pour de telles allégations  .&#60;br&#62;</description>
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  <title>Commentaire : Sur l&#39;origine des Hachachna  </title>
  <description>&#60;br&#62;Commentaire : Sur l&#39;origine des Hachachna  &#60;br&#62; &#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;auteur cite que la légende fait remonter l&#39;origine des Hachachna à un certain Hachan ce qui est confirmé par l&#39;auteur ethnographe arabe Ali ben Ighr Ezzajraji qui cite le même personnage qu&#39;est Hachan ou Hacen ben Mora ; nom qui pouvait être déformer avec l&#39;usage et la pratique de la langue berbère du temps , en sachant qu&#39;une bonne partie des Rouagha prononce la lettre  &#39;S&#39; en &#39;CH&#39; tout en sachant que la tribu des hachachna ne se limite pas au territoire de Touggourt, elle a ses suites a Nefoussa en Libye en Jordanie en Arabie .&#60;br&#62;&#60;br&#62;  Je crois aussi sincèrement qu&#39;il y a une grande part de vérité dans le sens du fait que Touggourt à Toujours chéri le nom d&#39;Aourir ce qui justifie que l&#39;une des sources des plus ancestrales qui à jouer certainement un rôle vitale est important dans la survie des palmeraies de la bourgade se trouvée dans le jardin ( Ghaba) de mon grand pére et qui s&#39;appelait Ain Aourir .&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>L&#39;Origine des habitants des Oasis </category>
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  <title>SURLES JUIFS DE L&#39;ALGERIE ET DE TUGGURT</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;h3&#62;&#60;center&#62;LETTRE&#60;br&#62;&#60;/h3&#62;&#60;h3&#62;A M. FERAUD, SECRةTAIRE DE LA SOCIةTة ARCHةOLOGIQUE&#60;br&#62;&#60;/h3&#62;SUR&#60;br&#62;LES JUIFS DE L&#39;ALGERIE ET DE TUGGURT&#60;/center&#62;&#60;br&#62;Dans le Recueil de l&#39;année dernière, vous avez publié la traduction du récit d&#39;EI-Antéri au sujet de l&#39;expédition du comte Oreilly en 1775; vous m&#39;avez exprimé le regret de ne pas avoir expliqué, par une note, les motifs de la conduite des Juifs en cette occasion où, au dire d&#39;EI-Antéri (p. 59), les Musulmans furent &#34; contents de voir la profonde haine qu&#39;ils (les Juifs) avaient pour les Chrétiens. &#34; Vous m&#39;avez aussi signalé la note que le savant M. Berbrugger avait ajouté, en publiant ce récit dans la Revue Africaine d&#39;Alger (numéro du mois de mai 1865). Cette note est ainsi conçue :&#60;br&#62; La majeure partie des Juifs d&#39;Alger descendent de  ceux qui furent chassés d&#39;Espagne a la fin du XIVe  siècle.&#60;br&#62; Simon Durand, dont la pierre tumulaire datée de 1444 est encastrée dans le rempart neuf à droite en  sortant de la nouvelle porte Bab-el-Oued, fut le premier rabbin de ces bannis qu&#39;il organisa en communauté vers l&#39;an 1391 .&#60;br&#62; La haine motivée par cette expulsion, transmise d&#39;une génération à l&#39;autre, explique, si elle ne les justifie pas, les actes sauvages attribués aux Juifs d&#39;Alger par  El-Antéri, qui a bien pu, d&#39;ailleurs, amplifier quelque  peu ces actes, toujours pour dramatiser son récit. &#60;br&#62;Je vous remercie sincèrement de me fournir cette occasion d&#39;expliquer à nos lecteurs les motifs de cette haine.&#60;br&#62;Les faits rapportés par El-Antéri sont, à mes yeux au moins, exagérés, sinon controuvés. Mais, ce qui est certain, c&#39;est que les Juifs furent heureux de l&#39;échec éprouvé par les Espagnols, comme ils l&#39;ont été aussi lors des expéditions de 1516 et de 1541.&#60;br&#62;J&#39;en trouve les preuves dans une espèce d&#39;anniversaire institué parmi eux à la suite des expéditions de 1542 et de 1775 : cet anniversaire se compose d&#39;un jour de jeûne et d&#39;un jour de réjouissance, à l&#39;imitation de la fête d&#39;Esther, célébrée en commémoration de la chute d&#39;Aman. Ayant de donner des détails sur cet anniversaire el des extraits des poésies hébraïques faites à cette occasion, je voudrais d&#39;abord démontrer jusqu&#39;à quel point les Juifs avaient le droit de se réjouir de cet échec des Espagnols et non des chrétiens, comme dit El-Antéri, surtout si on envisage les malheurs auxquels les Juifs échappèrent grâce à cet échec.&#60;br&#62;Sans remonter bien haut dans l&#39;histoire de la Péninsule ibérique, prenons pour point de départ la date donnée par M. Berbrugger.&#60;br&#62;Depuis des siècles, on y persécutait et martyrisait les Juifs. Mais à aucune époque, ces actes n&#39;avaient pris un caractère aussi général qu&#39;à la fin du XIV ° siècle et pendant tout le XVe. Si on consulte les chroniques chrétiennes sur les événements de 1390-91, on est navré du détail des horreurs qui furent commises dans toutes les villes de la Péninsule. Cette persécution jeta en Afrique des centaines de milliers de Juifs. A partir de ce moment jusqu&#39;à la fin du XVe siècle, on ne trouve dans les chroniques espagnoles que persécutions des Juifs, émeutes et massacres; enfin, comme couronnement de cet acharnement contre les Juifs, l&#39;établissement de la très-sainte inquisition.  Par les bûchers, dit un célèbre auteur chrétien , par la ruine et la faim, par la catastrophe d&#39;une fuite subite pleine de misères et de naufrages, périt en dix années presque un million de Juifs.  Enfin cette haine, mais haine de l&#39;Espagne pour les Juifs, imagina en 1492 le moyen de les détruire complètement et surtout de les spolier. Huit cent mille Juifs apprirent, le&#60;br&#62;31 mars, qu&#39;au 31 juillet ils devaient tous avoir quitté le pays .&#60;br&#62;Ces faits n&#39;ont certes pas besoin de commentaires ; ils parlent assez d&#39;eux-mêmes et permettent déjà de comprendre que les Juifs ne penseraient pas être heureux sous la domination espagnole.&#60;br&#62;Mais nous n&#39;avons pas besoin de chercher en Espagne des causes à la joie des Juifs d&#39;échapper à cette domination tyrannique; ouvrons l&#39;histoire de l&#39;Afrique et nous verrons, en toutes circonstances, cette haine espagnole pour les Juifs. Partout où les Espagnols arrivent en Afrique, ils persécutent les Juifs; ils les dépouillent, les chassent du pays ou même les vendent comme esclaves.&#60;br&#62;Prenons pour exemple la première moitié du XVIe siècle. A cette époque, l&#39;Espagne est victorieuse sur les côtes d&#39;Afrique; chaque victoire qu&#39;elle remporte, chaque pas qu&#39;elle fait en avant dans ce pays, est marqué pour les Juifs par de grandes misères.&#60;br&#62;En 1509, lorsque le cardinal Ximenes en personne s&#39;empare d&#39;Oran, il est puissamment aidé par les Juifs, qui ne savaient pas alors que la haine des Espagnols les poursuivrait jusque sur la terre d&#39;Afrique ; ils espéraient qu&#39;une nation plus humaine et plus civilisée que les Arabes, et au milieu de laquelle ils avaient vécu, leur serait plus favorable ; et faut-il le dire, bien que chassés d&#39;Espagne, il y avait encore chez eux une espèce d&#39;attachement pour cette patrie ingrate. Mais les Espagnols eurent soin de les  désabuser  bientôt. Lorsqu&#39;on n&#39;eut plus aucun besoin du secours des Juifs, de très fortes contributions particulières leur furent imposées.&#60;br&#62;En 1510, Pierre de Navarre s&#39;empare de Bougie. Outre le pillage et les sommes d&#39;argent qu&#39;on exige des Juifs, un grand nombre d&#39;entre eux sont faits prisonniers et vendus comme esclaves.&#60;br&#62;Dans la même année, les Espagnols s&#39;emparent de Tripoli que l&#39;on réunit à la vice-royauté de Sicile. Les Juifs de ce pays éprouvent le même sort que ceux de Bougie.&#60;br&#62;En 1535, l&#39;empereur Charles-Quint, en personne, attaque Kheir-ed-Din (Barberousse) et s&#39;empare de Tunis. On fait un effroyable massacre des Juifs, et un grand nombre d&#39;entre eux sont vendus comme esclaves. Un Juif, cependant, par de grands sacrifices d&#39;argent, avait sauvé de la mort un millier de chrétiens que Barberousse avait condamnés lors de la nouvelle de l&#39;arrivée des Espagnols. Il est vrai aussi qu&#39;un Juif, nommé Sinant, était le lieutenant de Barberousse dans cette ville.&#60;br&#62;Les mêmes malheurs atteignent de nouveau les Juifs de Tripoli, lorsque les impériaux arrivent dans cette ville pour la deuxième fois.&#60;br&#62;En 1541, lorsque les Espagnols vont attaquer Alger, ils s&#39;arrêtent à Bougie pour y prendre des renforts et des vivres. Les Juifs y sont de nouveau maltraités, emprisonnés, imposés, et un grand nombre de leurs livres sont brûlés.&#60;br&#62;En 1544, Tlemcen ouvre ses portes au comte d&#39;Alcaudette, gouverneur d&#39;Oran, et à l&#39;armée espagnole ; presque tous les Juifs de la ville sont vendus comme esclaves. Ainsi, comme on le voit, dans un espace de trente-cinq ans à peine, sept fois les Juifs eurent a souffrir de cette haine de l&#39;Espagne, toujours vivace et frappant en Afrique aussi violemment et aussi tyranniquement qu&#39;en Espagne. Mais ce ne sont pas là des faits isolés; d&#39;autres petits faits, de petites exactions, des impôts, des persécutions partielles, relient ces événements entr&#39;eux et prouvent surabondamment que ce n&#39;était pas seulement comme casus belli que cela avait lieu, mais que c&#39;était systématiquement et pour continuer les traditions de l&#39;Espagne du XIV° siècle et du XV°.&#60;br&#62;Il est certain que les Juifs, en se réjouissant de l&#39;échec du comte Oreilly, ne le faisaient pas par haine pour les chrétiens (comme dit El-Antéri), mais seulement par crainte de la domination espagnole. Car aucune expédition des chrétiens contre la régence, autre que celles des Espagnols, n&#39;est signalée par les livres des rabbins du Maghreb, de la Tunisie, de la Barbarie ou de la Régence. Lorsqu&#39;on trouve de nombreux textes qui parlent des craintes, des malheurs ou de la joie des Juifs, selon le résultat des expéditions espagnoles, nulle part on ne voit mentionnées les expéditions françaises contre la Régence ; par exemple, celles contre Alger même de 1083-84 et de 1688. Il en est de même pour les expéditions des autres peuples. L&#39;Espagne seule fait exception. Je crois avoir suffisamment démontre que ce n&#39;est pas sans motifs.&#60;br&#62;J&#39;arrive maintenant aux détails concernant l&#39;anniversaire de 1775. Cet anniversaire, comme je vous ai dit plus haut, se célèbre par un jour de jeune et un jour de réjouissance, le 10 et le 11 du mois de tammouz, correspondant, pour l&#39;année 1775 aux 10 et 11 du mois de djoumada, aux 9 et 10 juillet. Cet anniversaire s&#39;annonce déjà le samedi qui précède ces dates; et déjà aussi, à l&#39;office du matin et du soir, on récite les poésies composées par les rabbins algériens, dans lesquelles se trouvent certains détails concordant avec les données d&#39;EI-Antéri. Les auteurs de ces poésies sont au nombre de cinq : Nehoraï ben Saadja Azubib, Jacob ibn Nayym, Ischoua Sidoun, Aaron Cohen Jonathan et Abraham Tubiana. Les pièces sont au nombre de vingt-sept, modelées sur les poésies du moyen-âge qu&#39;on intercale dans les rituels de prières des jours de fêtes et des samedis: ces poésies n&#39;ont pas de cachet particulier, elles sont même assez monotones. Quelques-unes seulement sont intéressantes au point de vue historique. Je vais en extraire les faits principaux signalés dans ces poésies.&#60;br&#62; On connaissait à l&#39;avance que l&#39;expédition devait avoir lieu, et des prières publiques étaient faites pour appeler la protection divine. On attendait déjà l&#39;ennemi le jeudi (29 juin), et le peuple, éploré, remplissait les temples et adressait à Dieu de ferventes prières .&#60;br&#62; La flotte n&#39;apparut que le vendredi 1er jour du mois de tammouz (30 juin). Les vaisseaux s&#39;établirent d&#39;abord sur plusieurs lignes en face du fort El-Kifan .&#60;br&#62; L&#39;ennemi développe sa ligne, le 2 tammouz, en face du cap Matifou .&#60;br&#62; Mais, pendant huit jours, l&#39;ennemi reste inactif, il tient conseil .&#60;br&#62; Pendant ce temps, Arabes et Turcs se préparent au combat .&#60;br&#62;  On les poste surtout près du fort Ikhmis ou batterie de l&#39;Oued-Khemis .&#60;br&#62;  Le samedi, les préparatifs étant terminés, les troupes commencèrent le débarquement, protégées par les batteries de la flotte .&#60;br&#62; Elles se dispersèrent surtout du côté de l&#39;Harrach, et elles poursuivirent les Arabes dans la campagne et dans les jardins .&#60;br&#62;  Le dimanche, 10 tammouz, une grande lutte a lieu . La victoire est indécise. De part et d&#39;autre, on peut se l&#39;attribuer. Mais la colère céleste éclate contre les chrétiens ; un orage effrayant les force à rétrograder .&#60;br&#62;  Le lendemain,  la flotte disparaît. Ce qui est bien certain, c&#39;est qu&#39;on ne comprend rien à ce départ précipité. On l&#39;attribue à la volonté du ciel, parce qu&#39;on ne se rend pas compte comment, après la lutte du 10 tammouz (dimanche, 9 juillet), que l&#39;orage seul avait terminée, l&#39;ennemi ait pu se résoudre à abandonner ses projets.&#60;br&#62;Rien de décisif cependant n&#39;avait eu lieu ; c&#39;est ce que constatent plusieurs de nos poésies. Néanmoins une de ces pièces  dit que le onze tammouz, au matin (lundi, 10 juillet), on trouva sept mille cadavres chrétiens ; cela ferait supposer que la lutte avait été grande, tout en regardant ce chiffre comme fort exagéré. Car ce qu&#39;il faut reconnaître, c&#39;est que nos poètes exagèrent aussi le chiffre des combattants, qu&#39;ils portent à quarante mille hommes . Ils évaluent aussi le chiffre des navires à quatre cents et cela à deux ou trois reprises.&#60;br&#62;Enfin, un dernier détail est mentionné dans la pièce n° VI, strophe 15 :  les Turcs, dit le poète, coupèrent les têtes, les pieds et les mains, les apportèrent au Bey pour recevoir la récompense promise.  Ce prince avait sans doute fixé une somme pour chaque infidèle qu&#39;on aurait tué. C&#39;est peut-être à ce fait qu&#39;il faut rattacher le passage à El-Antéri relatif aux Juifs. Les Arabes ne voulant pas souiller leurs mains au contact des cadavres chrétiens, forcèrent probablement les Juifs à mutiler ces mêmes cadavres pour pouvoir montrer à leur prince leur vaillance et, en même temps, recevoir les récompenses fixées.&#60;br&#62;Voilà les seuls détails intéressants donnés dans les élégies et les cantiques qu&#39;on récite à l&#39;occasion de l&#39;anniversaire de la défaite des Espagnols en 1775.&#60;br&#62;Cette époque (milieu du XVIIIe siècle), me donne aussi l&#39;occasion de vous parler d&#39;un autre fait concernant les Juifs de notre province. Cette fois, c&#39;est un Arabe qui les persécute; c&#39;est aussi peu rare que les persécutions espagnoles. Je veux parler des Juifs de Tuggurt, et de leur conversion forcée à la religion musulmane .&#60;br&#62;Les Juifs, autrefois, étaient fort nombreux à Tuggurt : ils étaient venus surtout du Mzab et de la Tunisie. Ils avaient quelques rabbins assez distingués au milieu du XVe siècle et au commencement du XVI, témoin les lettres casuistiques qui leur sont adressées par Salomon, fils de Cémach Duran, et par son fils Cémach . Ils étaient en assez fréquente relation avec les Juifs des pays environnants. Aussi leur conversion fit dans le pays assez de bruit, et étonna tous ceux qui les connaissaient.&#60;br&#62;Aujourd&#39;hui, qu&#39;un siècle a passé sur cet événement, la légende a apporté son contingent dans cette affaire ; il y a deux versions actuellement sur la manière dont cette conversion a été imposée aux Juifs de Tuggurt.&#60;br&#62;La première, la plus romanesque et du moins vraisemblable, l&#39;attribue à l&#39;amour d&#39;un membre de la famille Ben-Djellab pour une jeune fille juive. Les Ben-Djellab étaient les princes du pays, et, depuis longtemps, indépendants en quelque sorte, par suite de la situation même de ce pays. Ils possédaient comme fiefs Tuggurt, Souf et quelques localités environnantes.&#60;br&#62;Ce Ben-Djellab tomba amoureux d&#39;une jeune fille juive. &#60;br&#62;Il voulait en faire sa femme ou plutôt une de ses femmes, mais à condition qu&#39;elle se convertirait à la religion musulmane. Il aurait bien pu, dans son omnipotence, en faire son esclave; mais il préféra obtenir l&#39;amour de cette jeune fille de son plein gré et ne voulut pas, en cette occasion délicate, faire acte de tyrannie. Il y réussit ; la jeune fille consentit à se convertir et à l&#39;épouser; mais elle ne voulut pas avoir à rougir devant sa famille et ses coreligionnaires, et elle mit pour condition à son consentement que tous ses coreligionnaires embrasseraient avec elle la religion musulmane. Ben-Djellab, informé de l&#39;unique obstacle qui existait à l&#39;accomplissement de son mariage, l&#39;aplanit de suite. Il fit appeler les principaux Juifs chez lui, et leur intima l&#39;ordre de se convertir dans trois jours ou de quitter le pays. L&#39;autre version, plus vraisemblable, est aussi beaucoup plus conforme aux mœurs du pays et surtout du temps. Dans la seconde moitié du dernier siècle, Ben-Djellab, grand-père de celui qui était à Tuggurt lorsque les Français arrivèrent en Afrique, était prince de Tuggurt, du Souf et du pays d&#39;alentour. Chaque année on célébrait son anniversaire par une fête publique. Les Juifs, tout en n&#39;ayant pas trop à se féliciter de leur position, y prenaient cependant une part assez active, et chaque année ils faisaient au prince de riches présents. C&#39;étaient surtout des bijoux; car les Juifs de Tuggurt alors, comme aujourd&#39;hui encore presque tous ceux de la Kabylie et des tribus, étaient bijoutiers. Or une année (il y a environ cent ans), ils fabriquèrent un régime de dattes dont les branches étaient en argent et les fruits en or. Le vendredi, lorsque le prince sortit de sa mosquée, ils lui présentèrent ce régime comme don gracieux. Celui-ci, charmé, émerveillé même du travail, résolut de leur témoigner sa satisfaction. Rentré chez lui et entouré des principaux personnages du pays, il demanda comment, il pourrait récompenser les Juifs. On proposa diverses choses, qui quelque liberté, qui quelque allégement d&#39;impôt. Mais ces propositions étaient faites à regret et reçues avec déplaisir. Tout-à-coup l&#39;un d&#39;eux dit au prince :  Puisque tu veux les récompenser d&#39;une manière extraordinaire, accorde leur la permission de se convertir et l&#39;honneur de les recevoir parmi les vrais croyants.  Cet avis aussitôt émis, plut à tout le monde et Ben-Djellab l&#39;adopta. Voulant de suite le communiquer aux Juifs, il fit appeler le principal d&#39;entre eux, Mokkadem ou Guisbar; il lui exprima toute sa satisfaction du présent des Juifs et la manière dont il entendait les en récompenser. A cette proposition de Ben-Djellab, le Mokkadem demeura terrifié et ne put proférer aucune parole. Cependant, revenant à lui-même et surmontant sa frayeur, il dit au prince qu&#39;avant de lui donner aucune réponse, il voulait communiquer cette proposition à ses coreligionnaires. Ben-Djellab fut étonné de la froideur avec laquelle le Juif avait reçu sa proposition ; il le laissa néanmoins partir. Mais ce qui le surprit bien plus, ce fut la réponse qu&#39;il reçut le lendemain. Une députation de Juifs vint se jeter à ses pieds et l&#39;implorer de ne pas donner suite à ce qu&#39;il voulait bien appeler une récompense; ils étaient Juifs et ne souhaitaient qu&#39;une chose, c&#39;était de rester Juifs.&#60;br&#62;Ben-Djellab, qui croyait leur accorder une grâce extraordinaire, devint furieux à ce refus et se trouva blessé dans sa dignité de chef et de musulman. Il leur ordonna de suite de choisir, dans les vingt-quatre heures, devenir musulmans ou quitter le pays sans espoir de retour. Grande fut la consternation des Juifs. Bon nombre d&#39;entres eux, espérant trouver dans la fuite un abri contre cette persécution, s&#39;éloignèrent dans la nuit de Tuggurt et voulurent gagner les villes voisines, Mzab, Temassin, Bou-Saàda ou la Tunisie. Mais Ben-Djellab envoya à leur poursuite, et presque tous les fuyards furent repris et décapités. Cependant la majeure partie des Juifs, prévoyant ce qui arriverait et ne trouvant aucune autre issue à leur situation que la conversion, au moins apparente, se soumirent à l&#39;ordre du prince et embrassèrent, extérieurement du moins, la religion musulmane.&#60;br&#62;Aujourd&#39;hui encore le nom, que les descendants de ces convertis portent, rappelle les faits de cette seconde version. On les appelle Mehadjerin, les biens récompensés. Au début de leur conversion, ils espéraient pouvoir, au bout d&#39;un certain temps, quitter le pays et revenir à la religion juive. Comme les Anussim d&#39;Espagne (nouveaux chrétiens, Juifs convertis par l&#39;inquisition), ils professèrent extérieurement la religion musulmane; dans l&#39;intérieur de leurs demeures, ils continuaient toujours l&#39;exercice du culte Juif. Quelques-uns d&#39;entre eux ayant quitté Tuggurt et s&#39;étant rendus dans d&#39;autres villes de l&#39;Afrique où ils vécurent parmi les Juifs, furent poursuivis par les dénonciations de Ben-Djellab et exécutés comme renégats de la religion musulmane. Ces tentatives intimidèrent les autres qui, pour échapper à un pareil sort, se montrèrent de zélés et même de fanatiques musulmans. Tous firent le pèlerinage de la Mecque. Cependant les Mehadjerin restèrent toujours dans leur ancien quartier et ne firent aucune alliance de famille avec les autres musulmans; c&#39;est ce qui a maintenu leur nom, leur type et leurs habitudes intérieures. Car l&#39;on dit qu&#39;aujourd&#39;hui encore ils fêtent le samedi ou sabbat des Juifs, mais en secret.&#60;br&#62;Comme pour les Nouveaux Chrétiens, il faut attribuer à ce fait d&#39;isolement deux motifs; l&#39;un, c&#39;est qu&#39;eux-mêmes désiraient rester isolés et sans alliance avec les autres musulmans, surtout dans les premiers temps ; l&#39;autre, c&#39;est le peu d&#39;estime que les musulmans professent pour les convertis.&#60;br&#62;Cependant, aujourd&#39;hui, ils sont les principaux habitants du pays et surtout les plus riches; ils possèdent presque toutes les maisons et tous les jardins de cette oasis ; le commerce est presque exclusivement dans leurs mains.&#60;br&#62;Les Mehadjerin ont souvent hérité de quelque parent Juif demeurant soit à Bou-Saâda, soit à Temassin, soit à Mzab. Mais les juifs n&#39;ont jamais été admis à faire valoir leurs droits sur l&#39;héritage de quelque parent Mehadjerin décédé. La législation musulmane s&#39;y opposait.&#60;br&#62;D&#39;un autre côté, les Mehadjerin ont toujours refusé de révéler l&#39;endroit où leurs ancêtres avaient enfoui les rouleaux de la loi et autres livres juifs au moment de leur conversion. A plusieurs reprises, des Juifs les sollicitèrent à faire cette révélation, mais toujours ils s&#39;y refusèrent. L&#39;un d&#39;entre eux vint à Biskra, il y a quelques années, chez un Juif qui était son ami intime, pour se faire soigner d&#39;une maladie grave. Son ami eut beau le supplier, le conjurer de lui indiquer l&#39;endroit où se trouvent enterres ces livres ; il ne voulut pas y consentir et&#60;br&#62;mourut dans la maison de cet israélite sans avoir rien dit à ce sujet.&#60;br&#62;On peut attribuer ce refus des Mehadjerin à une crainte continuelle et fondée. Leur origine juive n&#39;est pas encore oubliée; loin de là, tout à concouru à donner à ces faits le caractère d&#39;une légende et à rappeler ce souvenir aux Arabes du pays. Une révélation quelconque sur les anciens livres juifs qu&#39;on a enfouis, pourrait amener pour eux de grands malheurs, auxquels ils veulent sans doute se soustraire. Leurs appréhensions sont même si grandes, qu&#39;ils n&#39;ont jamais discuté religion avec des Juifs; souvent des conversations ont été entamées sur ce sujet et toujours ils ont interrompu les Juifs en les priant de parler d&#39;autre chose.&#60;br&#62;Quelques faits concernant ces convertis de Tuggurt se trouvent dans un journal anglais. Ils ont été communiqués par un missionnaire protestant, qui dit avoir trouvé chez eux le désir d&#39;émigrer et de revenir à la religion de leurs ancêtres. Ce fait me parait assez douteux; car leur intérêt et leur sécurité sont tout-à-fait contraires à cette assertion du missionnaire anglais. Cependant ils ont pu s&#39;enhardir à parler à cœur ouvert à un Européen; ce qu&#39;il n&#39;ont jamais osé faire avec un Juif indigène.&#60;br&#62;Une pareille persécution eut lieu dans la tribu des Zemoul, et bon nombre de Juifs qui l&#39;habitaient furent forcés de se convertir pour embrasser l&#39;islamisme ; quant à ceux qui restèrent fidèles au culte de leurs pères, ils durent quitter le pays. Les motifs et l&#39;époque de cette persécution me sont encore inconnus.&#60;br&#62;Un auteur Arabe parle cependant d&#39;un cimetière juif existant à côté du cimetière arabe ..&#60;br&#62;</description>
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  <category>L&#39;Origine des habitants des Oasis </category>
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  <title>Phénomène écologique La saison des vents s&#39;installe au Sud</title>
  <description> &#60;br&#62;Phénomène écologique La saison des vents s&#39;installe au Sud&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Jadis oasis, aujourd&#39;hui villes sahariennes malgré elles, Ghardaïa, Ouargla, Touggourt et In Salah pour ne citer que celles-ci vivent actuellement la pleine saison du vent de sable qui a commencé dès janvier pour certaines et en février pour la plupart.&#60;br&#62;L&#39;expansion anarchique de ces villes en dehors de tout respect des règles urbanistiques fondamentales, celles du bon sens tout court, ont fait des saisons de grandes chaleurs et des vents un enfer pour les populations et des phénomènes écologiques dignes d&#39;une observation approfondie. D&#39;où cette approche. Parmi toutes les oasis sahariennes, In Salah est celle où le vent reste le paramètre climatique dominant. L&#39;activité du vent y est très accentuée et par ses effets marque considérablement les conditions de vie de la population ; ce qui fait d&#39;elle un cas d&#39;étude très intéressant du point de vue environnemental. Un couloir des vents ;&#60;br&#62;La situation géographique et la topographie d&#39;In Salah sont les éléments majeurs avantageant l&#39;activité des vents. La climatologie d&#39;In Salah se caractérise par des précipitations faibles et irrégulières, des températures élevées avec de grandes amplitudes thermiques des vents violents et assez fréquents qui soufflent toute l&#39;année sur cette plaine. In Salah est une oasis située entre deux unités topographiques dominantes, à savoir le plateau du Tadmaït au nord et Adrar N&#39;Ahnet au sud qui canalisent le transit des vents. Ces vents proviennent généralement du Nord-Est et de l&#39;Est et caractérisent les mois de juillet en été, janvier, février et au-delà en hiver. Bien qu&#39;à une vitesse dite minime par les spécialistes, les vents ne cessent de souffler durant le reste de l&#39;année, et il existe des mesures qui lui attribuent une vitesse entre 40,03 km/h et 57,60 km/h, ce qui laisse conclure que les vents se déplacent à une vitesse assez considérable à longueur d&#39;année. Un phénomène inquiétant &#60;br&#62;Les vents qui traversent In Salah charrient en se déplaçant des particules de sable qu&#39;ils déposent au pied des obstacles. Selon des enregistrements effectués durant 55 jours de l&#39;année, ces vents déposent dans leur mouvement des quantités non négligeables de sable qui engendrent de sérieux problèmes dans les divers aspects de la vie quotidienne et économique, notamment l&#39;ensablement des routes, des édifices et des exploitations agricoles. Ce phénomène qui pénalise cette région à l&#39;avenir économique prometteur grâce à ses potentialités gazières a une cause humaine : la négligence des données climatologiques et topologiques dans l&#39;étude et la réalisation des projets. Les retombées de ce phénomène, au plan socio-économique, sont lourdes, elles se traduisent par la baisse de la production agricole, l&#39;exode rural d&#39;In Ghar et Foggaret Ezzoua vers In Salah chef-lieu daïra puis la migration vers Tamanrasset le chef-lieu de wilaya. Le vent  : un sens, une leçon &#60;br&#62;Toute barrière, toute proéminence, toute excavation, toute surface rugueuse et toute pente peuvent selon leur efficacité ralentir la vitesse du vent et provoquer l&#39;atterrissement à leur niveau du sable transporté. Les obstacles responsables de l&#39;ensablement sont soit naturels, soit topographiques, mécaniques ou vivants. De tout temps, les autochtones de la région ont cohabité avec le climat rigoureux de la région et trouvé des solutions judicieuses au vent de sable. Ils ont entouré leurs palmeraies et villes d&#39;un système de brise-vent appelé &#34; afrag &#34; qui protégeait leurs cultures et leur sol fragile ; ils ont construit des ksour encore vivants qui souffrent plus de négligence que d&#39;ensablement répondant à une logique d&#39;adaptation aux lois de la nature, au bon sens ancestral dont peut encore témoigner Ksar Bajouda à In Salah dont l&#39;emplacement et la structure même contournent le sens du vent et de l&#39;ensoleillement quasi permanents dans la région. Comme toutes les villes traditionnelles, les ksour sont basés sur un système d&#39;enclos, d&#39;espaces fermés successifs, qui aboutit, à travers un processus de privatisation de l&#39;espace urbain, à la maison qui est la fin du parcours. Ce sont les édifices publics et les logements construits par les collectivités locales qui souffrent exclusivement de l&#39;ensablement parce que ne répondant pas à cette logique d&#39;adaptation au sens du vent et de la lumière.&#60;br&#62;&#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.elwatan.com/spip.php?article61447&#34;&#62;http://www.elwatan.com/spip.php?article61447&#60;/a&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>La Climatologie de Touggourt</category>
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  <title> Les interdits du vocabulaires de Touggourt</title>
  <description>Les interdits du vocabulaires de Touggourt&#60;br&#62;&#60;br&#62;lundi 9 août 2010, 20:55 &#60;br&#62;&#60;br&#62;mercredi 14 avril 2010, 12:45&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;  Ce sont, en effet, les femmes qui suivent le plus fidèlement la coutume et elles ont leur parler à elles, différent de celui des hommes. Quand elles sont réunies, quelle est leur occupation ? Une bataille de paroles, claquant comme des roseaux qui s&#39;entrechoquent; et elles parlent jusqu&#39;à ce qu&#39;enfin fatiguées, elles se lèvent sans avoir fait autre chose que rire aux dépens du prochain et au grand dommage de la bienséance.&#60;br&#62;Mais si les femmes, pour se distraire, disent tant de paroles, elles savent taire certains mots proscrits par la coutume et elles redoutent le propos malencontreux qui pourrait leur apporter le malheur à elles, ou à leurs enfants, ou à leur mari ; elles respectent les traditions et croient fermement à l&#39;augure.&#60;br&#62;Les Gens observent les coutumes de la Société, respectent les habitudes familiales ; elles croient au bon ou au mauvais augure et, en conséquence, évitent de prononcer certains mots néfastes, qui, en diverses circonstances, doivent être bannis du langage de tout homme qui se respecte , et qu&#39; il convient de taire. Certains vocables, par exemple le mot Labra , &#34; l&#39;aiguille&#34; ne doit pas être prononcée le soir ; d&#39;autres encore, des noms de maladies graves, par exemple, ou bien des mots inconvenants,  ne  doivent jamais passer sur ta langue. Et si tu les entends articuler par quelqu&#39;un en ta présence, tu sauras ce que tu dois penser du personnage.&#60;br&#62;Vous savez que chez les Touggourtis , si quelqu&#39;un  tue une vipère  , il est tenu de couper la tête de l&#39;animal, on la brûle et les cendres en sont jetées aux sept vents. La cause ? C&#39;est que la tête de la vipère  jouit de cette propriété redoutable de nous enlever la raison. Qu&#39;une parcelle de cette substance soit placée, par une main ennemie, dans la coiffure ou la chaussure de quelqu&#39;un, y en eût-il gros comme un grain de mil, à son contact la personne touchée perd la raison et ne guérit pas .&#60;br&#62;Il en est de même pour la chouette. Si quelqu&#39;un est amené à parler de cet oiseau, il se garde de prononcer son nom : Hakouba (Wa Wlatha Soubaa) (La chouette et ses sept oisillons ); il l&#39;appelle &#34; Goubaa &#34; . Quand , elle passe devant une assistance la nuit , en doit siffler et prononcer ces termes &#34;  Tartag el Foul &#34; (Broyer les fèves)&#60;br&#62;Les Touggourtis  disaient que l&#39;araignée, installée dans une demeure, y appelle la ruine. Quand ils découvrent sa toile, ils la détruisent, prétendant qu&#39;elle est un fâcheux présage.&#60;br&#62;Le nom du sanglier ou du porc (Halouf) n&#39;est prononce en aucune circonstance.  Ce mot ne peut se dire en présence de gens respectables, ou bien près d&#39;une zaouïa ou d&#39;une mosquée, ni devant les tombeaux des saints et moins encore, - car c&#39;est là le comble de la grossièreté - devant des aliments servis.&#60;br&#62;Les femmes désignent ordinairement l&#39;aiguille d&#39;acier par le mot Labra ;  mais ce vocable n&#39;est guère usité à la fin de la journée. A ce moment, c&#39;est Oum El Khit , &#34; la mère au fil &#34; ou &#34; El Amiya &#34; (L&#39;aveugle)  qu&#39;il faut dire1. Car l&#39;aiguille est de mauvais augure, ceci pour deux raisons. La première : cet objet, en dépit de sa grande utilité, est d&#39;une valeur insignifiante, quelques centimes à peine. Voici un individu dont les yeux, au moment de son réveil, tombent sur une aiguille qu&#39;un maladroit a laissé choir par terre. Quelle chance pourra lui apporter au cours de la journée, commencée de la sorte !&#60;br&#62;Et ceci t&#39;indique la deuxième raison de notre répugnance à nommer l&#39;aiguille : elle sert à coudre le vêtement des morts. Qu&#39;on le veuille ou non, il faut mourir; et nous craignons la mort, elle qui sépare ceux qui s&#39;aiment, et qui, telle une torche ardente, vide les maisons puissantes. Sur son chemin, plus besoin de compagnon .de route, ni de viatique ; à ceux qui goûtent à sa coupe brûlante elle donne la paix, laissant, par contre, dans le trouble ceux qu&#39;elle a épargnés.&#60;br&#62;Il est de même pour le Sel qui à la tombée de la nuit il est appelé Errebh (gagné) .Le feu ou les allumettes sont appelés Annar , le soir en les désignent par le therme de l&#39;Aafiya (Santé - Sécurité).&#60;br&#62;On s&#39;interdit aussi de prononcer le nombre cinq (Khamsa ) devant quelqu&#39;un qu&#39;en respecte et pour designer le nombre en dit (Adda) .&#60;br&#62;Les mots interdits quand ils sont prononcés pour une raison quelconque ils sont d&#39;habitude et obligatoirement des termes &#34;Hacha aiynik&#34;Cela ne concerne pas tes yeux, &#34;Hacha man Gbali&#34;Ce la ne concerne pas celui qui est devant moi , &#34; Hacha Assamiin&#34; Cela ne concerne pas ceux qui m&#39;écoutent , ou le terme &#34; Fi aynin Laada&#34; Dans les yeux des ennemis .&#60;br&#62;Quand en est ebloui par une beauté ou quelque chose d&#39;admirable , il faut utiliser le terme &#34; Allah Msalli Ala Nbi &#34;.&#60;br&#62;En ne doit en aucun cas jouer avec le couteau puisque cet instrument est assoiffer de la chair humaine , ou prononcer le mot &#34;Mous&#34; la nuit tombée , cela est de mauvaise augure .&#60;br&#62;Melh (Sel) = Rebh&#60;br&#62;Hakouba (La Chouette)= Gobaa ( Tartag el foul)&#60;br&#62;labra ( Aiguille) = Om el Khit ( El Amiya)&#60;br&#62;Kamsa  (Cinq) = Adda&#60;br&#62;Ennar (Le feu) = El afiya&#60;br&#62;Almard (Les maladies) = Quand ce mot est prononcer en se hate à dire ( Bslamet Assamiin) la santé à ceux qui écoutent .&#60;br&#62;Avoir la tête découverte au passage du cortege funèbre = Cela est de mauvaise augure puisque le mort t&#39;enlève les cheveux .&#60;br&#62;El Agrab (Scorpion) = El Safra , El Kahla , Echahba&#60;br&#62;Wzgha (Le Lézard ) = Tabaa&#60;br&#62;La vipère = El Haya , Eli ma Tatsama&#60;br&#62;Le fait de siffler = Celui qui écoute doit dire tu siffle sur ta tête - Tsafar ala Rassak .&#60;br&#62;Le fait de montrer les tombes avec le doigt en doit en revanche mordre le doigt coupable et le mettre un petit moment sous le pied. &#60;br&#62;Maknsa = Maslha (Balai)&#60;br&#62;</description>
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  <category>Ethnographie -Anthropologie..etc</category>
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  <title> La croyance et rites du Coq.</title>
  <description>La croyance et rites du Coq.&#60;br&#62;&#60;br&#62;dimanche 20 juin 2010, 21:56 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Il n&#39;existait, à ma connaissance, qu&#39;un seul instrument de précision employé par les anciens pour déterminer l&#39;heure. C&#39;est une sorte de double gnomon qui se trouve dans la grande mosquée d&#39;Alger, sur la plate-forme du minaret. Il est connu sous le nom de zaoual, midi, méridien. L&#39;appareil se compose de deux styles verticaux de hauteur inégale dont les sommets sont réunis par une corde à violon. Il permet au muezzin de fixer avec exactitude le midi véritable, l&#39;ombre de la corde, préalablement tendue dans le cas d&#39;intempéries, se trouvant, au moment où le soleil est au zénith, réunir par une ligne droite les deux pieds des styles. J&#39;ignore si cet instrument est d&#39;invention arabe et ne sais à quelle époque il remonte; mais, si l&#39;on s&#39;en servait  jadis, on ne semble pas en connaître la théorie; car,  l&#39;appareil ayant demandé une réparation, aucun des autochtones ne voulut s&#39;en charger et l&#39;on eut recours à un ingénieur français.&#60;br&#62;Cette manière de déterminer l&#39;heure de la prière de midi par l&#39;ombre méridienne n&#39;aurait cours, que je sache, qu&#39;à Alger. Les sahariens n&#39;y mettent pas tant de façons : ils reconnaissaient cette heure à la halte méridienne du soleil. Ils prétendaient que, parvenu au sommet du ciel, le soleil, comme on le sait, stationne quelques instants; et que, si les citadins, dont les sens sont émoussés, (citadin chez eux est synonyme de sot), ne perçoivent pas cet arrêt, leurs yeux exercés d&#39;hommes des champs n&#39;ont que faire du secours des agents mécaniques pour le remarquer.&#60;br&#62;Quant à reconnaître les autres heures, ils le faisaient, avec une précision suffisante selon eux, (ni leur vie active, ni leur vie religieuse ne sont bien exigeantes sur ce point), en observant la hauteur du soleil, et la longueur et la direction de l&#39;ombre de leur propre corps. Souvent les bergers adoptent telle saillie arbre ou roche, du paysage qui leur est familier, comme tige d&#39;un cadran naturel et jugeaient de l&#39;heure à l&#39;ombre projetée par cette tige sur les objets environnants. Parfois, ils disposent des pierres qui marquent les principaux degrés de ce cadran. Les femmes de la banlieue, a Touggourt, traçaient au charbon sur le parquet de leur patio un trait qui suit la bordure de l&#39;ombre au moment où le muezzin annonce la prière et elles appréciaient l&#39;écoulement du temps au cheminement de cette ombre.&#60;br&#62;Elles en jugeaient d&#39;ailleurs certainement d&#39;après d&#39;autres indices, tels que sirène de DIVIK, De La Commune, du train , etc., en général des bruits réguliers que nous ne remarquons pas. &#60;br&#62;Mais la manière, semble-t-il, la plus étrange et à la réflexion la plus naturelle, de connaître l&#39;heure est celle qui était courante parmi les fellahs  qui s&#39;en rapportent au chant du coq, quand les nuages leur voilent le soleil ; les femmes même ont plus de confiance dans le témoignage de leur coq que dans celui de leurs yeux. Elles sont convaincues que ces gallinacés chantent sept fois par jour, précisément aux heures des prières. Cette croyance, est si commune qu&#39;on ne dit pas dans le langage le coq chante, mais le coq appelle à la prière (iedden). Les coqs sont, sans métaphore, les muezzins attitrés des champs. Il faut ajouter des muezzins dont nul ne songe à contester l&#39;exactitude infaillible, attendu que, si leurs confrères des minarets ont recours pour établir l&#39;heure a des moyens humains, ceux-ci en sont informés par la voie surnaturelle. Les animaux, en effet, tout le monde l&#39;admet, voient les esprits et reçoivent l&#39;impression de tous les phénomènes qui se produisent dans le monde des génies : ils nous en transmettent souvent l&#39;écho. C&#39;est ainsi que nos coqs domestiques ne se font entendre que lorsqu&#39;ils entendent eux-mêmes chanter le grand coq Salomonien (Faroudj eslimani).&#60;br&#62;Ce coq fantastique est universellement connu comme le muezzin des génies; il est génie lui-même; il est chargé de la fonction de leur annoncer tous les jours les heures des prières, et, en temps de jeûne, le moment où l&#39;on peut rompre l&#39;abstinence et celui où on doit la commencer. Le fidèle scrupuleux pourrait-il suivre un guide plus sur? Dieu a voulu que les avertissements du coq Salomonien se répercutent jusqu&#39;aux extrémités de la terre, et tous les coqs, dès qu&#39;il a donné le signal, se les transmettent, à qui mieux mieux, scrupuleusement. Aussi, un bon Oasisien s&#39;en remet-il à son coq du soin de fixer les heures de ses prières et de ses jeûnes et a-t-il la conscience en repas tant qu&#39;il se conforme aux indications de ce chapelain des champs .&#60;br&#62;Le coq Salomonien a fait souche terrestre, comme nous dirions, - en trahissant d&#39;ailleurs la pensée indigène; car celle-ci ne s&#39;embarrasse guère des distinctions : du moment où le coq Salomonien existe, il existe aussi bien dans le monde des hommes que dans celui des esprits; peut-être existe-t-il simultanément partout où la pensée peut l&#39;envisager! - Donc, nos anciens qui ne voyaient aucune difficulté à ce que le matériel naisse du spirituel, qui admettent le mariage entre les esprits et les hommes et les animaux, prétendent posséder une race de coqs de la descendance du coq Salomonien. Seulement, l&#39;opinion varie sur l&#39;espèce qui peut se vanter de cette origine surnaturelle. Dans le dictionnaire de Beaussier (Alger, 1887), je trouve que le coq Slimani est &#34; un coq blanc à double crête &#34;. Il est décrit avec les caractéristiques suivantes : il a le burnous écarlate, (entendez les plumes du cou longues et d&#39;un rouge éclatant ou mordoré, les couleurs étant assez confuses pour les indigènes); la crête semblable à celle du geai, le bec paré d&#39;amples barbillons sanguinolents. En réalité, je crois que le terme de Slimani désigne seulement un beau coq, haut en couleur et d&#39;une vitalité intense; et les bonnes femmes, dévotes aux génies, pour qui l&#39;est une question grave, attendu que les génies agréent plus volontiers des victimes de cette espèce, peuvent, grâce au vague de sa définition, se persuader toujours qu&#39;elles leur immolent bien un coq Salomonien.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://touggourt.zzl.org/ethnographie-ant/index.html#bv000001</link>
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  <category>Ethnographie -Anthropologie..etc</category>
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  <title>Ezzaman - le temps dans la mémoire populaire</title>
  <description>mercredi 8 septembre 2010, 21:21 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Dans la littérature orale une personnification du temps. Temps, Ezmân, ne porte pas le sablier ; ce n&#39;est pas un mesureur de la durée ; il n&#39;a pas d&#39;ailes et ne représente pas le moment qui fuit ; ni de faux et ne rappelle pas la puissance destructive des ans : il tient une bourse à la main et cette bourse joue le rôle de la corne d&#39;abondance de la Fortune. Ezmân est le génie distributeur des biens de ce monde. Il est en relation fréquente avec Sa&#39;d (le Bonheur, la chance). Voici un conte où on lui reconnaîtra cette figure. Sa&#39;d et Ezmân de Bonheur et le Temps) sont deux amis (açhab bezzaf) qui vont souvent de compagnie. Un jour, ils vinrent s&#39;asseoir devant l&#39;établi d&#39;un menuisier fort misérable :  Comment vont les affaires  ? lui demanda le Temps. &#60;br&#62;Je suis avec cet Ezmân, ce Temps-ci ! Nous nous tuons de travail, mais il est plus fort que nous. &#34; &#60;br&#62;Le Temps lui remit une bourse de cent dinars qu&#39;il courut cacher dans un cabas de sciure de bois que sa femme se hâta de vendre à un acheteur de sciure. Le lendemain, ses visiteurs revinrent : Comment vont les affaires ? dit le Temps. - Nous avons été joués par ce Temps. - Prends cent autres dinars et ne dis plus : Nous avons été joués par ce Temps. &#34; &#60;br&#62;Cette fois-ci, il les cacha dans le cabas aux ordures; mais, celles-ci sentant mauvais, un de ses enfants les jeta à la rue. Quand les visiteurs revinrent : &#34; Voilà avec quel Bonheur (Sa&#39;d) nous sommes.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;                Prend ce dirhem percé, lui dit alors Sa&#39;d (le Bonheur). &#34;&#60;br&#62;Le menuisier acheta avec ce dirhem percé un poisson dans le ventre duquel il trouva un rubis que le roi lui paya un plein couffin d&#39;or, un plein couffin d&#39;argent, cent chamelles, cent vaches, etc. &#60;br&#62;Dans le langage courant, on trouve l&#39;expression : &#34; Je suis avec ce Temps-ci &#34; dans le sens de : aux prises avec l&#39;adversité. Ce sens est précisé par une épithète que l&#39;on rencontre accolée au Temps : on l&#39;appelle mekfouh, l&#39;adversaire à la lutte. Rani m&#39;a hazeman elmekfouh veut dire je lutte comme dans un corps à corps avec le Temps. Comme on le voit, le Temps, distributeur de bourses pour les uns, est un adversaire qu&#39;il faut terrasser pour les autres, à la différence de Sa&#39;d qui est toujours la Chance heureuse.&#60;br&#62;Ezmân. représentant le sort individuel, a presque toujours le sens péjoratif. &#34; Cette femme est son Temps &#34; veut dire son guignon, son porte-malheur.&#60;br&#62;D&#39;autres fois, Ezmân est bon ou mauvais, suivant l&#39;attitude qu&#39;il prend. On dit couramment en parlant d&#39;un&#60;br&#62;homme malheureux dans ses entreprises : &#34; Le Temps est couché pour lui &#34; ; et d&#39;un; homme heureux : &#34; Le Temps est debout pour lui &#34; . Ce qu&#39;il y a d&#39;étrange dans cette locution populaire, c&#39;est que cette double attitude est donnée au besoin comme simultanée. On entend : &#34; Le Temps est couché pour moi et debout pour un tel. &#34; II semble que l&#39;on aperçoive dans une telle expression un reflet de cette mentalité primitive qu&#39;un philosophe a appelée prélogique et dont le propre est d&#39;associer deux idée? contradictoires sans en être choquée : le Temps, quoique anthropomorphique, reste multiple; il est, au même moment, considéré comme un et plusieurs et peut prendre, comme tel, des attitudes qui s&#39;excluraient l&#39;une l&#39;autre dans un individu d&#39;essence purement humaine.&#60;br&#62;Aussi bizarres pour notre raison moderne paraissent les relations données comme certaines entre les différentes divisions du temps et les planètes, les éléments, les minéraux. Transmis par la tradition, ces rapports, incompréhensibles pour nous, ne choquent point l&#39;esprit populaire qui les admet sans discussion comme les autres représentations collectives.&#60;br&#62;Le dimanche a pour astre le soleil, pour nature la chaleur et sa sécheresse, pour métal l&#39;or. Le lundi a pour astre la lune, pour nature le froid et l&#39;humidité, pour métal l&#39;argent, le mardi a pour astre Mars, pour nature la chaleur et la sécheresse, pour métal le cuivre. Le mercredi a pour astre Mercure; sa nature est mêlée; son métal est le mercure. Le jeudi a pour astre Jupiter, pour nature la chaleur et l&#39;humidité, pour métal  l&#39;étain.    Le&#60;br&#62;Vendredi a pour astre Vénus, pour nature le froid et la sécheresse, pour métal le fer. Le samedi a pour astre Saturne, pour nature le froid et l&#39;humidité, pour métal le plomb.&#60;br&#62;On reconnaît là la vieille croyance qui a présidé chez nous à l&#39;appellation des jours de la semaine. On peut relever aussi l&#39;étymologie du mot mercure. Mais ces ressemblances avec quelques-unes de nos anciennes superstitions, si elles nous rendent ces singulières connexions moins étrangères, ne nous les font pas paraître plus intelligibles.&#60;br&#62;La nature de chaque jour paraît déterminée par l&#39;élément auquel il est voué. Voici, telle que je la trouve dans le carnet d&#39;un sorcier de Blida qui est tombé dans mes mains en 1905, la répartition des jours de la semaine entre les quatre éléments :  Au feu reviennent le jour du dimanche en entier et le mardi jusqu&#39;au dohor (midi canonique); à la terre le mercredi en entier et le vendredi jusqu&#39;au dohor; à l&#39;air le mercredi jusqu&#39;au dohor et le vendredi du dohor au coucher du soleil, ainsi que le samedi en entier; à l&#39;eau le lundi en entier, le mardi du dohor au coucher du soleil et le jeudi du dohor au coucher du soleil également. Les heures de la nuit se répartissent de la même façon que celles du jour correspondant. &#60;br&#62;</description>
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  <category>Ethnographie -Anthropologie..etc</category>
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  <title>El Awkat - Les Saisons dans la mémoire populaire</title>
  <description>mercredi 8 septembre 2010, 21:00 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Les grimoires des sorciers exerçant dans ces dernières années, et la tradition populaire, (peut-être sous l&#39;influence des premiers), connaissent l&#39;existence d&#39;affinités mystérieuses entre les quatre saisons et les quatre points cardinaux. Dans l&#39;imagination du peuple, ces affinités sont admises, mais non précisées. Dans les feuillets du livre du sorcier blidien dont j&#39;ai parlé, elles sont expliquées par la sujétion des saisons et des points cardinaux au même rouhani (esprit, archange). Le printemps est sous le pouvoir de Niail qui est en même temps le maître du Sud. L&#39;été est sous le pouvoir de Daniaïl qui  est aussi le maître de l&#39;Est. L&#39;automne est à Asraiil, également maître du Nord. L&#39;hiver a pour patron Diaiïl, qui commande également à l&#39;Ouest.&#60;br&#62;Les caractères de l&#39;écriture sont aussi en relations mystiques avec les diverses fractions du temps, comme d&#39;ailleurs avec toute la nature. Les lettres, en effet, pas-sent pour être d&#39;essence quasi divine. Mais je laisse la parole à mon sorcier blidéen, sachant par expérience qu&#39;à vouloir expliquer nos conceptions nous les défigurons et que le plus sage est de traduire l&#39;exposé qu&#39;en ont fait leurs auteurs.  Allah a formé les lettres de l&#39;alphabet avec ses lumières mises de côté et cachées &#34; (men anouarihi emakhzounati elmaknounati). &#34; De là sans doute l&#39;influence immense de ces lettres dans l&#39;univers visible et invisible. &#34; Sache, dit ailleurs mon manuscrit, qu&#39;Allah a déposé les arcanes, les lumières et les sciences de la quantité dans les vingt-huit lettres et que par elles existent le Trône supérieur et le Trône inférieur et la Planche  (sur laquelle les destinées sont écrites) et le Calame (qui les écrit) et le çour ou Trompette du juge-ment dernier. Et c&#39;est par elles qu&#39;il a déposé dans la nature l&#39;inertie et le mouvement et les métaux et les animaux et les plantes et les quatre éléments... et les saisons de l&#39;année, et ses mois et ses jours et ses heures et ses degrés et ses minutes et ses maisons lunaires et ses signes du Zodiaque et ses astres... Toute chose se ramène a ces lettres. Koull chi radja ila hadel horouf. &#34;&#60;br&#62;Ces théories sont mises dans mon manuscrit sous l&#39;autorité d&#39;Aristote et de Platon : elles rappellent bien plutôt la doctrine talmudique des lettres formant l&#39;essence des choses ou le Dieu talmudique également qui crée l&#39;univers à l&#39;aide de deux lettres. On retrouve leur trace, par exemple, dans la vénération superstitieuse que tous, lettrés ou illettrés, témoignent à l&#39;écriture. Qu&#39;ils rencontrent sous leurs pas un chiffon de papier, pour peu qu&#39;il porte des caractères graphiques, ils éviteront de le fouler; ils le ramasseront souvent et iront le déposer à l&#39;abri des injures. Interrogés sur leur geste, les uns répondront qu&#39;ils craignent comme un sacrilège d&#39;appuyer leur talon sur une citation du Coran; d&#39;autres prétendront que tous les caractères de l&#39;écriture sont sacro-saints parce qu&#39;il n&#39;en est pas parmi eux qui ne forme la première lettre d&#39;au moins trois des noms d&#39;Allah. Mais il s&#39;en trouvera aussi qui argueront volontiers de la baraka des signes de l&#39;écriture, c&#39;est-à-dire de la puissance créatrice qui est en eux. &#60;br&#62;C&#39;est la même baraka, ou puissance à base divine, qui justifie le rôle prophétique que l&#39;on fait jouer aux lettres. Voici le procédé de divination le plus en vogue ces dernières années. Un malade se présente au Taleb pour le consulter sur son mal; le sorcier-médecin inscrit son nom, celui de sa mère et celui du jour où il a senti pour la première fois son indisposition; il transforme les lettres composant ces trois noms en leur valeur numérique; de leur somme, il retranche le nombre sept autant de fois qu&#39;il y est contenu : le chiffre restant indique à l&#39;opérateur le numéro auquel il doit se reporter dans son livre des Signes du Zodiaque (Boroudj elfalakia) . Il y trouve, avec un peu d&#39;esprit d&#39;à-propos, la nature de la maladie, sa cause et ses remèdes, la confiance qu&#39;inspire  aux clients cette méthode divinatoire se fonde sur leur foi dans la puissance surnaturelle de l&#39;alphabet et dans ses relations mystiques avec le temps, en l&#39;espèce avec le jour où ils sont tombés malades.&#60;br&#62;Depuis la conquête, les indigènes de l&#39;Algérie adoptent peu à peu notre tempe civil avec sa double période de douze heures égales, dont celle du matin commence a minuit et celle du soir à midi.&#60;br&#62;En sorcellerie, ils sont restés fidèles aux heures babyloniques : ils distinguent douze heures diurnes commençant au lever du soleil et douze heures nocturnes commençant au coucher du soleil, ces heures étant temporelles, c&#39;est-à-dire de durée variable suivant les saisons.&#60;br&#62;Mais ni le système des heures françaises, ni celui des heures babyloniques ne constituent la division du jour vraiment populaire dans le Maghreb. Les femmes et la grande masse des ruraux, ceux qui forment le fond de la population et représentent la tradition, partagent le temps diurne en heures liturgiques, Aouqât. Ces heures sont au nombre de sept : 1° le Fdjeur, ou première lueur de l&#39;aube, qui donne son nom à une prière surérogatoire correspondant aux matines de la liturgie catholique; &#60;br&#62;2° le çobh, ou lever du soleil, et prière obligatoire correspondant à la prime catholique; &#60;br&#62;3° le doha, milieu mathématique entre le lever du soleil et son passage au zénith et aussi prière surérogatoire correspondant à notre tierce; ,&#60;br&#62;4° le dohor, ou moment où le soleil est au zénith et aussi prière obligatoire correspondant à notre sexte; &#60;br&#62;5° l&#39;açeur, ou milieu mathématique entre le passage du soleil au zénith et son coucher, et aussi prière obligatoire correspondant à notre none; &#60;br&#62;6° le maghreb, ou coucher du soleil et aussi prière obligatoire correspondant à nos vêpres: &#60;br&#62;7° l&#39;eucha, ou entrée de la nuit et aussi prière obligatoire correspondant à nos complies.&#60;br&#62;Il saute aux yeux que cette division du jour est fondée sur les moments principaux de la révolution solaire diurne et que, d&#39;autre part, elle rappelle très exactement les heures canoniales de la liturgie catholique.&#60;br&#62;Je n&#39;ai trouvé aucune trace d&#39;un mécanisme indigène quelconque servant à mesurer le temps. Les noms de la clepsydre, du cadran et du sablier, donnés par nos lexicographes dans les dictionnaires de la langue courante ne sont pas compris de ceux qui parlent cette langue, à moins qu&#39;ils aient fréquenté nos écoles. La montre n&#39;a pas de nom en arabe algérien; tous les genres d&#39;horloges s&#39;appellent des &#34; heures &#34; par métonymie; et la tradition orale, d&#39;accord avec l&#39;étymologie, fait foi que l&#39;usage de la montre ne s&#39;est répandu que depuis la conquête française.&#60;br&#62;Cependant, on trouve dans les carnets de sorciers, où il faut aller chercher l&#39;encyclopédie de la science populaire, certains vieux procédés qui permettaient d&#39;évaluer la durée dans les opérations magiques ou les cures médicales (ce qui est tout un) ou les observations astrologiques. L&#39;heure y est donnée comme équivalant à une marche de &#34; deux milles &#34;. On y mesure le temps encore au rythme de la respiration : l&#39;heure compte &#34; deux mille haleines &#34;. Enfin, on y définit la minute la durée que demande la récitation de la sourate d&#39;El Ikhlaç (le CXII° chapitre du Coran).&#60;br&#62;De ces trois procédés de mensurations, le dernier seul, à ma connaissance, a subsisté. Il est encore de nos jours cher aux tolba (étudiants-maîtres d&#39;école -sorciers-médecins), dans les écoles des villes, comme dans les zaouïa des campagnes. Ces représentants de l&#39;Islam ont la tête mieux ornée de textes que la poitrine de joyaux; beaucoup d&#39;entre eux ne lisent pas les chiffres romains de nos horloges : aussi reprochent-ils volontiers à la montre un modernisme déplacé dans leurs mains; ce serait comme une innovation sacrilège. En revanche, ils affirment que compter les minutes d&#39;une opération mé-dico-magique aux accents de la sourate sainte présente maint avantage transcendants). Ce moyen, d&#39;une rigueur scientifique douteuse, se perpétue à cause de sa commodité et de sa valeur mystique.&#60;br&#62;Il est d&#39;ailleurs l&#39;apanage des &#34; savants &#34;. Les gens du peuple ne connaissent pas le souci de tant de précision. On a bien des fois fait la remarque que &#34; le temps n&#39;existe pas pour les arabes &#34;. Les hommes d&#39;affaires s&#39;étonnent de leur manque d&#39;exactitude. Les excursionnistes savent avec quelle désinvolture décevante ils évaluent en heures les distances. Tous les Algériens se servent couramment de la locution : &#34; Des kilomètres de spahis &#34;. Il est certain que peu de peuples ont une notion plus vague du temps; qu&#39;il y est peu pour qui notamment la durée de l&#39;heure soit plus élastique. La raison en est sans doute que chez eux les instruments de précision sont inconnus ou d&#39;importation trop récente. Mais il y a souvent aussi malentendu entre eux et nous : nous ne concevons l&#39;heure que comme vingt-quatrième partie du jour; ils ont une tendance à voir en elle, a l&#39;ancienne mode, l&#39;intervalle qui sépare deux de leurs prières; c&#39;est pourquoi leurs heures sont doubles ou triples des nôtres et de plus temporelles, c&#39;est-à-dire variables suivant les saisons.&#60;br&#62;</description>
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  <category>Ethnographie -Anthropologie..etc</category>
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  <title>El Ayyam dans la mémoire populaire</title>
  <description>mercredi 8 septembre 2010, 21:00 &#60;br&#62;&#60;br&#62;De même qu&#39;ils distinguent des jours heureux et des jours malheureux (comme nous le verrons), les indigènes croient qu&#39;il existe des heures bonnes et des heures mauvaises. Ils entendent par là des heures qui, par elles-mêmes et indépendamment de toute circonstance, possèdent certaine faculté de bienfaisance ou de malfaisance qui s&#39;exerce soit sur toutes les actions accomplies dans les limites de leur durée, soit sur telle action déterminée seulement, ou même, en l&#39;absence de toute activité de leur part, sur leur sensibilité au repos. On peut saisir dans les noms qu&#39;ils donnent à l&#39;heure mauvaise quelques traits de l&#39;idée qu&#39;ils s&#39;en font. Ils la qualifient de naqsa, parce qu&#39;elle diminue, rogne l&#39;ouvrage fait, qu&#39;elle retranche une partie des résultats espérés du travail; ou de oua&#39;ra, abrupte, hargneuse, pénible, parce qu&#39;elle rend l&#39;ouvrage difficile ou rebutant. D&#39;autre part, ils l&#39;appellent aussi skhouna, l&#39;heure chaude, brûlante, étouffante ou encore deiqa, serrée, étranglée, angoissante, à cause sans doute de l&#39;impression que l&#39;on ressent pendant qu&#39;elle s&#39;écoule; car les femmes assurent qu&#39;elles constatent sur leur humeur l&#39;influence de l&#39;heure mauvaise, quand, par surcroît, elles ne la retrouvent pas aussi dans les défectuosités et les mécomptes de la besogne à laquelle elles l&#39;emploient.&#60;br&#62;Dans les livres de sorcellerie arabes, les heures sont bon-nes ou mauvaises suivant leurs relations astronomiques. Chacune des douze heures du jour  appartient  à une planète. La première heure d&#39;un jour donné revient de droit à l&#39;astre qui préside à ce jour : au Soleil, le dimanche; à la Lune, le lundi; à Mars, le mardi; à Mercure le mercredi; à Jupiter, le jeudi; à Vénus, le vendredi; à Saturne, le samedi. Pour les heures qui suivent, les pla-nètes les prennent à tour de rôle sous leur influence, mais non dans l&#39;ordre de succession hebdomadaire; la série journalière est celle-ci : Soleil, Vénus, Mercure. Lune, Saturne, Jupiter, Mars. Quand elle est finie, c&#39;est-à-dire à la septième heure, elle recommence dans le même ordre : Soleil, Vénus, etc., jusqu&#39;à ce que chacune des douze heures ait son &#34; maître &#34;. Ainsi, la même heure de la journée appartient successivement à chacune des sept planètes et change de maître chaque jour. Sont propices les heures qui relèvent du Soleil, de Vénus, de la Lune, de Jupiter; sont funestes les heures consacrées à Saturne et à Mars; est mixte l&#39;heure de Mercure. &#60;br&#62;Dans un vieux manuscrit écrit en hébreu qui est la propriété d&#39;un Israélite d&#39;Alger, M. Cahabalon, étudiant à la Faculté des Lettres d&#39;Alger, le temps diurne est divisé en sept parties appelées heures. Chacune de ces heures a son astre qui l&#39;administre, iahkem fiha. L&#39;ordre dans lequel ces astres se succèdent dans leurs fonctions reproduit la série journalière que nous avons donnée ci-dessus pour le système arabe. L&#39;influence des astres est de même qualité, sauf pour le Soleil qui est réputé néfaste et pour l&#39;heure de Mercure qui n&#39;est pas regardée comme mixte, mais comme bonne. Mais, de plus, à chaque astre préposé à une heure est adjoint un génie qui, lui aussi, est dit administrer cette heure.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Voici le tableau de ces associations :&#60;br&#62;Heures                Planètes                influences                Génies                Influences&#60;br&#62;Premier                Soleil                Mauvaise                Bourqan                Mauvais&#60;br&#62;Second                Vénus                Bonne                El bohriq ou Mourat                Bonne&#60;br&#62;Troisième                Mercure                Bonne                Iaqoub lahmar                Bonne&#60;br&#62;Quatrième                Lune                Bonne                Bourqan le Juif                Mauvais&#60;br&#62;Cinquième                Saturne                Mauvaise                Chemharouch                Bonne&#60;br&#62;Sixième                Jupiter                Bonne                Mimoun labiod                Bonne&#60;br&#62;Septième                Mars                Mauvaise                Mimonn lekhal                Mauvaise&#60;br&#62;La nuit est partagée de même en sept parties égales, nommées heures, dont chacune est sous l&#39;influence d&#39;une des planètes. Les planètes se succèdent dans l&#39;ordre du tableau ci-dessus, avec les mêmes influences; mais la première de la série change avec les nuits : la nuit du samedi au dimanche débute par Mercure (et continue par la Lune, Saturne, etc.); la nuit du dimanche au lundi, par Jupiter; celle du lundi au mardi par Vénus; celle du mardi au mercredi, par Saturne; celle du mercredi au jeudi par le Soleil; celle du jeudi au vendredi par la Lune; celle du vendredi au samedi, par Mars.&#60;br&#62;Cela établi, pour savoir si une heure déterminée de tel jour est propice ou funeste, il suffit de se reporter à la planète et au génie qui commandent à cette heure : sa qualité dépend de celle de son étoile  et de celle de son &#34;  roi &#34; combinées. Pour les heures nocturnes, il suffit, pour les caractériser, de connaître leur étoile.&#60;br&#62;Un manuscrit, recueilli à Blida, m&#39;avertit que les habitants de l&#39;Afrique du Nord ont connu plusieurs écoles de sorcellerie. &#34; Sache, dit-il, que, parmi les magiciens et les savantes, chacun a sa méthode : Elbouni, Ennedroumi, l&#39;imam Ibn Said, Elmrakchi, Elispahani, Essebti, Elqor-tobi &#34; diffèrent entre eux par les moyens qu&#39;ils mettent en œuvre. J&#39;ignore à l&#39;aide de quel critérium ces auteurs distinguent les heures bonnes et mauvaises; mais je sais que, au commencement du XX° siècle, à Blida, leur nom seul était connu des sorciers et nullement leurs œuvres. Les deux systèmes que j&#39;ai exposés sont les seuls dont j&#39;ai trouvé des traces, au moins parmi les professionnels de la sorcellerie. On peut donc les considérer comme les types des systèmes savants, dans ce milieu : on voit que la caractéristique de ceux-ci est d&#39;être fondés sur l&#39;influence des astres ou de leurs génies, d&#39;être une dépendance, de former un chapitre de l&#39;astrologie .&#60;br&#62;La conception populaire tient moins compte de l&#39;influence planétaire, sauf de celle du soleil. Celui-ci a conserve, semble-t-il, mieux que les autres astres son importance, à cause sans doute du rôle qu&#39;il joue dans la fixation des prières musulmanes, de sorte que les principaux moments de son évolution diurne qui les rythment ont pu garder un peu de leur vieux prestige sacré.&#60;br&#62;Voici des pronostics populaires tirés de la position du soleil au moment de la naissance d&#39;un enfant : ils rappellent les horoscopes des astrologues. L&#39;enfant mâle qui naît au fdjeur (blanchissement de l&#39;aube), deviendra une source de bonheur pour ses parents. Lui-même s&#39;enrichira; sa vie durant, il jouira du bien-être et aura de l&#39;autorité sur les gens du peuple et les gens de distinction.&#60;br&#62;Celui qui naît au moment où le soleil se lève sera un homme habile tant dans la gestion de ses propres affaires que de celles des autres. Il ne connaîtra pas le découragement dans]&#39;exécution de ses projets ou de ceux d&#39;autrui. Jamais non plus il ne se montrera avare.&#60;br&#62;Celui qui nait au doha, c&#39;est-à-dire dans le moment qui tient le milieu entre le lever du soleil et le midi, aura le gain pénible : il mènera une existence difficile et devra s&#39;évertuer pour assurer son pain.&#60;br&#62;Celui qui naît au moment où le soleil est au zénith exercera le commandement; il sera porté aux honneurs et sera chéri des siens et de la foule.&#60;br&#62;Celui qui naît au moment du coucher du soleil sera riche et courageux.&#60;br&#62;Celui qui naît à l&#39;eucha, a l&#39;heure de la prière nocturne, sera riche également et doué d&#39;un esprit vaste.&#60;br&#62;Celui qui naît à minuit ou dans le dernier tiers de la nuit aura l&#39;oreille d&#39;Allah et verra toujours ses bénédictions et ses malédictions se réaliser.&#60;br&#62;Ces prévisions ne valent pas pour les filles, mais seulement pour les garçons. Les femmes ne semblent pas les connaître  et la tradition masculine les met sous l&#39;autorité des anciens ahkim, sages-magiciens.&#60;br&#62;Les femmes d&#39;ailleurs, autant et plus que les hommes, croient à la nécessité de consulter la position du soleil, au moins pour les actes importants de la vie. Tout comme l&#39;enfant qui naît, l&#39;acte que l&#39;on accomplit participe de l&#39;état où se trouve le soleil au moment où on l&#39;accomplit; il lui emprunte quelques-unes des imulités innées qui le distinguent, certains éléments, assez vagues d&#39;ailleurs, mais qui régissent pour leur part ses suites et peuvent déterminer son succès ou son insuccès. Beaucoup d&#39;indigènes des deux sexes ne croient pas à la vertu des talismans écrits par le taleb dans telle partie du jour où le déclin du soleil est sensible. Après l&#39;açeur, prière du milieu de l&#39;après-midi, le texte sacré a moins de force; s&#39;il agit, c&#39;est faiblement ou d&#39;une façon peu durable. &#34; C&#39;est un moment délicat, difficile, expliquent les sorciers eux-mêmes; le malade qui portera l&#39;amulette dressée à ce moment-là a des chances pour rechuter, si seulement il guérit. &#34; La puissance magique d&#39;une  écriture  rédigée lorsque le soleil, dans sa course ascendante, croît en puissance, a toute son efficacité; la même écriture rédigée pendant la course descendante du soleil est frappée de débilité congénitale, pour ainsi dire , son énergie défaille, nomme celle du soleil déclinant.&#60;br&#62;L&#39;astre du jour n&#39;est pas seul, comme on pense bien, à déterminer les heures qui conviennent ou ne conviennent pas aux différents actes de la vie. En dehors de ces considérations astronomiques, le peuple puise encore ses règles de conduite dans d&#39;autres inspirations d&#39;ordre folklorique. C&#39;est de bonne heure, le matin, que la ménagère prudente doit mettre son fumier dehors. S&#39;il passe la journée  dans la maison, il frappe les habitants de tseqâf Le tseqàf est l&#39;incapacité sous toutes ses formes, physique, morale, intellectuelle; mais c&#39;est surtout, pour les pauvres gens, l&#39;impuissance à gagner sa vie, impuissance sans raison apparente et logique, mais due à un enchantement. Un adage populaire dit aussi : &#34; Là où séjourne pendant le jour le fumier de la veille, les anges ne fréquentent point. &#34; On dit : &#34; Conter le jour n&#39;est bon ni pour celui qui conte, ni pour celui qui écoute. &#34; On dit envoie : &#34; Les enfants de qui .conte de jour seront teigneux. &#34; La femme qui narre des contes de fées ou pose des énigmes pendant le jour a soin de se relever le bas de ses pantalons, de le retourner. Les enfants qui veulent se conter des histoires de ce genre ôtent leurs souliers et les posent sens dessus dessous, l&#39;empeigne contre le sol.&#60;br&#62;</description>
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  <title>Quelques Interdits..</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;mercredi 8 septembre 2010, 21:03 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Dans les campagnes qui environnent Blida et Médéa, les femmes préparent encore elles-mêmes la farine dont elles ont besoin pour le pain de la maison. Les moulins à bras ronflent tout le jour. Il est toutefois des moments où on ne doit pas les entendre : c&#39;est d&#39;abord a l&#39;heure où les maris reviennent au logis pour déjeuner; en second lieu, entre l&#39;açear et le coucher du soleil; enfin, aux heures et pendant la durée des prières canoniques. La sanction à craindre pour les contraventions à ce règlement traditionnel, c&#39;est l&#39;appauvrissement du logis, la misère.&#60;br&#62;Je crois bien que la raison pour laquelle la mouture est déconseillée après l&#39;açeur doit être cherchée dans la crainte que la farine moulue à ce moment, ne perde, par sympathie avec le déclin du soleil, quelqu&#39;une de ses vertus, nutritive, quantitative ou mystique (baraka) : cette prohibition se rattacherait donc à la croyance précédemment signalée. Nous étudierons plus loin la défense qui découle du caractère sacré des heures liturgiques. Pour la recommandation relative au balayage matinal et à la préparation du pain avant le moment ou l&#39;homme vient pour le manger, il semble qu&#39;il faut l&#39;attribuer à des considération pratiques. Il est possible, en effet, qu&#39;à l&#39;origine, les ménagères l&#39;aient formulée pour des motifs d&#39;ordre rationnel, ce qui serait même certain s&#39;il était démontré que la mentalité primitive repose sur les mêmes principes que la nôtre; mais telle qu&#39;apparaît aujourd&#39;hui cette prohibition, soi-disant d&#39;intérêt positif, après être passée dans le domaine des idées collectives et avoir été consacrée par le temps, elle s&#39;est muée en interdiction religieuse. Sans doute la bédouine reconnaît l&#39;intérêt qu&#39;elle a à se montrer diligente dans l&#39;apprêt de ses repas ou la toilette de sa demeure; mais les prescriptions de l&#39;économie domestique ou de l&#39;hygiène figurent dans ses préoccupation au second plan : ce qui lui importe, c&#39;est d&#39;obéir à la coutume souveraine, à la a&#39;da sacro-sainte, de ne pas violer un antique tabou. Le bruit d&#39;un moulin à bras troublant le grand silence du midi algérien fait scandale à ses yeux à l&#39;égal d&#39;un acte public d&#39;impiété.&#60;br&#62;Aussi forte que la coutume et plus complaisamment avouée, la religion musulmane se montre aussi cause déterminante d&#39;interdictions; les heures de ses prières passent naturellement pour sacrées; elles tendent à exclure toutes les occupations profanes et en condamnent formellement quelques-unes.&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <title>Le Muezzin et les prières </title>
  <description>mercredi 8 septembre 2010, 21:03 &#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;appel du muezzin suspend quelques secondes au moins la vie sociale dans les milieux les plus divers. Dans les magasins et les manufactures, les ouvriers interrompent leur travail dès qu&#39;ils entendent sa voix. Si des jeunes gens se trouvent en partie de plaisir, souvent avec des provisions de liqueurs prohibées par la religion, les mandolinistes restent en suspens, les chanteurs cessent brusquement leurs chants. D&#39;ailleurs, ces étourdis n&#39;éprouvent nullement le besoin de participer à la prière annoncée; la plupart seraient incapables de la faire, en ignorant les rites compliqués; puis, ils ne se trouvent ni en état de propreté légale, ni en lieu convenable : mais  ils font à la manière traditionnelle le geste de se recueillir devant le mystère de cette minute sacrée. Les groupes de causeurs, sur les nattes des cafés, ou aux carrefours, au premier cri qui tombe du minaret, se taisent; et, quand le muezzin dit : Allah est plus grand, ils murmurent tous le répons consacré : Cette parole est conforme à la vérité ! L&#39;idée de Dieu semble passer sur toute la nature et balayer toutes les préoccupations humaines. Et non seulement la formule sainte impose silence aux passions, quelles qu&#39;elles soient, mais il arrive souvent qu&#39;on la prenne pour fal, c&#39;est-à-dire pour un arrêt de Dieu : elle tranche une contestation, fait prendre une décision. Si, par exemple, des gens tiennent conseil, celui qui vient de parler au moment où l&#39;appel du muezzin retentit est considéré comme approuvé par Allah; son avis est adopté : la parole divine, (elle est tirée du Coran), a mis fin à la discussion.&#60;br&#62;Cependant, au fond des gourbis ombreux, les vieilles filandières se prosternent près de leur métier à tisser. C&#39;est que le lieu où se dresse un métier passe pour un temple. Etant le sanctuaire des vieux génies du tissage pendant la nuit, il est pendant le jour la mosquée. : djama, temple, est le nom mystique et familier que les vieilles donnent à la pièce consacrée au métier. Quant aux jeunes femmes, à qui leurs souillures périodiques et autres interdisant les rites sacrés, elles se contentent de s&#39;arrêter au milieu de leurs travaux pendant la durée de la proclamation sacrée, surtout si elles sont occupées à de la couture.&#60;br&#62;Mais il est certains travaux ménagers qui sont expressément défendus aux heures des prières. Nous avons vu qu&#39;il est interdit alors de moudre le grain. De même, on ne balaye pas la maison aux heures où doivent se faire les prières canoniques. Il n&#39;est pas bon de faire un savon-nage au milieu du jour, pendant que les fidèles font la prière à la mosquée. Cela ne peut qu&#39;entraîner l&#39;appauvrissement (elfqeur). On ne se couche jamais pour la sieste avant que cette prière ait été terminée à la mosquée.&#60;br&#62;Il ne faut pas laisser les langes d&#39;un enfant exposés à l&#39;air à l&#39;heure où le muezzin appelle à la prière de l&#39;après-midi (açeur) ; l&#39;enfant pleurerait sans répit; il éprouverait de l&#39;angoisse. Après la prière de l&#39;açeur (nones), le paresseux qui continue à dormir se prépare un avenir de misère. &#34; La méridienne prolongée après l&#39;açeur ne peut amener que la pauvreté &#34;, d&#39;après le dicton populaire. Un &#34; dit &#34; du Prophète le confirme. &#34; Quiconque dormira après la prière de l&#39;açeur n&#39;aura qu&#39;à s&#39;en prendre à lui-même. &#34; L&#39;expérience, assurent les indigènes, donne raison au Prophète : le dormeur, qui sort du lit après l&#39;açeur, se sent lourd et a l&#39;esprit trouble.&#60;br&#62;En résumé, si l&#39;on cherche les raisons pour lesquelles les heures sont dites favorables ou défavorables à tel ou tel acte ou fait, on croit reconnaître qu&#39;elles subissent à ce point de vue trois sortes d&#39;influences distinctes : en premier lieu, celle des vieilles croyances astrologiques partiellement conservées; en second lieu, celle de certaines conventions domestiques ou sociales érigées en préceptes religieux; enfin, celle de la religion régnante.&#60;br&#62;La nuit, comme on sait, précède le jour pour les musulmans, c&#39;est-à-dire qu&#39;ils suivent le système italique dans lequel tel jour donné commence au coucher du soleil de sa veille. Ils justifient cet usage en l&#39;appuyant sur la révélation coranique. Allah a dit dans son Livre bien-aimé, (le Coran descendu sur Mahomet) : &#34; Par un effet de sa miséricorde, II établit la nuit et, le jour afin que vous vous reposiez (tour à tour) et que vous sollicitiez ses grâces. &#34;&#60;br&#62;S&#39;il a nommé la nuit avant le jour c&#39;est qu&#39;il a créé la première antérieurement au second : l&#39;ordre de leur création fixe logiquement leur ordre de succession.&#60;br&#62;Dans le langage, on divise souvent la nuit en deux parties égales que sépare le noççelil ou minuit vrai : cet usage semble s&#39;étendre avec l&#39;emploi de la montre. Mais la division tripartite subsiste encore très tenace dans la conversation tout au moins ; on entend : &#34; J&#39;ai veillé les deux tiers de la nuit etta letteltin mnleilil, jusqu&#39;au der-nier tiers de la nuit haita Itttelt lakher. La durée de chacune des trois veilles est variable avec les saisons. Elle est de quatre heures dans les nuits d&#39;équinoxe ; c&#39;est la valeur conventionnelle qu&#39;elles tendent à prendre. &#34; Au commencement du dernier tiers de la nuit &#34; équivaut à nos deux heures du matin, avec une approximation de demi-heure qui ne choque pas l&#39;esprit des indigènes habitués à l&#39;imprécision en  matière de temps.&#60;br&#62;Les croyances et pratiques superstitieuses relatives à la nuit me paraissent plus nombreuses et de nature plus résistante que celles du jour. Il faut sans doute en cher-cher les raisons dans les caractères particuliers de la nuit : dans ses ténèbres qui semblent cacher de tous côtés des mystères, dans son silence où la pensée semble parler plus fort, dans son calme où s&#39;exaspère la vie passionnelle, dans son intimité, inaccessible au rationalisme et au scepticisme de l&#39;extérieur, et où l&#39;imagination en liberté se donne carrière.&#60;br&#62;Les mauresques répètent que si, dans une maison, l&#39;on n&#39;allume pas la lampe ou la Bougie avant la nuit tombée, &#34; c&#39;est bon pour y attirer la misère.  &#34;&#60;br&#62;On ne prête pas de son levain a partir de la prière de l&#39;après-midi (nones). Celle qui en livrerait verrait pousser sur le visage de ses enfants les excroissances que l&#39;on appelle le mal du levain, mot assez général qui comprend nos dartres, eczémas, croûtes, urticaires, etc. Les femmes israélites, à Blida, se gardent superstitieusement de donner une braise de leur foyer ou du feu de leur lampe ou chandelier à partir du coucher du soleil. Elles croiraient ruiner leur maison. &#34; C&#39;est une croyance antérieure, chez les Juifs, à l&#39;époque où naquit le Prophète &#34;, m&#39;ont déclaré certains musulmans. De la même façon, les mauresques se refusent à céder de leur feu à partir du coucher du soleil : &#34; Ce serait faire don du bien que Dieu leur destine ultérieurement. &#34; On ne se demande pas entre femmes de la lumière après le crépuscule, ce serait une indiscrétion, un manque de savoir-vivre. Si cependant la mauresque sollicitée tient à faire plaisir à la solliciteuse, elle la prie d&#39;allumer sa bougie, puis de l&#39;éteindre trois fois de suite, avant de la remporter allumée. D&#39;autres, plus intransigeantes, condamnent ce subterfuge et croiraient renoncer aux biens de ce monde et se vouer à la pauvreté si elles cédaient de leur feu le soir, alors qu&#39;elles se font un devoir d&#39;en donner à tout venant pendant le jour.&#60;br&#62;Se peigner la nuit, aux yeux des femmes de Cherchel et de Blida, est presque un crime : c&#39;est appeler la mort sur ses protecteurs naturels et légaux : père, frère, mari. L&#39;intention n&#39;est pas nécessaire ; l&#39;acte, à lui seul, même accompli par ignorance ou inadvertance, prive une femme de son défenseur (de son ouali).&#60;br&#62;La nuit, il est mauvais de se regarder dans un miroir. La jeune fille coquette y perdrait sa beauté. &#34; Son charme. s&#39;en irait. &#34; De même l&#39;homme qui regarde ou voit son image reflétée la nuit dans une glace doit redouter la perte de ses agréments naturels, surtout ceux de son visage.&#60;br&#62;Il est mauvais de balayer la nuit. Pourquoi ? Parce que l&#39;on balaye son bien avec les ordures, disent les uns ; parce que l&#39;on peut, dans l&#39;obscurité, toucher du balai un génie, disent d&#39;autres ; parce que la nuit est aux génies et non aux hommes et que tous les travaux domestiques doivent être suspendus la nuit, prétend-on encore.&#60;br&#62;Cependant, il peut arriver que, l&#39;été, on veuille arroser le parquet surchauffé et le rafraîchir à grande eau, ou qu&#39;en rentrant de voyage on désire balayer le sol de sa chambre. Il est alors des formalités pour écarter tout danger. Chez les Beni-Khelil, qui habitent la campagne autour de Boufarik, les femmes, en balayant la nuit, ont soin de répéter aussi longtemps que dure l&#39;opération : &#34; Nous avons balayé les mottes et les pierres et nous avons laissé le bien et les gens (génies). &#34; A Blida, on répète ces mots, qui ont bien l&#39;air d&#39;une excuse à l&#39;adresse des génies que l&#39;on dérange : &#34; Notre Seigneur, l&#39;Envoyé d&#39;Allah, est venu chez nous nous demander l&#39;hospitalité ! Notre Seigneur, etc. &#34;&#60;br&#62;II ne faut pas laisser les enfants sortir après le soleil couché ; c&#39;est un conseil que l&#39;on met dans la bouche du Prophète : &#34; Quand le soleil se couche, retenez chez vous vos enfants : c&#39;est l&#39;heure où les démons se répandent (sur la terre). &#34;&#60;br&#62;Les femmes enceintes ne doivent pas mettre les pieds hors de la maison, la nuit venue ; elles exposeraient leur fruit à toutes sortes de disgrâces, la malice des génies rôdeurs est si subtile .&#60;br&#62;On apprend à l&#39;enfant à ne pas boire la nuit sans lumière ; à ne pas boire non plus de l&#39;eau qui est restée découverte pendant la nuit . Les esprits peuvent l&#39;avoir souillée ; et l&#39;on ne laisse jamais l&#39;eau potable dans la cour, la nuit, sans couvercle. Il ne faut d&#39;ailleurs jamais oublier, avant de boire, de prononcer la formule : Au nom d&#39;Allah,  le Clément,  le Miséricordieux.&#60;br&#62;La vaisselle qui passe la nuit sans avoir été lavée tente le diable. &#34; Le Chitan y mange. &#34;&#60;br&#62;Les femmes déclarent qu&#39;il est mauvais de tailler un vêtement la nuit : d&#39;après les unes, l&#39;étoffe se rétrécirait : &#34; sur quatre mètres, on en perdrait bien un demi, à peu près &#34; ; d&#39;après le plus grand nombre, celui qui l&#39;endosse un effet d&#39;habillement quelconque taillé la nuit se sent le cœur triste .&#60;br&#62;A un homme habillé de neuf, qui paraît ennuyé, on dit : Peut-être ton vêtement a-t-il été coupé la nuit ? Il dira lui-même : Je suis d&#39;humeur sombre ; j&#39;ai envie de mettre en pièces mes habits. On raconte qu&#39;un jeune marié se montrait mélancolique sans motif. Il portait la chemise et le pantalon que la mariée, suivant la coutume, lui avait offerts. Sa mère devina qu&#39;il avaient été coupés la nuit ; elles les lui ôta et les enterra, afin qu&#39;ils n&#39;affligeassent plus personne ; et le nouveau marié retrouva sa gaieté.&#60;br&#62;Tout travail de nuit, en particulier la couture, est condamné par les génies. &#34; Ces Gens-la n&#39;aiment pas que la lumière brûle toute la nuit &#34;. Une couturière chômait les nuits du mardi et du jeudi qui sont des nuits saintes, comme nous le verrons ; mais, se croyant, par là, quitte envers les génies de la maison, elle travaillait les autres nuits. Une première fois, une djannia, sous la ligure d&#39;une voisine, vint la dissuader de veiller. La nuit suivante, elle croyait coudre, l&#39;aiguille ne piquait que l&#39;air. La nuit du mardi venue, elle voulut brûler du ben-join aux génies domestiques, mais la fumée ne s&#39;éleva pas : ils étaient mécontents d&#39;elle. Elle vit en songe une femme qui, de grandes aiguilles à la main, la menaçait : &#34; Pourquoi t&#39;entêter ? Ne sais-tu pas que nous allons te crever les yeux ? &#34; La nuit du mercredi, sa lampe allumée s&#39;éteignit ; elle essaya en vain de la rallumer. Croyant au mauvais oeil, elle sortit dans la cour et chassa les jettatori en se frappant la cuisse (geste d&#39;ex-pulsion appelé zerouit). La nuit du jeudi au vendredi, elle chôma pieusement, mais elle fut tourmentée par des apparitions menaçantes. La nuit suivante, une inconnue fit irruption chez elle, brisa sa lampe et lacéra son ouvrage. Le lendemain, elle avait des &#34; ampoules &#34; dans le blanc des yeux, si Tu n&#39;es pas une victime du mauvais oeil, lui expliquèrent ses voisines : ta main serait lourde à la besogne. Tu as offensé les Maîtres de la maison. Ils n&#39;aiment pas que l&#39;on veille. Offre leur leur repas , encense les , demande leur pardon . &#34;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Ethnographie -Anthropologie..etc</category>
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  <title>Les Rêves et les songes</title>
  <description>mercredi 8 septembre 2010, 21:05 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Au sceptique, qui voudrait chercher dans ce récit le processus d&#39;une ophtalmie consécutive à de trop longues veilles, les mauresques répondraient par des exemples plus merveilleux : tel celui de cette autre couturière, acharnée au travail aussi, qui, Un soir, se piquant à tout coup les doigts, finit par jeter son ouvrage en maudissant la couture et ses inventeurs. Elle voulut s&#39;endormir ; les génies la jetèrent hors du lit ; elle voulut fuir : elle trouva la porte aveuglée. Elle était murée chez elle. Ses voisines, le lendemain, devinant une vengeance des génies, brûlèrent des aromates devant la porte qui finit par s&#39;ouvrir ; mais la contemptrice des esprits n&#39;était plus qu&#39;un cadavre.&#60;br&#62;Même par les chaleurs de la canicule, il est obligatoire de fermer les rideaux de son lit. C&#39;est un devoir de l&#39;homme envers les génies. La nuit, en effet, est aux génies ce qu&#39;est le jour à l&#39;homme : le temps où ils vaguent à leurs occupations. L&#39;homme ne doit pas les importuner par ses veilles. S&#39;il souffre d&#39;insomnie, il doit tenir le plus possible ses yeux clos. Ses rideaux tirés doivent l&#39;empêcher de surprendre le mystère des esprits, dans le cas où il se réveillerait brusquement. Les légendes abondent sur ce thème.&#60;br&#62;Il y a une dizaine d&#39;années, une fillette indigène, qui dormait, l&#39;été, le rideau du lit levé, prétendit voir la nuit se profiler sur le mur de sa chambre des ombres de personnages affairés, allant et venant sans trêve. La mère ne fit que rire de ses récits, ainsi que des conseils d&#39;une vieille voisine qui lui disait de tenir toujours ses rideaux baissés. &#34; Nous avons tous des colocataires, disait celle-ci. Ils habitent nos propres appartements. Ils vivent chez nous, au milieu de nous. Ils nous voient et nous ne devons pas les voir. &#34; Une nuit, la sceptique incorrigible distingua elle-même les ombres sur le mur et elle entendit une&#60;br&#62;voix féminine qui lui disait : &#34;  Prétends-tu, maintenant, t&#39;impatroniser seule maîtresse de cette demeure et t&#39;opposer à ce que d&#39;autres y entrent, en sortent, y fassent leurs affaires ? Crains Dieu et reviens a de meilleure sentiments ; sans quoi, nous pourrions bien t&#39;en déloger sans le ministère de l&#39;huissier. &#34; Le lendemain, elle se réveilla le corps malade et l&#39;esprit troublé, au point d&#39;en délirer, et elle ne revint à la santé qu&#39;après bien des encensements et des prières.&#60;br&#62;Dans maintes légendes blidéennes, les génies, surpris la nuit par quelque humain, lui reprochent d&#39;empiéter sur leur domaine et le gourmandent en lui disant : &#34; La nuit ne vous appartient pas ; elle est à nous &#34; ; ou encore : &#34; le jour est à vous ; la nuit est à nous : Dieu a établi ainsi les choses. &#34; . Cette formule ou d&#39;autres similaires semblent se rencontrer un peu partout en Algérie : on peut avancer que la croyance à une répartition du jour par moitié entre l&#39;espèce humaine et celle des génies, - les deux races auxquelles fut envoyé le Prophète (Sid ettsaqaline , comme on l&#39;appelle souvent), - est sans doute universelle dans l&#39;Afrique du Nord.&#60;br&#62;Malheur à l&#39;imprudent ou au téméraire qui surprend les génies dans leurs occupations &#34; pendant que le monde est à eux &#34; : il encourt leur vengeance. Le châtiment est d&#39;ordinaire proportionné à la gravité de l&#39;offense et il se traduit le plus souvent par des troubles mentaux qui se déclarent instantanément. En 1914, un jeune homme de 16 ans, étant sorti la nuit dans le jardin, se trouva face à face avec une jeune fille qui le souffleta ; il tomba inanimé et ne reprit connaissance que pour raconter qu&#39;il était marié ; sa folie dura un mois, jusqu&#39;à ce qu&#39;un bouc eût été égorgé, en son nom, à une station célèbre des génies. J&#39;ai entendu raconter souvent l&#39;histoire d&#39;hommes ayant voulu, par curiosité ou fanfaronnade, pénétrer dans l&#39;étuve du bain maure après minuit ; ils y rencontraient une djannia (fée) à sa toilette et restaient aliénés leur vie durant. D&#39;après le statut personnel des génies, connu sous le nom de Règlements de Salomon, si l&#39;homme les offense pendant qu&#39;ils se trouvent déguisés sous la forme animale, ils n&#39;ont le droit d&#39;exercer aucune représaille. Mais leur nature vindicative est plus forte que la loi. Partout, on trouve l&#39;histoire du chasseur dont le bras droit a été paralysé pour avoir blessé, la nuit, un lièvre qui n&#39;était autre qu&#39;un génie. A Blida, un jardinier, portant un faix d&#39;oranges, avant le point du jour, trouve un âne attaché à un arbre de son enclos ; il a l&#39;idée de lui faire porter sa charge ; sous le poids, l&#39;âne plie, se dérobe et s&#39;enfuit sous la forme d&#39;un chat : le jardinier en resta fou plusieurs années. Même lorsqu&#39;ils sont invisibles et que l&#39;injure qui les atteint ne peut être qu&#39;involontaire, les génies, foncièrement irascibles, frappent leur insulteur. Dans toutes les familles, on trouve des légendes relatives à des gens atteints &#34; des coups des génies &#34; pour les avoir blesses, souillés, heurtés sans les voir, dans les ténèbres où ils pullulent. On apprend aux enfants à éviter, après le coucher du soleil, les endroits qu&#39;affectionnent les génies, à ne pas uriner dans la rue, sur les tas d&#39;immondices, ni dans leurs alentours, à ne pas sortir brusquement dans le patio ou le jardin, à ne pas y jeter de l&#39;eau bouillante des déchets, des pierres au hasard, à se conduire en toute circonstance, dans l&#39;obscurité, avec plus de circonspection qu&#39;en plein jour, parce que la nature est alors envahit par les esprits qui y vaguent en toute liberté à leurs affaires, comme les hommes dans la journée Certains tolba, - lisez sorciers, - redoutant sans doute les rancunes que peut avoir fait naitre chez les génies l&#39;exercice de leur profession, ne couchent jamais seuls sans déposer un couteau d&#39;acier pres de leur tête ; l&#39;acier éloigne les génies rôdeurs, écarte les terreurs nocturnes, qui sont leur œuvre, et garda l&#39;homme contre les esprits,, iahfed emneldjânn.&#60;br&#62;On connaît des pratiques pour défendre les choses comme les hommes contre leur indiscrétion. Si l&#39;on peut les empêcher de toucher aux restes de nourriture que l&#39;on réserve pour le lendemain, on a soin, à Blida, de déposer dans le plat sept grains de poivre ou une pincée de sel. Cette précaution suffit. En général, les esprits respectent les hommes et leurs demeures pendant la nuit, si ceux-ci ne les bravent et ne les offensent pas.&#60;br&#62;On relève sur les lèvres des enfants et des femmes des expressions consacrées où l&#39;on peut trouver une explication assez cohérente des phénomènes du sommeil et des songes. On entend dire : Quand l&#39;homme dort, son âme s&#39;en va en promenade (ethaououes). Ce qu&#39;il rêve arrive en réalité à son âme. Quand l&#39;homme dort bien, c&#39;est que son âme se trouve dans le Paradis (Alger) ou monte au Malakout (monde des anges, Blida). On dit aussi : un sommeil du Paradis, venant du Paradis, etc. &#34; Quand l&#39;homme s&#39;endort, son âme sort par sa bouche sous la forme d&#39;un papillon. Celui-ci rentrant, l&#39;homme se ré-veille. Si le papillon ne revient pas, l&#39;homme meurt &#34;, (Dra el Mizan et Alger).&#60;br&#62;De ces expressions, et aussi de l&#39;aveu des esprits simples, on peut conclure que, dans la croyance populaire, le sommeil n&#39;est autre chose que la séparation momentanée du corps et de l&#39;âme, ou, si l&#39;on veut, l&#39;abandon passager de la partie matérielle de notre être par la partie spirituelle qui l&#39;anime . Les rêves sont des événements réels auxquels l&#39;âme se trouve mêlée au cours de son congé quotidien. On n&#39;explique pas, que je sache, par quel lien mystérieux, par quel secret de sympathie à distance, le corps inerte, quitté par l&#39;âme, reste conscient des aventures courues par celle-ci. Les rêves prophétiques proviennent de rencontres et d&#39;entretiens entre l&#39;âme libérée du corps et d&#39;autres puissances spiri-tuelles supérieures à elle. Le sommeil profond et sans rêve est produit par le repos simultané du corps sur ta terre et de l&#39;âme dans le monde des esprits, l&#39;âme, après sa séparation, étant allée &#34; dormir dans le Paradis &#34;.&#60;br&#62;Nous avons vu précédemment que la nuit est le moment où &#34; sortent &#34; les génies. L&#39;âme, de son côté, s&#39;affranchissant de la servitude corporelle et vaguant en liberté aux mêmes moments, il est fatal qu&#39;il se produise des rencontres entre ces deux sortes d&#39;êtres d&#39;essence spirituelle tous deux. On connaît même des moyens traditionnels pour les aboucher ; car l&#39;homme peut avoir intérêt à ménager à son âme une entrevue avec les esprits, afin de les consulter.&#60;br&#62;Consultation par le charbon. - La femme qui veut interroger les génies au sujet d&#39;un mariage, d&#39;une maternité attendue ou d&#39;un divorce redouté, choisit un fumeron dans le sac à charbon ou sur le brasero; elle lui dessine des sourcils comme on le fait à une mariée, et le pare à la manière d&#39;une poupée représentant une femme. Puis, l&#39;élevant dans ses mains, comme on soulève un enfant, elle lui récite cette formulette : &#34;  Par Allah! si tu ne me fais pas voir ce pourquoi je me plains à toi et je pleure devant toi, je te mettrai au milieu du brasero et je te ferai brûler. &#34; Après quoi, elle le couche dans son lit auprès d&#39;elle, à la façon d&#39;un nourrisson, ou bien elle le glisse dans son oreiller. Elle peut être certaine que cette nuit-là une négresse &#34; viendra la trouver &#34; et lui fournira les renseignements qu&#39;elle désire.&#60;br&#62;Consultation par la tète d&#39;ail. - On habille une tète d&#39;ail rouge en poupée que l&#39;on fait coucher dans son lit. En la fourrant sous le traversin on prononce la formulette : &#34; Par Allah ! si tu ne m&#39;éclaires pas sur ce qui cause le chagrin dont je me suis plaint à toi, je te jetterai dans un plat et te ferai cuire. &#34; Cette pratique, comme la première, n&#39;est en usage que chez les femmes. Ail ou charbon, il faut avoir soin, quand on en a obtenu ce qu&#39;on voulait, de les enterrer avec leur parure, dans un jardinet, au milieu des fleurs, en tout cas à l&#39;abri de la foulée des passants .&#60;br&#62;La Mîlha ou consultation par le sel. On va demander dans sept maisons différentes un cristal de gros sel; dans sept autres, une poignée de farine; dans sept boutiques tournées vers l&#39;Orient un peu de graisse de mouton. Avec ces divers éléments on fabrique une galette que l&#39;on fait cuire non dans le fond, mais sur l&#39;extérieur de la poêle en terre sans queue que l&#39;on appelle tadjine (grec : tenganon). La femme, qui veut consulter les génies en rêve, mange ce pain avant de se coucher, et le mange renversé, les yeux bandés . &#34; Vous êtes plongé dans le sommeil, expliquait une femme de Cherchell qui avait employé ce procédé dans un moment où elle divorçait; un être humain vient vous trouver; il vous semble que vous êtes éveillé, vous l&#39;entendez. Cet homme qui n&#39;était autre qu&#39;un génie me dit : &#34; Tu quitteras cette maisons-ci, divorcée; tu iras habiter dans tel quartier; puis tu seras répudiée encore et tu te rendras à Blida. &#34; Tout s&#39;est passé comme il me l&#39;a dit. &#34;&#60;br&#62;Consultation par le grain du salut (Habat Enjat)- - Dans les campagnes des environs de Blida, de Médéa  et  de Cherchell, les femmes préparant elles-mêmes leur farine, on trouve parfois dans les galettes un grain de blé qui a échappé à la meule, intact ou à peine entamé. On l&#39;appelle habbet endja, le grain du salut, dans le sens du grain sauvé (et sauveur). Les femmes ont soin de le mettre de côté pour leurs tebiât (incubation). Voici la formule incantatoire qu&#39;elles lui adressent : &#34; Bonsoir, Grain du salut, - toi qu&#39;a sauvé Allah ainsi que le Prophète, envoyé d&#39;Allah; - je t&#39;adjure (hachehemtek : je fais appel à ton amour-propre) et je te demande de me montrer mon bien dans mon sommeil et mon mal dans mon sommeil. Je t&#39;en adjure par le Prophète de Adlân (Odnan). &#34; La consultante enferme ce grain dans un morceau d&#39;étoffe quelconque qu&#39;elle se noue en manière de bandeau autour de la tête. Si elle ne voit rien la première nuit, elle recommence la nuit suivante. Cette pratique est recommandée par les femmes pour connaître d&#39;avance l&#39;issue d&#39;un proces.&#60;br&#62;La confiance qu&#39;ont les femmes dans ces consultations est inébranlable. On peut, je crois, en esquisser la théo-rie. Elle s&#39;appuye sur les trois axiomes suivants, qui pour elles sont articles de foi : 1° &#34; les génies sont partout; il n&#39;est rien où ils ne se cachent &#34;; 2° &#34; la nuit est le mo-ment où les génies vaquent à leurs affaires &#34; et notam-ment se manifestent; 3° &#34; les génies ne mentent pas et leurs prédictions se réalisent &#34;.&#60;br&#62;A peu près de la même façon que l&#39;on évoque les génies pour les consulter, on évoque aussi, pendant la nuit, les esprits des morts dans le même but.&#60;br&#62;&#34; Les femmes vont arracher dans un cimetière de cam-pagne le cippe funéraire d&#39;une tombe, entendez la pierre dressée du côté de la tête du mort. Elles emportent cette pierre dans leur demeure. On sait que ces pierres, plus ou moins frustes, rappellent la silhouette d&#39;un homme. On en coiffe la &#34; tête &#34; d&#39;un turban, le &#34; buste &#34; d&#39;une gan-doura et d&#39;un burnous. La jeune fille impatiente de se marier, la veuve ou divorcée qui attend qu&#39;on redemande sa main, couche ce mannequin dans son lit, tout contre sa tète. Si elle rêve qu&#39;un homme se dresse devant elle, elle s&#39;assure qu&#39;elle contractera tôt ou tard un mariage; si aucun homme ne lui apparaît, elle désespère de trouver un mari. &#34; Cette pratique a joui d&#39;une certaine vogue vers 1912  et 1913 à Blida.&#60;br&#62;C&#39;est sans doute aussi comme incarnant l&#39;âme d&#39;un mort que la grenouille trouvée dans un cimetière passe pour révéler l&#39;avenir. Quand la mauresque la tient dans ses mains, elle lui demande pardon de son audace grande : &#34; Je te l&#39;assure par le serment que j&#39;en fais et par le ser-ment de l&#39;Envoyé d&#39;Allah, il ne te sera fait aucun mal. Dès que tu auras passé cette nuit, nous te rapporterons a l&#39;endroit où nous te prenons: &#34; Là-dessus, on l&#39;emporte à la maison. On lui fait les yeux avec de l&#39;antimoine; on lui teint les pattes avec du henné; on la pare, en un mot , puis on lui sert un couscous et &#34; on la fait manger &#34;. La jeune femme qui brûle de se marier la prend avec elle dans son lit. Il faut de toute nécessité qu&#39;il n&#39;y ait aucun homme dans la chambre : la djannia n&#39;apparaîtrait pas. La grenouille se montre à la dormeuse sous la forme d&#39;une femme qui l&#39;entretient de son futur mari, lui fixe l&#39;époque où il fera sa demande et souvent lui donne le signalement fidèle d&#39;un prétendant inconnu.&#60;br&#62;</description>
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  <category>Ethnographie -Anthropologie..etc</category>
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  <title>La Création , La nuit ....</title>
  <description>mercredi 8 septembre 2010, 21:08 &#60;br&#62;&#60;br&#62;La nuit est également le moment préféré des marabouts pour leurs apparitions, soit spontanées, soit provoquées. Ces saints, ayant un caractère islamique plus accusé que les génies, jouissent de la vénération des hommes autant presque que de celle des femmes. L&#39;un et l&#39;autre sexe les consultent donc et a peu près par les mêmes moyens que les génies.&#60;br&#62;Les femme&#34; prennent souvent une poignée de terre sur la tombe du saint, la serrent dans un nouet et la placent sous leur traversin : le &#34;  Seigneur viendra les avertir en songe &#34;. D&#39;autres personnes recueillent près du tombeau du saint sept petits cailloux qu&#39;elles déposent dans leur lit la nuit de la ziara (pèlerinage hebdomadaire ou annuel) de ce saint. Certaines femmes cachent dans la châsse du marabout un mouchoir ou un lambeau de linge qu&#39;elles viennent reprendre huit jours après et dont elles s&#39;entourent la tête quand elles veulent &#34; avoir un rêve &#34;, entendez s&#39;entretenir avec le marabout.&#60;br&#62;Mais les meilleurs résultats sont donnés par l&#39;incubation auprès du marabout. Dans les dépendances du sanctuaire d&#39;un saint, est toujours ménagée une &#34; chambre des hôtes &#34;, enfermée dans l&#39;enceinte sacrée, sinon attenante au mausolée. Qui dort dans cette chambre est sûr d&#39;avoir une vision ; de plus cette vision sera nette, cohérente et sans ambiguïté; enfin, les événements révélés seront d&#39;une vérité indiscutable. Le consultant, en s&#39;y couchant, prononce cette prière: &#34; O seigneur, nous allons passer la nuit dans le horm (protection) d&#39;Allah et dans ton horm : qu&#39;Allah nous fasse voir ton visage ! Seigneur, que ce que j&#39;ai dans l&#39;esprit cette nuit s&#39;accomplisse pour moi, s&#39;il plaît-à Allah ! &#34; Il formule alors son intention, les mains tendues, la paume vers le ciel, debout ou déjà couché. Après quoi, il prononce le symbole musulman et s&#39;endort. Il ne manque pas de voir se dresser devant lui le &#34;  Seigneur &#34; du lieu, très souvent sous la figure qu&#39;il avait du temps où il vivait, ou bien sous la forme d&#39;un lion, ou encore, fréquemment, sous celle d&#39;un soldat, d&#39;un officier ou d&#39;un général, suivant le grade qu&#39;il occupe dans la hiérarchie des saints. Les formes sous lesquelles apparaissent les saints sont infinies, car ils sont doués du don de protéisme comme les génies.&#60;br&#62;Les lois de la bienséance musulmane ne permettent pas aux femmes qui incubent de voir le saint sous sa forme humaine et réelle : il revêt pour se présenter à elles la ligure d&#39;un vieillard aux cheveux blancs, la poitrine nue, souvent avec un pagne autour des reins. Plus fréquemment, il apparaît sous la forme animale : lion, aigle. La plupart du temps, elles ne voient que des jeunes femmes ou de vieilles négresses qui ne sont autres que des génies femelles, servantes du Saint. Quand elles n&#39;ont pas affaire aux &#34; Bonnes personnes &#34;, domestiques du Saint, elles le voient lui-même, mais déguisé, comme nous l&#39;avons dit, en vieillard ou encore sous la figure d&#39;un voisin ou d&#39;un parent devant lequel l&#39;incubante a l&#39;habitude de ne pas se voiler.&#60;br&#62;Entre la veille et le sommeil, les femmes racontent qu&#39;elles perçoivent, au cours de leurs incubation, des visions (choufat) fantastiques ou effrayantes, &#34; a stupéfier la raison &#34;.&#60;br&#62;II arrive souvent, encore de nos jours (le fait était commun jadis, assure-t-on), que les Bonnes Personnes prennent en affection quelqu&#39;un de leurs adorateurs et lui témoignent leur sympathie, le plus souvent la nuit, en se révélant à lui sous leur figure naturelle (anthropomorphique) ou sous la forme animale; ou encore indirectement par des bienfaits : guérison miraculeuse, écu quotidien trouvé à l&#39;aube sous l&#39;oreiller, travaux exécutés par des mains invisibles, etc. Dans ce cas, le premier devoir que ces génies imposent à leur obligé, c&#39;est la discrétion. La moindre confidence qui lui échappe lui fait perdre la faveur de ses susceptibles protecteurs. De même, l&#39;individu qui se trouve être le témoin de ces faits d&#39;ordre surnaturel dont les gens de foi robuste parlent souvent sous le nom de choufât (visions), et que, par privilège, ils sont seuls à percevoir, doit se garder d&#39;en parler : il s&#39;attirerait la haine des esprits qui n&#39;aiment pas les bavards, qui ne veulent pas qu&#39;on parle d&#39;eux, qui ne tolèrent même pas qu&#39;on les désignent par leurs noms de génies, mais par des périphrases ou même par le simple pronom,, eux. Il n&#39;est qu&#39;une de leurs manifestations dont ils supportent qu&#39;elle devienne un sujet d&#39;entretien : ils autorisent que l&#39;on raconte les songes que l&#39;on a eus sous leurs auspices, pour en demander l&#39;explication.&#60;br&#62;Quand on a observé avec quelle gravité religieuse les mauresques racontent leurs rêves, particulièrement le matin, entre amies, en buvant leur premier café, on com-prend qu&#39;il était difficile d&#39;exiger d&#39;elles le silence sur ce sujet. Pourtant, l&#39;antique coutume leur impose là aussi certaines réserves. Ces communiqués de la divinité, ces mystères nocturnes, elles se font scrupule de les révéler autrement qu&#39;en tête-à-tête ou du moins en petit comité, à voix basse, en termes consacrés Appelant chez la confidente des répons également consacrés. Surtout, la sincérité est obligatoire; l&#39;exposé doit en être de la plus grande exactitude; toute déformation volontaire est un sacrilège. Les puissances supérieures n&#39;admettent pas que l&#39;on mente au sujet de leurs faits et gestes ou de leurs propos. Les génies et les marabouts châtient l&#39;imposture de ce bas monde et Allah renchérit dans l&#39;autre. Le songe est chose sacrée et, d&#39;après un dicton courant,  &#34; autant le menteur ajoute a son rêve, autant Dieu ajoute à son châtiment dans l&#39;au-delà &#34;. Elli izid fi mnamou izid lou rebbi fi aqâbou.&#60;br&#62;Parmi les formules quasi rituelles que les femmes  emploient pour accueillir la confidence d&#39;un songe, il en est une qui me semble perpétuer le souvenir d&#39;une vieille pratique religieuse. Pour complimenter la femme qui a eu un rêve heureux, ses compagnes lui disent : &#34; Allah bénisse ! Allah bénisse ! Bénédiction au Prophète ! Bénédiction au Prophète ! Oui, voilà un songe gentil, un superbe songe; fais l&#39;aumône d&#39;un petit pain d&#39;un sou à son occasion ! &#34; On trouve un pendant de cette expression, mais plus islamisé, dans le langage de l&#39;onéiromancie masculine. Quand le consultant a raconté au taleb un songe qui paraît de mauvais augure, celui-ci lui dit : &#34; Qu&#39;Allah fasse arriver le bien ! Fais l&#39;aumône d&#39;un petit pain au nom d&#39;Allah ! L&#39;aumône expulse le mal. &#34;&#60;br&#62;Offrande d&#39;actions de grâces chez les femmes, ou offrande déprécatoire chez les hommes, quelle que soit l&#39;intention qui l&#39;inspire, cette aumône aux pauvres a été sans doute, à son origine, une oblation à une divinité. Or cette divinité ne peut être Allah : sa nature incorporelle répugne à ces oblations matérielles; il hait tout ce qui lui rappelle l&#39;anthropomorphisme. D&#39;ailleurs, les femmes ne font pas remonter jusqu&#39;à lui le principe de leurs songes; Allah est trop haut, trop peu familier. C&#39;est aux génies, aux marabouts qu&#39;elles les attribuent et ce sont eux, qui, de fait, elles le constatent tous les jours, les leur procurent. Il ne faut donc pas aller chercher l&#39;explication de cette pratique dans le Coran ou dans la tradition musulmane, mais plutôt dans l&#39;antiquité antérieure à l&#39;Islam. Et l&#39;on pense, presque malgré soi, a ces petits pains ronds, de même forme, que ceux de nos maures-ques, que l&#39;archéologie de l&#39;Afrique du Nord nous montre sculptés sur les stèles votives dédiées au Saturne ro-main, ou plus anciennement encore, gravés sur celles du Baal Hammon punique ; les dieux auraient changé, mais l&#39;antique oblation serait restée, dissimulée, sous le cou-vert de la charite musulmane.&#60;br&#62;La nuit, au sein de laquelle se produisent les théophanies de divers genre dont nous avons parlé, en garde aux yeux du peuple un caractère sacré. C&#39;est ainsi que les plus dévots musulmans se surprennent à jurer par certaines nuits de la semaine; seulement ils ont soin de préciser le fait surnaturel qui communique sa sainteté à ces nuits. Le lundi, on entend souvent à Blida le serment suivant : &#34; Par cette nuit dernière, qui est la nuit de la naissance du Prophète, sur Lui la bénédiction et le salut ! je jure que telle chose est. &#34;  Voici le serment du mardi : &#34; Par la nuit de ce jour, nuit du mardi qui précède le marché de notre Seigneur Emhammed ben Aouda, (marabout révéré dans toute l&#39;Algérie et dont le sanctuaire à Blida est visité le mardi). &#34; On dit le vendredi : &#34; J&#39;en jure par cette nuit dernière, nuit du vendredi, et par les récitations que font cette nuit-là les membres des pieuses confréries dans les maisons du Prophète. &#34; On dit le samedi : &#34; J&#39;en jure par la nuit dernière, nuit du samedi, nuit du divan des Saints (où les Saints tiennent leur assemblée) &#34; Ces serments ont été recueillis sur les lèvres des hommes et leurs termes témoignent d&#39;une islamisation déjà avancée. Mais les femmes jurent aussi par la nuit du mercredi &#34; qui est celle des Bonnes Personnes &#34; et aussi par la nuit du vendredi personnifiée, mise au rang des génies, comme nous le verrons dans le chapitre suivant.&#60;br&#62;Les Jours&#60;br&#62;On retrouve, dans la Mettidja, le conte des &#34; Deux bossus et les jours de la semaine &#34;. En voici une version recueillie à Blida ; celle d&#39;Alger est identique.&#60;br&#62;&#34;  II y avait autrefois deux frères, dont l&#39;un était bossu et l&#39;autre hydropique. Le bossu se trouvant seul dans une étuve de bain maure, entendit des voix, des claquements de mains cadencés, enfin reconnut des génies qui se livraient au plaisir de la danse en chantant : &#34; Jeudi, vendredi, samedi ! Jeudi, vendredi, samedi ! &#34; Il se mit lui aussi à frapper des mains et il ajouta à ces trois noms de jours trois noms de mets, rimant respectivement avec eux : &#34; Du couscous, du beurre frais et des navets ! Lekhmîs ou djem&#39;a ou sebt... koskos ou zebda ou left &#34;.&#60;br&#62;&#34; Les génies s&#39;arrêtèrent pour l&#39;écouter, aussi ravis que si réellement il leur avait offert un festin. &#34; Messieurs, dit le  chef,  comment    récompenserons-nous  ce    pauvre&#60;br&#62;homme ? - Montrons lui un trésor ! - Donnons-lui en mariage une de nos filles 1 - Non, dit le chef, nous allons lui enlever cette bosse. &#34; Le bossu, aussitôt, perçut comme un sifflement de rafale derrière lui : sa bosse avait disparu. Il rencontra son frère. &#34; Combien t&#39;a coûté ta guérison ? lui dit celui-ci. - Donne-moi cent sultanis et je t&#39;apprendrai ce qu&#39;il faut faire. &#34; L&#39;hydropique les lui compta. Quand il fut dans l&#39;étuve, il entendit chanter : &#34; Du couscous, du beurre frais, des navets ! &#34; Il éleva la voix et ajouta : &#34; Et du lait de beurre (ouelben). &#34; Mais ce mot ne plut pas aux génies. &#34; Comment le récompenser ? - Mettons-lui sur le dos la bosse de son frère ! &#34; II sortit avec double bosse. Il disait, quand on l&#39;interrogeait sur ce sujet : &#34; J&#39;ai acheté la bosse de mon frère cent sultanis.&#34; On reconnaît un thème signalé en France, notamment dans l&#39;Ardèche .&#60;br&#62;Les jours sont parfois considérés comme des entités. On les conçoit comme des réalités substantielles, indépendantes des révolutions terrestre et astrale. Dans une tradition religieuse, ils sont créés par Allah antérieurement à la terre. &#34;Allah créa un jour et l&#39;appela le dimanche ; il en créa un second et l&#39;appela le lundi ; il en créa un troisième et l&#39;appela le mardi; un quatrième et l&#39;appela le mercredi ; un cinquième et l&#39;appela le jeudi ; puis, il créa la terre le dimanche et le lundi, et les montagnes le mardi, etc. &#34; (Commentaire du Qorân, par El Beïdaouï, sourate Ha Mim.). Dans El Bokhari, (les Traditions islamiques, Houdas, T. III, p. 435), on peut voir aussi que les jours ont été créés avant le ciel et les astres. &#34; Dieu a créé la terre en deux jours, puis il a créé les cieux ; ensuite, il s&#39;est installé dans le ciel et l&#39;a mis en ordre en deux jours. &#34; Créatures primordiales, ou, du moins, antérieures aux autres, et ayant assisté à leur naissance, les jours sous le nom de Eiïâmât rebbi, Eiïâm rebbi, les jours du Bon Dieu, jouissent d&#39;une espèce de personnalité sacrée. Ils sont doués de sentiment et se vengent de celui qui ne remplit pas ses devoirs envers eux ; car ils ont droit à certains ménagements mal précisés. Un proverbe populaire dit : ( Les jours du Bon Dieu ! Ne sois pas leur ennemi, ils ne seront pas les tiens ! Eiïâm rebbi ma t&#39;âdîha ma t&#39;âdîk. &#34;&#60;br&#62;On démêle, dans la tradition orale, trois types de semaines. Toutes sont également calquées sur la série des sept jours de la genèse hébraïque, mais elles diffèrent par leur jour initial. Trois opinions, en effet, ont cours sur le premier jour de la création, comme on peut le lire dans la Badai ezzohour du cheikh Ibn Ish&#39;aq, y est-il dit, prétend que c&#39;est le samedi ; K&#39;ab El Ah&#39;bar, que c&#39;est le dimanche, et les gens de l&#39;Evangile (les Chrétiens) que c&#39;est le lundi. &#34; Ainsi, la -question du jour dans lequel Allah commença la création et, conséquemment, par lequel la semaine doit commencer, reste, comme on dit, mâchi mah&#39;çour, c&#39;est-à-dire sans avoir été tranchée et tolère une certaine liberté de croyance. De là, trois hebdomades.&#60;br&#62;La plus populaire est celle que l&#39;on peut appeler la juive, parce que, comme la semaine juive, elle commence par le dimanche et finit par le samedi ; et que, de plus, comme elle aussi, elle porte une nomenclature ordinale qui ne laisse aucun doute sur son origine. Ah&#39;ad qui est le nom du dimanche, veut dire le premier jour ; Athnîne veut dire le second ; ainsi de suite jusqu&#39;au jeudi, Khemis, où l&#39;étymologie retrouye le nombre cinq. Le vendredi seul fait exception ; il emprunte sa dénomination à l&#39;office musulman et s&#39;appelle le jour de la prière commune, djem&#39;a. En revanche, le samedi a gardé son nom hébreu sabbat, essebt. Dans cette tradition, le dimanche est propice à la construction parce que Allah, ce jour-là, à l&#39;imitation de Yaveh, entreprit l&#39;œuvre de la création ; et le samedi, qui fut le dernier jour de cette création, passe communément, aussi bien chez les musulmans que chez les israélites de l&#39;Algérie, pour le jour qui doit être le dernier et qui verra la fin du monde.&#60;br&#62;De bonne heure, la susceptibilité musulmane s&#39;est insurgée contre la tyrannie de cette tradition biblique. Le Prophète lui-même l&#39;a combattue. Abou Horéïra, qui fut un de ses compagnons, a raconté : &#34; L&#39;envoyé d&#39;Allah me prit par la main : &#34; Allah, me dit-il, a créé l&#39;élément terrestre le samedi, les montagnes le dimanche, les arbres le lundi, etc. &#34; . Evidemment, en lançant cette version islamique de la création, il voulait justifier son choix du vendredi comme jour férié du nouveau culte. Depuis, les écrivains arabes orthodoxes n&#39;ont pas manqué de réserver dans leurs écrits la primauté au vendredi. Tantôt ils lui assignent la priorité dans la série : c&#39;est ce qu&#39;a fait El Qazouïnî, par exemple, dans ses Adjâïb el Makhlouqât, où, étudiant les vertus des jours, il a soin de commencer par le vendredi. Tantôt, au contraire, on lui fait clore la liste, dans la pensée que le dernier rang constitue la place d&#39;honneur : telle est la disposition observée dans le Divan apocryphe de l&#39;Imam Ali ben Abi Taleb-Il semble bien que, dans la vie courante aussi, cette aspiration d&#39;ordre religieux tend, de plus en plus, à faire du vendredi la base de la semaine. Ce jour est, aux yeux de tous, le seigneur des jours (siïed leiïâm). Le mot djem&#39;a, vendredi, s&#39;est substitué complètement dans le langage aux nom de la semaine, ousbou. On dit : men djem&#39;a Ildjem&#39;a, d&#39;un vendredi à l&#39;autre, pour faire entendre : hebdomadairement.&#60;br&#62;A côté des conceptions hébraïque et islamique, qui se disputent la prédominance; on distingue encore un vague souvenir de la semaine chrétienne. Celle-ci est caractérisée par le rôle initial attribué au lundi. Or, dans le jeu de Sertissou-, qui est leur saut de mouton, les gamins indigènes, à Blida et à Alger, emploient une formulette où les noms des jours sont qualifiés d&#39;une façon sugges-tive. &#34; Sertissou ! disent-ils. Le dimanche, mermissou ! - Le lundi, une porte ! - Le mardi, un portier ! -- Le mercredi, un donneur de joie ! - Le jeudi, un donneur de congé ! - Le vendredi, rappel des planchettes ! (jour où l&#39;on reprend le travail). - Le samedi, sabbat des juifs ! - Le dimanche, dimanche des chrétiens ! &#34; Le thème, manifestement, Consiste à définir les jours d&#39;après leur fonction. Si le lundi est déclaré une porte, c&#39;est qu&#39;on le considère comme ouvrant la semaine ; ce que confirme, d&#39;ailleurs, la fin de la série que l&#39;on clôt par le dimanche. Y a-t-il là la trace d&#39;une influence moderne ou bien une survivance antique ? La dernière hypothèse est plus vrai-semblable. Mais dans les deux cas on reconnaît une idée chrétienne.&#60;br&#62;Ainsi, l&#39;analyse révète trois espèces d&#39;hebdomades dans l&#39;esprit populaire en Algérie, chacune d&#39;elles ayant pour jour final, pour jour fondamental, le jour sacré d&#39;une des trois grandes religions qui ont existé et coexistent encore dans le pays. Ces jours sont le vendredi, le samedi et le dimanche. Et ces trois jours, chargés en quelque sorte de sacralisation, nous offriront un grand nombre de particularités folkloriques. Ils seraient même les plus riches en éléments de ce genre, n&#39;était le mercredi qui, encore plus qu&#39;eux peut-être, sert de centre d&#39;attraction aux croyances superstitieuses, tellement qu&#39;on pourrait sans exagération voir en lui le jour férié d&#39;une quatrième religion, moins affichée sans doute, mais au moins aussi répandue et plus ancienne à coup sûr, l&#39;animisme.&#60;br&#62;Le dimanche&#60;br&#62;Le génie qui préside au dimanche a porté plusieurs noms. Dans le manuscrit hébreu dont j&#39;ai déjà parlé , il est nommé Bourqân, comme le génie du mercredi, qui se distingue de lui par le qualificatif El hioudi, le Juif. Vers 1910, à Blida, un iqqâch (sorcier), l&#39;invoquait sous le nom de Liouh, qu&#39;il faut rapprocher sans doute de iouh, un des noms du soleil en arabe régulier. Cependant, l&#39;ap-pellation sous laquelle il paraît le plus généralement connu est Medhab, ou, avec l&#39;article, Elmedhab.&#60;br&#62;Ce mot semble en relation avec le mot dhab, or. L&#39;or, en effet, est le métal du dimanche, comme nous l&#39;avons dit. Le soleil, astre du dimanche, et même toute sa sphère, sont représentés en or dans un poème d&#39;el Maghrâouï, daté de 1020 de l&#39;hégire (1622), qui se chantait encore au commencement de ce siècle et qui est connu sous le nom d&#39;Elmi&#39;radj ou l&#39;Ascension nocturne. Il y est dit : &#34; La quatrième sphère céleste a été créée d&#39;or natif, ainsi que ses étoiles et le soleil, parmi ses autres merveilles. &#34; De nos jours, un dévot avisé aura soin de choisir des cierges de couleur jaune pour les brûler le dimanche. On prétend qu&#39;autrefois, à l&#39;époque de l&#39;opulence légendaire, les talismans consacrés à Medhab étaient en or, d&#39;après ce principe que &#34;  les opérations magiques doivent employer les métaux qui correspondent aux astres des génies sollicités. &#34; La livrée de Medhab serait le jaune. Il semble bien qu&#39;on se le figure assez communément, vêtu de jaune, monté sur un cheval jaune et précédé d&#39;étendards jaunes. Pour ces raisons on peut considérer comme vraisemblable que Elmedhab signifie originaire-ment le doré (participe de la quatrième forme prononcé à la manière populaire au lieu de elmodhhab .&#60;br&#62;Il en serait de lui comme de Lahmar, le rouge, le génie du mardi, qui doit sans doute son nom au cuivre rouge qui est le métal de ce jour. Medhab, comme Lahmar, ferait partie d&#39;ailleurs de la catégorie nombreuse des génies portant des noms de couleurs et dans laquelle on compte : Lebiod, le blanc ; Lekhal, le noir ; Lesfar, le jaune ; Lazreg, le bleu ; Lakhder, le vert ; etc., bref, presque toute la gamme.&#60;br&#62;Medhab était particulièrement invoqué le dimanche, dont il était le maître, (çâhbou), le roi, (malikou). Voici une adjuration à son adresse qui figure dans un manuscrit ayant appartenu à un sorcier blidéen de la fin du dernier siècle. Elle est composée dans la langue populaire et selon les lois de la versification maghrébine. Elle fait partie d&#39;un ensemble comprenant, entre autres choses, les prières qui conviennent à chaque jour de la semaine et à chaque saison, et portant le titre de &#34; Grande invocation (Edda&#39;oua eljalîla), en dix-sept parties, où sont adjurés tous les génies ou plutôt toutes les tribus des génies. &#34;&#60;br&#62;Invocation du dimanche a l&#39;adresse du maitre de ce jour, Medbab&#60;br&#62;&#34; 0 Medhab, sois à ma disposition ; - ne franchis pas les bornes - Par ordre d&#39;Allah, l&#39;adorable, - sois pour moi au rendez-vous. - Venez à moi avec l&#39;objet de mon désir, qu&#39;il soit proche ou lointain.&#60;br&#62;Et hâte-toi vers moi, sans te dérober, - avec l&#39;arrêt (du Destin) et les témoins. - Amène tes tambours et tes bannières, - et (tes sujets) libres et esclaves. - N&#39;enfreignez point mon ordre, par la puissance du Maître glorieux !&#60;br&#62;Je prends à témoin ces remparts (tes guerriers), - ô riche en troupes ; - donne-nous les tremblements de terre et les tonnerres, - et besogne du bras, - par les serviteurs des noms en chîn et par le Fort, le Violent !&#60;br&#62;Par les vertus de la sourate Houd (11° sourate) - de (celle de) &#39;Amma (78° sourate) et par nos pactes, - obéissez-moi ; donnez-m&#39;en votre parole ; - étendez sans connaissance qui je veux. - Un ou plusieurs, qu&#39;on soit ici en proie au vertige !&#60;br&#62;J&#39;en ai assez de vos retards ! - Je vous adjure par Allah et par le roi Emhîl. - Je vous dépêche avec ce bon conseil : - envoyez-moi sur-le-champ Morra, - qu&#39;il m&#39;obéisse alerte, - par la splendeur des rois de la lune et par le roi Touthîl ! - Aidez-moi, ô mes auxiliaires ! - Obéissez-moi, ô serviteurs, par ordre du Maître, le Grand. - Et ne vous rebellez pas, (même) la durée d&#39;un clin -d&#39;œil, par le roi Djebrîl ! &#34;&#60;br&#62;II faut remarquer le ton impératif que prend le sorcier pour exiger l&#39;obéissance de Medhab. Il lui donne des ordres et le gourmande comme l&#39;on fait un serviteur ou un esclave. Il n&#39;est rien là qui doive nous étonner : c&#39;est une croyance bien établie dans l&#39;Afrique du Nord que &#34; les génies obéissent à l&#39;homme quand celui-ci sait les subjuguer par la vertu des incantations et des fumigations magiques. Les esprits alors le servent comme les domestiques servent leurs maîtres. Ils lui révèlent les choses secrètes, lui procurent de l&#39;argent, etc. L&#39;homme qui s&#39;est asservi les génies s&#39;appelle hakîm. &#34;&#60;br&#62;En principe, le hakîm doit son pouvoir à la connaissance de ces incantations. &#34; Sache, mon frère, dit notre manuscrit, que tous les rois des génies servent ces for-mules d&#39;invocation et obéissent aux noms qu&#39;elles contiennent, et de même les Rouh&#39;ania des sphères célestes et tous les ange  les servent. &#34; Ils les servent à la manière dont les génies servent les bagues magiques dans les contes, en se mettant à la disposition du maître dès qu&#39;il a recours à elles. Souvent ces noms sont barbares et incompréhensibles, de vrais abracadabras ; mais les sorciers plus profondément imprégnés d&#39;islamisme substituent à ces vocables archaïques suspects des passages du Coran auxquels ils attribuent le même ascendant magique et qui présentent l&#39;avantage de l&#39;orthodoxie. C&#39;est à cet ascendant du texte sacré que notre sorcier fait appel quand il adjure Medhab par les vertus des sourates Houd et &#39;Amma.&#60;br&#62;Mais nous voyons qu&#39;il ne se sert pas uniquement de l&#39;assujettissement irraisonné des génies aux vertus mysti-ques des mots. Comme, à ses yeux, ces génies sont très fortement anthropomorphisés, il s&#39;adresse chez eux aux sentiments ; il les somme à plusieurs reprises par l&#39;obéis-sance qu&#39;ils doivent à Allah, et par le devoir de discipline qui les subordonne à toute une hiérarchie : les serviteurs des noms en chîn, les rois de la Lune, les rois Emhîl et Touthîl, enfin le roi Djebrîl.&#60;br&#62;</description>
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  <category>Ethnographie -Anthropologie..etc</category>
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  <title>Des Anges et des Chayatines</title>
  <description>&#60;br&#62;mercredi 8 septembre 2010, 21:09 &#60;br&#62;&#60;br&#62;La tradition orale ne fournit aucun renseignement sur les serviteurs des noms en chîn (khoddam echchinia). Peut-être s&#39;agit-il des noms de génies terminés en ouch ou en ch, dont on a remarqué le nombre considérable en démonologie musulmane .La lettre chîn elle-même passe pour chargée de vertus mystiques, comme faisant partie des sept saouâqît el fatîh&#39;a . Dans Ibn el Hadjdj (kitab chomous el anouar ou konous el asrar, p. 66) il est question des rouhaniïet echchîn ou génies d&#39;essence supérieure, esprits supraterrestres attachés à la lettre chîn : ce titre de rouhaniïa prouve qu&#39;on leur attribuais un certain rang dans l&#39;échelle des puissances spirituelles.&#60;br&#62;Les rois de la Lune, molouk elqmeur, appelés aussi les gens de la Lune, ahl elqmeur, et les noms de la Lune, asma Iqmeur, jouissent d&#39;une autorité solidement établie dans l&#39;Afrique du Nord. La magie féminine ne les ignore pas, au moins en bloc. La sorcellerie masculine fait un usage fréquent de leurs noms. On les appelait, au com-mencement du XX° siècle, à Blida : &#60;br&#62;Liâkhîmine, Liâlaghouine, Liafourine, Liâroutsîne, Liârou&#39;îne, Liârouchine, Liâchalachine. Comme on peut le voir, dans la description d&#39;une pratique ayant pour but de faire naître la sympathie et l&#39;amour, recueillie à Blida en 1904 et publiée dans mes Coutumes, Institutions, Croyances des indigènes, de l&#39;Algérie (Blida, Mauguin, 1905, p 173), chacun de ces rois de la Lune est donné comme le supérieur hiérarchique de l&#39;un des jours de la semaine, Liâkhimine de Medhab et du dimanche, Liàlaghouine de Morra et du lundi, etc.&#60;br&#62;Emhil et Touthîl semblent inconnus. Leurs noms ne réveillent dans la mémoire des spécialistes de nos jours que l&#39;idée d&#39;anges célestes, dans la catégorie desquels les range leur terminaison en îl. On sait que celle-ci n&#39;est autre que le mot hébreu  &#34; el &#34; signifiant divinité et qu&#39;elle &#34; entre en composition dans le nom de la plupart des anges &#34;. (Doutté lib. cit., p. 120). Ces anges, aux noms en il, peuplent les sept cieux dans la conception musulmane. Ils affectent d&#39;ailleurs des formes qui dérou-tent notre angélologie. &#34; Les anges du ciel de notre monde, a écrit El Qazouinî (kitab &#39;adjâïb el mekhlouqât) ont la forme bovine et Dieu lui a donné pour chef un ange du nom d&#39;Ismâîl. Les anges du second ciel ont la forme d&#39;aigles et ont pour chef Mikhâîl. Ceux du troisième ciel la forme de vautours et ont pour chef ?â&#39;adiàil. Ceux du quatrième ont la forme de chevaux et ont pour chef Sàlsâîl. Ceux du cinquième ont la forme des houris et l&#39;ange qui les commande s&#39;appelle-Kalkâîl. Ceux du sixième ont la forme des ouïldân (ou pages du Paradis) et leur chef s&#39;appelle Samkhàîl. Ceux du septième ont la forme humaine, ( souratou banî Adama) et l&#39;ange qui leur est préposé s&#39;appelle Rouqâîl. &#34; C&#39;est ce dernier ange qui dans Ibn e1 Hadjdj (voir Doutté lib. cit., page 154) et dans Belhadhâd (lib. cit., p. 2), est donné comme correspondant céleste à Medhab, le génie du dimanche, car chaque jour de la semaine a non seulement son roi parmi les génies, lequel est appelé malikou essofli, son roi inférieur, mais aussi son roi parmi les anges que l&#39;on nomme malikou el&#39;aloui, son roi supérieur. Emhil et Touthil jouent dans notre poème populaire un rôle analogue à celui de Rouqâîl dans les livres de sorcellerie cités plus haut.&#60;br&#62;Le roi Djebrîl, dont il est question aussi dans ce poème, n&#39;est autre originairement que notre archange Gabriel, mais singulièrement modifié dans sa physionomie et dans son rôle. Il est invoqué, en dernier lieu, ici, comme le chef suprême des génies. C&#39;est là, en effet, une de ses principales fonctions dans la sorcellerie et dans la croyance commune. On se le représente tel que Mahomet, d&#39;après les traditions islamiques, le vit, (cf. Houdas, Traditions islamiques, t. 2, p. 437), avec six cents ailes et bouchant l&#39;intervalle des horizons. Dans le Mi&#39;radj d&#39;El Maghrâoui que j&#39;ai déjà cité et qui se chantait fréquemment dans la Mettidja, dans les premières années de notre siècle, il était décrit comme suit : &#34;  Plus beau que le soleil et la lune ; - les lèvres brillant comme les perles et l&#39;or natif ; - semblable aux comètes voyageant dans la nuit, couleur de mûre rouge. - Soixante-dix mille nattes de cheveux le parent, - couronnées des perles du Miséricordieux. - Ses vêtements sont tous tissés avec des pierres précieuses. - Ses pieds sont safranés à la mode des grands chefs. - Et six cents ailes brodées de pierreries le font briller de toutes les couleurs. - Chacune de ses ailes est séparée de l&#39;autre par un espace - de cinq cents années de marche.  Sa force était en rapport avec cette taille démesurée. D&#39;après le Badai ezzohour, - un livre de vulgarisation qui contenait tout le bagage scientifique des vieux Blïdéens de mon temps, - quand Loth fut sorti du milieu de son peuple, &#34; Djebrîl introduisit son aile sous les villes de ces peuples et il les arracha de leurs fondations ; or, ces villes étaient au nombre de sept, contenant chacune cent mille âmes ; et il les éleva si haut entre ciel et terre, que les habitants des cieux purent entendre les chants de leurs coqs et les abois de leurs chiens ; puis, il les retourna sens dessus dessous ; enfin, il fit suivre chacun des infidèles d&#39;une pierre sidjdjil, qui portait le nom de celui qu&#39;elle devait écraser, et tous périrent. &#34; Telle est l&#39;image qu&#39;éveilie dans la plupart des cerveaux indigènes de la Mettidja le nom de Djebrîl, ou son surnom, souvent employé en sorcellerie, de &#34; Paon des Anges &#34;, (ou, absolument, le Paon, Et&#39;t&#39;aous).&#60;br&#62;Dans la tradition écrite, ce caractère monstrueux n&#39;est pas particulier à Djebrîl. On le retrouve, en général, dans les anges qui approchent Allah, les moqarabin, et tou-jours dans ceux que nous appelons archanges et que les indigènes, appellent les chefs Elkoubara, ou les sultans des anges. Ainsi, Azraïl, l&#39;ange de la mort, &#34; a les pieds posés sur les limites inférieures du monde et dresse la tète dans les cieux supérieurs &#34; ; Israfîl, le sonneur du jugement dernier, tient toujours à portée de ses lèvres une trompette dont l&#39;embouchure développe une circonférence &#34; égale à l&#39;étendue des cieux et de la terre &#34;. Quant à Mikaîl,  &#34; s&#39;il ouvrait la bouche, les cieux s&#39;y perdraient comme un grain de moutarde dans la mer. &#34; (Voir Elqazouïni). L&#39;énormité est un des attributs, dans la théologie du moins, de ces êtres supérieurs. Mais l&#39;imagination populaire tend à en faire l&#39;apanage du seul Djebrîl. Témoin la légende tunisienne et algéroise d&#39;Azraîl, l&#39;arracheur des âmes, qui, jadis, circulait parmi les hommes, à la manière d&#39;un bourreau ; poursuivi par les huées de la foule, il demanda au Prophète de devenir invisible et l&#39;obtint. Djebrîl, au contraire, garde presque toujours sa figure fantastique. Dans le poème d&#39;el Maghrâoui que nous avons cité, c&#39;est sous cette forme qu&#39;il apparaît à Mahomet, pour lui servir de guide, dans son voyage nocturne, bien que la tradition écrite spécifie que, pour visiter l&#39;Envoyé de Dieu, il revêtait la forme humaine. Le rôle qu&#39;il joue en sorcellerie influe sur la représentation qu&#39;on s&#39;en fait : il a la taille qui convient au président du pandemonium musulman.&#60;br&#62;Cette fonction lui a été attribuée sans doute dès les premiers temps de l&#39;Islam. Elqazouïnî (mort en 1283), nous dépeint les &#34; auxiliaires &#34; de Djebrîl comme préposés à l&#39;administration du monde et &#34; spécialement chargés d&#39;y entretenir la force de résistance au mal et à l&#39;injustice &#34;. Ailleurs, il assimile Serouch, une des divinités du calendrier persan, à Djebrîl. &#34; C&#39;est le nom d&#39;un ange qui est le surveillant des nuits. On dit qu&#39;il n&#39;est autre que Djebrîl. C&#39;est, de tous les anges, celui qui est le plus redoutable aux génies et aux sorciers. &#34;  On voit que notre manuscrit blidéen ne fait que se conformer à la tra-dition classique en décernant à Djebril l&#39;empire des Esprits. Les lettrés, d&#39;ailleurs, ne sont pas seuls à avoir adapté cette antique opinion ; les femmes voient aussi dans Djebrîl le grand policier, du monde des sortilèges. Djebrine, comme elles l&#39;appellent, est leur protecteur contre les forces malfaisantes ; et leur souhait le plus solennel, qu&#39;elles formulent devant la jeune mariée ou le nouveau-né à qui elles présentent leurs vœux, est celui-ci : &#34; Que les mains prophylactères (les mains dites de Fathma) et que notre Seigneur Djebrîne te gardent ! Que l&#39;aile de Djebrîne te couvre ! &#34;&#60;br&#62;La vogue de Medhab qui est fort ancienne, puisque El Qazouini le cite au 13°siècle, est aujourd&#39;hui sur son déclin. Il figure dans deux poèmes populaires, à ma connaissance  ; dans l&#39;un, qui est marocain, l&#39;amoureux le prie&#60;br&#62;de faire bonne garde devant sa porte avec d&#39;autres génies.&#34;, pendant que son amante est chez lui, (poème commençant par ces mots : &#34; Sa&#39;dat elqelb elhâni) ; dans l&#39;autre, le général turc Ledham est comparé à Medhab pour ses victoires : triomphant, est-il dit, comme Medhab, (ghezoua du cheikh Moulai Ahmed sur la guerre gréco-turque de 1893). Les sorciers-médecins prononcent encore son nom quand ils énumèrent la série des génies des jours et quand ils recopient les amulettes traditionnelles. Mais sa légende s&#39;est perdue, même chez les lettrés ; et les femmes, qui l&#39;ont totalement oublié, ont remplacé son culte par un autre plus intime et plus soigneusement dissimulé, le culte de Sidi Djât&#39;ou.&#60;br&#62;Dans ses &#34; Fontaines des génies &#34;, étude consacrée aux  croyances soudanaises à Alger &#34;, J.-B. Andrews signale cette étrange déité. &#34; Un sacrifice domestique fréquent, dit-il, est celui à Djattou, djinn des latrines. &#34; Ce nom barbare appartiendrait au langage des nègres, à en croire les lettrés ; mais les indigènes islamisés, communément, aiment à traiter d&#39;innovation les observances qui choquent leur foi présente. Il est possible que ce nom soit importé et récent ; mais, certainement, les dévotions aux esprits des latrines sont chose ancienne. L&#39;opinion que tous les endroits où se trouvent des immondices sont hantés est générale et bien enracinée ; les fosses à fumier et les fosses d&#39;aisance sont un des habitats des génies les moins contestés de mémoire d&#39;homme. La légende a gardé le souvenir d&#39;une vieille djàniïa, Lalla Rah&#39;ma, dame Miséricorde, ainsi nommée par antiphrase, car elle passait pour fort malfaisante ; on se la représentait sous les traits d&#39;une négresse ; elle avait sa retraite dans les cabinets des maisons ; elle est encore l&#39;objet d&#39;un culte dans les campagnes et son nom a survécu dans les villes et sert, comme chez nous, Croquemitaine, d&#39;épouvantail pour les &#34;enfants. Haëdo raconte dans sa Topographie d&#39;Alger, que,de son temps, pour la fête du Mouloud, on brûlait des cierges dans &#34; le privé des maisons &#34; et on y déposait des offrandes, à savoir du couscous et de la viande . Il est à remarquer aussi que, parmi les acceptions du mot Medhab, le dictionnaire nous donne celui de latrines. Quand on sait avec quelle régularité, dans les milieux indigènes,comme chez nous d&#39;ailleurs, jadis,les différentes&#34; significations d&#39;un nom provoquent et conditionnent la germination des croyances relatives à ce nom, on se croit fondé à supposer que l&#39;antique et brillant &#34; roi &#34; dominical n&#39;a pas été sans présenter quelque accointance, sur une de ses faces tout au moins, avec notre obscur Djât&#39;ou actuel.&#60;br&#62;Nous avons une preuve matérielle de l&#39;existence du culte des latrines chez les indigènes des trois ou quatre dernières générations ; il n&#39;est pas rare de trouver, à Blida, à Douera, etc., dans les décombres des vieilles maisons en démolition, de grands clous rouilles, sans utilité rationnelle, et qui avaient pour fonction, assurent les bonnes femmes, d&#39;immobiliser le rouhani. Ce sont les traces d&#39;un &#34; clouement de ces Gens-là des cabinets &#34;,. comme on dit. Voici ce rite, tel qu&#39;il se pratique encore dans les quartiers populaires des villes et dans les campagnes. Quand on constate de l&#39;agressivité chez ces esprits, qu&#39;on entend, par exemple, des bruits de pas de leur côté, que les femmes, à l&#39;heure des lourdes siestes des méridiennes estivales, surprennent des formes fuyantes dans l&#39;ombre du corridor, et particulièrement la figure d&#39;une négresse dont la lèvre inférieure s&#39;étale en tapis et la lèvre supérieure en couverture, chareb iferreçh chareb ighet&#39;t&#39;i , les commères du voisinage ont vite fait de conclure que ces Gens-là sont irrités, sans doute parce qu&#39;on a négligé de leur brûler leurs aromates les jours où on en offrait à leurs confrères des chambres et de la cour. Gare alors aux maladies, surtout à la strangulation ! Car les génies ont l&#39;habitude, quand ils s&#39;emparent du corps d&#39;un homme, de lui remonter dans la gorge et de l&#39;étrangler. Alors une dâhia, - c&#39;est ainsi qu&#39;on nomme une femme d&#39;expérience qui passe pour la dépositaire, nullement desintéressée d&#39;ailleurs, de la tradition fémi-nine - se charge de l&#39;opération. Le clouage ne réussit qu&#39;à la condition d&#39;être fait dans l&#39;obscurité la plus profonde, d&#39;ordinaire à minuit. On achète quatre clous de grande dimension et quatre autres plus petits ; on se procure du thym. Au milieu de &#34; la nuit du dimanche &#34;, la dâhia, Suivie de la maîtresse de la maison, commençant par la porte du vestibule qui s&#39;ouvre sur la cour, enfonce dans le sol, à droite et à gauche du seuil, deux des petits clous ; puis, elle en fait autant à la porte d&#39;entrée de la maison du côté de la rue. La porte des cabinets donnant d&#39;ordinaire sur le vestibule, les rouhanis se trouvent ainsi enfermés dans une première ligne de circonvallation. La dâhia cogne ensuite les quatre grands clous autour de l&#39;orifice de la fosse, en carré. Pendant ce temps, la maitresse du lieu, le brûle-parfum dans les mains, ne cesse de jeter du thym sur la braise ; et la dâhia, à chaque clou qu&#39;elle plante, répète sans se lasser : &#34; Ce n&#39;est pas le clou que je cloue ; je cloue le rouhani. &#34; Elle termine en promenant rituellement sept fois le brûle-parfum autour de la bouche du &#34; silo &#34;.&#60;br&#62;Le mot rouhâni n&#39;a évidemment pas ici le sens d&#39;esprit préposé aux sphères célestes qu&#39;il a d&#39;ordinaire dans les livres de sorcellerie. Il présente dans la langue populaire deux significations qui semblent se combiner pour caractériser les génies auxquels on l&#39;applique. En premier lieu, il révèle une intention de flatterie, le rouhâni passant pour supérieur au djânn, témoin l&#39;expression courante :djânn rouhani, qui équivaut à un génie d&#39;un grade élevé. En second lieu, ce mot traduit à peu près notre mot revenant. Il éveille l&#39;idée d&#39;apparition terrifiante. Le clouement que nous avons décrit est, en effet, un moyen préventif pour tenir à distance et paralyser les génies malfaisants, dans l&#39;espèce celui qui semble avoir eu le plus de vogue au siècle dernier, la terrible Iemma Rah&#39;ma, ou celui qui tend de nos jours à la supplanter dans la foi populaire, le farouche Sidi Djât&#39;ou.&#60;br&#62;Sidi Djât&#39;ou est le chef de &#34; ces Gens-là des lieux d&#39;ai-sance. &#34; II est admis que, dans la nuit du samedi au dimanche, Sidi Djât&#39;ou &#34; sort &#34; de sa fosse. On lui offre ce soir-là du benjoin, ainsi, d&#39;ailleurs, que le mercredi et le vendredi ; mais dans ces deux derniers cas, on le fait aussi aux autres génies domestiques. A la fête du Mouloud, il a sa part du culte que l&#39;on rend a cette occasion à &#34; ces Personnes.&#34; ; si, en effet, on brûle un cierge rouge à la bouche de l&#39;égout dans la cour intérieure, et un cierge vert dans les appartements, on réserve un cierge jaune pour l&#39;illumination de son réduit (Blida). On sait que le jaune est la couleur du dimanche.&#60;br&#62;Les femmes de la maison ont recours à ses bons offices, notamment quand elles désirent que ces &#34; Personnes des latrines &#34; leur &#34; montrent &#34; quelque chose en songe. On achète dans ce cas, un sou de benjoin et une de ces petites bougies que l&#39;on appelle cierges des marabouts où chandelles du Mouloud. On la choisit rouge pour la circonstance, ou plus rarement verte. On a eu soin de blanchir à la chaux la pièce de Sidi Djât&#39;ou dans la journée du samedi. La nuit venue, on la fumige et on allume le cierge en disant : &#34; Sidi Djât&#39;ou, montre-moi ce que j&#39;ai dans le cœur, que je le voie en songe. Si tu me montres ce que j&#39;ai dans le cœur, je t&#39;offrirai une pastille d&#39;ambre et un cierge ; et si tu ne me le montres pas, je te badigeonnerai d&#39;ordure ! &#34; On assure que celle qui accomplit ce rite la nuit, veille du dimanche, voit (en rêve) se dresser devant elle un nègre de taille gigantesque ; d&#39;autres disent au contraire un homme d&#39;un teint très blanc. Si elle n&#39;a rien vu, elle recommence la semaine suivante, jusqu&#39;à trois fois,&#60;br&#62;Sidi Djât&#39;ou joue assez rarement, semble-t-il, ce rôle accourable. Il est plus souvent cité pour ses &#34; coups &#34; redoutés. Quand une femme souffre de la dysenterie, on dit : &#34; C&#39;est Sidi Djât&#39;ou qui l&#39;a frappée. &#34; Il se montre d&#39;une susceptibilité extrême. L&#39;imprudent qui se lave les mains aux cabinets est frappé de &#34; tsqâf &#34; (incapacité physique, morale ou intellectuelle).Ses mains sont &#34; refroidies, s&#39;engourdissent pour le travail. &#34; Se moucher ou cracher aux water-closets &#34; fait pousser des boutons sur le nez &#34;. Il y a un précepte populaire qui dit : &#34; Le trou de l&#39;égout pour les crachats et celui des cabinets pour les p.. .elmdjiria lelbzâq ou echehichma lelh&#39;zâq &#34;. Mais il se montre particulièrement sévère pour les mouvements de colère. Si un homme passe près du silo aux ordures au moment où il s&#39;abandonne à la colère, le génie Djâtou le frappe. A l&#39;un il fait flageoler les genoux (il le frappe d&#39;ataxie locomotrice) ; il rend un autre muet (paralysé de la langue), misanthrope, atteint de la manie de la persécution, fou surtout. Nombre de ceux reconnus aliénés et fous furieux par le médecin de la commune à Blida étaient plaints comme des victimes de Sidi Djât&#39;ou par les mauresques et les gens du commun. Les gens qui se piquaient d&#39;expérience attribuaient leur maladie, sans préciser davantage, à un génie mécréant, (chrétien), ou juif.&#60;br&#62;Sidi Djât&#39;ou, en effet, est chrétien ou juif. On sait que toutes les religions professées par les hommes comptent des adeptes dans le monde des Esprits. Les indigènes soutiennent que le malheureux possédé par Sidi Djât&#39;ou n&#39;hésite pas à blasphémer sa religion. &#34; Lui dit-on : &#34; Prononce le nom d&#39;Allah sur toi-même et la salutation au Prophète &#34;, ; il répond : &#34; C&#39;est tout ce que vous savez dire, vous autres, arabes ; je ne prononcerai ni l&#39;un ni l&#39;autre nom. &#34; Si l&#39;on veut lui passer au cou une écriture (quelques versets du Coran), il s&#39;y refuse. Il ne peut supporter l&#39;odeur des aromates que l&#39;on brûle aux bons génies et il brise la cassolette que l&#39;on approche de lui pour l&#39;exorciser.&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Ethnographie -Anthropologie..etc</category>
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  <title>La magie d&#39;Amour </title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;mercredi 8 septembre 2010, 21:19 &#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;impiété du forcené permet d&#39;identifier le génie qui le possède. Dans ce cas, l&#39;on aura recours, du moins les femmes de la famille, à Sidi Djât&#39;ou : on encensera sa retraite avec du benjoin et de l&#39;aloës ; on lui sacrifiera une poule, même un bouc, si le malade voit un bouc dans ses hallucinations ; et, en immolant la victime, on dira : &#34; Nous vous adjurons au nom d&#39;Allah Très-Haut et par Monseigneur Salomon, votre sultan ; rendez la liberté à cet homme &#34; ; car, même avec les génies mécréants, on fait appel, pour les intimider, à Salomon, leur roi traditionnel, et à Allah qui, quoi qu&#39;ils en aient, est leur véritable maître.&#60;br&#62;Les femmes et les enfants sont les victimes préférées de Sidi Djât&#39;ou et il les &#34; frappe &#34; sans raison appréciable. &#34; La femme alors est prise de nausées ; elle a des éructa-tions, des éternuements fréquents. Ses yeux deviennent fixes ou semblent affectés de strabisme ; ils louchent ou du moins présentent une convergence légère des yeux connue parmi le peuple sous le nom de urille de beauté fetlet ezzîn. &#34; Quelques-unes bâillent ; on leur donne de la viande crue, car elle sont sous l&#39;empire d&#39;un génie carnivore appelé Mâgzâoua.D&#39;autres tombent dans le mutisme : celui qui est sur leur épaule  est Sid el &#39;Aggoune, le Seigneur Taciturne. Beaucoup sont prises de convulsions et délirent. Elles tiennent alors des propos dont elles ne sont pas responsables et qui varient suivant les génies qui les possèdent &#34;.&#60;br&#62;Parmi ces malheureuses qui, dans leurs aberrations, cer-tainement, subissent les suggestions des croyances  ambiantes, les femmes possédées par Sidi Djât&#39;ou se distinguent pas leurs extravagances répugnantes. Non seulement elles blasphèment et battent le taleb qui veut les exorciser, mais, elles n&#39;ont qu&#39;une idée, c&#39;est, par force ou par ruse, d&#39;échapper à la surveillance à laquelle on les soumet pour gagner les lieux d&#39;aisance. Là, elles se roulent sur le sol, s&#39;abandonnent à leurs convulsions, se frottent la figure avec des ordures et en mangent. Se souiller, - et de souillure majeure au point de vue musulman, et chez elle une sombre et furieuse manie. C&#39;est par des contaminations de ce genre que certains sorciers, croit-on, se mettent en communication avec Iblis. Mais, ici, il ne s&#39;agit pas d&#39;impiété, ni même de perversion consciente : c&#39;est le démon des immondices, dit-on, qui agit en elles, se substituant à leur personnalité annihilée, comme c&#39;est lui qui décuple leurs forces, change leurs regard, dénature leur voix et profère, par la bouche de ces femmes, d&#39;ailleurs honnêtes, et de ces jeunes filles, des propos d&#39;une grossièreté et d&#39;une effronterie telles qu&#39;on ne peut les leur imputer.&#60;br&#62;Il n&#39;est, à ce mal, qu&#39;un remède connu, c&#39;est le djedîb, la danse des derviches. Sidi Djât&#39;ou, en sa qualité de mécréant, est intraitable ; il brave les écritures, les adju-rations et les citations coraniques des tolba-sorciers. De même, comme sous ce nom barbare au moins, il passe pour étranger, les vieux marabouts du pays sont consi-dérés comme sans pouvoir sur lui. Sa victime doit se rendre à la maison commune des nègres, la dar el djmâ&#39;a (Alger, Blida). Sous la surveillance d&#39;une duègne respec-table, elle y apporte une provision d&#39;aromates à brûler (bkhour) et une offrande (ou&#39;ada). On la recouvre d&#39;un ample burnous dont le capuchon est rabattu sur sa tête ; et, dans une atmosphère chargée des vapeurs du benjoin, aux accents étourdissants du tambourin et des castagnet-tes de fer larges comme des cymbales, elles commence, en balançant  la téte, de manière  à se  congestionner le&#60;br&#62;cerveau et à se donner le h&#39;al, l&#39;état, - sorte d&#39;anesthésie extatique, - une danse d&#39;énergumène interminable. Elle peut s&#39;y livrer à huis-clos, dans une chambre, ou s&#39;élancer dans la cour de la maison que l&#39;on appelle, parmi les initiés, &#34; la carrière &#34;, le champ de course (el midâne). La ah&#39;rifa, la praticienne, qui est la chaoucha de la maison ou, si l&#39;on veut, 1,&#39;hiérodule du temple, ne la quitte pas d&#39;une semelle, veillant à ce que son visage ne se découvre pas dans ses spasmes désordonnés ; car les curieuses stationnent volontiers sous les galeries de la cour et les indiscrétions des bonnes langues pourraient éloigner la clientèle. Enfin, après plusieurs heures parfois, la danseuse, couverte de sueur et épuisée, tombe dans les bras de la ah&#39;rifa, qui la couche, lui masse les membres et la laisse reposer. On assure que, à son réveil, elle est guérie.&#60;br&#62;Les égrotantes de ce genre étaient si , nombreuses à Blida, vers 1912, que, la Maison des Nègres n&#39;y suffisant pas, il se fonda une succursale : le mal de Sidi Djât&#39;ou se soigna de la même façon dans une &#34; clinique &#34; tenue par une sorcière à la mode, la derouicha bent Mordjana.&#60;br&#62;Les hommes ne voient pas d&#39;un bon œil ces mystères féminins ; mais, malgré leur scepticisme affecté, profon-dément imbus des mêmes superstitions, ils finissent par en accepter les conséquences. L&#39;anecdote suivante éclaire le fond de ces âmes, aussi crédules en réalité que celles des femmes. Descendant des anciens conquérants turcs, X..., d&#39;un caractère soupçonneux d&#39;ailleurs, se donnait volontiers pour un mari peu commode. Son idéal, en matière conjugale, était l&#39;abrupte sévérité que la légende prête aux Janissaires. On vint lui dire un soir que sa femme avait bondi aux cabinets et s&#39;était, comme on dit, &#34; crépi &#34; le visage ; il fallait la conduire à la Maison des Nègres pour qu&#39;elle dansât la danse sacrée. Il entra dans une grande colère. &#34; Quand je saurais que ce Djât-ou des Nègres (hada Djat&#39;ou mtâ&#39; elouçfân) doit me briser les membres et m&#39;aveugler, et, elle, la rendre folle et la faire&#60;br&#62;mourir, elle n&#39;ira pas ! &#34; II ajouta, quoiqu&#39;il l&#39;aimât beau-coup : &#34; Si elle s&#39;y rend pendant mon absence, c&#39;en est fait d&#39;elle ! &#34; Cette nuit-là même, il vit en songe deux nègres, deux géants lippus, la lèvre inférieure en tapis, la lèvre supérieure en auvent, avec deux massues de fer. Le poussant de la pointe de leurs armes, ils lui dirent : &#34; Tu as eu la langue un peu longue à notre endroit. C&#39;est ton caractère entier et ta dureté qui ont amené à nous cette jeune femme. Maintenant, elle est notre fille, que tu le veuilles ou non. Répudie-la, elle viendra à nous. Si tu résistes, nous la délivrerons et tu prendras sa place. &#34; II se réveilla épouvanté, les membres tremblant comme les feuilles du peuplier blanc. Il alla frapper chez sa belle-mère. Il lui raconta son rêve et ajouta : &#34; Je veux que tu l&#39;emmènes danser tant qu&#39;elle voudra, mais que l&#39;oiseau lui-même passant à tire-d&#39;ailes ne surprenne pas son visage ! &#34;&#60;br&#62;Plus encore que notre bouillant kouroughli, l&#39;opinion se montre tolérante envers cette sorcellerie. Les femmes des meilleures familles, naguère encore, avouaient sans honte leurs relations avec la Maison  des Nègres. Ceux qui s&#39;élèvent contre ces naïves croyances en rougissent moins devant leur foi islamique que devant le scepti-cisme européen. Ils s&#39;en défendent, comme toujours, en voulant les faire passer, malgré leur caractère évident de vieilles superstitions, pour des aberrations modernes. &#34; Pourquoi, disait l&#39;un d&#39;eux, les écritures (talismaniques) ont-elles perdu leurs vertus de nos jours ? Pourquoi les visites aux marabouts n&#39;opèrent-elles plus d&#39;effet et se voit-on obligé de recourir à ces génies ? C&#39;est que le siècle où nous vivons est impur et il aime les impurs, eloueqt hada mendjous ou, ih&#39;abb elmnâdjes. &#34; Des boutades de ce genre ne révèlent qu&#39;une chose : c&#39;est la profondeur de la croyance. Ces datés incongrues ont leurs contempteurs et leurs blasphémateurs ; mais combien comptent-elles de négateurs ?&#60;br&#62;Leurs dévots, d&#39;ailleurs, ne se croient nullement en opposition avec la Tradition sacrée et l&#39;orthodoxie pure. La croyance aux génies est un article du credo musul-man ; et, comme aucune restriction n&#39;en a limité la portée, cet article a conféré en réalité le droit de cité dans l&#39;Islam à toutes les superstitions animistes. Le croyant, pour peu qu&#39;il ait lu les annales de sa religion, sait fort bien que le fondateur et les propagateurs de cette religion partageaient sensiblement ses opinions sur ce point. Dans le recueil des Hadits ou Dits du Prophète, nous voyons Mahomet raconter à ses disciples que les génies croyants et infidèles vinrent un jour lui demander en quels endroits ils devaient respectivement établir leur domicile. &#34; J&#39;ai assigné pour demeure aux génies musulmans les hauts lieux et aux génies mécréants les bas-fonds &#34;, dit-il. Une autre anecdote du même recueil sacré nous montre une deputation de génies venant des lointaines régions de Nisibin pour interroger l&#39;Envoyé de Dieu sur la nourriture qui leur était licite. &#34; Je leur ai fixé, affirme le Prophète, toutes les sortes d&#39;os et de crottins (Koulla &#39;azmin oua routsatin). &#34; Dans une autre circonstance, on le vit jeter du crottin également, en guise d&#39;offrande, à une troupe de génies en voyage,que nul n&#39;apercevait, mais qu&#39;il distinguait, grâce à sa seconde vue. On peut juger, d&#39;après ces exemples, que la tradition religieuse n&#39;a nullement le droit de s&#39;offusquer des naïvetés de la tradition populaire. Aussi, en pays musulman, là où notre influence n&#39;a pas eu encore le temps de se faire sentir, la vieille coutume s&#39;affiche-t-elle avec ingénuité. A Ouargla, a l&#39;autre extrémité de la colonie, &#34; la première fête que donne la fiancée, à l&#39;occasion de son mariage, commence par un sacrifice aux esprits des lieux d&#39;aisance &#34;. (Biarnay, Etude sur le dialecte berbère d&#39;Ouargla, p. 391). Plus près de nous, ces moeurs primitives se dérobent, comme prises de honte devant notre rationalisme railleur ; on les renie et, sous nos yeux, d&#39;une génération à l&#39;autre, elles tombent dans l&#39;oubli. Les esprits simples, surtout parmi les femmes, se rendent fort bien compte de cette disparition précipitée des anciennes observances et en signalent avec précision la cause quand elles affirment que les &#34; génies,avant la venue des Français, se montraient aux yeux ostensiblement (a&#39;iâni d&#39;âhar), mais qu&#39;on ne les voit plus, qu&#39;on ne les entend même plus, depuis que les cloches-résonnent en Afrique. &#34;&#60;br&#62;Les pratiques de sorcellerie pour lesquelles, d&#39;après la croyance populaire, le dimanche est le jour propice, sont nombreuses. Comme leurs rites sont complexes et relèvent manifestement de conceptions différentes, nous n&#39;essayerons pas de les classer par leur méthode ou leurs procédés. Nous les grouperons d&#39;après leurs affinités d&#39;intention et de but. Nous noterons les principaux spécimens que nous avons pu relever de magie divinatoire, de magie amoureuse, de magie médicale et de magie maléficiente.&#60;br&#62;MAGIE DIVINATOIRE.- Le guet des présages sur les terrasses.- Les mauresques de Cherchell, qui veulent connaître l&#39;avenir, vont, comme elles disent, &#34; écouter leur présage &#34;, ou, comme elles disent encore, a guetter leur bonheur &#34; : iççenntou lfalhoum ichoufou sa&#39;dhoum.Le samedi soir, c&#39;est-à-dire, à leur point de vue, dans la nuit de dimanche, celle qui a résolu de consulter le sort monte sur sa terrasse, à l&#39;heure où les pas des passants se taisent dans les rues. Elle a fait du couscous pour le souper de ce soir-là, et, avant de servir la famille, en a prélevé une assiette qu&#39;elle n&#39;a pas arrosée de la sauce coutumière (merga). Debout sur sa terrasse, tenant à la main gauche l&#39;assiette, elle prend une poignée de couscous de la main droite et la lance, aussi loin qu&#39;elle peut, dans la direction du Sud, en disant, : &#34; Si c&#39;est du Sud, il viendra à moi ! &#34; Elle en fait autant du côté du Levant : &#34; Et si c&#39;est du&#60;br&#62;Levant, il viendra à moi ! Et si c&#39;est du Couchant, il viendra à moi ! Et si c&#39;est de la mer, il viendra à moi, mon bonheur parmi les bonheurs ! Il viendra à moi pendant que les gens dorment ! &#34; &#60;br&#62;Elle s&#39;accroupit ensuite sur le sol, le visage tourné du côté de la Mecque et écoute. Si rien ne vient, elle tend l&#39;oreille successivement au Sud, à l&#39;Est, à l&#39;Ouest, au Nord. &#34; Celle qui consulte pour savoir si elle se mariera, entend des ululations de joie , comme on en pousse-dans les noces. Si elle doit trouver un mari à la campagne et non à la ville, elle entendra dans l&#39;ombre une mule secouer son mors. La naissance d&#39;un enfant désiré s&#39;an-nonce par des vagissements proches ou lointains ; une aubaine, un héritage par un tintement d&#39;écus ; une mort par des hululements de deuil et des cris de pleureuses se déchirant le visage. &#34;&#60;br&#62;&#34; Ce travail, affirme la Cherchelloise, qui a fourni ces détails, n&#39;est point décevant. On entend toujours quelque présage et ce présage se réalise. Telle femme, qui était préoccupée d&#39;une toilette nouvelle, perçut un bruit de ciseaux et le déchirement d&#39;une étoffe. Une autre, une divorcée, dont le cœur était resté à son foyer et qui languissait du désir d&#39;y rentrer, reconnut, dans une voix lointaine, celle d&#39;une parente de son mari qui l&#39;entretenait. Mais, pour avoir recours à ce procédé, il ne faut pas être poltronne. D&#39;après la croyance générale du pays, ceux qui produisent ces présages (ellidjîb el fâl), ce sont ces Gens-là (les génies). Je crois plutôt que ce sont des anges envoyés par Allah (elmelk men &#39;and Allah). Cependant, le couscous que l&#39;on lance disparaît sans qu&#39;on en retrouve trace le lendemain. On dit que ce sont ces Gens-là qui l&#39;enlèvent (ierfdouh douk ennâs). &#34;&#60;br&#62;Les poignées de couscous peuvent être remplacées par des poignées de terre, mais il faut que celle-ci ait été prise &#34; dans trois pots de fleurs &#34;.            &#60;br&#62;Consultation par la terre. - Cette pratique ne réussit que dans la nuit du samedi au dimanche. La femme qui veut questionner les esprits, sort de chez elle, les yeux bandés. Elle prend au hasard une poignée de terre au milieu de la route et s&#39;en revient en prononçant l&#39;incanta-tion suivante : &#34; J&#39;ai emporté l&#39;agité (la poussière) hors du giron de sa mère ; - je ne le rendrai à sa place - que lorsqu&#39;il m&#39;aura tout dit de sa bouche. &#34; La consultante &#34; couche &#34; cette terre près d&#39;elle dans son lit ; elle voit se dresser devant elle une jeune fille ou bien un groupe de sept jeunes femmes ; mais, dans l&#39;un et l&#39;autre cas, elle reçoit la réponse qu&#39;elle tient à recevoir. Elle doit avoir soin de rapporter la terre à l&#39;endroit où elle l&#39;a prise, sous peine d&#39;attirer sur elle ou les siens la mort ou la folie . &#60;br&#62;Les sept grains de blé, Esba&#39; guemh&#39;ât. - Les gens de Médéa prétendent voir dans certains grains que l&#39;on trouve dans le blé une figure humaine plus ou moins distincte. Ils en réunissent sept de ce genre et leur &#34; attachent du henné &#34;, en réalité, ils les enduisent de goudron. On les enveloppe ensuite dans un linge. On récite une formulette : &#34; Je vous ai attaché le goudron - vous m&#39;apporterez des nouvelles de Tlemcen. - Je vous en adjure par Allah et par le Prophète, envoyé d&#39;Allah : - montrez-moi celui (ou ce) qui est dans mon cœur (dans mon esprit) ; montrez-le moi dans mon sommeil. &#34; On répète trois fois cette incantation, et l&#39;on met le nouet sous sa tête. On voit en songe ce que l&#39;on veut voir. Il ne faut opérer que la nuit du dimanche (du samedi au dimanche). A Cherchell, même nuit, même formule ; mais au lieu de goudron on emploie du henné (henna), que l&#39;on fait rimer avec Mezghenna (Alger).&#60;br&#62;Les Cartes-génies. - Les cartomanciennes indigènes attendent le samedi pour faire l&#39;acquisition d&#39;un jeu nou-veau. Elles le font acheter par un jouvenceau ou une jeune fille non encore nubile. La nuit du samedi au dimanche, elle les imbibent d&#39;absinthe ; comme elles disent, &#34; elles les saoulent &#34;, en les laissant pendant toute la durée de la nuit tremper dans l&#39;alcool. Le lendemain, dimanche, elles procèdent à leur fumigation par le benjoin. Mais, auparavant, si elles ont brûlé l&#39;ancien jeu pour le punir d&#39;avoir menti, comme il arrive, elles approchent les cartes neuves de leurs lèvres et leur font ce serment : &#34; Attention 1 Je vous jetterai au feu aussi, si vous vous trouvez menteuses, tout comme je viens de brûler vos sœurs. &#34; Pendant que le benjoin répand sa fumée, la guezzana ou devineresse coupe avec la main gauche les cartes en trois paquets. Voici son incantation, sa qraïa, comme elle l&#39;appelle en empruntant le nom technique de la récitation du Coran :  &#34; Je l&#39;ai coupé avec la main gauche ;  ma prédiction sortira au complet. &#34;  Autre qraïa : &#34; Je t&#39;ai honoré au nom du Prophète et de mon Seigneur l&#39;Envoyé d&#39;Allah. - Ce, qui est dans mon présage sortira dans ma prédiction. - Je t&#39;ai honoré comme t&#39;a honoré Lalla Fathma Ezzohra, la fille du Prophète. - Elle t&#39;a honoré au sujet de son khalkhal (périscélide) : - il se trouva le lendemain à ses pieds ; - et elle t&#39;a honoré au sujet de son anneau : - il se trouva le lendemain à son doigt ; - et elle t&#39;a honoré au sujet de ses bracelets : - ils se trouvèrent le lendemain à ses poignets; - et elle t&#39;a honoré au sujet du troupeau de son père : -  il se  trouva le lendemain  dans son parc. - Je t&#39;ai honoré au nom du Prophète et de ses compagnons à la condition que tu ne mentes pas. - Ce qui est dans mon cœur (ce que j&#39;ai à cœur de savoir) sortira dans ma prédiction. &#34; &#60;br&#62;&#34;  Un jeu de cartes, expliquait la cartomancienne arabe, (Blida, 1915), à qui sont dûs ses renseignements, est une djaniïa (une fée) ; cette djaniïa vous montre ce que vous avez à cœur d&#39;apprendre ; mais il faut savoir la traiter. &#34; Elle condamnait les cartes qui ont traîné dans les cafés et ont servi à jouer de l&#39;argent ; il lui fallait des cartes neuves. Pour faire parler la djaniïa, elle la faisait boire ; et ses cartes étant, à son idée, d&#39;importation chrétienne, elle lui faisait boire de la liqueur des chrétiens, de l&#39;absinthe, et pela le dimanche, jour de fête des chrétiens.&#60;br&#62;MAGIE AMOUREUSE. - Charme de l&#39;arcade. - Dans la maison indigène, -au-dessus de la porte d&#39;entrée de chaque chambre, on remarque une niche, souvent cin-trée, formée par l&#39;arc de décharge appuyé sur le linteau. Cette niche s&#39;appelle elqouç, l&#39;arc. Elle joue un rôle important dans le culte des génies domestiques.  Elle  leur  sert,  dans  la  croyance  commune  de&#60;br&#62;demeure ou de tabernacle. Dans la nuit, veille du dimanche, (et aussi pendant la vigile du mercredi), la mauresque amoureuse se plante debout sous l&#39;arcade de la porte de sa chambre. Elle a eu soin, dans la journée, de le badigeonner d&#39;un lait de chaux bien blanc. Elle prononce sept fois la prière suivante : &#34; Mon arc, toi qui fronces le sourcil, - qui fus jadis vert - et depuis t&#39;es desséché, - combien as-tu fait entrer de jeunes mariées, - et combien as-tu fait sortir de cadavres ? - Tu m&#39;amèneras mon bonheur, lors même qu&#39;il serait plongé au fond de la mer ! - Mon bonheur parmi les bonheurs ! - II viendra à moi pendant que les gens seront endormis. - Celui qui fait partie de mon bonheur me conquerra, - qu&#39;il appartienne aux hommes libres ou aux esclaves. &#34;  A partir de ce moment, la femme doit aller se coucher sans adresser la parole à personne ; car, &#34; ayant fait appel a la puissance de ces Gens-là, elle est entrée sous leur protection, dekhlet fi d&#39;mânethoum. &#34; Une jeune mauresque dé Cherchell, ayant dit bonsoir à sa voisine après avoir prononcé cette conjuration, se réveilla muette pour la vie. Elle expliqua par signe qu&#39;elle avait vu en songe un nègre qui lui avait bien montré son bonheur, celui auquel elle avait pensé, mais lui avait fait signe qu&#39;elle ne l&#39;aurait pas. Alors &#34; &#34;elle avait vu sa langue dans la main du nègre &#34;. Maint récit de miracles dûs aux génies (karamat douk ennâs) entretenait, vers 1910, dans la Mettidja,, la vogue dont jouissait ce mode d&#39;incantation (hadettebiât).&#60;br&#62;Autre charme pour faire naître l&#39;amour. - Dans la nuit du samedi au dimanche, on fait des fumigations arec du thym. L&#39;on prononce cent fois l&#39;incantation suivante : &#34; Nous te saluons, ? thym. - Les gens t&#39;appellent le thym; - moi, je t&#39;appelle el mkhenter (celui qui fait le beau). -?0 toi, qui te dresses sur la colline rouge, - près de toi a passé le lion avec ses rugissements ; - près de toi a passé le serpent avec ses mues ; - près de toi a passé le chacal avec ses crocs ; - près de toi a passé le prophète avec ses étendards. - L&#39;amour d&#39;une Telle, fille d&#39;une Telle, tournera (autour d&#39;un Tel), - comme l&#39;oiseau tourne autour de son nid. &#34; &#60;br&#62;Autre tedjlib ou sortilège pour attirer un homme aimé. - On apporte dans la nuit, veille du dimanche, de la jusquiame blanche, plante bien connue dans la magie indigène et que l&#39;on voit cultiver spécialement en vue des opérations de ce genre dans les jardins de la Mettidja. On fait brûler du benjoin à l&#39;exclusion de tout autre parfum. Une sorcière ou la femme qui veut bénéficier du charme marmotte sur la plante : &#34; Bourendjouf (? jusquiame), ô Bourendjouf, - je te salue, ô Bourendjouf ! - Les gens t&#39;appellent Bourendjouf - et moi je t&#39;appelle le génie enlevé. - Tu enlèveras l&#39;esprit d&#39;un Tel, fils d&#39;une Telle d&#39;entre son poumon et son hypocondre ; - et il ne viendra à moi qu&#39;en se précipitant, - comme le chameau se précipite sur la berge de la rivière, - et comme le pigeon s&#39;abat les  ailes étendues sur  la gouttière  du gourbi - comme glisse le serpent dans le chaume des toits ; - et il me montrera la même tendresse que la brebis montre à son agneau. - II viendra en courant et malgré lui et tout le monde le verra ! &#34; &#60;br&#62;Autre tedjltb. - Pour faire naître l&#39;amour dans le cœur d&#39;un homme, on choisit le jour du dimanche et l&#39;on envoie un adolescent premier-né de sa mère acheter, dans une boutique tournée vers l&#39;Orient, une marmite en terre neuve; il doit se garder de la marchander. On emplit cette marmite de piment rouge réduit en poudre, dans lequel on enfonce autant de sel qu&#39;il peut en entrer. De temps en temps, la femme qui compte profiter du sortilège se lève et prononce cette incantation : &#34; Avec mon sel je t&#39;ai salée; avec mon piment je t&#39;ai brûlée; - amène-moi un Tel, fils d&#39;une Telle, dès aujourd&#39;hui (ou cette nuit même), ou bien je te briserai. &#34;  Elle s&#39;adresse à la marmite et elle a soin de lui parler &#34; de la bouche à la bouche &#34;, c&#39;est-à-dire en se penchant sur son orifice.&#60;br&#62;MAGIE MEDICALE. - Chez les Beni-Khlil, dans les envi-rons de Boufarik, quand un enfant tarde à marcher, on a recours, pour lui délier les jambes, à une pratique dont le moment propice est fixé au dimanche matin, avant le lever du soleil. Sur la coquille d&#39;un œuf de poule on fait, avec de l&#39;ocre rouge et de l&#39;indigo, une grosse tache ronde et une autre avec un mélange de suie, de pâte à pétrir le pain et de résine. On enfonce cet œuf ainsi décoré dans la cendre du brasero et on le recouvre de charbons ardents.. L&#39;enfant doit enjamber le brasero au moment où l&#39;enveloppe calcaire éclate et il doit l&#39;enjamber encore six fois de suite pendant que l&#39;albumen et le vitellus se répandent et grésillent dans la braise. On recueille ensuite le jaune et l&#39;on en frotte les genoux paresseux.&#60;br&#62;MAGIE MALEFICIENTE. - Le maléfice du sang. - La Mauresque  qui  veut  frapper  une  ennemie  dans  sa santé et lui infliger la tedjriet eddemm (l&#39;hémorrhagie), ramasse dans la campagne une tortue de terre. Elle lui entaille le cou de manière à ne le lui couper qu&#39;à demi. Elle l&#39;enveloppe dans un linge de santé dont s&#39;est servie la femme qu&#39;elle veut atteindre. Enfin, elle dépose ce paquet sur un point quelconque des limites de la ville. La a&#39;zîma est : &#34; Si tu guéris, ô tortue, et que tu te mettes à marcher, attendis qu&#39;une Telle, fille d&#39;une Telle, se lève de son lit et marche. &#34; . Dès que la tortue a été déposée sur la limite de la ville, la victime de ce sortilège tombe dans son lit. Ce &#34; travail &#34; doit se faire un dimanche.&#60;br&#62;Un dimanche également, on envoie un garçon qui n&#39;a pas encore l&#39;âge du mariage acheter, dans une boutique tournée vers l&#39;Orient, sept &#34; clefs &#34; : c&#39;est ainsi que les vieilles mauresques désignent les clous, usant d&#39;antiphrase, le mot clou étant de mauvais augure. On fait &#34; cuire à la vapeur &#34; ces clous dans le keskas (ustensile a faire cuire le couscous) d&#39;une femme qui n&#39;a jamais changé de mari. Naturellement, on le fait à son insu, car elle ne se prêterait pas à cette complicité : &#34;  Nous redoutons trop la première nuit de notre tombeau ! &#34; protestent nos Mauresques. On se rend ensuite dans un fond de vallée, où l&#39;eau forme marécage ou du moins détrempe le sol en toute saison. L&#39;on plante dans la terre humide les sept clous renversés, la tête en bas et la pointe en l&#39;air, en disant sept fois : &#34; J&#39;ai fait le sortilège de l&#39;hémorragie pour une Telle, fille d&#39;une Telle; elle ne guérira que lorsque cette terre séchera et deviendra altérée. &#34; . Il faut se garder de se retourner en revenant chez soi.&#60;br&#62;La Mauresque de Cherchell qui a donné ces explications était fermement convaincue que c&#39;était là &#34; une opération magique terrible &#34; (ea&#39;mâl ouâ&#39;ar) et que &#34; la femme et l&#39;homme visés devaient, cette nuit-là même, se prendre de querelle dans le lit et le lendemain aller chacun de leur côté. &#34;&#60;br&#62;Autre korh. - Une jeune fille vierge achète, un diman-che, dans une boutique tournée vers l&#39;Orient, des aromates connus sous le nom de tebtîl (ce qui fait cesser) et ousekh eddib (ordure de chacal). On prononce dessus la formule incantatoire suivante : &#34; J&#39;ai serré pour toi, du tebtîl : rien ne te servira (contre lui). Et j&#39;ai serré pour toi de l&#39;ordure de chacal : celui qui demandera la main d&#39;une Telle, fille d&#39;une Telle, sera pris de dégoût. &#34;  On répète sept fois cette formule. On enferme les éléments solides du charme dans un nouet que l&#39;on enterre sous le seuil de la porte de la personne visée. Ce tsqâf (empêchement) n&#39;agit que sur les jeunes filles et les femmes non en puissance de mari. Pour faire cesser le sortilège, il faut que la femme ensorcelée se rende sur le bord de la mer. On creuse à ses pieds un trou dans le sable, de manière que la lame puisse le remplir. Elle boit de l&#39;eau de sept vagues différentes et s&#39;en asperge également sept fois le corps. Dès que l&#39;opération est terminée, elle court consulter le sort par le plomb fondu et jeté dans l&#39;eau, (par le procédé appelé elkhfîf, le léger, le plomb étant nommé ainsi par antiphrase).&#60;br&#62;Autre korh. - On entend souvent, dans la Mettidja, dire d&#39;un homme qui ressent une antipathie soudaine ou inexplicable pour sa femme ou pour un ami : Klâ râs elkheria, e&#39;est-â-dire, en latin, excrementi apicem comedit. Une pratique relevée à Cherchel, en 1912, nous donne l&#39;explication de cette expression populaire. Quand une mégère se propose de faire naître l&#39;aversion chez quelqu&#39;un, elle se procure une vieille faucille venue par voie d&#39;héritage entre les mains de son propriétaire. Elle choisit un dimanche pour opérer. Aliquem qui ventrem in agris exoneret exspectat ; et ejus excrementi partem superiorem, scilicet acervali cacumen, falce illa vetusta praecidit. Auparavant, elle a prononcé sept fois une rimette : &#34; Je t&#39;ai fauché avec la faucille. - Mets la désunion entre la femme et l&#39;homme. - Qu&#39;il ne tarde pas ! Qu&#39;il ne barguigne pas ! &#34; Le dimanche suivant, l&#39;ingrédient essentiel de son charme, qu&#39;elle s&#39;est ainsi procuré, étant sec à point, elle le pétrit avec de la terre bien noire. Elle en forme une pastille qu&#39;elle pose sur des charbons ardents provenant du laurier-rose ; on sait que ce bois est d&#39;un goût amer. Elle entretient quelque temps le feu en y jetant, toutes sortes d&#39;herbes et de drogues amères. Quand la pastille &#34; est rouge &#34;, comme on dit, on  &#34; l&#39;étouffe &#34;, c&#39;est-à-dire qu&#39;on la plonge dans de l&#39;eau pendant environ dix minutes. A ce moment, le philtre est prêt : il ne s&#39;agit plus que de faire boire cette eau à celui que l&#39;on veut ensorceler ; et, qui en boit, assure-t-on, conçoit sur-le-champ une répugnance invincible pour la personne qu&#39;on a eu l&#39;intention de lui faire prendre en grippe.&#60;br&#62;Il est loisible d&#39;imaginer une relation entre le dernier sortilège que nous venons de décrire et le culte de Sidi-Djat&#39;ou. Mais rien de précis ne semble la confirmer. En général, nous ne pouvons rétablir d&#39;une façon rationnelle les associations d&#39;idées qui rattachent chaque pratique à son jour. Dans la sorcellerie masculine et savante, qui est plus systématique peut-être, les aouqât, ou moments favorables, sont souvent déterminés par l&#39;astrologie. Mais, dans ce que l&#39;on appelle la science féminine, &#39;ealm ennsâ, les causes qui président au choix du moment nous échappent. Elles existent cependant : jamais une dahia ou sorcière, jamais même une simple &#39;aqîsa ou femme d&#39;expérience n&#39;hésite sur la question d&#39;opportunité, à propos d&#39;une opération magique. Elles ont un sens particulier des convenances temporelles. Elles sont sans doute guidées la plupart du temps par la coutume ; mais, quand les circonstances les forcent à innover, elles écoutent une logique à elles, très sûre, qui défie la nôtre, et dont notre induction est impuissante à saisir le secret.&#60;br&#62;Cependant, il est toute une catégorie de faits du genre de ceux que nous étudions pour laquelle, semble-il, il n&#39;est pas trop téméraire de tenter une explication. Nous la demanderons à la lexicologie.&#60;br&#62;On sait que le dimanche s&#39;appelait ah&#39;ad dans la langue arabe. En suivant les lois constantes qui président à la transformation de l&#39;arabe classique en beurbri, ou dialecte actuel de l&#39;Algérie, (l&#39;alif hamzé initial tombant et le mot bilitère ainsi produit redoublant sa dernière radicale pour redevenir trilitère), le mot ah&#39;ad aboutit à une forme k&#39;add, qui engendre un pluriel h&#39;doud. Or, le vocable h&#39;add, pluriel h&#39;doud, existait déjà dans la langue, avec le sens de terme, de limite. Il s&#39;est donc trouvé avoir deux significations, celle de dimanche et de limite.&#60;br&#62;De là, des jeux de mots faciles et, de fait, fréquents. Dans le domaine des proverbes on relève celui-ci : Enhar elh&#39;add ma iebqa h&#39;add, qui se dira, par exemple, à propos d&#39;accidents survenus un dimanche, ou par allusion à la fin du monde fixé au samedi dans une tradition populaire et qui signifie : &#34; Le dimanche il ne reste plus âme qui vive &#34; , mais qui peut se comprendre aussi : &#34; Le jour de son terme venu, nul être ne survit, &#34; Dans le genre des plaisanteries populaires, on trouva le même calembour. A quelqu&#39;un qui affiche la prétention de prédire l&#39;avenir ou prend des airs inspirés et fait, comme on dit, le derouîch, on dira : &#34; Connais-tu seulement le jour de ta mort ? Moi, je le connais. Tu mourras enhâr el h&#39;add &#34; : on peut entendre, au choix, ou bien &#34; un dimanche &#34; ou bien &#34; au terme de tes jours &#34;.&#60;br&#62;Cette amphibologie, qui ne produit guère que quelques facéties sur les lèvres des hommes, donne naissance à un&#60;br&#62;principe rituel dans la sorcellerie féminine . Le diman-che y devient le jour-terme. De même que, pour expulser un mal, on va jeter l&#39;objet dans lequel il a été magique-ment intégré au bout du champ, à la limite de la ville, à la frontière de la tribu ; de même on a recours au jour-terme pour les opérations ayant pour but de mettre fin à un état. Mais le samedi, étant le dernier jour de la semaine, jouit déjà de cette prérogative, du fait même de sa position dans la série des jours. Qu&#39;à cela ne tienne ! Les deux jours rivaux se partageront les pratiques; et le dimanche, dans la répartition, se trouvera assumer la spécialité des affaires relatives à la maternité.&#60;br&#62;Quant il s&#39;agit de suspendre ou d&#39;arrêter une prolificité soit gênante, soit dangereuse, la coutume n&#39;hésite pas : on choisit le dimanche ; il est le jour consacré aux prati-ques malthusiennes , d&#39;après les magiciennes tant occasionnelles que professionnelles de Blida et de Cherchell. Les exemples que nous allons en donner ont été recueillis textuellement de la bouche de deux d&#39;entre elles.&#60;br&#62;Ligature de la fécondité (rbit el oulâda). - Le diman-che est le jour qui convient à certains  sortilèges ayant&#60;br&#62;pour but de &#34; nouer la fécondité &#34; d&#39;une femme. On porte sur la terrasse la rondelle du fuseau  (tsoqqâla mta&#39; el meghzet) ; on lui fait passer la nuit à la belle étoile, du samedi soir au dimanche matin. Au lever du jour, la jeune femme la prend de ses propres mains, la pose sur son œil gauche ; et, la tête renversée, elle se met à compter les poutrelles du plafond de sa chambre qu&#39;elle peut apercevoir par le trou de la rondelle. Après quoi, elle dit : &#34; C&#39;est ma fécondité et celle d&#39;un Tel (nom du mari ou amant) que j&#39;ai nouée et non les solives du plafond que j&#39;ai comptées : autant de poutres j&#39;ai comptées, autant d&#39;années je n&#39;enfanterai pas. &#34; .&#60;br&#62;Autre rbit&#39;. - On fait acheter, un dimanche, dans une boutique ouvrant vers l&#39;Orient, un petit miroir de poche avec couvercle, par un adolescent qui est le premier-né de sa mère. On se procure du fil de soie rouge dont on prend une longueur égale à la taille de la femme que l&#39;on veut ensorceler. Celle-ci trempe ce fil dans son sang (demm el h&#39;id&#39;a). Tenant le fil et le miroir dans les mains, elle se place sous L&#39;arc de la porte, à l&#39;entrée d&#39;une chambre tournée vers l&#39;Est ; et elle noue le fil de soie en disant : &#34; Ce n&#39;est pas la soie que j&#39;ai nouée, c&#39;est ma fécondité et celle de mon mari que j&#39;ai ligaturées. &#34;  Elle fait autant de nœuds qu&#39;elle compte rester d&#39;années sans enfants. Elle enferme le fil de soie ainsi noué dans le miroir en rabattant dessus la fermeture. Elle a creusé, avant l&#39;opération, dans un mur de sa chambre, une cachette où elle glisse le miroir et dont elle dissimule l&#39;orifice avec du mortier.&#60;br&#62;Si elle veut plus tard retrouver ses facultés, elle doit dénouer le fil de soie en prononçant une formule exacte-ment inverse, et calquée sur celle que nous avons don-nés. Quand elle est décidée à ne jamais plus enfanter, elle jette ce miroir loin d&#39;elle, de manière à ne plus le retrouver,et doit se garder de retourner la tête après l&#39;avoir jeté.&#60;br&#62;Autre rbit. - Un enfant, ou tout au moins un jeune homme qui n&#39;a jamais été marié, arrache, un dimanche, quelques crins à la queue d&#39;une mule. La femme qui veut arrêter sa fécondité fait tremper ces crins dans son sang à rebours (bekhlâf), id est, cruribus sublatis, manum a tergo suppositam ad pudenda admovet et pilos illos sanguine suo menstruo intingit. Elle doit tenir les yeux fermés en accomplissant ce rite. Après quoi, dans une chambre tournée vers l&#39;Orient, elle fait à la touffe de crins autant de nœuds qu&#39;elle se donne d&#39;années de répit, en prononçant chaque fois cette incantation : &#34; Ce ne sont pas des crins que j&#39;ai noués, c&#39;est une Telle, fille d&#39;une Telle que j&#39;ai nouée. &#34; (i). Si elle veut enfanter encore plus tard, elle rince ces crins et les dénoue, toujours dans une chambre tournée vers l&#39;Est, et dit : &#34; Je ne dénoue pas ce que j&#39;ai dénoué : c&#39;est la fécondité d&#39;une Telle, fille d&#39;une Telle que j&#39;ai dénouée. &#34; .&#60;br&#62;Autre rbît&#39;. - Un jeune homme non marié achète, un dimanche, dans une boutique regardant la Mecque, une casserole en terre, sans en marchander le prix. On y fait cuire des œufs durs, en nombre égal au nombre d&#39;années que la femme veut passer sans grossesse. Celle-ci doit être en couches. Dès que la délivrance a eu lieu, on brise ces œufs et on les fait manger à l&#39;accouchée. Les coquilles sont replacées dans la casserole et enfermées avec elle dans un trou ménagé dans un mur de la maison ou de la chambre.&#60;br&#62;En les mettant ainsi en dépôt, la femme doit articuler ces paroles : &#34; Ce n&#39;est pas cette casserole que j&#39;ai mise en dépôt, c&#39;est ma fécondité et la fécondité de mon homme que j&#39;ai liées. &#34; . Si elle veut avoir d&#39;autres enfants, elle retire la casserole du trou, y fait cuire le même nombre d&#39;oeufs et les mange.&#60;br&#62;Autre rbit. - A un moment où eIle &#34; se trouve avec cela &#34;, comme disent les Mauresques, tkoun ebdik, la femme qui veut se reposer de ses maternités, lave son linge de santé, et, avec l&#39;eau ainsi colorée, elle fait cuire des œufs durs. Elle les mange, en fermant les yeux, dans une chambre tournée vers l&#39;Orient. Elle absorbe autant d&#39;œufs qu&#39;elle veut se reposer d&#39;années. Elle en brûle les coquilles dans la fosse à fumier. Elle ne doit jamais plus manger d&#39;œuf, d&#39;après ce principe que celui qui fait une ligature dans un aliment ne peut plus manger de cet ali-ment . Si elle veut retrouver toutes ses facultés, elle n&#39;a qu&#39;à manger le même nombre d&#39;œufs.&#60;br&#62;Autre rbît&#39;. - La femme en couches qui ne veut plus avoir d&#39;enfants, boit du sang qu&#39;elle perd, demm nafsa. Elle doit opérer un dimanche et marmotter : &#34; Ce n&#39;est pas mon sang que j&#39;ai bu, - c&#39;est ma fécondité et celle de mon mari que j&#39;ai liées. - Je les ai bues ioum el h&#39;add, (c&#39;est-à-dire le dimanche, le jour limitatif et final) ; - je n&#39;enfanterai plus avec personne. &#34;  , II faut croire que ce rite est assez connu, car on dit couramment d&#39;une femme qui n&#39;a pas d&#39;enfants : &#34; Elle a mangé ses enfants dans son ventre. &#34; Cette injure même est fréquente dans les querelles qu&#39;on entend dans les rues : &#34; Eh ! bréhaigne, qui as mangé tes enfants dans ton ventre ! &#34; Ia tinâcha ialli klliti oulâdek fî kerchek.&#60;br&#62;Autre rbit&#39;. - La femme qui renonce définitivement à toute progéniture a recours à la ligature par le grain. On dit : &#34; Elle attache cela à la charge d&#39;un grain ter betha &#39;ala h&#39;abba. &#34; Elle fait griller de l&#39;orge sur le dos du tadjine, c&#39;est-à-dire sur le fond de cette sorte de casserole plate dans laquelle elle fait cuire d&#39;ordinaire les galettes d&#39;orge de la famille, mais qu&#39;elle emploie renversée pour la circonstance. Sur ces grains torréfiés, elle exprime sept gouttes de son sang, en tordant dessus son linge de santé. Elle s&#39;asseoit ensuite, face à une mule ; et, lui présentant ces grains sur ses genoux, elle les lui fait manger dans son giron, men ah&#39;djerha. Ce rite pratiqué un dimanche la condamne irrévocablement à la stérilité.&#60;br&#62;Autre rbit&#39;. - On dérobe a une femme stérile son qeffâl .Le qeffâl est le linge mouillé avec lequel on entoure la marmite où se cuit le couscous. Son rôle consiste à empêcher la vapeur de s&#39;échapper par le joint de la mar-mite et de la passoire (keskâs). La femme résolue à s&#39;interdire la maternité trempe ce qeffél dans son sang (demm&#39; h&#39;îd&#39;ha). Elle fait un nœud au qeffal en fermant la porte de la chambre; puis, le noeud fini, elle rouvre; en formant un nouveau nœud, elle ferme à nouveau la porte, etc. Elle fait un nombre indéfini de nœuds, si elle veut s&#39;assurer la stérilité jusqu&#39;à sa mort. Si elle la limite à un certain nombre d&#39;années, elle forme un nombre correspondant de nœuds, mais toujours en fermant la porte et en disant : &#34; Ce n&#39;est pas le qeffâl que j&#39;ai noué ; - c&#39;est ma fécondité et celle de mon homme que j&#39;ai nouées. - Je les ai nouées par la limite ;- je n&#39;enfanterai avec personne. &#34; . Si sa renonciation à la maternité est irrévocable, &#34;elle va jeter le chiffon noué à la limite du champ elh&#39;add el ard&#39;, et revient sans se retourner ; et même elle devrait rester toute sa vie sans jamais regarder derrière elle ; elle s&#39;en abstient, au moins, plusieurs jours. Dans le cas où &#34;elle voudrait retrouver sa faculté procréatrice, elle dénouerait le qeffâl en ouvrant une porte à chaque nœud défait et en disant : &#34; Ce n&#39;est pas le qeffâl, c&#39;est ma fécondité et celle de mon mari que je délie. &#34;&#60;br&#62;La limite dont il est question dans la dernière formule s&#39;entend, je crois, de deux façons : d&#39;abord, elle désigne l&#39;extrémité du champ où l&#39;opératrice va jeter finalement le qeffâl ; puis, le jour-limite, le dimanche, jour où elle se livre à cette cérémonie magique. L&#39;importance du jour-limite est marquée dans l&#39;incantation de l&#39;antépénultième pratique, expressément. Tous ces procédés, d&#39;ailleurs, (sauf le premier peut-être), présentent un type commun formé des mêmes éléments; ce sont : 1° une représentation matérielle de la faculté de conception de la femme, (fil de soie, crin, marmite, œufs, graines, etc.) ; 2° une figuration mimée d&#39;un acte anéantissant ce symbole, (nouement, coction, torréfaction, emmurement, absorption, jet au loin); 3° une déclaration orale que l&#39;acte réellement accompli par l&#39;opératrice n&#39;est que l&#39;image de celui qu&#39;elle désire, et qui, elle en est et elle veut en être convaincue, s&#39;est accompli concurremment. Autour de cet acte principal, elle a soin de grouper tout un ensemble, aussi complet que possible, de circonstances choisies qui feront con-verger sur lui les influences mystiques qui leur sont reconnues : état des comparses, (impuberté de l&#39;acheteur, stérilité de la maîtresse du qeffal,stérilité de la mule, etc.); lieu, (au bout du champ dans une chambre orientée vers la Mecque); enfin, temps, (la femme doit être à une de ses époques, ou en couches, et attendre un dimanche). Le choix du dimanche n&#39;a pas, sans doute, dans ce système de la magie féminine, le même caractère nécessaire que dans la magie démoniaque où, nous l&#39;avons vu, le génie du jour était le facteur principal de l&#39;opération, mais il a son importance parmi les conditions secondaires et il ne peut raisonnablement ici devoir cette importance, semble-t-il, qu&#39;à la fausse etymologic que nous avons signalée et qui lui confère le rôle de jour terminateur, de jour final.&#60;br&#62;D&#39;autre part, conformément à la cosmogonie hébraïque adoptée par la tradition musulmane, le dimanche conserve, en dehors du cas que nous venons d&#39;étudier, son caractère de jour initial. Ces contradictions ne sont pas rares dans les croyances populaires. Nous avons dit qu&#39;il passait pour le premier jour du monde ; d&#39;après les historiens arabes, Dieu y commença l&#39;œuvre de la création : il doit à cette circonstance d&#39;être réputé le jour propice aux entreprises, particulièrement au commencement des constructions, çâlah&#39; libtida elomour.&#60;br&#62;C&#39;est manifestement à cette conception que se rattache le dicton populaire dans la Mettidja, sur la mariée du dimanche. On croit, à Blida, que la femme qui se réveille pour la première fois, un dimanche, jeune mariée, est une source de prospérités (Ela&#39;rousa lli teçbah&#39; belh&#39;add, emléha), ? Médéa et à Cherchell, on cite le proverbe : A&#39;roust eçbah&#39; elh&#39;add bîtha a&#39;merha ma tenhadd, &#34; La mariée du matin du dimanche ! Jamais sa maison ne tombe en ruines. &#34; C&#39;est l&#39;application au mariage de la vieille croyance que l&#39;édifice fondé le dimanche est durable, à l&#39;imitation du monde, dont la création commença ce jour-là.&#60;br&#62;Se marier, fonder une famille, se dit couramment bâtir une maison bna bit. De là l&#39;assimilation de la femme et&#60;br&#62;: de la maison dans cette variante du proverbe : Bit elh&#39;add mi tenhadd. &#34; La maison (et le mariage) du dimanche ne&#60;br&#62;, tombent point en ruines &#34;.&#60;br&#62;J&#39;ai recueilli, à Alger, de la bouche, il est vrai, d&#39;un Tunisien, l&#39;apophthegme suivant : Elli idjt frâqou, ioum-elh&#39;add ikhlet&#39; a&#39;lih h&#39;add. &#34; Quand le jour de la séparation (le troisième jour après le décès) tombe, pour un mort, le dimanche, quelqu&#39;un de sa famille le suit dans la tombe. &#34; II parait que l&#39;on évite, à Tunis, de faire un enterrement le jeudi, à cause de cette superstition. D&#39;où vient cette influence fatale du dimanche ? On sait que, d&#39;après une opinion générale, (que nous retrouverons à propos du premier jour de l&#39;an), l&#39;événement qui se produit au début d&#39;une série temporelle a des chances pour se reproduire tout le long de cette série. Il est évident que le dimanche est envisagé ici comme jour initial de la semaine, puisqu&#39;on lui attribue cette qualité mystique de réitération qui est le propre des jours initiaux.&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Ethnographie -Anthropologie..etc</category>
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  <title>Les Jours ... Ennharat </title>
  <description>mercredi 8 septembre 2010, 21:20 &#60;br&#62;&#60;br&#62;A Alger, on recommande dans les familles musulmanes de ne pas veiller, la nuit, vigile du dimanche. On pourrait, assure-t-on, voir l&#39;imposteur, l&#39;Antéchrist, le Dejjâl, comme on le nomme en arabe. On se représente le Dejjâl avec la taille d&#39;un nain (Alger) ; comme un nain si petit, qu&#39;il en faudrait beaucoup comme lui pour remplir un boisseau, (Atlas Blidéen, Dra-el-Mizan). Il séduira les musulmans par le charme de sa voix et par ses sophismes. Il doit &#34; sortir &#34; un samedi soir. On reconnaît là encore la croyance d&#39;origine juive que le samedi, dernier jour de la semaine, sera aussi le dernier jour du monde : les signes précurseurs de cette fin, (et l&#39;apparition du Dejjâl en est un), ont une tendance dans la pensée populaire à se grouper dans les dernières heures du samedi.&#60;br&#62;En tant que jour férié des Chrétiens, le dimanche a également sa répercussion dans les coutumes indigènes. Il est remarquable que les Mauresques considèrent comme un devoir de prudence de le chômer en quelque sorte partiellement : &#34; Faire sa lessive ou laver son linge le dimanche, ce n&#39;est pas bon, mâchi mléh&#39;. &#34; Sa nuit est frappée d&#39;une interdiction caractéristique. On sait que les veilles des jours de fête et du dimanche étaient sanctifiées par la chasteté dans la vieille Eglise africaine. De nos jours, l&#39;opinion populaire déconseille aussi tout commerce amoureux dans la nuit du samedi au dimanche. La raison qu&#39;on en donne c&#39;est que &#34; les nuits des génies &#34; doivent être respectées. Ces nuits sont au nombre de deux, celle du mercredi (du mardi au mercredi) et a celle du dimanche &#34;. Celle du mercredi mérite ce nom de nuit des génies, car elle est consacrée à leur culte, comme nous le verrons. Mais comment expliquer que la nuit du dimanche le porte aussi, sinon par un souvenir confus d&#39;une antique sacralisation à laquelle on cherche une raison actuellement plausible ?&#60;br&#62;Voici, sur cette question, des notes rédigées en 1913 : La nuit du dimanche, (du samedi au dimanche), et celle du mercredi, (du mardi au mercredi), d&#39;après ceux qui sont regardés comme savants (ahlîn el ma&#39;rifa), sont dangereuses pour les amoureux. Les hommes qui ne les passent pas dans l&#39;abstinence courent le risque d&#39;être frappés d&#39;impuissance. Rassemblons quelques opinions sur ce sujet : &#34; Combien d&#39;hommes ont été les victimes de leur témérité pendant ces nuits-là !&#34; - &#34; Les génies tuent l&#39;homme dans ces moments-là; ils lui tuent ne/sou, son âme,sa force virile.&#34;-&#34; Les génie; jalousent l&#39;homme alors et le frappent. La femme jouirait dans ce cas de l&#39;immunité. &#34; Les anciens disent sur ce sujet : &#34; C&#39;est un acte défendu par la religion (ah&#39;ram) ou du moins réprouvé (mekrouh), à cause des génies : ces nuits-là sont leurs nuits ; ces nuits-là sont chaudes skhounîn (dangereuses) ; l&#39;amour y est lourd, les enfants qui en naîtraient seraient possédés (medjnouna) ou, au moins, mauvais sujets. &#34; D&#39;après certaines gens, l&#39;influence néfaste de ces nuits peut être corrigée ou annihilée par la tsemia ou prière contre les démons : &#34; Je me réfugie auprès d&#39;Allah contre le chitan lapidé ! Au nom d&#39;Allah ! &#34; D&#39;après d&#39;autres, un amour légitime n&#39;a rien à redouter de ces nuits-là, mais seulement l&#39;adultère. Cependant, pour la plupart des gens du peuple, ces sortes de malades que l&#39;on désigne sous le nom des morts-vivants &#34; (miïet ou houa h&#39;aï) sont les victimes des génies, &#34; J&#39;ai été frappé par les djânna &#34; dit l&#39;homme dans ce cas et l&#39;on croit souvent que c&#39;est pour n&#39;avoir pas respecté les nuits des génies. D&#39;ailleurs, les génies, à la rigueur, peuvent frapper un homme au cours d&#39;une autre nuit. Deux nuits seulement dans la semaine sont garanties contre les génies (med&#39;mounin mnel-jenn) : la nuit du dimanche au lundi et celle du jeudi au vendredi.&#60;br&#62;Les préjugés que nous venons de signaler ne sont jamais, que je sache, consciemment rattachés au christianisme ; mais il en est d&#39;autres, non moins curieux, dont l&#39;origine est avouée et d&#39;ailleurs manifeste.&#60;br&#62;Certains montagnards des hauteurs qui dominent Blida, au Sud, s&#39;abstiennent systématiquement de descendre à la ville, le dimanche, quelque besoin qui les en presse. Plusieurs se gardent même de jeter les yeux, ce jour-là, sur cette ville, étalée au pied de l&#39;Atlas comme la scène devant l&#39;amphithéâtre. Evidemment, elle leur semble alors particulièrement impure et souillée par l&#39;affluence des démons, que rassemblent, croit-on, les sonneries des églises. &#34; Les cloches, disait l&#39;un d&#39;eux, font fuir les anges ; (une femme ajouta : et les Bonnes Personnes, les bons génies) ; et appellent les chitâns. &#34; Ce dicton est courant et général.&#60;br&#62;Mais, s&#39;il sert à justifier les répulsions des ruraux, il n&#39;empêche pas les citadins pratiques de mettre à profit le caractère sacré que prend à leurs yeux l&#39;heure de la messe. Il n&#39;est point, en effet, de manifestation religieuse, à quelque confession qu&#39;elle appartienne, qui ne leur fasse quelque impression et qu&#39;ils n&#39;utilisent tôt ou tard pour leur &#60;br&#62;sorcellerie. Le marchand indigène qui ne fait pas ses affaires et qui se persuade qu&#39;il est la victime d&#39;un sorti-lège, appelé en l&#39;espèce tsqâf (empêchement), se procure de l&#39;encens de la &#34; mosquée des chrétiens &#34;. Il corrompt un enfant de chœur qui lui apporte quelques pincées de l&#39;encens entreposé dans la sacristie ou épargné au cours d&#39;une cérémonie rituelle. Il fait brûler cet encens, le dimanche matin, à l&#39;heure du d&#39;ha, de préférence, c&#39;est-à-dire au moment où les offices du culte chrétien se déroulent solennellement à l&#39;église, en tout cas, entre l&#39;aube et le milieu du jour, pendant &#34; le saint sacrifice de la messe &#34;. Cette pratique passait à Blida, vers 1910-14, pour souveraine contre la mévente.&#60;br&#62;L&#39;influence du christianisme est évidente dans ce dernier exemple. Elle semble, d&#39;ailleurs, sensible dans l&#39;évolution générale des superstitions relatives au di-manche, depuis vraisemblablement la venue des chré-tiens en Algérie. Les éléments de magie sympathique que l&#39;on distingue dans ces superstitions paraissent assez résistants; mais les éléments animistes changent. Medhab, le génie de la vieille hokma ou sorcellerie savante, tombe dans l&#39;oubli et les magiciens de l&#39;école, où il régnait, disparaissent. Le dimanche, cependant, n&#39;en reste pas moins un jour &#34; chaud &#34; et comme chargé de religiosité. Aussi les génies qui remplacent Medhab demeurent-ils fort actifs. On les emploie à deviner l&#39;avenir, à faire naître l&#39;amour, à guérir quelquefois. Mais ce rôle secourable ne constitue pas leur caractéristique. Ils passent pour mécréants et, comme tels, pour méchants. La présence dans le pays de leurs coreligionnaires humains leur donne certainement plus d&#39;importance, mais non plus de bonté. On tend à recourir de préférence à eux pour les opérations que réprouve la religion : les&#60;br&#62;œuvres malignes de la magie maléficiente, les manœu-vres inavouées du malthusianisme, les besognes malpro-pres de la sorcellerie puante. Pour beaucoup d&#39;esprits simples, leur troupe anonyme, à la fois odieuse et redoutée, s&#39;est incarnée, à une époque récente, semble-t-il, dans une vilaine figure de nègre mécréant, illustrée d&#39;une légende scatologique : dans la personne de leur chef immonde, Sidi Djat&#39;ou.&#60;br&#62;Le  Lundi&#60;br&#62;Le çah&#39;ab (maître, titulaire) du lundi est nommé Elbouh&#39;rîq et Morrata dans un manuscrit hébreu dont j&#39;ai parlé antérieurement . Mais le nom sous lequel il est connu est Morra, parmi les indigènes musulmans de l&#39;Al-gérie. Dans le chant du genre erotique déjà cité et qui débute par sa&#39;dat elqelb elhânî, il est désigné par le sur-nom patronymique d&#39;Ibn el H&#39;artsi, le fils d&#39;El H&#39;artsi. Trumelet, d&#39;après des informateurs blidéens, vers 1887, l&#39;appelait Mourra ben el Harets et le rangeait dans la classe des démons.&#60;br&#62;El Harets, en effet, a été jadis, comme on le voit dans les livres, le nom d&#39;Iblîs. Eddâmirî consigne dans son H&#39;aïat el H&#39;aiouan que &#34; Iblis se disait en hébreu Azâzil et en arabe El H&#39;arets &#34;. L&#39;identification est confirmée par la konia (appellation honorifique) du démon : Abou Morra, le père de Morra. Enfin, Morra est cité nommément parmi les fils d&#39;Iblis dans la liste qu&#39;en dresse le même Eddâmiri. &#34; Morra, ajoute-t-il, est la konia d&#39;Oulenbou, qui règne sur les marchés et inspire les bavardages, les faux serments et l&#39;éloge exagéré des marchandises. &#34; (Lib. cit., p. 176). L&#39;origine démoniaque et arabe du Morra africain ne paraît pas douteuse.&#60;br&#62;D&#39;importation étrangère, Morra s&#39;est acclimaté dans la sorcellerie savante maghrébine, où il est fréquemment mentionné, sans toutefois y atteindre au développement du mythe. On le représente avec le teint blanc, habillé de blanc, monté sur un cheval blanc et précédé d&#39;étendards blancs. Je traduis sur le cahier de mon sorcier blidéen l&#39;espèce d&#39;hymne suivant, qui est le morceau le plus étendu que je connaisse en son honneur.&#60;br&#62;Adjuration du lundi, à l&#39;adresse de maître de ce jour, le roi des génies, Morra&#60;br&#62;O Morra, viens à mon aide, - ô le meilleur des com-pagnons; - amène tes troupes sur deux rangs, - du fond de tous les climats. - Exécutez ce que je vous ordonne, au nom du Maître immense.&#60;br&#62;Par les droits qu&#39;ont sur vous les rois des terres (les génies des Jours) , - descendez, obéissants. - Prêtant l&#39;oreille au nom d&#39;Allah, - n&#39;abandonnez pas un (hom-me) résolu. - Arrivez avec vos soldats et faites apparaître devant moi un serviteur (prêt à m&#39;obéir.)&#60;br&#62;Venez avec ceux qui plongent (sous l&#39;eau et la terre) - et avec ceux qui volent; - par le droit du jour du lundi,- hâtez-vous de m&#39;envoyer un débiteur (un génie à ma merci). - II me fournira les renseignements (que je demande) ; je le comprendrai à un souffle du vent (au moindre signe).&#60;br&#62;Venez à moi en cet instant-ci, - tous, tant que vous êtes, comparaissez, - par le droit de Celui qui couvre de ses ailes, - de Celui qui entend, de celui qui sait - par le droit du pacte de Salomon et du Paradis et de l&#39;Enfer !&#60;br&#62;Venez ici, à l&#39;endroit où je suis. - Frappez de léthargie le malade, faites-moi parler le patient en syncope. - Je veux ce soir être satisfait, tranquille, - par les droits de Semsmâîl et de ma passion, Derdiâïl. - Accours à moi, ô Lah&#39;mar, viens en aide à mon cœur en peine. - Secourez-moi, ô mes auxiliaires ! - Obéissez-moi, ô serviteurs, par ordre du Maître suprême !- Ne regimbez pas la durée d&#39;un clin d&#39;œil, par le roi Djebril.&#60;br&#62;La place réservée à Djebril , à la fin de l&#39;adjudiration lui confirme le titre , que nous lui avons déjà reconnu , de chef suprême des génies . Lahmar n&#39;est invoqué ici que comme génie du mardi , successeur et continuateur de Morra .Semsmail est un rouh&#39;ani des sphéres élevées , donné comme supérieur direct du maitre du lundi ; ailleurs , dans Ibn Hadjadj , par exemple (cité par Doutté , Magie et Religion p 154, 159), il est donné pour la rouh&#39;ani du mardi. Derdiâïl figure dans la suite du manuscrit en qualité de Maître de l&#39;hiver et de l&#39;Ouest et un hymne lui est dédié à ce titre.&#60;br&#62;L&#39;adjuration du lundi est recommandée par l&#39;auteur pour un certain nombre d&#39;opérations magiques. Elle sert, concurremment avec d&#39;autres pratiques, à engager un génie, au service du sorcier ; à faire descendre sur un miroir des génies que l&#39;on veut consulter ; à plonger en catalepsie un malade dont on veut connaître le mal et par la bouche duquel les génies adjurés sont contraints d&#39;expliquer les causes de ce mal. La première opération s&#39;appelle &#39;ahad; la seconde istinzal; la troisième çera&#39;.&#60;br&#62;Ces expressions techniques sentent le professionnel. Morra, en effet, n&#39;appartient pas à la tradition orale populaire, mais relève de la tradition écrite. Je ne me souviens l&#39;avoir entendu nommer que deux fois. Un chanteur ambulant, qui débitait, sur une place de Blida, une ghezoua ou poème d&#39;inspiration épique, où il chantait je ne sais plus quelle expédition des Compagnons du Prophète, se lamentant  sur le sort des  femmes musulmanes  faites prisonnières par les Infidèles, se demandait d&#39;où leur viendrait le secours. &#34;Où est, s&#39;écriait-il, Morra bned-dih&#39;oum ? &#34; Ses auditeurs entendaient bien Morra, le roi des génies. De fait, c&#39;était Ali, le héros de l&#39;Islam, et non le vieux démon, qui les délivrait. Une autre fois l&#39;on m&#39;expliqua que les génies, auxquels on rend visite près de la cascade de Sidi-Moussa ben Naçeur forment trois des m&#39;halla ou cohortes du roi Morra, sur les sept qui sont sous ses ordres ; les quatre autres se trouvent à Mh&#39;ammed Esmiân, dans le pays des Beni-Mnâceur, près de Cherchell. Mais le dernier informateur, ainsi que l&#39;auteur de la ghezoua, étaient tous deux des tolba, c&#39;est-à-dire des lettrés, plus ou moins férus de sorcellerie savante.&#60;br&#62;Pour le peuple, le lundi n&#39;est pas le jour de Morra, mais bien le jour de la Lune, tout comme il l&#39;était déjà du temps de l&#39;Eglise africaine. Les théologiens musulmans expliquent sans doute que la baraka de ce jour est due à certaines coïncidences curieuses de la biographie de Mahomet : &#34; Le Prophète, disent-ils, jeûnait le lundi ; il reçut sa première inspiration céleste un lundi ; c&#39;est un lundi qu&#39;il émigra de la Mecque, qu&#39;il fit son entrée à Médine et ,enfin, qu&#39;il mourut.&#34; Mais ces particularités semblent peu connues, en dehors de l&#39;école. Il est vraisemblable que la vogue universelle du lundi remonte à une survivance préislamique, particulièrement dans l&#39;Afrique du Nord. Nous voyons, en effet, dans saint Augustin, que le christianisme ne parvenait pas de son temps, à déraciner du pays la croyance aux jours fastes et néfastes, &#34; superstition païenne, qui se rattache au culte des astres &#34;, dit-il, Appendice de saint Auguste, édit. Vives, serin. CXXX). &#34; Qu&#39;un chrétien, prêchait en vain l&#39;évêque d&#39;Hippone, n&#39;observe pas quel jour il sort de sa maison et quel jour il y rentre ; qu&#39;il ne fasse pas attention au jour ni à la lune, pour commencer un ouvrage. &#34; (Traité sur la conduite chrétienne). En retrouvant aujourd&#39;hui dans les mêmes contrées ces mêmes croyances antérieures au christianisme, il n&#39;est guère possible de les attribuer à l&#39;influence musulmane. Des arguties de biographe peuvent les justifier après coup, mais ne sauraient les avoir fait naître.&#60;br&#62;C&#39;est donc sans doute parce qu&#39;il est le jour de la Lune (lunée dies, comme on disait dans l&#39;Afrique chrétienne, ainsi que chez nous), que le lundi passe pour un jour heureux (mebrouk, mbârek, es&#39;aïd). La lune est un astre bienfaisant en astrologie. &#34; Son heure, dit Ibn el H&#39;adjdj, convient à tout ; les entreprises, sous ses auspices, s&#39;ac-complissent avec prompitude ; de même son heure est propice à la recherche de la science et à la chasse et à la pêche. &#60;br&#62;Le secret de sa bienfaisance réside au fond dans le principe dont elle a le privilège : le principe humide, &#34;  On prétend, dit Elqazouïnî dans son livre des Adjâïb el mekhlouqât, que les influences de la lune sont dues à l&#39;humidité (rot&#39;ouba), comme celles du soleil à la chaleur. &#34; &#60;br&#62;Cette rotouba, ou humidité chaude, décompose les corps, gonfle les germes, fait foisonner la vie, comme on peut le voir aux exemples qu&#39;il énumère à la suite. Elle est la cause de la fécondité. Par voie de conséquence, le jour auquel préside l&#39;astre de la fécondité, est, aussi bien pour la sorcellerie masculine que pour la magie féminine en Algérie, un jour de fertilité et d&#39;abondance, de succès et de bonheur, de conception et de passion amoureuse.&#60;br&#62;Quand le fellah de la Mettidja peut faire ses semailles à son idée, grâce aux pluies précoces, il commence, si possible, le premier jour ou un des premiers jours de l&#39;automne, à la condition que ce jour soit un lundi. C&#39;est également le jour des labours à Mazouna.&#60;br&#62;On procède aussi, ce jour-là de préférence, aux planta-tions d&#39;arbres : les boutures prennent plus sûrement, la croissance des sujets est plus rapide, les fruits sont plus abondants.&#60;br&#62;C&#39;est un jour favorable aux divers sortilèges ayant pour but d&#39;augmenter la moisson sur pied ou de rendre les provisions inépuisables. Dans chaque région, les tolba de la zaouïa voisine se chargent de rédiger l&#39;amulette appropriée ; ils l&#39;empruntent à leurs.livres ; elle est donc variable dans le détail ; mais en voici un type, fourni par Ibn el Hadjdj, p. 124. (( Tu prélèves mille grains d&#39;orge, à l&#39;aurore, pendant la nuit du vendredi ou du lundi; (le vendredi est un jour heureux également, qui tend, en sa qualité de jour férié actuel, à absorber les autres). Tu prononces trois fois sur chacun de ces grains les noms du Très-Haut ; Elfettâh.Errezzaq (Celui qui ouvre et fait prospérer, Celui qui donne le pain quotidien). Tu réunis le tout dans une peau de chacal, que tu attaches avec un fil de la trame pris au métier. Ensuite, tu fumiges ce nouet avec du nedd noir et tu le jettes au milieu du tas. Puises-y chaque jour les boisseaux nécessaires à ta consommation; mais ne laisse entrer dans la chambre ni femme, ni esclave, ni enfant ; ne vends pas de ce grain; n&#39;en prête pas .&#60;br&#62;Le lundi ne jouit pas seulement de la baraka, prise dans son sens primitif, que nous venons de voir à l&#39;œuvre, et qui n&#39;est autre que la puissance de reproduction et de multiplication : il la possède aussi avec son acception dérivée, qui est celle d&#39;influence créant la prospérité en général. Il est favorable à la construction d&#39;une maison, concurremment avec le dimanche. On le choisit pour entrer dans un nouvel appartement, concurremment avec le mercredi et le vendredi qui font valoir d&#39;autres raisons pour ce choix.  Les femmes certifient que c&#39;est un fait&#60;br&#62;d&#39;expérience (tedjrtba) pour elles que le travail domesti-que de longue haleine commencé le lundi tourne nécessairement à bien ; il est plus facile et produit de meilleurs résultats. Pour tisser un burnous, ou ce genre de capote qu&#39;elles appellent guechchaba, elles auront .soin de tendre les fils de la chaîne un lundi et dans la matinée. Le vendredi possède la même vertu, pour quelques-unes; mais la majorité tient pour le lundi. On conduit un enfant à l&#39;école pour la première fois un lundi. Les Mozabites ne manquent jamais à cette prescription de la coutume qu&#39;appuie une &#34; tradition &#34; du prophète. Celui-ci aurait dit : &#34; Cherchez la science le lundi, c&#39;est un jour qui en facilite l&#39;acquisition à celui qui la cherche. &#34; Dans les livres musulmans de morale pratique,le lundi est généralement recommandé pour les voyages et le commerce.Beaucoup d&#39;indigènes se conforment à ce conseil de leurs moralistes,souvent sans les avoir lus.C&#39;est ainsi que les Mozabites,paraît-il,partent ce jour-là de leur pays pour aller tenter la fortune dans une ville lointaine, comme c&#39;est leur habitude, et aussi qu&#39;ils quittent cette ville pour rentrer chez eux, quand ils croient que l&#39;heure de la retraite a sonné. Pour la grande majorité des habitants de l&#39;Algérie, le lundi est proprement le jour des voyages, du moins à partir du soleil levé ; car nombre de ruraux, surtout parmi les Kabyles, répugnent à se mettre en marche la veille du lundi, qu&#39;ils appellent la nuit du lundi, parce que cette nuit est vouée par la coutume immémoriale à l&#39;accomplissement des devoirs conjugaux.&#60;br&#62;La nuit du lundi, en effet, forme, avec &#34; la nuit du vendredi &#34; ce que l&#39;on appelle les &#34; Nuits de la Sonna &#34;, les deux nuits de la Tradition, les deux nuits traditionnelles de l&#39;amour. La femme est en droit de se plaindre d&#39;un mari qui la néglige ces nuits-là. Voici sur ce point la formule du Code coutumier dans la Mettidja. &#34; Les dates prescrites par la coutume aux rapports conju-gaux dans la loi mohammédienne sont la nuit du lundi et du vendredi. On réprouve ces rapports au cours de la nuit du mercredi et du dimanche. &#34; &#60;br&#62;Les vieillards moroses aiment à rappeler qu&#39;autrefois une honnête femme ne se parait de ses atours que pour ces nuits-là, le dimanche soir et le jeudi soir. Elle servait à son mari, à cette occasion, le plat national, du couscous ; et cette habitude revêtait à ses yeux l&#39;importance d&#39;un rite. Les étrangers s&#39;abstenaient de demander l&#39;hospitalité ; c&#39;était une question de savoir-vivre ; et les parents eux-mêmes se seraient crus indiscrets de s&#39;imposer dans un jeune ménage ce jour-là.Ces mœurs ne sont nullement abolies, quoi qu&#39;en disent les critiques; les femmes en sont les gardiennes. Et l&#39;on croit généralement que les enfants conçus une nuit de la Sonna seront beaux et vertueux, et que l&#39;observation de la coutume eat le meilleur moyen de s&#39;assurer une postérité bien née.&#60;br&#62;Si cette coutume existait chez nous, elle aurait donné naissance à un lieu commun de notre poésie. Mais la pudeur indigène se choque des confidences intimes qu&#39;elle regarde comme des inconvenances. Nous ne retrouvons guère l&#39;écho des sentiments qu&#39;elle provoque que dans les pratiques magiques. La magie, c&#39;est la poésie primitive, entre autres choses ! Le choix du lundi (ou du vendredi, son substitut constant), est une des conditions temporelles obligatoires (chrout laouqât) des opérations de la sorcellerie amoureuse, masculine ou féminine.&#60;br&#62;On le constate dans le &#34; Chômous el Anouar &#34; d&#39;Ibn el H&#39;adjdj. Le lundi y préside à une proportion considérable des sortilèges erotiques. C&#39;est la nuit du lundi que l&#39;on jette dans le lit de la femme recherchée la terre de sept fourmilières qui doit lui causer les lancinements du désir (p. 65) ; le lundi que l&#39;on suspend à un arbre, devant sa porte, nouée avec ses cheveux, la terre recueillie sous ses pieds (p. 66). Le même jour, à l&#39;heure de la lune, à l&#39;époque de sa croissance, on dressera l&#39;amulette qui attirera sur son porteur la sympathie de tous, hommes et femmes (p. 67).On opère le lundi pour marier une fille qui menace de &#34; monter en graine &#34; (p. 71); pour fixer à un foyer la femme qu&#39;un mauvais sort persistant fait changer trop souvent de mains (p. 73) ; pour provoquer la fécondité chez la femme stérile (p. 96) ; pour réveiller dans le sein de la mère le fœtus endormi (p. gi). Les noms de la Lune, c&#39;est-à-dire ses rois, remplissent souvent des fonctions analogues à celles du jour de la lune. On les invoque, ce jour-là et hors de ce jour, pour exciter la passion (p. lai), pour s&#39;assurer un rendez-vous (p. 122), pour fixer l&#39;inconstant, en faisant des nœuds à sept fils de soie (p. 123), etc. Même les génies desquels dépendent l&#39;antipathie et la répulsion, quoique leurs noms diffèrent radicalement de ceux de la lune , sont appelés noms renversés de la lune Esma Iqmeur elmeqlouba, tant les questions de sentiment sont intimement liées dans la croyance masculine à l&#39;astre qui préside au lundi.&#60;br&#62;Il en va de même dans la pensée des femmes. Quelque mystérieuse que soit leur société, on peut affirmer que la lune y est conçue comme une sorte de déesse de l&#39;amour. Je dis bien déesse, car le nom de la lune gmeur, qui est du genre masculin en arabe régulier, est devenu dans la langue courante un féminin, sans doute sous l&#39;influence des croyances qui la concernent ; et les femmes même, dans le vocabulaire mignard qu&#39;elles affectent entre elles, ajoutent à son nom la terminaison féminine, l&#39;appelant le plus souvent du diminutif Elgmîra.&#60;br&#62;Elles l&#39;invoquent surtout dans leur incantations  amou-reuses. Le plus célèbre de leurs tours de sorcellerie, qui, d&#39;ailleurs, n&#39;a guère été étudié , consiste a faire descen-dre la lune dans un plat : or, c&#39;est un rite de magie erotique. On l&#39;appelle le sortilège d&#39;amour par la descente de la lune : esh&#39;or elmh&#39;abba benzoul elgmeur. Il y faut, paraît-il, une magicienne consommée. Au milieu du patio, que n&#39;éclaire pas encore la lune, elle dépose un néfekh, sorte de fourneau brûle-parfum en terre, et y jette de temps à autre, sur les charbons ar-dents, une pincée de graines de piment rouge et quelques pommes des génies, c&#39;est ainsi que l&#39;on appelle la corian-dre. Elle s&#39;assied sur le sol et prend entre ses jambes allongées une çoh&#39;fa, grand plat en bois qui rend des ser-vices variés dans un ménage indigène. Le fond en est re-couvert par ses soins d&#39;une couche d&#39;eau formant miroir. Les yeux au ciel, elle marmotte ses incantations. L&#39;eau, d&#39;abord, bleuit; puis, graduellement, la lune illumine et enflamme le fond du plat; elle finit par s&#39;y glisser lente-ment. Alors, la tenant enfin à sa merci, l&#39;opératrice l&#39;ad-jure sept fois en ces termes : &#34; Salut, ô lune, ô colombe , - ô toi qui brilles sur la terre et sur la mer, - ? toi qui brilles sur le mort dans la tombe ! - Que s&#39;allume l&#39;amour pour une Telle, fille d&#39;une Telle - dans le cœur d&#39;un Tel, fils d&#39;une Telle, - comme s&#39;allument ces aromates dans la braise ! &#34; &#60;br&#62;L&#39;astre des nuits peut ne pas être nommé dans un sorti-lège du lundi : son influence à caractère passionnel domine presque toujours.Voici une autre opération de la nuit de la Lune (ou de sa rivale, la nuit de Vénus). On y reconnaîtra la même inspiration.&#60;br&#62;A l&#39;heure où le silence est complet dans la rue et où l&#39;on n&#39;y peut plus entendre le pas des voisins attardés, la femme amoureuse sort de sa chambre dans la cour de la maison. Elle dénoue son mouchoir de tête et l&#39;agite, en regardant le ciel ; et elle psalmodie à voix basse le charme suivant : &#34; ? étoiles, toutes, je vous connais. - D&#39;en bas, sous vous, moi, une honnête femme, je vous apitoierai. - Un Tel, fils d&#39;une Telle, a juré de ne dormir qu&#39;après vous avoir comptées. - Avec le mouchoir (que voici), je vais vous ramasser. - Trois près de sa tête : - elles feront envoler (loin de lui) son sommeil ! - Et trois à ses pieds : - elles feront de moi une lune à ses yeux (elles me donneront à ses yeux la beauté de la lune.) - Et trois près de son flanc : - elles lui mettront l&#39;amour de ma personne dans le cœur ! &#34; Quand elle a récité sept fois cette formule, elle trempe le mouchoir dans l&#39;eau d&#39;un bassin ou d&#39;une cuve ; puis, sans le tordre, elle le pose déployé sur le roseau suspendu qui sert à l&#39;étendage du linge dans la maison indigène ; et elle marmonne sept fois de suite : &#34; Je t&#39;ai étendu sur un roseau :  - amène- moi un Tel, fils d&#39;une Telle, sur-le-champ ! &#34; Et elle regarde l&#39;eau couler du mouchoir sur le sol. De même que les gouttes tombent et s&#39;infiltrent dans la terre, de même l&#39;amour s&#39;instille et s&#39;enfonce dans le cœur de l&#39;homme désiré.&#60;br&#62;LE    MARDI&#60;br&#62;Le &#34; roi préposé au mardi &#34; est Lah&#39;mar, le Rouge. On entend souvent aussi Bellah&#39;mar, ou fils du Rouge. Il semble que ceux qui le nomment ainsi croient à la disparition du vieux dieu primitif et ne veulent voir dans celui qui règne de nos jours que son successeur. Dans le manuscrit hébreu dont j&#39;ai parlé: et dans Ibn el Hadjdj, p 110, l&#39;antique Lah&#39;mar porte le nom de Iaqoub el Ah&#39;mar. Dans le même auteur, p. 38, on trouve comme une dynastie de Iaqoubs qui se partagent les trois pre-miers jours de la semaine : laqoub el azreg, présidant au dimanche, Abou laqoub au lundi et laqoub el Ah&#39;mar au mardi.&#60;br&#62;Lah&#39;mar est en relation avec Mars, l&#39;astre enflammé et vermeil. Son métal est, pour les uns, le fer, qui rougit sous la rouille ou sur l&#39;enclume, et fait jaillir le sang, et pour d&#39;autres, le cuivre rouge. Sa couleur est le rouge dans toutes ses nuances foncées. On se le représente, dans la tradition écrite et orale, avec un teint rubicond,  un&#60;br&#62;cheval  alezan,  des  étendards pourprés,  des soldats  en uniforme grenat.  La légende populaire lui assigne plusieurs habitats. A Hamam Melouàn, on suspend à un olivier sauvage des chiffons de couleur rouge en l&#39;honneur, dit-on, de Bel-lah&#39;mar, comme d&#39;autres de couleur blanche en l&#39;honneur de Labiod et de couleur jaune en l&#39;honneur de Laç-far. Un taleb blidéen, en 1905, cantonnait les troupes de Lah&#39;mar dans l&#39;Anceur, source voisine du tombeau de Sidi Lkebîr, patron de la ville de Blida. Il est vrai qu&#39;un autre réfutait cette opinion en faisant remarquer que les jours où l&#39;on visite ce lieu sont le vendredi et le dimanche et que, par conséquent, les génies que l&#39;on y visite doivent dépendre de Labiod ou de Medhab. A l&#39;Est de Blida, dans cette partie de sa banlieue qui porte le nom d&#39;Elh&#39;-mâdit, près de la source de Tala Ifri, on localisait de mon temps une légende dans laquelle une fille de Bellah&#39;mar et Bellah&#39;mar lui-même jouaient les principaux rôles.&#60;br&#62;Autrefois, dans la dernière  génération, disaient les vieillards, vivait dans cet endroit un meddah célèbre du nom d&#39;Esouï&#39;adi. Il avait à son service le génie Abdennàr . Il savait par cœur tout le répertoire de Sidi Ben Khlouf , Or, quant un chanteur récite un hymne de Sidi Ben Khlouf, c&#39;est un fait reconnu que les génies ne peuvent s&#39;empècher de venir se mèler à l&#39;auditoire, déguisés sous la figure humaine. &#34; Baba Esouï&#39;adi, lui dirent un jour des amis, s&#39;il est vrai qu&#39;Abdennar exécute tous tes ordres, tu devrais aujourd&#39;hui faire apparaître devant nous une djânia, sous ses formes naturelles, que nous voyions comment elle est faite. &#34;  Esouï&#39;adi. brûla des aromates et prononça des incantations. Soudain, surgit dans l&#39;assistance une jeune fille d&#39;une beauté... Que béni, soit celui qui la créa et la façonna ! &#34; Tu vas écouter un poème de Ben Khlouf et tu seras libre &#34;, lui dit Esouï&#39;adi La figure voilée, debout dans son caftan rouge, la joue appuyée sur la main, (en signe d&#39;affliction), la djania écouta le chant d&#39;Esouï&#39;adï et, dès les dernières paroles, elle disparut. &#34; Qu&#39;Allah me protège ! s&#39;écria le chanteur. J&#39;ai vu-briller un éclair devant mes yeux et j&#39;ai reçu un soufflet d&#39;une main invisible ! Vous m&#39;avez fait -périr ! &#34;&#60;br&#62;Lorsqu&#39;il se trouva seul, il sentit comme quelqu&#39;un qui le poussait ; et il se vit, sous terre, au milieu de troupes innombrables de génies, devant le roi Belahmar  &#34; Esouï&#39;adi, lui dit ce roi, voilà bien des années que mes soldats t&#39;obéissent et, aujourd&#39;hui, nous sommes devenus pour toi un sujet de dérision!&#34; Là-dessus, il se trouva chez lui, dépouillé de son pouvoir sur Abdennâr (h&#39;ok met&#39;abdennâr).Deux aigles rouges vinrent s&#39;abattre sur sa terrasse et lui annoncèrent qu&#39;il lui naîtrait une fil1e qui serait sorcière et le couvrirait de honte. En effet, malgré son grand âge, sa femme présenta les signes de la grossesse. Deux sorcières inconnues, qui n&#39;étaient autres que les deux aigles rouges, vinrent assidûment la visiter et lui apporter de l&#39;eau transformée en lait par leur Kit, du lait de la sorcellerie (ahlib el khâna). Elle reçurent l&#39;enfant à sa naissance, l&#39;allaitèrent, car elle refusait le sein de sa mère, et, le septième jour, lui crachèrenl sept fois dans la bouche et la nommèrent Frih&#39;a.&#60;br&#62;Dès l&#39;âge de sept ans, elle commença à opérer des miracles. En circunambulant autour d&#39;un vieil olivier sauvage, elle le fait pivoter sur ses racines, l&#39;arrache du sol, le porte sur son dos et le replante ensuite. Elle disparaît alors pendant vingt années, (sans doute pour vivre en compagnie des génies et accomplir la période d&#39;initiation que la légende impose aux sorciers). Un jour, ses parents sentirent la terre trembler sous leurs pieds et virent, dans les flammes d&#39;un bûcher, leur fille entre deux vieilles sorcières : elle leur revenait. A partir de ce-jour, elle s&#39;applique à les persécuter de ses prestiges. Elle les fait entrer dans le ventre d&#39;un chameau. Ils abandonnent leur logis ; mais, dans leur nouveau refuge, se trouvent environnés de flammes et ne se sauvent qu&#39;en invoquant &#34; anaïa &#34; de leur fille. Une nuit, ils se réveillent ballottés par les vagues, au milieu d&#39;une mer en furie, sous les yeux de Frih&#39;a qui souriait ; une autre fois, ils se virent emporter à travers les airs en sa compagnie, et ils ne pouvaient savoir s&#39;ils rêvaient ou s&#39;ils étaient éveillés. Elle affolait tout le monde autour d&#39;elle par ses maléfices. Elle faisait fondre de la graisse de bouc noir, et qui en mangeait seulement gros comme un noyau de datte avait des visions effroyables et en perdait l&#39;esprit. Elle produisait de l&#39;or de bon aloi, changeait ses ennemies en truies à tête humaine, faisait marcher les montagnes et les poussait en troupeau devant elle avec un aiguillon de fer. Aux reproches de son père, Frih&#39;a répondait : &#34; Tu as voulu montrer aux yeux de tous une fille des génies : ton vœu s&#39;accomplit ! &#34; Elle lui disait encore : &#34; Je ne suis pas venue ici de bon gré : j&#39;ai été envoyée auprès de vous pour remplir la mission que je remplis. &#34; Esouï&#39;adi meurt de désespoir et de honte. Son cadavre même n&#39;aurait pas échappe à la vengeance des génies, s&#39;il ne s&#39;était recommandé, en expirant, à Sidi Abdelqâder Eldjilani et à Moulai&#39; Taïeb. Ceux-ci l&#39;enlevèrent et la sorcière Frih&#39;a, qui n&#39;était autre que l&#39;incarnation d&#39;une djania, disparut et reprit sa place dans la mahalla, de Lah&#39;mar.&#60;br&#62;Nous avons cru devoir donner la légende de Frih&#39;a avec quelque étendue parce qu&#39;elle prouve, selon nous, que dans l&#39;imagination populaire, Lah&#39;mar n&#39;est pas ou n&#39;a pas toujours été strictement un simple nom, une entité sans physionomie ni histoire, comme on a l&#39;habitude de concevoir et de définir les génies. Il est susceptible d&#39;inspirer et de grouper autour de lui une série d&#39;aventures dans le goût populaire ; il y soutient son personnage en dehors de sa sphère particulière d&#39;action. On ne peut lui refuser un embryon de personnalité vi-vante, que des recherches plus étendues nous révéleraient probablement plus complexe ; et, telle qu&#39;elle nous apparaît, cette personnalité ne semble pas plus rudimentaire que les conceptions populaires ne le sont d&#39;ordinaire, quand l&#39;art des poètes, la systématisation savante, la sculpture et la peinture ne sont pas venues les préciser et les compléter.&#60;br&#62;Cependant, si dans la littérature orale, l&#39;individualité de Lah&#39;mar affecte un certain développement, nous ne lui trouverons pas une importance proportionnée dans le domaine des pratiques des femmes et du peuple. Elle ne jouit vraiment de quelque faveur que dans la tradition des sorciers de profession.&#60;br&#62;Voici l&#39;invocation qui lui est consacrée dans le grimoire manuscrit du XIX siècle dont nous avons déjà donné deux extraits :&#60;br&#62;Adjuration du mardi, à l&#39;adresse du maître de ce jour, le roi des génies&#60;br&#62;O Lah&#39;mar, ô vanté, - sois près de moi présent. - Venez à moi dans ce moment critique, avec vos soldats au complet. - Je désire que tu m&#39;assistes, que tu prêtes l&#39;oreille à nies ordres.&#60;br&#62;Venez du Mont Sinaï, - et des solitudes et des agglo-mérations ; -et celui qui m&#39;arrivera alourdi d&#39;ivresse...&#60;br&#62;Malheur à qui n&#39;obéira pas ! Venez avec vos chevaux et vos hommes et vos femmes et vos enfants à la mamelle.&#60;br&#62;Je vous adjure par la Lumière - et par le nom du Maître Clément, - ne résistez pas à mes commandements, - avec la permission du Maître qui entend, - par la puissance des Anges du Trône et du Prophète, l&#39;In-tercesseur.&#60;br&#62;Par la puissance du nom de Celui qui est (partout) cité, - du Dieu patient, - venez de tous les villages, - de (tout) lieu haut. - Pliez-vous a ce que je vous ordonne et chassez (de vos rangs) - le récalcitrant.&#60;br&#62;Obéissez-moi, ô mes amis ; - de toutes vos forces, fendez le sol, que la distance soit courte ou longue ; - obtempérez de tout lieu par tes droits, ô Berqiâl et les tiens, Zoriaïl. - Dépêche-toi de venir à moi, ô Borqân, par le roi Mikiaïl. - Secourez-moi, ô mes auxiliaires ; - .obéissez-moi, serviteurs, par ordre du Maître,le Grand. - Ne regimbez pas la durée d&#39;un clin d&#39;oeil, au nom du roi Djebril.&#60;br&#62;L emploi de cette adjuration est préconisé, dit notre auteur, pour capter la faveur des grands : portée sur le front, sous le serre-téte, elle permet d&#39;affronter les potentats et les puissants de tout rang. Elle noue les langues hostiles et assure à celui qui la garde sur lui les sympathies de tous ceux qu&#39;il abords. Elle sert à provoquer dans un malade, cet état comateux (çra), dans lequel suivant la croyance générale, .le sorcier peut faire parler le génie qui possède le malade. Le mardi, jour de Lh&#39;mar, à l&#39;heure de Lah&#39;mar. qui est la première du jour, on procède à l&#39;istinzâl en nefs, à la descente du souffle. On -écrit le tableau magique du jour sur du papier rouge et on le pose sur la tête du consultant, en plaçant devant lui un papier rouge également, avec une plume. Il récite l&#39;adjuration, au milieu des fumigations,&#60;br&#62;la main à là plume. Il trouve bientôt, sous ses yeux, la réponse à sa, pensée et la révélation des choses cachée?. On a recours à la même adjuration pour la découverte des trésors, l&#39;art de fendre la terre (chiqq lard&#39;), phéno-mène auquel notre texte fait allusion ; pour en chasser les empêchements mystiques (elmaouâni&#39;, c&#39;est-à-dire les génies qui gardent un dépôt ; enfin, pour faire parler les endroits hantés (istintâq el&#39; âmir).&#60;br&#62;On remarquera-que toutes les pratiques que nous venons d&#39;énumérer appartiennent à la magie licite ou bien-faisante. Tel n&#39;est pas le caractère ordinaire des obser-vances propres au mardi. La croyance islamique veut que ce soit un jour mauvais. Interrogé sur les jours, le Prophète aurait dit : &#34; Le mardi est le jour du sang, parce que ce jour-là Eve fut indisposée et qu&#39;un fils d&#39;Adam, (Cain), fit couler le sang de son frère, (Abel). &#34; (Ben ïaqoub, Roud elakhiar, p. 62). On sait que le rouge, couleur du mardi, est funeste, moins pourtant que le noir, couleur du samedi, tandis que le blanc, couleur, du lundi, et le vert, couleur du jeudi, sont heureux. (Eddi-rabi, 1. cit. p.18). &#34; Les astrologues,dit Elqazouïni, v. I, p. 38, surnommaient Mars &#34; la petite influence né-faste (ennah&#39;as eççeghîr) &#34;, parce qu&#39;il est moins funeste que Saturne ( la grande influence néfaste), et ils rattachaiént à son action &#34; le courage, le meurtre, la violence et la victoire. &#34; Dans la tradition des sorciers, l&#39;influence sanguinaire du vieux Mars antique peut s&#39;adoucir jusqu&#39;à servir à la médecine, mais elle conserve toujours par quelque côté son caractère primitif. Quoiqu&#39;il- ait bien perdu de sa truculence et de sa  cruauté, l&#39;antique Dieu de la guerre préside encore obscurément à tout ce qui, de loin ou de près rappelle le carnage et la destruction. Dans le pseudo-divan d&#39;Ali ben Abi Thaleb (Le Caire, IIII, p. 3), il est dit : &#34; Celui qui veut se faire saigner choisira le mardi : c&#39;est le jour de toutes les effusions de sang. &#34; Les livres de sorcellerie nous le montrent parfois favorable au vol à main armée (Ibn el Hadjdj, p. 132) ; mais ils le recommandent surtout pour provoquer des flux sanguins anormaux chez les femmes (ibid p. 93) ou les arrêter (p. 102), pour traiter les plaies profondes ou suppurantes ou les boutons (p. 108). Le dernier mardi du mois, dans lequel semble le mieux s&#39;être conservée la malignité du jour, est signalé par Eddibari comme propice aux envoûtements où l&#39;on poignarde l&#39;effigie de son ennemi (p. 39), comme désigné pour affronter et abattre un adversaire (p. 56), pour faire démolir à coups de pierres par les esprits une maison habitée (p. 39), etc. En somme, le plus généralement, sous la double influence de la tradition islamique et savante. les opérations de sorcellerie qui sont recommandées dans les livres pour: le mardi relèvent de la magie maléfîciente.&#60;br&#62;C&#39;est aussi le caractère commun des  pratiques du mar-di, telles qu&#39;elles sont comprises de nos jours par les professionnels, si j&#39;en crois celles que j&#39;ai recueillies et dont nous allons voir le détail.&#60;br&#62;On choisit de préférence un mardi pour &#34; le nouement de l&#39;aiguillette &#34;. Le taleb prend un bout de fil de soie rou-ge, qu&#39;il noue sept fois en prononçant sur chaque nœud la formule que nous donnons plus bas. Il place ce fils sur le chemin de celui qu&#39;il veut ensorceler; et, quand il s&#39;est assuré que sa victime l&#39;a enjambé, il l&#39;introduit dans la coquille d&#39;un escargot .long, de l&#39;espère du bulime dé-collé (balimus decollatus), dont la spire, comme on sait, composée de sept tours très souvent, est tronquée vers le sommet- Il bouche cette coquille avec de la cire vierge et va l&#39;enterrer dans un tombeau oublié, mensi, c&#39;est-à-dire sans nom et abandonner. Ce faisant, il prononce une dernière fois la formule dont nous avons parlé. &#34; le t&#39;ai noué, un Tel, fils d&#39;une Telle, et j&#39;ai noué de toi trois cent soixante-six veines et la veine qui est entre tes deux yeux et dont l&#39;origine est entre tes deux cuisses... jusqu&#39;à ce que le chameau puisse entrer dans le chas du couturier, si bien que nul ne pourra te dénouer, ni hom&#60;br&#62;me, ni femme, ni génie mâle ou femelle, sauf que celui qui t&#39;a noué pourra te dénouer de sa main. Et que l&#39;on ne puisse le découvrir et te venger de lui ! J&#39;ai noué ton désir, qui (siège) entre tes deux yeux, par la puissance de Bat&#39;adîn, Zahadjîn, Ouahîn, Chahasîn, Amràsîn, Bari-dîn, Karimîn, (chacun de ces noms se répète deux fois) Je t&#39;ai noué, ô un Tel, fils d&#39;une Telle, par le pouvoir de Lah&#39;mar, de ses serviteurs, des gens de sa famille et de ses troupes, &#34;&#60;br&#62;Un autre taleb de Blida, à la même époque, ne com-prenant plus sans doute le vieux symbole du fil de soie rouge,  Ou le jugeant un élément suranné de la sorcellerie des bonnes femmes, s&#39;était avisé de le remplacer par une kitâba ou écriture : Il copiait sur un bout de papier le passage du Coran où il est question des Sept dormants d&#39;Ephèse ou plus brièvement ce fragment : &#34; Ces jeunes gens demeurèrent dans leur caverne trois cents ans, plus neuf &#34;. Il roulait ce papier et l&#39;enfonçait dans les circonvolutions de la coquille avant de la jeter sous les pas de sa victime. En la relevant, il avait soin de réciter tous les passages du Coran où il est question de l&#39;immobilité du mort dans sa tombe et il ajoutait.: &#34; Qu&#39;ainsi soient immobilisés les sens d&#39;un Tel à l&#39;égard de toute femme. &#34; Pour le reste de l&#39;opération, y compris l&#39;invocation  aux génies et à Lah&#39;mar,  il se conformait à la tradition ; mais il se flattait devant ses clients d&#39;avoir, par l&#39;introduction de ces citations sacrées, régénéré le vieux maléfice et de l&#39;avoir islamisé.&#60;br&#62;, Pour rendre ses facultés à l&#39;ensorcelé, nos sorciers blidiens lui faisaient manger un oeuf du jour sur lequel ils avaient figuré un tableau magique à l&#39;adresse des génies, ou encore, plus canoniquement, sept oeufs durs sur l&#39;albumen desquels on avait écrit sept .passages du Coran relatifs à la résurrection, à la neutralisation par Moïse des sortilèges des prêtres de Pharaon, à la toute-puissance de Dieu qui ressuscite les morts, etc. Mais ces remèdes magiques ne semblant pas plus particulièrement en relation avec le mardi sortent de notre sujet.&#60;br&#62;C&#39;est le mardi, au .contraire, de l&#39;aveu général, qu&#39;il est préférable d&#39;opérer pour se venger d&#39;une femme et la frapper d&#39;hémorragie utérine - (tedjriet eddemm). Un professionnel (de ma connaissance, quand il voulait provoquer des flux de sang anormaux de ce genre, attachait une feuille dee plomb à un fil et la jetait dans le courant d&#39;un canal d&#39;irrigation. Sur la plaque de plomb il avait tracé, au préalable, avec une pointe de cuivre rôuge, les caractéres suivants, en les reliant ensemble au milieu par un trait continu ;&#60;br&#62;&#34; Ferkous, Toiour, Kcskes, Deqnou, Beroukh, faites couler son sang, o serviteurs de ces noms, par la puis-sance de Lah&#39;mar, de ses serviteurs et de ses auxiliaires. &#34; II affirmait qu&#39;après cette opération les pertes étaient proportionnées à la force du cours de l&#39;eau. Ce procédé -rappelle celui que préconise, pour le même objet Ibn el Hadjdj, à la page 93 de son livre ; il en semblera même une contrefaçon simplifiée. ; cependant Ibn el Hadjdj etait  inconnu de notre homme, lequel devait ses secrets à la transmission orale qui s&#39;en fait dans l&#39;ombre des zaouïas ou écoles de campagnes.        &#39;&#60;br&#62;La nuit du lundi au mardi passe pour favorable aux envoûtements. Ce maléfice porte le nom de temrid&#39;a ou pratique pour rendre malade, et fait partie de la branche des &#34; procédés employés pour anéantir le méchant &#34; (tedmîr edd&#39;âlem). On prend une poignée de la terre que couvre le pied gauche de celui que l&#39;on veut torturer. On pétrit cette terre avec le lait d&#39;une vache noire que l&#39;on a traite un mercredi, Le lundi suivant, quand le pâté ainsi formé est desséché, à la tombée de la nuit, on écrit des-sus certains passages du Coran qui ont tous rapport au châtiment du coupable. &#34; Saisissez-le, liez-le ; puis chauffez-le au feu de l&#39;Enfer. Chargez-le ensuite de chaînes de soixante coudées .&#34; - &#34; Nous l&#39;avons puni d&#39;un châtiment terrible . &#34; - &#34; II l&#39;avalera (l&#39;eau infecte de l&#39;Enfer) à petites gorgées et elle aura peine à passer. La mort l&#39;assaillira de tous côtés. &#34;  - &#34; Porte au doublé pour lui le supplice du feu . &#34; -&#34;  Tous les miracles étaient plus surprenants les uns que les autres. Nous leur infligeâmes des châtiments afin qu&#39;ils se convertissent . &#34; - &#34; Nos incrédules valent-ils mieux que ceux-là ?  &#34; - &#34; (Ce vent) ne passa sur aucun être qu&#39;il ne l&#39;eût aussitôt converti en poussière . &#34; - &#34; Nous rallumerons le feu de la géhenne toutes les fois qu&#39;il s&#39;éteindra . &#34; On écrit ensuite sur une lame de plomb les noms des génies suivants : &#34; Ba&#39;t&#39;ariâlîn, T&#39;a&#39;ïâlîn, Dahiâlîn, Rabqaçâlin, Hat&#39;atouchîn, Djariâlîn, Djablouçhîn, Zerbalîn, Hâhoulin (chacun de ces noms est répété deux fois), -  veillez, ô serviteurs de ces noms, à faire périr un Tel, fils d&#39;une Telle. &#34; On place la plaque de plomb dans la cendre au fond du foyee et le pain de terre devant la flamme. On a soin d&#39;alimenter le feu jour et nuit.    &#60;br&#62;Les noms inscrits, sur le plomb peuvent varier. &#34; Farârchîn,  Fàrouchîn,  Oubh&#39;ouchîn,  Karouchin,  Chemt&#39;ouchin, Cheliouohîn, Anouh&#39;în, Kasouïn, veillez, o serviteurs de ces noms d&#39;Esprits supérieurs, ?rsâ-chin, Arsâ-chîn, veillez au dépérissement d&#39;un Tel ou d&#39;une Telle. &#34;&#60;br&#62;Si cette formule est tracée avec du  sang de tortue, elle donnera à la victime la démarche de la tortue ; si elle l&#39;est avec le sang d&#39;un chien, l&#39;ensorcelé marchera à qua-tre pattes comme un chien ; si elle est écrite avec du sang humain, il mourra bientôt. On fait aussi de l&#39;encre en brûlant des cheveux de l&#39;ennemi qu&#39;on veut humilier et en en mêlant la cendre avec de l&#39;eau : il se dénudera publiquement dans la rue,&#60;br&#62;On active le feu aussi longtemps que l&#39;on tient à tour-menter le patient. Si on lui pardonne, on éloigne le pâté  de terre du foyer et l&#39;on plonge le plomb dans de l&#39;eau. La maladie dont il souffre lui est enlevée sur le champ.&#60;br&#62;On pratique le même sortilège avec des os de bêtes de somme : cheval, mulet,, âne. Sur chacun de ces os, avant de les déposer dans la cendre, sous la braise, on écrit :  El&#39;asq (3 fois), Elghasq (3 fois), chargez-vous d&#39;allumer un feu consumant dans le corps d&#39;un Tel, fils d&#39;une Telle, par la vertu de ces noms. &#34;&#60;br&#62;On envoûte également un ennemi, de préférence d&#39;après les praticiens, dans la nuit du mardi, en plantant des épingles dans le dos d&#39;une grenouille. Mais ce charme est regardé comme dangereux pour l&#39;opérateur, parce qu&#39;on croit généralement que ce batracien sert souvent d&#39;enveloppe à un génie et qu&#39;il est difficile de reconnaître quand  ce n&#39;est pas une de ces. Personnes-là. &#34; Je n&#39;ai pu le relever dans les milieux masculins! : mais en voici une contrefaçon féminine.&#60;br&#62;Elle est connue sous le nom de &#34; Ettemrîda bedjrânet el ouâd, l&#39;envoûtement par la grenouille du ruisseau. On achète quarante-neuf épingles et quarante-neuf aiguilles. Elles doivent être neuves. L&#39;on enfonce alternativement une épingle et une aiguille dans le dos de la grenouille en disant : &#34; Le mal ne quittera un Tel, fils d&#39;une Telle, que lorsque le mal quittera cette grenouille. &#34;  On s&#39;est procuré un vieux vêtement longtemps porté par celui que l&#39;on veut ensorceler. On le découpe de manière à en faire sept linceuls: On enveloppe l&#39;animal criblé de. ses quatre-vingt-dix-huit pointes dans chacun de ces linceuls et l&#39;on va l&#39;enterrer à la limite de la ville, (h&#39;add  ard&#39;elblâd), c&#39;est-à-dire à l&#39;endroit où les maisons cessent d&#39;être continues et où commence la zone des fermes. On a soin de marquer l&#39;endroit avec un signal. L&#39;envoûté sent des picotements, ou des coups d&#39;aiguillon dans le dos et il ne tarde pas à tomber malade. On peut le sauver en replongeant la grenouille dans l&#39;eau fraîche. Le procédé, nous l&#39;avons dit, a été observé chez des, femmes. Elles opéraient le dimanche, mais par erreur sans doute : l&#39;envoûtement étant dans les grimoires et pour les tolba une œuvre du mardi, il est vraisemblable qu&#39;elles s&#39;étaient laissées tromper par l&#39;ascendant du dimanche, jour des mécréants et jour de magie maléficiente. Si à ce canevas vous ajoutez l&#39;emploi de l&#39;écriture, avec des noms bizarres, mais traditionnels, de génies, un carré magique, une citation plus ou moins appropriée du Coran, enfin, le soin d&#39;attendre un mardi, comme étant plus favorable, vous, aurez reconstitué dans ses éléments, si j&#39;en crois des informateurs, la pratique correspondante de la sorcellerie masculine, que je n&#39;ai pas eu l&#39;occasion de relever.&#60;br&#62;Moins rare, ou plutôt moins dissimulé, nous apparaît un autre maléfice du mardi, connu sous le nom de redj-miïa ou lapidation. En 1905, à Blida, un Maltais qui passait pour usurier étant décédé, le bruit se répandit que la maison mortuaire avait été criblée de pierres pendant la nuit. &#34; Certaines personnes, m&#39;expliqua un taleb, non sans quelque fierté, s&#39;imaginent que ce phénomène est en relation avec la mort récente du propriétaire : il n&#39;en est rien. La redjmiïa est une opération magique dont le secret est le privilège des tolba.  &#34; Quand un musulman en veut à un autre, il vient trouver l&#39;iqqâch, le sorcier, et lui désigne la maison sur laquelle il voudrait voir tomber une pluie de pierres. L&#39;iqqâch va ramasser de la terré de fourmis autour de sept fourmilières, la fumige avec de l&#39;assa-fœtida, du soufre et de l&#39;ail rouge et la lance dans la direction de la demeure ennemie, en prononçant la sourate C V en entier : &#34; As-tu vu comment le Seigneur a traité les hommes de l&#39;Eléphant ? N&#39;a-t-il pas détruit leurs stratagèmes ? N&#39;a-t-il pas envoyé contre eux les oiseaux ababils, qui leur lançaient des pierres portant des marques imprimées au ciel ? Il en a fait comme de la balle dont la graine a été mangée. &#34; Du gravier, des cailloux pleuvent bientôt sur le toit et jusque dans les chambres. Ces projectiles lancés par des mains invisibles ne font pas de mal aux hommes, mais ils crépitent sur les meubles, font tinter la vaisselle de terre et de métal, et harcèlent si bien les habitants, que, pris de panique, ils abandonnent le logis hanté. Souvent aussi ils voient ses murs en pisé ou en bauge s&#39;effondrer et tomber en poussière sous les coups de ce bombardement surnaturel. Dans ce dernier cas, la redjmiïa prend le nom de khrâb eddâr, démolition de la maison.&#60;br&#62;Les pratiques que nous venons de signaler dans les milieux masculins et instruits existent-elles dans la sorcellerie féminine, du moins en tant que particulière au mardi, mes recherches ne m&#39;ont fait découvrir rien de tel. Nous avons bien vu de nos jours des femmes indi-gènes qui, se croyant possédées, s&#39;étaient vouées au rouge et répétaient que &#34; leur génie n&#39;aimait que cette couleur &#34; : il semble bien que, dans leur pensée, elles étaient au pouvoir de Lah&#39;mar ou d&#39;un Ouled Lah&#39;mar, tout au moins d&#39;un génie de son entourage. On dit aussi généralement que le rouge ne convient pas à la toilette des jeunes mariées, parce que cette couleur provoquerait- croit-on, les entreprises des génies ravisseurs ou attireraient les &#34; coups &#34; des esprits. Mais en dehors de ces deux faits, dont le rapport avec le génie du mardi est en somme assez vague, je ne trouve dans mes notes ni dans mes souvenirs aucune observation qui ferait supposer que Lah&#39;mar a exercé une influence quelconque sur la technique magique des femmes. Pour la mode blidéenne, en particulier, le mardi ne comporte aucune obligation envers Lah&#39;mar : il est avant tout le jour du pèlerinage â Sidi Emh&#39;ammed ben &#39;Aouda.&#60;br&#62;Le marabout de Sidï Emh&#39;ammed ben Aouda, dans la banlieue, entre Blida et Joinville, est visité le mardi par une grande affluence de dévotes. Ce jour-là, l&#39;oukila dépose dans la cour du sanctuaire deux baquets qu&#39;elle remplit d&#39;eau. Elle suit en cela, assure-t-on, les instruc-tions du Siïed, du Seigneur du lieu. Il se trouve toujours, en effet, dans l&#39;assistance quelque femme tourmentée par un esprit. On appelle ce genre de possession le sebb. On reconnaît, dit-on, la possédée (mesbouba) à la fréquence de ses bâillements, à la fixité et à l&#39;étrange expression de son regard:, à un aspect général qui inspire l&#39;effroi. Elle éprouve un insurmontable désir de danser le tedjdàb, la danse, des derviches. L&#39;oukila, qui en est avertie, lui apporte, au milieu des femmes accroupies, un brûle-parfums fumant qu&#39;elle lui fait respirer. La malade se lève et va verser dans chacun des baquets préparés une fiole d&#39;essence qu&#39;elle a apportée et dont l&#39;odeur est agréable à son génie, patchouli, dongriïa, eau- de fleur d&#39;oranger Elle rentre ensuite dans la salle de réunion et se met à piétiner en cadence, en haussant et baissant brusquement la tête, pendant que les meddâhât ou chanteuses du  sanctuaire font entendre des hymnes en l&#39;honneur des différents saints du pays. Elle danse ainsi quelque temps à huis-clos, &#34;  aux fumigations &#34; comme on dit, tedjdeb ala elbkhôur. Mais tout à coup la meddâha entonne une ode à Sidi Ahmed ben Yousef de Miliana : toutes les femmes se lèvent et accompagnent la danseuse dans la cour. On dit alors &#34; qu&#39;on la sort pour qu&#39;elle danse sous l&#39;action des souffles &#34; ikherrdjou Idjeddâba blariah&#39;, c&#39;est-à-dire, explique-t-on, au souffle des génies de Sidi Ahmed ben Yousef, alarih&#39; djânn essiïed. On lui a serré à la taille un foulard. Une femme, debout derrière elle, suit tous ses mouvements et la soutient fortement par la ceinture. Une autre, qui se tient devant elle, lui verse sur la tête, à l&#39;aide de gobelets, l&#39;eau qu&#39;elle puise aux baquets parfu-més.&#60;br&#62;La malheureuse sue d&#39;ahan et l&#39;eau lui ruisselle sur la poitrine et sur tout le corps. Elle se trémousse ainsi, branlant le chef en cadence et poussant rythmiquement des gémissements rauques, jusqu&#39;à ce que les deux récipients soient totalement vidés : elle doit tomber alors évanouie; on croit que, bien que ses yeux soient tenus clos pendant toute la cérémonie, elle est avertie mystérieusement de l&#39;instant où l&#39;eau est épuisée et qu&#39;elle s&#39;effondre à ce moment. &#60;br&#62;Rentrée chez elle, la femme qui a dansé auprès de Emh&#39;ammed ben &#39;Aouda doit s&#39;abstenir pendant trois jours de manger du même plat que son mari et de partager sa couche. D&#39;ailleurs, invariablement, elle garde le lit pendant une semaine après le traitement. &#34; Elle se sent les os brisés &#34;, dit-elle. On explique que c&#39;est la conséquence de la possession. &#34; Le sebb, - on dit ainsi le génie, - la pétrissait, la malaxait, la concassait. &#34; Elle est délivrée de cette torture grâce à Sidi Emh&#39;ammed et à. l&#39;eau froide; car l&#39;eau froide passe pour un remède héroïque, dans la circonstance ; il est admis que &#34; certains génies fuient l&#39;eau froide. &#34;&#60;br&#62;On peut observer dans l&#39;enceinte sacrée de Sidi Emh&#39;-ammed une autre cérémonie curieuse. Les femmes de Blida la connaissent bien sous le nom de Renversement des tambourins, leqlib elbnâder. C&#39;est un rite de malédiction. On renverse les tambourins contre une Telle (iqqelbou Ibnâder ala flâna), quand une femme, qui se croit victime d&#39;une injustice, vient demander aux chanteuses du sanctuaire de s&#39;associer à elle pour appeler solennellement la vengeance du Siïed sur une perfide ou une rivale. Mais cette pratique n&#39;a pas nécessairement lieu un mardi. Les fidèles plus islamisés croient expédient de la reporter au vendredi. Le mardi, en effet, perd sous nos yeux de son prestige et le jour sacré des musulmans en hérite dans tous les cas où par quelque côté l&#39;idée religieuse prend le dessus. C&#39;est bien dans la nuit du mardi que les femmes viennent incuber au ma-rabout de ben Aouda pour solliciter des enfants ou une guérison ; c&#39;est aussi la nuit du mardi que deux fois par an, au printemps et en automne, le reqb ou théorie sainte de Blida vient prier auprès du même saint : ces faits traditionnels prouvent qu&#39;originairement son jour de pèlerinage était le mardi. Mais on choisira le vendredi pour lapider symboliquement les enfant vicieux devant le Siïed: et exorciser son démon (Coutumes, Institutions, Croyances, éd. Jourdan, p.105) ; pour amener un cheval rétif  que l&#39;on prie le Saint d&#39;amender. Nous avons vu les Blidiénnes venir un vendredi demander à Sîdi Emh&#39;ammed d&#39;intervenir auprès des membres de la Chambre et du Gouvernement afin qu&#39;une loi n&#39;imposât pas le service obligatoire aux jeunes musulmans (1909) ; et, plus récemment, pendant la guerre, des mères indigènes adjurer le Saint de faire cesser les hostilités, &#34; même si l&#39;Algérie devait en rester française. &#34; (1918). Ainsi, dans le culte féminin de ce marabout, le vendredi, par une secrète attraction, dépouille insensiblement le mardi .des pratiques d&#39;inspiration un peu élevée, morale, religieuse, politique ; de même que, dans la sorcellerie masculine, le petit nombre de celles que nous avons relevées nous engage à supposer qu&#39;un autre jour, probablement le samedi, a dû détourner à son profit bon nombre des maléfices appartenant logiquement à Lahmar et au mardi.&#60;br&#62;En, résumé, si nous en croyons les observations que nous avons réunies, le vieux génie du mardi n&#39;est pas tout à fait mort pour nos gens de la Mettidja : il fait encore figure dans leur littérature orale. Mais, si la légende subsiste, le recueil des pratiques qui lui sont consacrées , nous paraît assez pauvre, même chez ces derniers héri-tiers de l&#39;astrologie que sont les tolba ; et il est manifeste qu&#39;il va s&#39;appauvrissant de plus en plus, même parmi eu?., devant la vogue toujours plus impérieuse du Coran. Dans le milieu proprement populaire, le milieu féminin, son rituel nous a paru se réduire à  néant, la dévotion dont il a pu être l&#39;objet, si jamais elle a existé, ayant été , complètement remplacée par le culte ,du marabout. Quant au jour du mardi lui-même, il a perdu ses vertus magiques : de semi-néfaste qu&#39;il était réputé, il est de-venu généralement indifférent. Sans doute a-t-on trans-féré ses propriétés à d&#39;autres jours, les bonnes au ven-dredi, jour sacré du pays, et les mauvaises, en majorité, au samedi, jour sacré d&#39;une collectivité voisine et détes-tée, jour qui d&#39;ailleurs, dans la tradition islamique, s&#39;était toujours affirmé d&#39;une nature plus franchement maligne, ou au dimanche encore, jour sacré des chrétiens: Quoiqu&#39;il en soit, débarrassé de ces observances et pro-hibitions traditionnelles qui dans la superstition indigène accompagnent presque toutes les autres fractions du temps, le mardi, à notre époque, est certainement de tous les jours de la semaine maghrébine celui qui ressemble le mieux aux nôtres, celui dont la désacralisation est le plus avancée, et dont la représentation, tant dans l&#39;esprit des simples que dans celui des lettrés, se rapproche le plus de notre conception rationnelle des jours.&#60;br&#62;J. DESPARMET.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Ethnographie -Anthropologie..etc</category>
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  <title>Les éléphants à l&#39;autre extrémité du Maghreb</title>
  <description>mardi 17 août 2010, 20:57 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Les éléphants à l&#39;autre extrémité du Maghreb&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pline l&#39;Ancien, encore et toujours lui, nous informe d&#39;un autre lieu de prédilection de l&#39;éléphant : quelque part dans les Syrtes, dans le golfe de Gabès plus précisément. Dès qu&#39;on s&#39;éloigne du rivage, nous dit-il, se trouve une jungle impénétrable, au-delà des déserts immenses et inconnus, plus loin encore que le Fezzan. Il est indéniable qu&#39;il serait fastidieux de vouloir serrer de près ce texte qui relève un peu de la légende et manque de précision.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Toutes ces informations semblent cependant nous diriger sur la cuvette des chotts de l&#39;oued Righ (Touggourt) et de l&#39;oued Igharghar, peut-être le Hoggar,  et bien sûr le Tassili des  Adjers.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il ne faut surtout pas tirer une conclusion hâtive. L&#39;éléphant est une bête qui se déplace constamment, un nomade en quelque sorte.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Un éléphant, nous apprend l&#39;écrivain anglais Rudyard Kipling, dans Le Livre de la jungle, ne peut galoper, mais il peut rivaliser avec n&#39;importe quelle bête. Il est dont impensable qu&#39;un pareil quadrupède reste parqué dans une zone délimitée.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il existe d&#39;autres textes qui contredisent Pline l&#39;Ancien et évoquent d&#39;éléphants en Numidie, et même non loin de Carthage. L&#39;auteur romain parlait, il ne faut pas l&#39;oublier à une époque tardive, d&#39;une Afrique largement occupée par les Romains, où probablement l&#39;espace des pâturages des éléphants s&#39;était sensiblement réduit. Les deux sanctuaires des éléphants que Pline l&#39;Ancien nous signale ont cette particularité d&#39;avoir été les endroits du Maghreb antique les plus inhabités. On peut supposer que l&#39;Atlas marocain et la cuvette des chotts de la région de Touggourt, bien qu&#39;éloignés l&#39;un de l&#39;autre, aux deux extrémités du Maghreb, sont néanmoins reliés par une route fréquentée. Tout au long de l&#39;Atlas saharien, sur les premières pentes, se déroule sur des centaines de kilomètres, un oued avec une multitude de points d&#39;eau, même au plus fort de l&#39;été, et aussi d&#39;excellents pâturages ; il  s&#39;agit de l&#39;oued Djedi.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Peut-on supposer que des troupeaux d&#39;éléphants suivaient le même chemin, il y a deux ou trois millénaires ? Supposition un peu audacieuse et un peu trop précise. Il ne faut pas tant exiger des textes des auteurs anciens.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <title> Oasis du Sahara algérien. Etudes de photo-interprétation </title>
  <description>&#60;br&#62;Etudes de photo-interprétation&#60;br&#62; &#60;br&#62;Oasis du Sahara algérien. Etudes de photo-interprétation &#60;br&#62; C. Nesson, M. Rouvillois-Brigol, J. Vallet, Monique Mainguet&#60;br&#62;                                              Oasis du Sahara algérien&#60;br&#62;Les oasis de l&#39;oued Righ, dont fait partie Touggourt, s&#39;étirent sur 150 km entre la retombée d&#39;une table de grès tertiaire - à 20 km environ de son pied -- et l&#39;Erg oriental. Une quarantaine d&#39;oasis s&#39;égrènent du nord au sud dans un couloir, en bordure d&#39;un chapelet de sebkhas inondées annuellement et localisées dans des formations quaternaires sablo-gypseuses. Jaillissements artésiens naturels et puits creuses par l&#39;homme ont permis à la surface cultivée d&#39;atteindre 10 000 ha et de nourrir 70 000 sédentaires ou semi-nomades dont l&#39;économie agricole est surtout liée aux palmeraies. Les précipitations y sont inférieures à 100 mm/an. Cette région aride a été aménagée selon des modes très variés. Rigoles d&#39;irrigation (seguias} et fossés de drainage {khandegs) forment la trame de ces terroirs qui sont, pour les plus anciens, tantôt circulaires autour d&#39;anciens lacs artésiens (behour), taris de nos jours, tantôt créés à partir de puits creusés par l&#39;homme pour l&#39;irrigation par gravites. C. Nesson étudie cinq types de terroirs :&#60;br&#62;&#60;br&#62;                  Le terroir de Chemora, dans l&#39;oued  Righ  même, s&#39;est développé au pied de l&#39;escarpement oriental qui domine de 10 m environ la dépression ; des puits, au pied de l&#39;escarpement, fournissent l&#39;eau à une seguia principale tracée à l&#39;horizontale de telle sorte que l&#39;eau puisse circuler dans un sens ou dans l&#39;autre en fonction de la répartition des parts d&#39;eau. A partir de cette seguia principale l&#39;eau est distribuée par des seguias secondaires perpendiculaires au bord de la vallée. Le parcellaire a une forme laniérée, limitée par les khandegs évacuateurs d&#39;eaux usées avant qu&#39;elles ne s&#39;évaporent en laissant des dépôts de sels. La protection des cultures contre le vent et l&#39;ensablement dû à Erg Chech se fait par des murets d&#39;argile surmontés de haies de palmes (Tabbiya) sèches et permet des cultures variées sous les palmiers : céréales, légumes...&#60;br&#62;  Le terroir d&#39;El  Koda  en  auréole autour d&#39;une  butte, utilise le même mode d&#39;irrigation par gravité. Le fond de fa dépression, au pied de l&#39;escarpement, a été artificiellement remblayé pour permettre l&#39;extension de la surface irriguée.&#60;br&#62;  Le terroir géométrique de Merdjadja, de 80 ha, a été créé sur un sol sablo-gypseux dont la pente est de 0,14 P. 100 et organisé en vue d&#39;une exploitation industrielle de la palmeraie.&#60;br&#62;  Le  terroir annulaire de  Tamerna  Djedîda  a  une structure  rayonnante.  Il est organisé sur le pourtour d&#39;une butte occupée par le village, en contrebas des puits et des seguias horizontales.&#60;br&#62;  Le terroir circulaire de Bram, en voie de dégradation, est l&#39;exemple le plus remarquable de disposition radio-concentrique autour d&#39;un behar (lac artésien), tari de nos jours.&#60;br&#62;Madeleine Rouvillois-Brigol présente dans la seconde partie de l&#39;ouvrage la palmeraie d&#39;Ouargla dans la vallée sèche de l&#39;oued Mya. Cette palmeraie irriguée doit son existence à la présence entre 30 et 60 m de profondeur d&#39;une nappe aquifère. L&#39;oasis a d&#39;abord été irriguée par des puits de 30 à 40 m de profondeur. Après une première période de prospérité, elle déclina du XVIe au XIXe siècle. Vers la fin du XIXe de nouveaux puits furent creusés, entraînant un abaissement du niveau piézo-métrique de la nappe, que les cultivateurs se sont efforcés de compenser en abaissant le niveau de leurs jardins au prix d&#39;énormes terrassements. Ce creusement a atteint une profondeur de 5 à 6 m dans les parties les plus hautes de la palmeraie, sans pouvoir empêcher le déclin et l&#39;abandon de secteurs entiers. Depuis une vingtaine d&#39;années l&#39;utilisation de nouvelles techniques de pompage exploitant la nappe albienne entre 1 165 et 1 315 m de profondeur et la nappe mio-pliocène ont permis la revivification de la palmeraie, accompagnée de travaux d&#39;assainissement (drainage], de nouveaux modes de répartition de l&#39;eau et d&#39;une extension considérable de l&#39;agglomération et de l&#39;habitat.Essor urbain du ksar d&#39;Ouargla de 1952 à 1968 (deux missions photographiques aériennes prises à seize ans d&#39;intervalle mettent bien en valeur cette évolution) ; sédentarisation des nomades avec l&#39;apparition de nouveaux villages au SW d&#39;Ouargla et toutes les conséquences de cette évolution démographique ; surplantation de la palmeraie au voisinage des puits ; développement de palmeraies isolées en cuvettes.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Etudes de photo-interprétation dans le Sahara Algerien</category>
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  <title>Essai d&#39;explications des formes dunaires sahariennes</title>
  <description>A. Clos-Argeduc, . Etudes de photo-interprétation&#60;br&#62;Etudes  de photo-interprétation des formes dunaires sahariennes&#60;br&#62;Cent millions de photographies aériennes d&#39;échelles variées couvrent notre planète. Or il s&#39;agit du seul moyen d&#39;investigation actuel offrant une physionomie synthétique et absolument fidèle d&#39;un paysage.&#60;br&#62;Par sa ténacité, et à l&#39;aide de sa vaste culture mathématique et physique, A. CLOS-ARCEDUC est l&#39;un des plus efficaces utilisateurs de cet outil. Dans cet ouvrage, il apporte non seulement de très nombreux résultats nouveaux et prouvés sur les formes de construction éolienne, mais aussi un parfait exemple de méthode scientifique de photo-interprétation.&#60;br&#62;1° Résultats dans la connaissance des dunes, de leurs mécanismes de formation et de migration.&#60;br&#62;L&#39;auteur, dans un premier chapitre, démontre que les oscillations stationnaires à direction de propagation horizontale des milieux aqueux et aériens sont responsables de dépôts à structure périodique : formations pré littorales ou dunes sahariennes. Il démontre que, dans une zone d&#39;oscillations stationnaires, les dépôts sédimentaires se localisent autour des lignes nodales si l&#39;oscillation est simple. Les zones d&#39;érosion maximale sont au niveau des &#34;lignes ventrales &#34;. Il en résulte que les ergs sahariens sont des formes à structure fixe aussi longtemps que subsiste le système d&#39;oscillation qui a présidé à leur genèse ; les chaînes sableuses des ergs suivent les mêmes mécanismes de conservation que les barkhanes : les remous formés sous le vent ramènent le sable à la ride, entre les chaînes des ergs la déflation balaye le sable vers les chaînes voisines .&#60;br&#62;Autre conclusion fondamentale de ce travail : il n&#39;existe qu&#39;un seul type de dunes dont la direction est invariablement celle du vent efficace annuel moyen : la barkhane. Le plan de symétrie vertical d&#39;une barkhane et de sa traîne aérodynamique est parallèle au parcours de la dune en cause.&#60;br&#62;ةtudiant plus de 100 000 clichés, A. Clos-Arceduc met en évidence que le silk (crête de sable formée derrière les obstacles) et gelb (crête de sillage), que l&#39;on a cru longtemps longitudinaux, font avec la résultante annuelle du vent un angle compris entre 15 et 35 grades,&#60;br&#62;En liaison avec deux systèmes croisés d&#39;oscillations rectilignes qui se superposent l&#39;auteur nous fait découvrir un modelé purement éolien à trois niveaux.&#60;br&#62;Reprenant la théorie connue des physiciens sur les ondes d&#39;écho, il réussit à montrer la généralité des phénomènes de réflexion dans la répartition topographique des rides ghordiques et apporte une explication très satisfaisante de la position et du tracé des limites des ergs nord-sahariens. &#60;br&#62;2° Contribution à la méthodologie de la photo-interprétation.&#60;br&#62;Partant de l&#39;idée qu&#39;il existe un problème géographique chaque fois qu&#39;une vue aérienne présente des &#34; objets &#34;non expliqués par les théories en usage, A. Clos-Arceduc offre au lecteur les mécanismes de recherche d&#39;une solution :&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; étude d&#39;un objet ;&#60;/li&#62;&#60;li&#62; étude de groupes d&#39;objets de même nature et de leurs relations structurales ;&#60;/li&#62;&#60;li&#62; déduction d&#39;hypothèses vérifiables concernant la genèse et le milieu favorable à celle-ci ;&#60;/li&#62;&#60;li&#62; recherche d&#39;objets équivalents à ceux observés (ici de phénomènes périodiques) : nuages &#34; undulatus &#34;, cordons prélittoraux ;&#60;/li&#62;&#60;li&#62; tentative de reproduction de l&#39;apparence observée afin de déterminer le type de paysage où ces phénomènes sont susceptibles d&#39;être retrouvés ;&#60;/li&#62;&#60;li&#62; recherche, enfin, des photographies aériennes répondant aux conditions déterminées.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Le travail d&#39;A. Clos-Arceduc fournit une foule de réponses convaincantes aux problèmes géomorphologiques des dunes sahariennes ; beaucoup de théories qui, dans ce domaine, ont fait fortune pendant 30 ans se voient infirmées.&#60;br&#62;Le lecteur trouvera dans cet ouvrage &#34; spécialisé &#34; un parfait exemple d&#39;esprit scientifique ; il profitera de la révélation faite par l&#39;auteur avec modestie, simplicité, rigueur et souvent humour, mais toujours de façon enthousiasmante, des étapes de sa recherche.&#60;br&#62;Monique MAINGUET-MICHEL.&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Etudes de photo-interprétation dans le Sahara Algerien</category>
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  <title>Histoire de mouvement Social </title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;mardi 20 avril 2010, 20:12&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;j&#39;ai tenté maintes fois de trouver une explication à la  situation qui m&#39;a paru illogique sans pouvoir arriver à une réponse qui concorde avec la petite histoire ou même avec la simple logique . Comment peut on expliquer l&#39;appellation arabe d&#39;un village berbère et qui s&#39;attache a sa berberité ,et l&#39;appellation berbère d&#39;une ville qui a oublié depuis trés longtemps sa berberité , ou qu&#39;il n&#39;a jamais était berbère , cela n&#39;est autre que la situation de Touggourt (nom berbère) ville arabe - et Blidet Amor (nom arabe) village berbère .&#60;br&#62;la seule explication et la plus rationnelle , est celle liée à la nature humaine et la stratégie du vainqueur .Comme je l&#39;est explique dans un article précédent les guerres intestinales faisaient rages entre les villages et les oasis d&#39;Oued Righ , par jalousie surtout , et résultat d&#39;un peuplement excessif des oasis et la déperdition de la logistique d&#39;irrigation , Ce qui m&#39;amène à dire qu&#39;a l&#39;origine les berbères de Blidet amor habitaient soit à Touggourt soit a Meggarine ou même à Temacine , lorsque les guerres éclatent et comme je l&#39;ai mentionné animer toujours par la jalousie et le désir de s&#39;accaparer de ce qui appartient à l&#39;autrui  , les vaincus n&#39;ont d&#39;autres issus que de rejoindre l&#39;endroit abandonnés par le vainqueur ou l&#39;endroit le plus clément et le plus proche de leurs citées perdues dans l&#39;espoir de la reprendre et de ce fait il m&#39;apparait que les arabes nomades ne pouvaient se sédentarisés n&#39;avaient que le désir de substituer les biens , ils se sont fixés à l&#39;endroit ou se situe actuellement  Blidet Amor pour percevoir la dîme des habitants de Sidi Bouhaniya qui étaient encore berbère et non islamisées , après la ruine de la citée de Sidi Bouhania qui elle même a été ravagée par les guerres et la disparition des puits et surtout par les Ghzous effectués par les tribus nomades arabes venues d&#39;orient , ces tribus s&#39;accaparaient des biens des autochtones , mais ne faisaient rien pour maintenir les palmeraies et les jardins , elles continuaient leurs errements dans l&#39;étendu du Sahara et les plaines du Tell . Ceux de Sidi Bouhania  n&#39;avaient pas le choix ils devaient se détacher de la désolation qu&#39;a laisser la guerre , il se fixèrent à Touggourt endroit encore non fertiliser , et s&#39;efforcèrent de le rendre accueillant et hospitalier , mais le fruit de leur travail ne peut que multiplier les  jalousies et furent une nouvelle fois attaquer et chasser de leur citée pour rejoindre la place de Blidet Amor , ce mouvement de population concorde avec la berberité des appellations , et justifie l&#39;enclavement social pour ne pas dire psychologique des populations des localités environnantes et l&#39;indifférence avec laquelle les citadins les considéraient .&#60;br&#62;La deuxième hypothèse c&#39;est celle liée aux guerres menées par Ibn Ghania contre les berbères du Sahara , que les historiens décrivent comme la plus dévastatrices , venant de la route du Zab , il s&#39;est attaque à Touggourt sur l&#39;ancien emplacement c&#39;est à dire à Nezla , d&#39;ou la fuite des survivants ne peut se faire que vers le sud , ce la veut dire vers Temacine , Blidet Amor .La dynamique de l&#39;histoire influence d&#39;avantage les mouvement humains lors des sinistres et forces majeures , cette influence dans des cas pareilles sont généralement profondes et rapides , cela ne nécessite pas le temps pour un changement normal , en peut le considérer comme une fracture , une amputation . Le Berbère a complètement disparu des langues de Touggourt , il ne reviendra plus jamais , une page de notre histoire est à jamais gommée ,,,cela ne diffère pas du sort de toutes les bonnes actions de nos péres et nos grands péres .. Que dieu nous pardonne notre abondan!!..&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Mouvement Social et Migrations</category>
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  <title>COMMERCE DE TUGGURT,MŒURS ET COUTUMES DES HABITANTS</title>
  <description> &#60;br&#62;&#60;i&#62;samedi 17 avril 2010, 19:40 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;        &#60;br&#62;                  Revue de Toulouse et du Midi de la France&#60;br&#62;&#60;br&#62;                                    Tome 18 -  P 308 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Les caravanes passent rarement à Tuggurt, et ce commerce du Sud, que le général Daumas se plaît a représenter comme très important, se compose presque exclusivement de dattes, de plumes et d&#39;œufs d&#39;autruche, de racine de garance (alizari) de légumes, tels que pastèques, navets, oignons, etc. 11 faudrait établir à Tuggurt un comptoir afin d&#39;attirer les caravanes qui viennent de Tunis, et qui se dirigent vers le Soudan par Ouargla.                                              &#60;br&#62;&#60;br&#62;Le commerce actuel de la ville se réduit à peu de choses; nous espérions trouver à Tuggurt des tissus de laine venant de Tunis, de belles étoffes, des plumes et des œufs d&#39;autruche ; Aucun de ces objets ne se rencontre dans les boutiques des juifs, qui ne vendent que des objets de première consommation venus de Marseilles: des foulards en coton, des bougies, du calicot, du savon, des allumettes chimiques; des articles de mercerie et quincaillerie grossière. Je voulais acheter un couteau arabe pour avoir un souvenir de tuggurt; je ne pus en trouver un qui fût convenable; je fis cette emplette plus tard à Boussada, qui est renommée pour ses couteaux.&#60;br&#62;Comme tous les habitants de l&#39;oued R&#39;rir, ceux de Tuggurt n&#39;ont, pas d&#39;industrie;, ils sont exclusivement jardiniers. Les riches, ont quelques chevaux qu&#39;ils font venir du Hodna; le reste,de la population; se sert d&#39;ânes comme bêtes de somme. Les ânes du Souf ,sont, renommés par leur vigueur et la beauté, de leurs formes; nous en avons vu quelque-uns à Tuggurt qui se faisaient remarquer par la finesse de leur poil, qui est rouge, et l&#39;agilité de leurs jambes, ils ont, sur le dos une raie noire qui part de la tête, et arrive à la queue bien, fournie de crins noire.                                                &#60;br&#62;II y a dans la ville des écoles, où les Tolba enseignent les enfants, qni nous ont paru généralement chétifs et bouffis ; ils étaient assis à la turque sur les nattes de la salle, au fond de laquelle était le pedagogue en lunettes, qui leur faisait lire a haute voix des tableaux couverts  d&#39;écriture arabe.                                  &#60;br&#62;Les femmes de Tuggurt sont généralement laides , celles de haute  condition sortent voilées, comme dans toutes les cités orientales. les mœurs de la ville sont assez pures, et nulle femme de la localité ne s&#39;est prostituée ; seulement, en dehors de la ville, au mamelon des Poux {Dra-el-gumel), il y avait des filles de la grande tribu des Ouled-Naïls qu&#39;on trouve dans toutes les Villes du sud de l&#39;Algérie, et qui font état de se vendre.&#60;br&#62;Je remarquai dans un café maure de la ville un musicien qui, se servait d&#39;une espèce de mandore, faite avec une carapace de tortue, sur laquelle était tendu un parchemin percé de trois trous, sur le côté ; une branche de palmier était scellée à la carapace, et dans toute la longueur  étaient tendues des cordes de crins ternis de différentes  nuances. Ce luth rendait des sons très harmonieux. &#60;br&#62;                                VOYAGE A TEMACINE&#60;br&#62;Le 18 décembre, je me joignis à une reunion d&#39;officiers qui allaient  accompagner le général Desvaux à Témacin, ville située à huit lieues sud-ouest de Tuggurt. On y arrive a, travers un terrain gypseux,&#60;br&#62;&#60;br&#62;ondulé, et occupé dans sa partie basse par quelques marais salés.        &#60;br&#62;&#60;br&#62;La ville de Témacin est presque aussi grande que Tuggurt, dont, elle est la rivale. Comme elle, elle est entourée de jardins plantés de dattiers, et arrosés par des sources,abondantes ; c&#39;est la dernière ville de l&#39;oued Righ dans le Sud.&#60;br&#62;&#60;br&#62;  Témacine est gouvernée par une femme qui s&#39;appelle Lella-Chouïcka, et qui exerce le pouvoir qui lui a été confié par la Djemaa  (assemblée des nobles) pendant la minorité de  son fils, jeune garçon de dix , assez malingre. Il y a dans la ville un marabout vénéré , nommé  El-Hadj ali qui a beaucoup d&#39;influence sur la population, et qui nous, a paru remplir les fonctions de premier ministre de la régente, il habite la zaouïa, qui est une très-belle maison ornée de marbres et, de carreaux de faïence tirés de Tunis. Cette riche habitation est adossée à la mosquée, et séparée de la ville par un fossé et des jardins, C&#39;est là que nous fûmes reçus par le marabout qui avait à côté de lui la Chouieka et son fils, drapé dans plusieurs bernous aux riches couleurs. La mère, vieille et ridée, était voilée, et portait un assez, riche costume a la mauresque.&#60;br&#62;&#60;br&#62;On nous offrit la diffa dam une  vaste salle-basse tendue de tapis, très riches ; nous nous assîmes sur les nattes, croisant nos jambes, à la façon des  Arabes, et nous fiâmes honneur aux nombreux plats que l&#39;en  servit devant  nous  par  terre, dans un ordre symétrique.      &#60;br&#62;&#60;br&#62;Après le couscous qui fut trouvé excellent, on nous servit un mouton rôti, qui fut solennellement apporté sur son pal  par deux serviteur de la maison . Sa viande  grillée à point et détachée avec les doigts fut très appréciée par les convives. Enfin, des pastèques succulentes arrivèrent à point pour éteindre le feu du Felfell qu&#39;on avait prodiguer dans les différents ragoûts de mouton. La Cahoua (café), servi dans les petites tasses arabes, avec sa poudre et sa cassonade rousse, vint completer ce repas; auquel  il ne  manquait que du vin, désavantageusement remplacé par le lait de chamelle aigri.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le marabout, qui, suivant l&#39;usage, avait présidé au festin sans y prendre part, offrit au général, comme gage d&#39;amitié, une magnifique frachia (couverture en laine de Tunis aux vives couleurs). Celui-ci donna en échange au marabout un sac contenant deux cents douros (1,000 francs) ; c&#39;était payer dix fois la frachia.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Après avoir fait un tour dans la ville, qui ne nous offrit rien de particulier, nous primes congé de nos hôtes et partîmes vers le nord au galop de nos chevaux. En passant, je remarquai le cimetière de la ville, dans lequel il y avait de jolies tombes surmontées d&#39;oeufs d&#39;autruche. Chacune d&#39;elles est munie d&#39;une ouverture par où les  parents viennent parler à l&#39;âme du défunt.                                            &#39;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Un autre spectacle nous attendait à Tuggurt  Deux Touaregs,  montés sur leurs mahari ou chameaux coureurs, venaient d&#39;arriver du Soudan afin de voir les Français (Roumi) qui étaient campés dans l&#39;oued Rhir. Ils étaient grands, minces, de couleur blanche, a peau bronzée. Ils portaient une espèce de jupe bleue (djéba), sous laquelle ; ils avaient des pantalons larges ; une ceinture en laine de différentes  couleurs serrait leur taille. Une chachia, entourée d&#39;un haïk cachant le bas de la figure, couvrait leur tête, qui nous parut rasée. De  grosses moustaches, des yeux noirs, brillants, donnaient à leur physionomie un air assez barbare. Une lance très-longue, un grand sabre, un flissa (poignard-yatagan) fixé à la ceinture, étaient leurs armes, auxquelles il faut ajouter un bouclier en peau d&#39;éléphant orné de clous brillants.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le général, auquel ils furent présentés par le caïd de Tuggurt, leur fit bon accueil, et leur demanda une course de mahari pour le lendemain. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Le mahari est au chameau ordinaire (djemel) ce que le cheval de course est au cheval de trait. Ces chameaux sont remarquables par leur taille, leur force, leur agilité et la rapidité de leur marche (trente lieux par jour). L&#39;allure habituelle du mahari est le trot ; il peut le tenir un jour entier ; ce trot est comme le grand trot d&#39;un bon cheval. Le harnais du mahari se compose d&#39;une selle placée en avant de la bosse; sur cette selle est assis le Touareg, les jambes croisées et ramenées en avant ; il dirige l&#39;animal au moyen d&#39;une bride passée  dans les naseaux.&#60;br&#62;  Les deux Touaregs furent chargés d&#39;aller porter une dépêche à Mégarin, où étaient campés les goums. Ils avaient douze lieues à parcourir.(aller et retour)-, ils firent cela en deux heures de temps. Le général leur fit cadeau d&#39;un fusil a silex; et ils partirent pour Quargla, où ils devaient rejoindre les caravanes qui allaient de Tuat à Tombouctou.                                &#60;br&#62;&#60;br&#62;Nous avons dit qu&#39;un ingénieur civil était attaché à la colonne expéditionnaire, à l&#39;effet d&#39;étudier sur les lieux la question du forage artésien dans le Sahara. 11 avait emporté avec lui un appareil destiné au curage des puits ensablés de l&#39;oued R&#39;rir. On profita de notre séjour à Tuggurt pour en faire l&#39;essai dans les jardins. Cet appareil, porté par un vigoureux mulet, consistait dans un tube cylindrique en fonte de deux mètres de long sur vingt-cinq centimètres de diamètre. A l&#39;extrémité supérieure, il portait onsse  en fer destinée à recevoir le bout d&#39;une corde solide, s&#39;enroulant sur un treuil ou sur une poulie. A l&#39;extrémité inférieure du cylindre, une pointe en fer, en forme de trépans fixes,de chaque côté au, corps de l&#39;appareil  au moyen de deux branches en fer, se terminait à un diaphragme métallique, muni d&#39;une soupape qui s&#39;ouvrait de bas en haut, et qui établissait une large communication avec l&#39;intérieur du cylindre.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Je vis fonctionner cet appareil à Nezela, petit village à côté de Tuggurt. Quatre soldats du génie le mettaient en mouvement au moyen d&#39;une chèvre  placée au-dessus de l&#39;ouverture carrée d&#39;un puits qu&#39;il s&#39;agissait de déblayer. On avait fait descendre le cylindre au fond du puits au moyen d&#39;une corde qui  s&#39;enroulait sur la poulie de la chèvre ; puis, après l&#39;avoir élevé d&#39;un mètre environ dans l&#39;eau, on la laissait retomber  par son propre poids dans le sable vaseux, qui, refoulé par la pression, pénétrait à travers la soupape dans le corps de l&#39;appareil. Le cylindre était alors retiré hors de l&#39;eau, après quatre ou cinq descentes successives, et on le vidait du contenu.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il ne nous sembla pas que ce procédé eût un grand avantage sur le curage effectué par les plongeurs. A chaque descente, ceux-ci ramenaient un panier de sable, et cette quantité nous parut plus considérable que celle, que l&#39;on retirait du cylindre. Les indigènes apprécièrent médiocrement ce moyen trop vanté d&#39;avance ; ils prétendirent que l&#39;appareil détériorait le cuvelage du puits, et cette . objection n&#39;était pas sans aucun fondement. Aussi dut-on cesser ces expériences, qui ne prouvaient pas assez aux indigènes notre supériorité industrielle . &#60;br&#62;&#60;br&#62;                                Dr : Morlier&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;                Les conditions physiques de la vie humaine procèdent de trois ordres principaux :&#60;br&#62;L&#39;alimentation; le vêtement; l&#39;habitation. Elles varient évidemment avec la situation économique des individus comme aussi avec les traditions des races ; elles sont assez délicates à déterminer, car elles échappent aux moyens ordinaires de la statistique ; on peut cependant arriver à en concevoir une idée assez juste si, faisant abstraction des cas individuels qui constituent des extrêmes en confort et en dénuement, on s&#39;attache à retenir l&#39;impression d&#39;ensemble ; on distingue ainsi les conditions moyennes dans lesquelles vivent les êtres observés.&#60;br&#62;C&#39;est ainsi que nous allons chercher à rapporter l&#39;impression générale que laissent à l&#39;observateur les populations des Oasis.&#60;br&#62;L&#39;alimentation. - L&#39;alimentation de tous, bêtes et gens, a pour base invariable la datte ; elle se complète pour les humains par un peu d&#39;orge ou de blé en été, en hiver ; Quant à la viande personne n&#39;en consomme journellement, on la réserve pour les fêtes ; aussi ne voit-on jamais de viande fraîche, mais seulement de la viande salée et séchée au soleil.&#60;br&#62;On fait généralement deux repas : le déjeuner est composé de dattes que l&#39;on affranchit soit avec du lait aigre soit avec un piment ; si l&#39;on ne prenait cette précaution, les dattes répugneraient vite au goût, comme tout aliment sucré, et de plus occasionneraient des maladies des organes digestifs et rénaux.&#60;br&#62;Le dîner est formé de couscous ou de galettes d&#39;orge ou de blé selon la saison.&#60;br&#62;Ces deux repas constituent le régime de l&#39;universalité des habitants ; ils sont toujours peu copieux, parfois insuffisants pour calmer la faim1 ; rares sont les gens un peu plus aisés qui les complètent par un tasse de thé prise le matin ou le soir .&#60;br&#62;Comme aliments secondaires, on consomme quelques citrouilles, des petits pois, des oignons et beaucoup de piments verts et secs.&#60;br&#62;Beaucoup s&#39;alimentent régulièrement des feuilles de céréales, cueillies vertes et cuites dans l&#39;eau avec un peu de sel : ils vivent ainsi de leur récolte deux mois avant la moisson ou la récolte de dattes.&#60;br&#62;&#34; La nourriture se compose donc en grande partie d&#39;hydrates de carbone, d&#39;une moindre proportion d&#39;albuminoïdes, enfin de graisses en infimes quantité. Or si l&#39;on examine la part de chacune de ces catégories d&#39;aliments dans la production de la chaleur animale, on trouve, à poids égal, les graisses au premier rang, ensuite les albuminoïdes, et en dernier lieu les amylacés. Le Saharien combine donc instinctivement - et ajouterons-nous, selon ses ressources mêmes - sa nourriture de façon à produire le moins de chaleur possible et, ce faisant, il s&#39;adapte involontairement au climat. &#34;&#60;br&#62;Rohlfs parle de jeunes filles et de femmes &#34; si grasses qu&#39;à vingt ans elles ne peuvent plus se lever ni se mouvoir &#34; ; s&#39;il en existe vraiment en cet état, elles doivent se trouver dans une des très rares familles pourvues d&#39;une certaine richesse ; mais en règle générale,  l&#39;individu qui peut s&#39;offrir une alimentation assez abondante pour devenir &#34; gras &#34; est une réelle exception. Quant aux eaux, elles sont généralement de qualité satisfaisante pour l&#39;alimentation ; elles sont légèrement laxatives, juste dans la mesure convenable pour remédier à la tendance à réchauffement qu&#39;occasionne la consommation de la datte : elles oscillent autour, un peu plus, un peu moins, de 3 grammes de résidu salin.&#60;br&#62;Le vêtement  - Le vêtement en usage est le costume arabe, mais réduit à sa plus simple expression : un pantalon et une chemise longue, l&#39;un et l&#39;autre en cotonnade.&#60;br&#62;Le commun des mortels s&#39;habille ainsi, hommes et femmes ; les gens de la classe aisée y ajoutent en hiver un burnous ou un haik en laine, mais tous les pauvres diables, et combien nombreux, se bornent à la chemise de coton.&#60;br&#62;C&#39;est là tout ce qu&#39;ils emploient pour se garantir des brusques et grandes variations de la température.&#60;br&#62;Les gens pauvres vont la tête nue ; ceux qui le peuvent coiffent la chéchia ; d&#39;aucuns y ajoutent un voile ouvert et lâche à la mode arabe, d&#39;autres enfin s&#39;encapuchonnent hermétiquement à la mode touareg.&#60;br&#62;Le pied est généralement nu.&#60;br&#62;L&#39;habitation. - Les nomades ont virtuellement cessé d&#39;exister ; ils ne réunissent pas un total de cent tentes.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://touggourt.zzl.org/lecommercedetoug/index.html#bv000002</link>
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  <category>Aperçu Historique sur Le Commerce de Touggourt</category>
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  <title>La grande voie commerciale Biskra, Toggourt, Ouargla.</title>
  <description>La grande voie commerciale Biskra, Toggourt, Ouargla.&#60;br&#62;La grande voie commerciale, suivie par les caravanes du moyen âge qui, de Constantine, s&#39;enfonçaient dans l&#39;intérieur de l&#39;Afrique, est bien connue aujourd&#39;hui: &#60;br&#62;Les marchands qui se dirigeaient vers le midi allaient d&#39;abord à Nkàous, où ils s&#39;arrêtaient quelques jours. Léon l&#39;Africain dit que cette petite ville était un séjour délicieux, tant par ses agréments naturels que par l&#39;aménité de ses habitants. On ne pouvait la quitter qu&#39;avec peine. De Nkâous, on se rendait à El Kant&#39;ra, le Calceus Herculis des Romains, bourgade située à l&#39;extrémité d&#39;une gorge étroite et profondément ravinée, qui sépare le djebel Aourès du djebel Metlîli. Dans toute la province, il n&#39;y a pas un passage plus fréquenté ; c&#39;est par là que s&#39;opère le mouvement de flux et de reflux qui amène chaque année dans le voisinage de Constantine les tribus de l&#39;Algérie méridionale, et elles s&#39;en retournent par la même voie. Les Arabes appellent ce défilé la bouche du Sahara (Foum-es-S&#39;ah&#39;ra).&#60;br&#62;La bourgade d&#39;El Kant&#39;ra a pris son nom d&#39;un ancien pont de construction romaine, jeté sur la rivière qui coule au fond du précipice. Ce pont, très élevé au-dessus des eaux, n&#39;a qu&#39;une seule arche ; ses parapets sont formés d&#39;anciennes tombes assemblées bout à bout, et des sculptures décorent la partie intérieure de l&#39;arceau. Sur la chaussée, pavée de larges dalles, on remarque deux ornières creusées par leg chariots romains .&#60;br&#62;Après avoir franchi le défilé d&#39;El Kant&#39;ra, lieu très-redouté des marchands, à cause des coupeurs de route qui le fréquentaient, on suivait les bords ombragés de palmiers de l&#39;oued Outaïa, puis on arrivait à Biskra , capitale des Zibàn ou pays de Zâb.&#60;br&#62;Cette province, d&#39;abord comprise dans la Mauritanie Sitifienne, formait au cinquième siècle la deuxième Numidie ou Gétulie numide. Les Romains y avaient fondé de nombreux établissements : entre autres localités importantes, Ptolémée et les anciens itinéraires citent Thamara, Ouesketer, mentionnées toutes deux par Morcelli au nombre des villes épiscopales, Thabudeos (Tehouda) et Badias (Bàdis-Zâb), où résidait le commandant de la frontière de l&#39;est, désigné dans la Notice de l&#39;empire sous le titre de Prapositus limitis Badensis.&#60;br&#62;Voici ce que dit El Bekri de l&#39;ancienne capitale du Zàb :&#60;br&#62;&#34; Biskra, la ville des Palmiers, est défendue par une enceinte de murs et par un fossé. Elle renferme une grande mosquée, plusieurs petites et des bains. Placée au centre d&#39;une vaste forêt qui se prolonge dans une étendue de six milles, elle est entourée de nombreux jardins, et son territoire produit en abondance des dattiers, des oliviers, des figuiers. Les sciences sont cultivées avec un grand succès à Biskra, dont les habitants suivent les mêmes dogmes religieux que les Arabes de Médine. Dans l&#39;enceinte des murs, on trouve un grand nombre de puits qui fournissent de l&#39;eau douce; celui qui est renfermé dans la grande mosquée est inépuisable. Autour de la ville, en dehors du fossé, s&#39;étendent plusieurs faubourgs, et près de là est une montagne de sel, d&#39;où l&#39;on extrait ce minéral par grandes plaques qui ressemblent à des blocs de pierre.&#34;&#60;br&#62;Traversée par des routes nombreuses, Biskra était un centre de commerce très-important. La grande caravane du Marok, désignée par le nom particulier de Râkeb, s&#39;y reposait toujours en allant à la Mekke ou en revenant.&#60;br&#62;A son premier passage, elle introduisait dans le pays des cuirs tannés et des tapis de Fês en grande quantité, des peaux d&#39;agneau teintes, quelques chevaux, des ouvrages de sellerie qu&#39;elle échangeait contre des objets d&#39;habillement et de consommation. Ce commerce était très lucratif; mais il se faisait surtout au profit des tribus. Les marchands préféraient attendre, pour trafiquer, le retour des pèlerins, car ils rapportaient avec eux des marchandises précieuses, des parfums, des tissus de l&#39;Inde, de riches vêtements.&#60;br&#62;Depuis 1830 les caravanes du Marok ont cessé de traverser le territoire de l&#39;Algérie. Aujourd&#39;hui les pèlerins prennent la mer pour franchir l&#39;espace qui les sépare de l&#39;Egypte.&#60;br&#62;Au dix-septième siècle, Biskra était encore citée au nombre des grandes villes de l&#39;ancienne régence. El Alâchi, qui la visita en 1662, assure que le commerce y était toujours très actif et qu&#39;il s&#39;y rendait beaucoup de monde, soit du Tell, soit du Sahara; mais elle était déjà en décadence par suite du mauvais gouvernement des Turcs et des hostilités continuelles des Arabes du dehors .&#60;br&#62;Biskra est moins une ville que la réunion de cinq villages ou quartiers disséminés dans des plantations de dattiers qui couvrent environ vingt mille hectares de terrain. L&#39;ensemble des constructions n&#39;a rien de remarquable. Les maisons sont généralement bâties en briques de terre séchées au soleil, que les Arabes appellent tôub, et recouvertes de terrasses grossières reposant sur bois de palmier.&#60;br&#62;Lorsque les Français prirent possession de Biskra au mois de mars 1844, ils trouvèrent dans la kasba, qui existait encore à cette époque, une pièce de canon du temps de Henri II. Elle portait le millésime de 1549, avec le chiffre de Diane de Poitiers. Il est assez difficile d&#39;expliquer par quelles vicissitudes ce monument de notre histoire nationale s&#39;est trouvé transporté dans les steppes du Sahara.&#60;br&#62;Le bien-être des habitants de Biskra, depuis l&#39;occupation, s&#39;est notablement amélioré, en même temps que leurs habitudes se modifiaient En 1851 un jardin d&#39;acclimatation a été établi, aux frais du gouvernement, dans le district des Béni Morr&#39;a. Le sol et le climat du Zàb paraissent très propres aux cultures tropicales, telles que le café, la vanille, l&#39;indigo, le coton, le ricin.&#60;br&#62;On sait que, parmi tous les indigènes de l&#39;Algérie, l&#39;habitant des oasis se distingue par son goût prononcé pour l&#39;agriculture. La magnificence végétative de ces localités privilégiées , où croissent en abondance le dattier, l&#39;oranger, le citronnier, l&#39;olivier et un grand nombre d&#39;autres arbres aux fruits savoureux, est bien connue aujourd&#39;hui.&#60;br&#62;En sortant de Biskra, on se dirigeait vers Tougourt. On compte quarante-sept lieues entre les deux villes. Tougourt, le Turaphilume de Ptolémée, suivant quelques auteurs, était le plus riche entrepôt de l&#39;Algérie méridionale. Les tribus du désert s&#39;y donnaient rendez-vous de tous les points du Sahara. Elles y portaient des tissus de laine, des harnais, des pelleteries, de l&#39;alun, des figues, des raisins secs, du blé, de l&#39;orge et d&#39;autres productions agricoles, et s&#39;approvisionnaient, par achat ou par échange, d&#39;épiceries apportées de Tunis ou de Constantine, de quincailleries, de toiles de lin et de coton, de draps européens, de corail, de bijoux pour les femmes et de dattes récoltées dans le pays.&#60;br&#62;L&#39;affluence des étrangers à Tougourt était considérable. Ses habitants avaient des communications fréquentes avec les villes du Beled-el-Djerîd (le pays des palmes), R&#39;dâmes, l&#39;oasis de Touât, Sedgelmêssa ; et les caravanes de Tunis et de Constantine qui se rendaient dans les régions centrales de l&#39;Afrique, y séjournaient ordinairement. Léon l&#39;Africain, qui avait longtemps habité Tougourt, dit que le cheikh de cette ville payait au roi de Tunis un tribut de cinquante mille ducats, et qu&#39;il lui en restait encore cent trente mille de revenu, sur quoi il entretenait une garde nègre.&#60;br&#62;En zenata, Tougourt veut dire jardin. L&#39;oasis qui porte ce nom n&#39;est, en effet, qu&#39;une longue suite de jardins ou plutôt de magnifiques vergers, plantés de figuiers, de grenadiers, de pêchers, de dattiers et d&#39;un grand nombre d&#39;autres végétaux. On y cultive le coton, le hâchich et la garance ; ce dernier produit est tellement abondant, qu&#39;il n&#39;est pas rare de voir un seul individu en récolter jusqu&#39;à cent charges de mulet.&#60;br&#62;Tougourt, quoique bien pourvue d&#39;eau, n&#39;a cependant ni ruisseau, ni rivière; les sources mêmes y sont très rares; mais une immense nappe d&#39;eau, qui s&#39;étend à une grande profondeur au-dessous de la couche argileuse, fournit abondamment à tous les besoins. La présence de cette mer souterraine, comme l&#39;appellent les indigènes, est confirmée par une légende populaire. Les Arabes regardent tous les chrétiens comme sorciers. Ils disent que l&#39;Algérie méridionale était autrefois un pays très fertile, arrosé par de nombreuses rivières, où l&#39;on admirait la plus riche végétation du monde, mais que les chrétiens, jaloux de ne pouvoir posséder une si merveilleuse contrée, ont, par leurs maléfices, fait rentrer sous terre toutes les sources du Sahara.&#60;br&#62;Les puits creusés par les habitants de Tougourt, qui ont jusqu&#39;à vingt hauteurs d&#39;homme, sont de véritables puits artésiens, avec cette différence que les habitants, ne connaissant pas la méthode du sondage, emploient les procédés ordinaires d&#39;excavation. Chaque village possède une de ces sources inépuisables, dont l&#39;eau, au moyen de conduits, est distribuée dans tous les jardins.&#60;br&#62;La section de ces puits est de forme carrée, et un seul ouvrier ou plongeur (c&#39;est le nom qu&#39;on lui donne) est employé au travail d&#39;intérieur. A mesure qu&#39;il avance, il soutient les terres avec des poutres de palmier. A un certain signe infaillible, lorsqu&#39;il rencontre une espèce de pierre dont la couleur ressemble a celle de l&#39;ardoise, il reconnaît qu&#39;il touche à la mer souterraine. Le percement de cette dernière couche est une opération difficile qui exige de grandes précautions. Avant de descendre dans le puits pour rompre le diaphragme, l&#39;ouvrier se met de la cire dans les oreilles et dans les narines, afin d&#39;éviter d&#39;être suffoqué par l&#39;eau qui va jaillir ; puis il s&#39;attache sous les bras avec une corde. A peine a-t-il brisé d&#39;un dernier coup de pioche l&#39;obstacle qui s&#39;oppose à l&#39;ascension de la colonne d&#39;eau, qu&#39;il faut le retirer sans perdre un instant; car l&#39;eau se précipite avec une effrayante vitesse, franchit les bords du puits et se répand alentour : on la dirige alors dans des canaux disposés à l&#39;avance pour la recevoir.&#60;br&#62;A partir de ce moment, l&#39;eau ne cesse de couler. On assure qu&#39;on voit encore des puits dont la construction en pierre de taille annonce l&#39;origine romaine, et qui, depuis deux mille ans, ont sans discontinuation fourni de l&#39;eau courante ; mais il en est d&#39;autres aussi qui, après quelques années de service, tarissent tout à coup : ils s&#39;arrêtent et meurent, selon l&#39;expression des Arabes. Cette interruption subite entraîne toujours la ruine du village et celle des plantations qui l&#39;entourent &#39;.&#60;br&#62;De Tougourt, on allait à Ouâregla, la ville la plus ancienne du désert, située au centre du pays des dattes et des hommes élancés, bien faits et vigoureux. &#34; Les habitants de cette ville antique, édifiée au désert de Barbarie, dit Léon l&#39;Africain, sont plaisants, libéraux et très humains envers les étrangers, parce qu&#39;ils ne sauraient avoir chose aucune, sinon par leur moyen, comme grains, draps, toiles, armes, en somme tout ce qui leur est nécessaire. &#34;&#60;br&#62;Ainsi que Tougourt, Ouâregla était un des grands entrepots du désert, que les provenances des villes du littoral et de l&#39;intérieur apportées par les caravanes alimentaient incessamment. Les marchands trouvaient à y acheter des plumes d&#39;autruche, des esclaves, des dents d&#39;éléphant et de la poudre d&#39;or.&#60;br&#62;</description>
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  <category>Aperçu Historique sur Le Commerce de Touggourt</category>
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  <title>CONTRIBUTION A L&#39;ANTHROPOLOGIE DES OUARGLIS</title>
  <description>&#60;br&#62;CONTRIBUTION A L&#39;ANTHROPOLOGIE DES OUARGLIS &#60;br&#62;(POPULATION NOIRE D&#39;UNE OASIS SAHARIENNE)&#60;br&#62;par Robert GESSAIN et Henri LHOTE&#60;br&#62;INTRODUCTION&#60;br&#62;DONNEES DES AUTEURS PRECEDENTS  &#60;br&#62;ANTHROPOLOGIE DES Ourglis  &#60;br&#62;I.- Répartition selon l&#39;âge &#60;br&#62;II.- Caractères descriptifs &#60;br&#62;III.- Caractères anthropométriques&#60;br&#62;A.  Mesures et indices de la tête et de la face &#60;br&#62;B.  Mesures et indices du corps et des membres&#60;br&#62;IV - Groupes sanguins&#60;br&#62;CONCLUSIONS&#60;br&#62;INTRODUCTION.&#60;br&#62;Le matériel anthropologique que nous présentons ici nous a paru intéressant à publier malgré le petit nombre de sujets (44 hommes) car, d&#39;une part, il comble une lacune des connaissances anthropologiques et, d&#39;autre part, les mesures faites en 1938 prennent un caractère de témoin du temps où les conditions de milieu étaient très différentes de ce qu&#39;elles sont devenues.&#60;br&#62;Ajoutons que la population mélanoderme de l&#39;oasis de Ouargla semble être un groupe qui n&#39;a pas été renouvelé durant le dernier siècle par un apport nouveau d&#39;esclaves noirs et que cette population peut être considérée comme ayant un certain degré d&#39;endogamie. Cette absence de mélange récent peut, peut-être, expliquer certains caractères anthropologiques.&#60;br&#62;Notre matériel est constitué par 44 représentants mâles de la population sédentaire de l&#39;oasis de Ouargla appartenant aux groupes : Béni Sissine (12), Béni Brahim (22) et Béni Ouagguine (10).&#60;br&#62;Nos sujets peuvent être classés anthropologiquement comme étant des Haratin quoique ce terme ait généralement un sens plus restreint (population sédentaire des oasis de l&#39;Ouest Saharien). Ils appartiennent tous à la même classe sociale ; ce sont des paysans, jardiniers de palmeraie.&#60;br&#62;Pales (1952) écrit à ce sujet ce qui suit (p. 15) : &#34; Le terme de Hartani (pl, Haratin) a des emplois divers dont Ph. Marçais a récemment précisé la signification. En bref, il indique soit la couleur (&#34; de couleur foncée ou très foncée &#34;) soit le métissage lato sensu  (&#34; mulâtre,  métis  &#34;) &#34;.&#60;br&#62;Cabot Briggs (1958) s&#39;exprime en ces termes (p. 58) : &#34; La plupart des centres agricoles de la moitié méridionale du Sahara sont peuplés principalement par des populations négroïdes connues sous les noms de &#34; Chouchan &#34;, &#34; Fezzanais &#34; ou &#34; Dauada &#34; dans le désert oriental et central, et dans l&#39;Ouest sous le nom de &#34; Haratin &#34;, terme plus général que nous utiliserons pour les désigner tous &#34;.&#60;br&#62;Nous-mêmes emploierons, dans cet article, le terme de Haratin pour désigner toutes les populations mélanodermes des oasis sahariennes, reconnaissant par là que ces groupes humains, qui forment dans l&#39;ensemble la classe des agriculteurs-jardiniers des oasis, posent des problèmes anthropologiques communs.&#60;br&#62;DONNEES DES AUTEURS PRECEDENTS.&#60;br&#62;Les publications anthropologiques sur les populations noires du Sahara sont peu nombreuses et portent sur un très petit nombre de sujets.&#60;br&#62;Dès 1913, Bertholon et Chantre avaient réuni dans leur ouvrage classique : Recherches anthropologiques dans la Berberie orientale, les données des anthropologues qui les avaient précédés et celles recueillies par eux-mêmes. Cet ouvrage, riche en faits anthropométriques, n&#39;est pas facile à utiliser. Mais il contient cependant les données intéressantes concernant les populations mélanodermes de quelques oasis sahariennes que nous citerons comme comparaisons dans le cours de notre travail.&#60;br&#62;Draper a recueilli en 1927 à Tamanrasset des données anthropométriques sur 15 hommes ; les mesures individuelles ont été publiées par Monod en 1931.&#60;br&#62;Draper a examiné la couleur de la peau, des yeux et des cheveux, la forme des cheveux, la pilosité faciale et corporelle. Il a noté l&#39;âge et mesuré la stature, la taille assis, la grande envergure, les longueurs et largeur de la tête, la largeur frontale minimale, la longueur morphologique de la face, la largeur de la face, la largeur bigoniale (non utilisée comme matériel comparatif), la longueur et la largeur du nez, la circonférence crânienne,&#60;br&#62;le périmètre thoracique. Mais ni les moyennes de ces mensurations ni les indices n&#39;ont été publiés. Nous les avons calculés nous-mêmes. Quatre sujets, aux dires de Draper, avaient subi une déformation crânienne dans l&#39;enfance.&#60;br&#62;Kossovitch, en 1934, a mesuré 267 sujets à El Goléa, In Salah, Gao et Kidal. Il ne donne malheureusement que les moyennes des mesures et indices suivants : stature, indice céphalique, indice facial morphologique, indice nasal.&#60;br&#62;Cipriani, en 1937, publie des documents anthropologiques recueillis en 1932, dans deux séries de populations sédentaires du Fezzan qu&#39;il appelle &#34; Dauada &#34; et &#34; Fezzanais &#34;. Il a publié les mesures suivantes : stature, grande envergure, indice skélique, indice trochantérique, rapport à la stature du membre supérieur, rapport du membre supérieur à la hauteur trochantérienne, rapport des largeurs bi-acromiale et bi-iliaque à la stature, indice ilio-acromial, indice céphalique horizontal, deux indices céphaliques verticaux, indice facial morphologique, indice nasal, circonférence céphalique, périmètre thoracique et son rapport à la stature, indice céphalo-facial. Ces caractères ont été étudiés sur 8 Dauada et 16 Fezzanais d&#39;après le tableau récapitulatif de Cipriani (p. 369). Mais pour certains caractères, cet auteur semble avoir mesuré un nombre différent de sujets ; nous l&#39;indiquerons chaque fois que cette précision aura été publiée par lui.&#60;br&#62;Pales a publié, en 1952, quelques mesures sur 8 sujets du Trarza (Sahara occidental). Cet auteur publie l&#39;âge et la stature, la taille assis, l&#39;indice cornique, la longueur et la largeur de la tête, l&#39;indice céphalique, la hauteur et la largeur du nez. l&#39;indice nasal. Pales a publié les chiffres individuels et les moyennes. Malheureusement, des erreurs sont apparues à l&#39;impression. Nous avons donc rétabli, en accord avec le Dr Pales, les moyennes de la longueur de la tête, de la largeur de la tête et de l&#39;indice céphalique.&#60;br&#62;Cabot Briggs a groupé, dans un ouvrage récent : The living races of the Sahara desert (1958), les principales données anthropologiques concernant les Sahariens, éparses dans la littérature. Il convient cependant de ne pas utiliser les données de Cabot Briggs sans critique.&#60;br&#62;Les difficultés d&#39;utilisation de l&#39;ouvrage de Bertholon et Chantre expliquent sans doute que Cabot Briggs n&#39;en ait pas fait mention. Ce dernier auteur dit (p. 183) avoir utilisé trois séries de Haratin pour les données anthropométriques : Draper (1931), Cipriani (1937) et Pales (1952). Traitant des groupes sanguins, il cite (p. 184) les travaux de Horrenberger (1933) et de Kossovitch (1934). Mais Cabot Briggs n&#39;a pas utilisé les  données anthropométriques publiées par Kossovitch et qui concernent 267 sujets ! De plus. Cabot Briggs, dans ses tableaux comparatifs, ne donne qu&#39;une seule série de Haratin. Est-ce une addition des trois séries de Draper, de Cipriani et de Pales ? On comprend mal le nombre des sujets de Cabot Briggs car ce nombre ne correspond pas à la somme des nombres des auteurs qu&#39;il cite.&#60;br&#62;Dans cet article, nous utiliserons pour nos comparaisons, d&#39;une part les chiffres donnés par Cabot Briggs. malgré l&#39;imprécision de leur origine qui diminue beaucoup leur valeur, d&#39;autre part, ceux des auteurs qui l&#39;ont précédé, après nous être référés  aux publications originales.&#60;br&#62;ANTHROPOLOGIE DES OUARGLIS.&#60;br&#62;Nous publierons nos données dans l&#39;ordre suivant  : &#60;br&#62;1° la répartition selon l&#39;âge ;&#60;br&#62;2° les caractères anthroposcopiques (couleur des yeux et de la peau) ;&#60;br&#62;3° les caractères anthropométriques :&#60;br&#62;a)  tête : mesures absolues et indices ;&#60;br&#62;b)  corps : mesures absolues et mesures relatives. Après chaque mesure nous donnerons quelques données comparatives.&#60;br&#62;I. - Répartition de nos sujets selon l&#39;âge.&#60;br&#62;Les âges de nos sujets varient de 15 à 62 ans, ce qui n&#39;est pas favorable pour un matériel anthropométrique. En effet, on éli-mine classiquement tous les individus qui n&#39;ont pas atteint leur stature d&#39;adulte et ceux touchés par la sénescence.&#60;br&#62;Les 43 sujets pour lesquels un âge a été noté ont, en moyenne, 28 ans.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 1&#60;br&#62;II nous faudrait donc retirer de notre matériel les 12 sujets (soit 27 %) (cf. tabl. 1) n&#39;ayant pas 20 ans, car nous devrions les considérer comme n&#39;ayant pas atteint la taille des adultes. Cependant, la moyenne de la stature de ces sujets (164,6) étant&#60;br&#62;supérieure à la moyenne de l&#39;ensemble de notre matériel (164.0), nous avons laissé ces sujets n&#39;ayant pas 20 ans dans notre série.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 2&#60;br&#62;II convient de faire deux remarques. Tout d&#39;abord, les âges sont incertains, car il n&#39;y a pas d&#39;état civil, les âges notés sont très aléatoires. Ensuite, l&#39;observateur qui avait l&#39;intention de mesurer des adultes a mesuré ceux qui présentaient l&#39;allure extérieure d&#39;adultes. Nous pouvons donc considérer que, malgré les âges notés qui peuvent laisser penser qu&#39;il s&#39;y trouve des adolescents n&#39;ayant pas encore atteint la stature adulte, notre matériel a, du point de vue de la maturation staturale, une certaine homogénéité.&#60;br&#62;A la limite supérieure des âges, 2 hommes ont 52 et 62 ans. leur taille respective est de 156,5 et de 160,5. Ils sont plus petits que la moyenne. On pourrait penser qu&#39;un début de sénescence a diminué leur taille. Nous discuterons ces deux cas au chapitre de la stature.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 3&#60;br&#62;Les sujets Dauada étudiés par Cipriani n&#39;étaient certainement pas homogènes du point de vue de l&#39;âge puisque cet auteur a calculé les moyennes de toutes ses mensurations, à la fois pour l&#39;ensemble des 8 Dauada mesurés et pour 3 groupes d&#39;âges : jeunes d&#39;environ 18 ans, adultes et vieillards (chacune de ces catégories d&#39;âges ne comportant qu&#39;un nombre extrêmement faible de sujets !). Enfin, Cipriani n&#39;a publié ni les âges individuels, ni l&#39;âge moyen. Il nous suffira de considérer les chiffres donnés par cet auteur en ce qui concerne la taille, qui, chez ces sujets, croît du groupe le plus jeune à celui des adultes et à celui des vieillards, pour considérer que ces différences ne sont rien d&#39;autre que l&#39;effet du très petit nombre de sujets mesurés. Nous ne tiendrons donc jamais compte de ses catégories d&#39;âge et nous prendrons pour moyenne, dans nos comparaisons, les moyennes des adultes (sauf indications contraires).&#60;br&#62;Kossovitch, qui a étudié le plus grand nombre de Haratin, n&#39;a pas publié leur âge.&#60;br&#62;C&#39;est notre matériel qui, du point de vue de l&#39;âge, présente la plus grande variabilité, mais la moyenne d&#39;âge de notre série est tout à fait comparable à celles des autres auteurs.&#60;br&#62;II. - Caractères descriptifs.&#60;br&#62;Notre série de sujets Ouargli a été étudiée du point de vue de la couleur de la peau et de la couleur des yeux.&#60;br&#62;Couleur de la peau.&#60;br&#62;25 sujets ont été examinés à l&#39;aide de l&#39;échelle de Schultz. La variabilité s&#39;étend du n° 18 au n° 27 de cette échelle, comme on peut le voir au tableau IV.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 4&#60;br&#62;Tous les sujets sont mélanodermes. Rappelons que dans l&#39;échelle de Schultz le n° 30 représente la teinte de peau la plus noire. 60 % des sujets sont dans les classes 22 et 23 représentant des teintes foncées, mais plus claires que celles des Noirs d&#39;Afrique occidentale. Les teintes de peau se laissent répartir en trois groupes : 20 % des sujets (18 à 20) sont de teinte plus claire que la masse des 60 % groupés en 22-23 ; 20 % sont plus foncés (24 à 27).&#60;br&#62;Si nos nombres n&#39;étaient pas aussi petits et si la technique des échelles chromatiques de peau était plus satisfaisante, on serait tenté d&#39;interpréter cette répartition en groupes, sur le plan génétique.&#60;br&#62;Bertholon et Chantre publient (p. 154) que les habitants de Ouargla rentrent dans la catégorie &#34; noir-brun &#34;, &#34; ils la dépassent souvent et sont noirs &#34;.&#60;br&#62;Les mêmes auteurs (p. 170) notent la &#34; pigmentation rouge-brun rencontrée chez 10 sujets de Ouargla appartenant aux groupes des négroïdes de pigmentation rouge-brun qui forment la majeure partie de la population des oasis &#34;.&#60;br&#62;Draper a utilisé l&#39;échelle de Broca ; il a examiné 15 sujets. Il est impossible d&#39;établir une comparaison valable entre deux observations chiffrées prises  avec des échelles  différentes.  Si quelque chose peut être dit, c&#39;est qu&#39;il semble que les sujets vus par Draper aient été plus clairs que ceux de notre série. Cependant, la variabilité chez Draper est aussi grande.&#60;br&#62;Cipriani a utilisé l&#39;échelle de von Luschan. Il a poussé la minutie jusqu&#39;à noter la couleur de la peau du front et celle de la peau du bras. Nous ne tiendrons compte que de la pigmentation du bras dont Cipriani dit (p. 366) que cette région est &#34; normalement tenue couverte &#34;. Il répartit ses sujets Dauada dans les catégories de 24 à 30 avec un maximum de fréquence en 29, et ses sujets Fezzanais de 17 à 34 avec deux maxima en 27 et 29, le 34 étant &#34; presque noir &#34;. Remarquons l&#39;étendue beaucoup plus grande de la variabilité chez les Fezzanais et le fait que les sujets de Cipriani sont, dans l&#39;ensemble, moins foncés que les Ouargli observés par Lhote.&#60;br&#62;Ni Kossovitch ni Pales n&#39;ont publié de données sur la pigmentation. Cabot Briggs donne, à la page 193, un tableau sur la répartition de la couleur de la peau (tabl. Bl). Il répartit 7 sujets mâles dans les 4 catégories suivantes : brun clair 1 male = 14,3 % ; brun moyen 2male = 28,7 % ; brun foncé 3 male = 42,8 % ; noire 1 male = 14,3 %. Ces bases numériques nous paraissent nettement insuffisantes.&#60;br&#62;De tout ce matériel, récolté par différents auteurs, on peut dire qu&#39;il est d&#39;une très grande pauvreté ; le très faible nombre des sujets examinés, la mauvaise technique d&#39;observation de la couleur de la peau ne permettent aucune autre conclusion sur la pigmentation cutanée des Haratin que de dire qu&#39;ils sont mélanodermes et que les variations de teintes sont chez eux très étendues.&#60;br&#62;Couleur des yeux.&#60;br&#62;Nos observations, faites avec l&#39;échelle de Schultz, ont porté sur 20 sujets dont le tableau V donne la répartition de la pigmentation de l&#39;iris.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 5&#60;br&#62;La distribution se fait entre les n° 14, 15 et 16 qui correspondent aux 3 teintes les plus foncées de l&#39;échelle de Schultz. Cependant, 75 % des sujets n&#39;ont pas les yeux très noirs.&#60;br&#62;Remarquons que la couleur des yeux est plus foncée que celle de la peau en ce sens que les yeux se groupent dans les numéros les plus élevés de l&#39;échelle. Ceci trouve une explication facile si l&#39;on considère que les Haratin (lato sensu) sont métis de mélanodermes et de leucodermes mais que ces leucodermes eux-mêmes ont des yeux foncés.&#60;br&#62;Il est remarquable que la variabilité est très restreinte. Du point de vue de l&#39;étendue des variations, les couleurs des yeux et de la peau sont très différentes.&#60;br&#62;Bertholon et Chantre écrivent (p. 150) que les yeux noirs prédominent dans les oasis sahariennes. Ces auteurs n&#39;ont pas publié de notation chiffrée de couleur des yeux, en utilisant une échelle.&#60;br&#62;Draper a examiné la couleur des yeux de 15 sujets masculins en employant l&#39;échelle de Broca. Il a réparti ses sujets en trois catégories : n° 2 (7 male) ; n° 3 (7 male) ; n° 4 (1 male), catégories qui correspondent dans l&#39;échelle de Broca à des teintes brun clair, moyen et foncé. Mais aucun des sujets examinés par Draper n&#39;apppartient à la catégorie des yeux noirs les plus foncés qui, dans l&#39;échelle de Broca. est le n° 1 ; ceci contrairement à nos propres notations à l&#39;aide de l&#39;échelle de Schultz. De plus, Draper a poussé l&#39;observation jusqu&#39;à distinguer une couleur périphérique de l&#39;iris qui est, dans la majorité des cas, gris (12 cas sur 14), une fois marron, une fois bleu.&#60;br&#62;Cipriani, qui a utilisé l&#39;échelle de von Luschan, répartit la couleur des yeux de ses sujets Dauada en deux catégories 2 et 3 avec un maximum de fréquence en 2.&#60;br&#62;Cabot Briggs publie p. 194 (tabl. B2) la couleur des yeux de 3 Haratin (l&#39;origine de ces 3 sujets est difficile à définir) : un brun moyen, 2 bruns foncés noirs.&#60;br&#62;Le matériel sur lequel on peut s&#39;appuyer pour étudier la pigmentation des yeux de Haratin (lato sensu) est d&#39;une grande pauvreté. Cependant, il paraît certain que la couleur des yeux de cette population est plus foncée dans la gamme des possibilités humaines que celle de la peau et qu&#39;elle ne présente pas l&#39;étendue des variations des pigmentations cutanées.&#60;br&#62;Forme des cheveux et pilosité.&#60;br&#62;Nos observations n&#39;ont porté ni sur la pilosité ni sur la forme des cheveux. Cependant, notre matériel photographique permet quelques conclusions.&#60;br&#62;Forme des cheveux. - Sur 32 photographies individuelles permettant une lecture de la forme des cheveux, nous notons 20 cheveux crépus et 12 frisés.&#60;br&#62;Bertholon et Chantre (p. 154) notent que 76% des habitants de Ouargla ont les cheveux frisés.&#60;br&#62;Draper a étudié, de ce point de vue, 15 sujets qu&#39;il répartit comme suit :crépus:4; bouclés : 10 ; ondulés : 1.&#60;br&#62;En admettant que notre catégorie &#34; frisés &#34; corresponde à la catégorie &#34; bouclés &#34; de Draper, nous devons constater que notre série présente un plus grand pourcentage de forme crépue que celle de Draper. Cela va rejoindre ce que nous avons déjà dit à propos des autres caractères descriptifs : la série de Draper a une pigmentation plus claire et les cheveux moins négroïdes.&#60;br&#62;Cipriani (p. 366) dit des Dauada que leurs &#34; cheveux noirs sont laineux &#34; et (p. 370) des Fezzanais qu&#39;ils ont &#34;les cheveux noirs, crépus et laineux &#34;. Cet auteur n&#39;a pas établi de catégorie de formes pour les cheveux.&#60;br&#62;Cabot Briggs ne publie, en ce qui concerne la forme des cheveux, que 4 sujets, tous porteurs de cheveux crépus.&#60;br&#62;Pilosité faciale et corporelle. &#60;br&#62;Nos 32 photographies ne permettent pas d&#39;étudier valablement la pilosité faciale. Cependant, 12 de nos sujets ont visiblement de la barbe qui, dans certains cas, paraît plus frisée que crépue. Ceci fait pencher notre série vers un type de pilosité plus méditerranéenne que négroïde.&#60;br&#62;Bertholon et Chantre n&#39;ont rien publié sur la pilosité du point de vue anthropologique.&#60;br&#62;Draper, sur le cas, cite 14 cas de pilosité corporelle rare ou nulle, un cas de pilosité &#34; abondante, même dorsale &#34;.&#60;br&#62;Pour la pilosité faciale, on peut répartir les observations de Draper en 3 catégories : pilosité faciale rare ou nulle : 4 cas ; moyenne : 10 cas ; abondante : 1 cas (il s&#39;agit là du même sujet qui montrait une pilosité dorsale). Il est remarquable de constater que la pilosité faciale est. d&#39;après Draper, plus développée que ne l&#39;est la pilosité corporelle.&#60;br&#62;Cabot Briggs ne donne pas de tableau concernant la pilosité.&#60;br&#62;De l&#39;ensemble de ces observations, qui restent extrêmement fragmentaires et insatisfaisantes, on peut cependant penser qu&#39;il existe une dissociation entre la pilosité faciale, relativement importante, et la pilosité corporelle rare ou nulle.&#60;br&#62;Cette dissociation peut, peut-être, être rapportée au métissage entre Négroïdes à faible pilosité corporelle et faciale, et Méditerranéens à pilosité faciale très développée et corporelle assez développée.&#60;br&#62;Forme du nez.&#60;br&#62;La forme du nez n&#39;a pas été notée sur nos fiches. Cependant, on peut tirer quelques indications des sujets photographiés. Les nez concaves nous paraissent les plus fréquents, mais certains de nos sujets ont des nez droits ; les nez convexes sont de beaucoup les plus rares.&#60;br&#62;Rappelons que Bertholon et Chantre écrivent (p. 129) que &#34; les populations à nez concave prédominent dans les oasis sahariennes &#34;. Mais soulignons que l&#39;observation montre une grande variabilité des formes du nez comme le font les mesures (cf. indice nasal p. 23).&#60;br&#62;III. - Caractères anthropométriques.&#60;br&#62;Nous avons étudié 29 mesures directes (12 de la tète et 17 du corps). Nous avons établi 10 indices pour la tête et la face, et avons fait le rapport de 15 mesures du corps à la stature ; deux indices corporels ont été calculés (indices acromio-iliaque et antibrachial).&#60;br&#62;La méthode de mensurations a été celle enseignée par le Laboratoire d&#39;Anthropologie du Musée de l&#39;Homme. Lhote a appris de M. Lester, sous-directeur du laboratoire d&#39;Anthropologie, la technique des mensurations.&#60;br&#62;La hauteur auriculaire de la tête a été déduite en soustrayant de la stature la hauteur du conduit auditif au-dessus du sol.&#60;br&#62;Par un fâcheux oubli, la hauteur du dactylion n&#39;a pas été inscrite sur les fiches anthropométriques. En conséquence, nous ne pouvons déduire la hauteur totale du membre supérieur mais les trois segments du membre supérieur ont été mesurés : longueur du bras du point acromial au point radial, longueur de l&#39;avant-bras du point radial au point stylion, longueur de la main du point stylion à l&#39;extrémité du médius en projection.&#60;br&#62;L&#39;élaboration statistique a été faite selon les formules classiques. Pour chaque mesure ou indice, nous avons calculé la moyenne et son erreur, l&#39;écart standard désigné par à et le coefficient de variation v.&#60;br&#62;Nous traiterons successivement des mesures et indices de la tète et de la face, puis des mesures et indices du corps.&#60;br&#62;A. - Mesures et indices de la tête et de la face.&#60;br&#62;Il a été mesuré, pour chaque sujet, 12 mesures de la tête et de la face. Nous étudierons ensemble la longueur et la largeur de la tête et l&#39;indice céphalique.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 6&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 7&#60;br&#62;Tous les sujets sont dolichocéphales ou mésocéphales ; 64 % sont dolichocéphales, soit près des 2/3, dont 14 % hyperdolichocéphales.&#60;br&#62;Bertholon et Chantre publient (p. 48) la valeur de l&#39;indice céphalique de quatre séries d&#39;habitants de Ouargla. Nous reproduisons ces données au tableau ci-dessous  :&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 8&#60;br&#62;II est intéressant de remarquer que la composition tribale du matériel de Bertholon et Chantre est la même que celle de nos sujets pour 3 tribus ; ils ont mesuré, de plus, des Béni Anin. Nous avons calculé la moyenne de l&#39;indice céphalique pour les 4 séries de Bertholon et Chantre en tenant compte du nombre t!e sujets dans chaque série.&#60;br&#62;Bertholon et Chantre citent (p. 72) l&#39;indice céphalique d&#39;une série de mélanodermes sahariens mesurés par Amat. Ce sont des négroïdes du Mzab dont l&#39;indice céphalique est de 74,8: nous ne savons pas le nombre de sujets de cette série.&#60;br&#62;Nous avons intégré la moyenne (calculée par R. Gessain) des sujets de Ouargla de Bertholon et Chantre dans le tableau VIII mais non les sujets du Mzab d&#39;Amat.&#60;br&#62;Sans donner le nombre des sujets, Bertholon et Chantre ont publié (p. 84 et 85) un certain nombre de valeurs de l&#39;indice céphalique pour les populations noires des oasis : Fezzanais de Mourzouk : 73,9; de Chaty : 75,5 ; de Tragen; 76,0. Par ailleurs,ces auteurs donnent pour les indices céphaliques de Ghadamès : 73,1 ; de Souf : 73,4 ; de Touggourt : 74,4. Pour Ouargla, Bertholon et Chantre trouvent une moyenne générale de 74,5, moyenne supérieure à celle des 4 fractions tribales dont nous avons donné le détail au tableau VII.&#60;br&#62;Bertholon et Chantre formulent une interprétation basée sur ces indices céphaliques ; pour ces auteurs (p. 85), les populations noires du Sahara ne semblent pas tenir la forme de leur crâne de leurs voisins soudanais. Us sont plus dolichocéphales et se rapprochent, de ce point de vue, des Méditerranéens d&#39;Afrique du Nord.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 9&#60;br&#62;En comparant les différentes données de ce tableau, on voit que notre série a en moyenne des têtes plus petites, à la fois plus courtes et plus étroites que toutes les autres séries. Mais les proportions de la tête ne changent pas. En effet, l&#39;indice céphalique de nos sujets est tout à fait analogue à ceux des autres auteurs.&#60;br&#62;Remarquons l&#39;homogénéité des résultats pour l&#39;indice céphalique des auteurs ayant étudié les Haratin. Les moyennes de tous les groupes de Haratin étudiés se situent, entre 72,9 et, 75,4 dans la catégorie des dolichocéphales (et encore faut-il remarquer que le chiffre de 72,9 [Cipriani] ne peut être retenu sans critique).&#60;br&#62;Lhote a noté pour un cas (homme de 52 ans) une déformation crânienne. Draper a noté cette particularité pour 4 cas.&#60;br&#62;Des pratiques de déformations crâniennes par massage et pressions du crâne des petits-enfants ont été décrites chez les Peuhls du Niger et chez les Touareg. Ces pressions se font en appuyant sur les parties latérales du crâne comme pour tendre à l&#39;allonger d&#39;avant en arrière. Lhote estime qu&#39;il est possible que des coutumes de massage aient pu persister dans certaines familles.&#60;br&#62;Nous étudierons ensemble la hauteur de la tête et les deux indices céphaliques verticaux.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 10&#60;br&#62;Nos sujets sont, en moyenne, fortement hypsicéphales et acrocéphales.&#60;br&#62;La majorité de nos sujets ont une voûte haute. Seulement 10 % pour un indice et 5 % pour l&#39;autre ont une voûte moyenne.&#60;br&#62;Bertholon et Chantre donnent (p. 94), pour 12 Sujets deOuar-gla, un indice vertical moyen de 85,41. Nous donnons, au tableau  ci-après,  les  seules  valeurs publiées  sur  des  mélanodermes du Sahara pour la hauteur de la tête et les deux indices verticaux.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 11&#60;br&#62;Les Dauada ont des valeurs comparables à celîes de notre série ; les Fezzanais ont des voûtes encore plus élevées.&#60;br&#62;Nous étudierons ensemble la largeur frontale et l&#39;indice fronlo-pariétal.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 12&#60;br&#62;En. comparant notre série aux chiffres du tableau XI, on voit que, chez nos sujets, la largeur frontale est un peu plus élevée ; en conséquence, l&#39;indice fronto-pariétal s&#39;élève chez eux et d&#39;autant plus qu&#39;ils ont, comme nous l&#39;avons dit, le crâne plus étroit.&#60;br&#62;Nous étudierons ensemble la largeur bizygomatique, l&#39;indice fronto-zygomatique et l&#39;indice céphalo-facial.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 12&#60;br&#62;La moyenne de notre série s&#39;inscrit dans la catégorie des macropsides. C&#39;est celle également où se situent plus de 50 % de nos sujets, mais cependant la répartition pour ce caractère est largement étalée.&#60;br&#62;Il n&#39;existe aucune donnée comparative pour la largeur bizygomatique et l&#39;indice fronto-zygomatique chez les auteurs ayant étudié les mélanodermes du Sahara.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 13&#60;br&#62;Soulignons les concordances des résultats de Cipriani et de nous-mêmes pour cet indice transversal de la face.&#60;br&#62;Nous étudierons ensemble les deux hauteurs de la face et les indices correspondants.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 14&#60;br&#62;La moyenne de notre série s&#39;inscrit dans la catégorie des leptoprosopes. En effet, 48 % de nos sujets ont des faces longues ou très longues. Cependant, 35 % sont mésoprosopes et 16 % ont des faces relativement courtes.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 15&#60;br&#62;Bertholon et Chantre ont employé, pour la hauteur de la face, une technique non classique : hauteur ophryon-point menton-nier au lieu de nasion-point mentonnier ; ceci rend impossible les comparaisons métriques des valeurs absolues et des indices de la face.&#60;br&#62;Cependant, nous pouvons rappeler les termes de la description de ces auteurs (p. 138) : &#34; les populations des oasis ont la face généralement longue &#34;.&#60;br&#62;Cabot Briggs publie un indice facial morphologique sans donner la hauteur de la face. Il n&#39;y a pas de données comparatives concernant les Haratin pour la hauteur physionomique et l&#39;indice physionomique.&#60;br&#62;La hauteur morphologique donnée par Draper est nettement plus élevée que la nôtre ; comme il en est de même pour la hauteur du nez où la moyenne de Draper s&#39;écarte par excès de l&#39;ensemble des moyennes de trois auteurs (cf. tabl. XV), il semble qu&#39;on en puisse conclure que Draper a mal précisé le nasion ou même pris la glabelle comme point de repère.&#60;br&#62;En ce qui concerne l&#39;indice facial morphologique, soulignons la concordance des résultats de Cabot Briggs, de Cipriani et des nôtres.&#60;br&#62;Nous étudierons ensemble la hauteur et la largeur du nez et l&#39;indice nasal.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 16&#60;br&#62;La moyenne de notre série s&#39;inscrit dans la catégorie des platyrhiniens, quoique près de la limite inférieure, comme plusde la moitié de nos sujets. De plus, 11 % ont le nez extrêmement large. II y a 36 % de mésorhiniens et aucun sujet leptorhinien. C&#39;est là une répartition qui rapproche notre série des Négroïdes.&#60;br&#62;Bertholon et Chantre ont publié (p. 115) l&#39;indice nasal de 48 Ouargli sans donner les hauteur et largeur du nez.&#60;br&#62;Les chiffres de Draper, pour la hauteur du nez et l&#39;indice nasal, sont entachés de l&#39;erreur que nous avons déjà signalée à propos de la hauteur morphologique de la face. Kossovitch a sans doute, lui aussi, choisi la glabelle ou établi le nasion en position trop élevée ; cette erreur technique expliquerait à la fois la valeur trop élevée de son indice morphologique de la face (cf. tabl. XV) et son indice nasal très faible et très proche de celui de Draper.&#60;br&#62;Pour les comparaisons, il convient de ne pas tenir compte des données de Draper et de Kossovitch. Parmi les six séries res-tantes, trois se classent par leur moyenne dans la catégorie des mésorhiniens et très proches des platyrhiniens. Les sujets de Pales ont des nez encore plus larges que ceux de notre série.&#60;br&#62;Il faut conclure de ce tableau XVI, après rectification des erreurs techniques de Draper et de Kossovitch, que les méla-nodermes du Sahara sont, dans l&#39;ensemble, à la limite inférieure de la platyrhinie.&#60;br&#62;Rappelons que Berthoion et Chantre écrivent (p. 124), en traitant de l&#39;indice nasal, que le Fezzan et Ouargla sont les lieux où l&#39;influence négroïde est la plus forte : &#34; les diverses fractions de Ouargla fournissent l&#39;indice nasal suivant : Béni Brahim : 79, Béni Sissinc : 87. Béni Ouaghin : 83. La population dominante est négroïde, les éléments blancs ne s&#39;y trouvent plus qu&#39;à l&#39;état d&#39;infiltration &#34;,&#60;br&#62;Nous  étudierons  ensemble  les  largeurs bipalpébrales interne et externe.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 17&#60;br&#62;Pour ces mesures, il n&#39;y a aucune donnée comparative dans la littérature anthropologique concernant, les  Haratin.&#60;br&#62;Nous étudierons ensemble la hauteur,  la largeur de l&#39;oreille et l&#39;indice auriculaire.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 18.&#60;br&#62;II n&#39;y a pour les mesures et indice de l&#39;oreille aucune donnée comparative concernant les Haratin.&#60;br&#62;B. - Mesures et indices du corps et des membres.&#60;br&#62;Dans le tableau II, nous avons groupé nos sujets par classes d&#39;âges de 5 ans et mis en regard la moyenne des statures pour chaque classe.&#60;br&#62;Comme nous l&#39;avons fait remarquer, les sujets dont l&#39;aspect physique a permis de leur attribuer 15 à 19 ans ont une stature moyenne plus élevée que la stature moyenne générale. Nous les avons donc laissés dans notre série. Deux hommes âgés de52et 62 ans sont plus petits que la moyenne générale (156,5 et 160,5).&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 19&#60;br&#62;Nous avons pensé, comme il est classique de le faire pour des sujets jugés atteints par la sénescence, les retirer de notre série. Nous avons calculé la moyenne générale de notre série en com-prenant ces deux cas (164,0), puis après les avoir retirés(164,3). Le peu de différence entre ces deux moyennes nous a incités à conserver les deux sujets dans notre série.&#60;br&#62;Nous étudierons ensemble la stature, la taille assis et l&#39;indice cormique.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 20&#60;br&#62;Pour la stature, la moyenne de nos sujets se classe dans la catégorie de stature sous-moyenne mais près de la limite des statures surmoyennes. En effet, à considérer la répartition indi-viduelle, il y a pratiquement autant de sujets sur-moyens que sous-moyens. Mais il y a plus de petits que de grands. Presque un quart des sujets sont petits et plus des 4/5 sont petits ou moyens.&#60;br&#62;Pour l&#39;indice cormique, la moyenne de nos sujets est nettement brachycorme. Il y a dans notre matériel, à ce point de vue, une grande homogénéité, près des 3/4 de nos sujets sont dans la catégorie des troncs courts.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 21&#60;br&#62;Dans notre tableau XIX, nous avons donné sous le nom de Bertholon et Chantre pour la stature, la seule série pour laquelle le nombre des sujets est précisé : &#34; 20 esclaves nègres du Mzab d&#39;après Amat &#34;.&#60;br&#62;Mais Bertholon et Chantre donnent, pour les mélanodermcs du Sahara, un grand nombre de statures : (p. 5) Ghardaia : 163, Touggourt : 163 ; (p. 170 et 172) nègres du Mzab : 161 ; (p. 170) nègres d&#39;El Golea d&#39;après Weissberger : 160.&#60;br&#62;Ces auteurs citent à la page 32 plusieurs statures : Fezzan : 167, Fezzanais de Chaty : 169, Fezzanaisde Ghat : 170, Ouargla : 167, une fraction de Ouargla, Béni Ouaghin : 170, Laghouat : 169, Tozeur : 169. Ils ajoutent à la même page que les autres oasis fournissent, pour la plupart, des tailles inférieures à 169. Bertholon et Chantre n&#39;ont pas mesuré la taille assis et pas publié l&#39;indice cormique.&#60;br&#62;Dans son tableau, p. 383, Cipriani donne comme taille moyenne pour les Dauada, la taille de 168,5 qu&#39;il indique p. 366 comme étant celle de son groupe de vieillards. Mais pour toutes les autres mesures, il indique comme moyenne, celle de son groupe d&#39;adultes. Malgré le manque de précision de Cipriani sur le nombre de sujets pour lesquels il a établi ses moyennes, on peut penser à la lecture du tableau p. 383 qu&#39;il a mesuré 8 adultes. Nous prendrons donc comme moyenne de stature, des sujets Dauada de Cipriani, le chiffre qu&#39;il donne lui-même (p, 366) comme étant celui des adultes : 164,6.&#60;br&#62;Notre série a, parmi les autres séries de Haratin, la taille la plus basse, hormis la série de 20 Noirs du Mzab citée par Bertholon et Chantre.&#60;br&#62;A ne considérer que les sujets étudiés jusqu&#39;ici, il semble que les Haratin présentent, pour la stature, une grande variabilité. En effet, les moyennes des 8 séries dont nous disposons actuellement (cf. tabl. XIX) se répartissent dans des catégories différentes : la série de Draper est fortement hypsiforme, celles de Kossovitch, Cabot Briggs, Pales et l&#39;une des deux séries de Cipriani sont mésosomes sur-moyennes ; la nôtre et les Dauada de Cipriani sont mésosomes sous-moyennes à la limite, il est vrai, des sur-moyens.&#60;br&#62;La série de Amat citée par Bertholon et Chantre est sous-moyenne avec la plus faible stature des 8 séries de notre tableau. Mais Bertholon et Chantre ont publié, sans indiquer le nombre des sujets mesurés, de nombreux chiffres de statures s&#39;échelonnant de 160 à 170. Nous pouvons ainsi, sur les chiffres actuellement publiés dans la littérature anthropologique, établir la très grande variabilité de la stature chez les groupes mélanodermes du Sahara.&#60;br&#62;Pour la taille assis, notre série a les chiffres les plus bas, ce qui concorde avec la petite stature de nos sujets.&#60;br&#62;On pouvait s&#39;attendre à la concordance exceptionnelle des tailles assis des trois autres auteurs pour les séries de Pales et de Cabot Briggs dont les statures sont très voisines ; mais elle est digne de remarque pour la série de Draper dont la stature moyenne a 6 cm de plus que les deux autres séries, ce qui est, apparemment, dû au fait que les grandes tailles sont grandes par une augmentation de la longueur du membre inférieur. En effet, la comparaison de l&#39;indice cormique nous montre que c&#39;est la série de Draper la plus élevée en stature qui a l&#39;indice cormique le plus bas.&#60;br&#62;Ainsi, les Haratin sont nettement brachycormes ; seule la série de Pales les montre à la limite inférieure de la métriocormie.&#60;br&#62;Nous réunissons ci-dessous la hauteur du conduit auditif et son rapport à la stature.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 22&#60;br&#62;Pour ces deux valeurs, il n&#39;existe pas de données comparatives sur les Haratin.&#60;br&#62;Nous étudierons ensemble les hauteurs absolues de l&#39;acrominn el de la fourchette slernale et leurs rapports à la stature.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 23&#60;br&#62;La fourchette sternale est plus élevée que I&#39;acromion, ce qui correspond à la règle de la majorité des groupes humains. Pour toutes ces données, il n&#39;y a pas de matériel comparatif en ce qui concerne les Haratin.&#60;br&#62;Nous grouperons la hauteur de l&#39;épine iliaque et son rapport à la stature.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 24&#60;br&#62;Cette mesure tient classiquement lieu de longueur totale du membre inférieur.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 25&#60;br&#62;Tous nos sujets sont fortement macroskèles. Le fait qu&#39;ils ont des jambes longues concorde avec leur tronc court qui nous a fait classer au tableau XVIII près de 75 % d&#39;entre eux parmi les brachycormes.&#60;br&#62;Il n&#39;existe pas de données comparatives pour les Haratin.&#60;br&#62;Nous étudierons ensemble la hauteur du plateau libial (interligne tibio-fémoral) et de la malléole et leurs rapports à la stature.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 26&#60;br&#62;II n&#39;y a aucune donnée comparative pour ces valeurs en ce qui concerne les Haratin.&#60;br&#62;Nous grouperons les longueurs du bras et de l&#39;avant-bras, leur rapport à la stature et l&#39;indice brachial.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 27&#60;br&#62;Nos sujets se répartissent presque également entre les trois catégories des avant-bras longs, moyens ou courts par rapport aux bras.&#60;br&#62;Il n&#39;y a pas de valeurs comparatives sur les Haratin pour ces données.&#60;br&#62;Nous grouperons ensemble la longueur de la main et son rapport à la stature.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 28&#60;br&#62;II n&#39;y a pas de données comparatives pour ces valeurs.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 29&#60;br&#62;Lhote n&#39;a pas mesuré la hauteur du dactylion et n&#39;a pu déduire la longueur directe en projection du membre supérieur. Nous donnons ci-dessus, à titre indicatif, les chiffres obtenus par addition des longueurs du bras, de l&#39;avant-bras et de la main.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 30&#60;br&#62;Bertholon et Chantre n&#39;ont pas publié la grande envergure dos 20 Noire du Mzab dont ils ont donné la statured&#39;après Amat ; ils fournissent (p. 30 à 41) un grand nombre de chiffres sur la grande envergure relative à la stature mais de telle façon que nous n&#39;avons pu en tirer correctement des données comparatives.&#60;br&#62;La grande envergure de notre série est plus faible que celle des autres auteurs, nos sujets étant plus petits de stature. Mais toutes les séries ont des grandes envergures relatives analogues (sauf celle de Draper dont les sujets sont les plus grands). Tous les Haratin ont des bras longs.&#60;br&#62;Nous étudierons ensemble les diamètres bi-acromial, bi-iliaque, leur rapport à la stature et l&#39;lndlce acromio-iliaque.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 31&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 32&#60;br&#62;La moyenne de notre série se classe dans la catégorie des bassins étroits. Plus de 80 % de nos sujets entrent dans cette même catégorie. On peut considérer que, pour ce caractère, notre série de Ouargla a une bonne homogénéité.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 33&#60;br&#62;La moyenne des sujets se classe dans la catégorie des troncs trapézoïdes aux épaules larges par rapport aux bassins. Mais seulement 60 % des sujets entrent dans cette même catégorie et 10 % ont un tronc rectangulaire.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 34&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 35&#60;br&#62;Pour le diamètre bi-acromial tant en valeur absolue que relative, les chiffres de divers auteurs de notre tableau XXV sont d&#39;une grande concordance.&#60;br&#62;Pour le diamètre bi-iliaque, Cabot Briggs ne donne pas de valeurs relatives alors qu&#39;il publie une valeur absolue. Cipriani fait l&#39;inverse. Les valeurs relatives du diamètre bi-iliaque sont un peu plus faibles dans notre série que dans celles de Cipriani mais toutes classent les Haratin parmi les sténopyèles.&#60;br&#62;Pour l&#39;indice acromio-iliaque, la série de Cabot Briggs et les Dauada de Cipriani se classent dans les troncs intermédiaires, les Fezzanais de Cipriani et notre série de Ouargla dans les troncs trapézoïdes.&#60;br&#62;Cette variabilité des moyennes des séries concorde bien avec celle que nous avons constatée à l&#39;intérieur de notre propre série pour les valeurs individuelles.&#60;br&#62;Les Haratin sont, pour les largeurs proportionnelles du bassin et des épaules, d&#39;une assez grande variabilité.&#60;br&#62;Il nous reste à étudier le diamètre bilrochantérten absolu et relatif.&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 36&#60;br&#62;VOIR TABLEAU 37&#60;br&#62;Nous donnons ces chiffres à titre d&#39;indication car le nombre des sujets est trop petit pour donner lieu à une élaboration statistique et à une interprétation valablement fondée. Remarquons cependant que la répartition de nos sujets Ouargli diffère sensiblement des résultats obtenus par Kossovitch( 1934) sur 267 Haratin d&#39;El Golea, de In Salah. de Gao et de Kidal (A = 35.9 % ; B = 28,0 % ; 0 = 29,0 % ; AB = 7,1 %) et par Horrenberger (1933) sur 202 sujets de groupes de Haratin du Nord (A = 39,6% ; B = 28,2 % ; O = 19,8 % ; AB = 12,4 %).&#60;br&#62;Ces divergences du matériel de Lhote peuvent être dues au petit nombre et à un échantillonnage laissant apparaître des caractéristiques familiales. Si ces chiffres étaient représentatifs de la population Haratin de Ouargla, l&#39;effet de la fluctuation géné-tique dans un petit groupe endogame pourrait être invoqué.&#60;br&#62;Seule, une enquête plus complète pourrait, là aussi, résoudre ces problèmes.&#60;br&#62;CONCLUSIONS.&#60;br&#62;A la fin de cette étude, nous pouvons résumer les caractéristiques moyennes des hommes de Ouargla.&#60;br&#62;Ils sont tous mélanodermes avec une assez grande variabilité de couleur et dans l&#39;ensemble leur peau est plus claire que la moyenne des Soudanais. Leurs yeux sont plus foncés et la gamme des variations peu étendue. Leurs cheveux sont plus souvent crépus que frisés niais leur pilosité faciale est d&#39;un type plus méditerranéen que négroïde. Leur tête est dolichocéphale à voûte haute. Leur face est méso-leptoprosope et large par rapport à leur tête. Leur nez est plus fréquemment concave. Ils sont plus souvent  platyrhiniens  que  mésorhiniens.&#60;br&#62;Leur stature est moyenne, plus souvent petite que grande.&#60;br&#62;Leurs membres inférieurs sont longs ; ils ont un tronc court et trapézoïde car leurs épaules sont larges par rapport à Jeur bassin étroit. Leurs bras sont modérément longs et la longueur relative de leur avant-bras par rapport au bras est très variable.&#60;br&#62;Si nous comparons ces caractéristiques moyennes des habitants de Ouargla à celles d&#39;autres mélanodermes sahariens décrits par les autres auteurs, nous arrivons à la conclusion suivante  :&#60;br&#62;Les Ouargli sont, avec les sédentaires du Trarza de Pales, plus négroïdes que les sujets décrits par Kossovitch et ceux de Cabot Briggs ; ces conclusions sont celles qui apparaissent déjà pour les sujets de Ouargla dans l&#39;ouvrage de Bertholon et Chantre.&#60;br&#62;La question de l&#39;origine de ces populations mélanodermes des oasis sahariennes a été posée depuis les premiers travaux anthropologiques et reste non résolue.&#60;br&#62;Bertholon et Chantre, dès 1913, faisaient l&#39;hypothèse que ces populations noires des oasis provenaient d&#39;un métissage entre, d&#39;une part des races méditerranéennes dolichocéphales grandes ou petites et, d&#39;autre part, un élément noir, cet élément noir étant, dans l&#39;esprit de ces auteurs, soit des immigrants soudanais, soit une race négroïde de petite taille, substratum ethnique antérieur à l&#39;immigration vers le Sahara des deux races méditer-ranéennes.&#60;br&#62;Depuis une cinquantaine d&#39;années, les travaux n&#39;ont apporté aucune donnée fondamentale en contradiction avec l&#39;hypothèse d&#39;origine de Bertholon et Chantre. Cependant, le métissage est-il le processus unique de formation de ces types ? Une autre hypothèse a été proposée pour des populations de même apparence &#34; hybride &#34; qui pourrait être appliquée aussi aux Haratin. Ces groupes de caractères intermédiaires pourraientreprésenter un stock humain très ancien antérieur à la séparation des Blancs et des Noirs, ce qui expliquerait leurs particularités anthropologiques composites. Les Haratin ont la peau plus noire que n&#39;est négroïde leur morphologie et, s&#39;il y a parmi eux des mélanodermes à face europoïde, on n&#39;a pas décrit dans les oasis sahariennes de leucodermes à face négroïde tels qu&#39;on en trouve entre métis de Blancs et de Noirs.&#60;br&#62;L&#39;importante question de l&#39;origine de ces Noirs sahariens mérite que soient rassemblés, selon toutes les techniques anthropologiques, métriques et physiologiques, des documents statistiquement représentatifs de ces groupes.&#60;br&#62;Le nombre de sujets étudiés est beaucoup trop restreint pour étayer des conclusions valables. Les populations de ce genre, c&#39;est-à-dire apparemment mélangées ou d&#39;un type faisant d&#39;emblée penser qu&#39;elles sont issues de métissage, ont peu, jusqu&#39;à présent, attiré les anthropologistes. Cependant, dans l&#39;optique nouvelle d&#39;une science anthropogénétique, ces populations aux caractères de type hybride deviennent des objets d&#39;études intéressantes.&#60;br&#62;</description>
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  <category>CONTRIBUTION A L&#39;ANTHROPOLOGIE DES OUARGLIS</category>
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  <title>Les Fouilles des Ruines de Sedrata d&#39;Ouargla</title>
  <description>Les Fouilles des Ruines de Sedrata d&#39;Ouargla&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;      &#60;br&#62;                A 14 kilomètres au Sud de OUARGLA, les dunes de sable qui s&#39;étendent à perte de vue recouvrent les ruines de l&#39;ancienne capitale ibadhîte de Sedrata, en berbère Isedraten. L&#39;accès n&#39;en est pas facile. De Ouargla on emprunte d&#39;abord, dans la direction du sud-ouest, la mauvaise piste qui conduit à El-Goléa, puis on bifurque à gauche et bientôt, quelques kilomètres plus loin, apparaissent les premières chaînes de dunes que domine, à l&#39;horizon, le Gara Krima, montagne tabulaire isolée, située à environ 20 kilomètres au sud de Ouargla.&#60;br&#62;                Les dunes de sable se sont accumulées sur les ruines de la ville dont les murs éboulés, ont servi de noyau à leur base. Elles y atteignent jusqu&#39;à 15 mètres de hauteur. On comprendra aisément la somme de difficultés que comporte des fouilles en pareil terrain, loin de tout centre humain, dans un pays toujours balayé par de violents vents de sable. Cette entreprise, nous l&#39;avons conduite d&#39;abord entièrement seule, au printemps 1951, n&#39;ayant aucun moyen technique moderne à notre disposition et dans des conditions météorologiques défavorables, la saison étant déjà trop avancée. Nous n&#39;avions pour toute main-d&#39;oeuvre qu&#39;une vingtaine d&#39;ouvriers inexpérimentés et une dizaine d&#39;ânes. Chaque jour le camion militaire, mis obligeamment à notre disposition pour la durée d&#39;un mois par le colonel Thiriet, Commandant du Territoire des Oasis, nous transportait à l&#39;aube de  Ouargla à notre chantier. Chaque soir, il nous ramenait à Ouargla où il fallait s&#39;approvisionner en eau pour nos hommes et pour nos ânes, la région désertique où se trouve Sedrata étant totalement dépourvue d&#39;eau.&#60;br&#62;Commencée en Février 1951, cette première campagne de fouilles dut être interrompue au bout d&#39;un mois faute de moyen de transport. Elle avait été précédée, pendant le mois de janvier, d&#39;une prospection hydraulique, effectuée avec le précieux concours des Services de l&#39;Hydraulique et de la Colonisation à Alger.&#60;br&#62;Une seconde campagne de fouilles de plus longue durée a pu être entreprise pendant les mois de décembre 1951 et janvier 1952. Nous avons pu nous adjoindre cette fois Mlle Mireille Barde, à qui nous devons les photographies et les dessins faits au cours de cette mission. Les résultats de cette campagne ont dépassé toute attente. Ils apportent, non seulement à l&#39;histoire de l&#39;art musulman, mais à l&#39;histoire générale de l&#39;art des éléments nouveaux dont l&#39;importance ne saurait être contestée. On trouvera ici, présentée sous une forme sommaire, quelques-unes des découvertes faites au cours de ces deux campagnes.&#60;br&#62;Une première mission de reconnaissance que nous effectuée en mars 1950, grâce au concours de l&#39;aviation militaire d&#39;Algérie, nous avait révélé une ville beaucoup plus importante que nous ne l&#39;avions soupçonné. Orientée du nord-ouest au sud-est, elle s&#39;étend sur plus de deux kilomètres de longueur, alors qu&#39;elle n&#39;a pas un kilomètre de largeur. Les ruines se distinguent très nettement de l&#39;avion, sous les dunes qui les recouvrent, avec des restes de remparts et de tours de défense. Elis sont groupées en agglomérations, sorte de Ksours, construits sur des eminences et reliés entre eux par des routes qui partent dans plusieurs directions, traversant la zone des jardins dont les enclos se dessinent sous le sable, à l&#39;extérieur des remparts. Cette zone de cultures s&#39;étend surtout dans la vaste plaine qui sépare à l&#39;est la cité en ruines de l&#39;oasis de Rouissat, située à 6 kilomètres de distance.&#60;br&#62;A côté des routes, nous avons distingué clairement de l&#39;avion le réseau serré des seguias, aujourd&#39;hui ensablées, qui irriguaient ces cultures. On peut en suivre les traces jusqu&#39;à Rouissat et à Ouargla, et plus loin encore. Ainsi se trouvent confirmées les traditions écrites et verbales des Ibadhîtes. L&#39;eau était si abondante à Sédrata, dit-on, qu&#39;elle arrosait aussi, grâce aux puits creusés lors de la construction de la ville, les palmeraies de Ouargla, de. Rouissat et d&#39;autres oasis situées à plusieurs kilomètres de distance Ces , dont les bords sont encore recouverts aujourd&#39;hui d&#39;une quantité de petits coquillages d&#39;eau douce, ont une largeur considérable qui varie entre deux et trois mètres. Elles partent toutes d&#39;un point haut situé à la périphérie Est de la ville. Les travaux que nous avons exécutés en 1952 sur ce point sont venus confirmer les déductions auxquelles nous avait amenée notre prospection hydrologique. Nous avons mis au jour, en effet, à l&#39;extérieur du mur d&#39;enceinte, un système de bassins carrés, probablement des bassins collecteurs et des fontaines, peut-être aussi des bains. On se trouve très certainement là près de l&#39;orifice de jaillissement de la nappe artésienne.&#60;br&#62;&#60;h3&#62;PREMIERE CAMPAGNE DE FOUILLES -FEVRIER 1951.&#60;br&#62;&#60;/h3&#62;Nous avons déjà donné par ailleurs un aperçu sommaire de cette première campagne qui n&#39;a duré qu&#39;un mois, faute de moyen de transport.&#60;br&#62;Une vaste maison d&#39;habitation, située à la périphérie Ouest de la ville a été dégagée du sable qui la recouvrait entièrement. De violents vents de sable ayant considérablement gêné le début de ces travaux, ceux-ci n&#39;ont pu être poursuivis que grâce à une haute palissade de djerids dont nous avons entouré notre fouille. (Voir fig. 1.)&#60;br&#62;Les maisons de Sédrata, comme les constructions berbères en général, sont assymétriques, les murs parallèles, les angles droits n&#39;existent pas. Ces murs, dont l&#39;épaisseur varie entre 50 et 60 cm., sont faits de moellons liés avec du timchent, ce plâtre gris du pays encore en usage aujourd&#39;hui. C&#39;est entre 3 et 4 mètres de profondeur qu&#39;on trouve le sol des pièces.&#60;br&#62;La demeure que nous avons mise au jour est spacieuse. Elle mesure environ 20 mètres de longueur sur 10 mètres de largeur. Sur une cour centrale, s&#39;ouvrent plusieurs pièces communicantes, longues et étroites (environ 7 mètres de long sur 2 mètres de large). La première se termine par deux petits iwàns délimités par deux arcs en fer à cheval dont le départ seul est conservé. Ces arcs reposaient de chaque côté sur deux petites colonnettes rondes dégagées, surmontées d&#39;un chapiteau très simple, à pans coupés. Une seule de ces colonnettes est intacte ; des trois autres, il ne reste que des morceaux. Une corniche en dents de scie, dont certaines parties sont encore en place, courait dans le haut des p crois. Le sol a conservé son revêtement de timchent, revêtement qui a subsisté sur quelques parois.&#60;br&#62;Dans la seconde pièce, une anti-salle qui ouvre sur a cour, trois arcades en 1er à cheval étaient supportées par de fort curieux piliers cantonnés de colonnettes engagées et posés sur une base carrée. Ils se terminent dans le haut par une double imposte sur laquelle retombait l&#39;arc.&#60;br&#62;De l&#39;autre côté de la cour, s&#39;ouvrent trois pièces doit l&#39;une qui servait de magasin à provisions a conservé deux jarres encastrées dans un massif de maçonnerie, semblables à celles qu&#39;on voit encore aujourd&#39;hui dans certaines maisons aisées de Ouargla. Deux échelons permettaient de se hisser jusqu&#39;à l&#39;orifice de la jarre. Elles ont 1 m. 80 de profondeur et sont en excellent état. Nous en avons trouvé d&#39;autres exemples au cours de nos travaux.&#60;br&#62;FOUILLES - NOVEMBRE 1951 A FIN JANVIER 1952.&#60;br&#62;A la périphérie Est de la ville, nos prospections du site et nos photographies aériennes avaient attiré notre attention sur un grand rectangle d&#39;environ 50 mètres de longueur, dont les murs, bien que recouverts de sable, formaient de hauts remblais. Nous avions ramassé là, à plusieurs reprises, des fragments de plâtre sculpté d&#39;un dessin fort élégant et d&#39;une exécution très fine. Ce point promettait d&#39;être intéressant et ce fut au dégagement de ce vaste monument que fut consacrée notre deuxième campagne de fouilles. Les plus grandes surprises devaient nous y être réservées.&#60;br&#62;Bien que le sommet de cette muraille soit éboulé, celle-ci s&#39;élève encore à 4 et 5 mètres de hauteur. Elle est faite de gros blocs non équarris, liés avec du timchent, les seuls blocs de pierre que nous ayons trouvés dans la région. L&#39;épaisseur de ces murs, leur aspect et leur appareil ne laissent subsister aucun doute sur le caractère défensif de cet ouvrage. Une voie large, s&#39;élevant par des marches, longe la muraille à l&#39;extérieur et pénètre en tournant à angle droit dans une vaste cour ou fondouk, entourée de bâtiments. Nous avons mis au jour, à l&#39;angle sud-est, des restes de tours carrées dans lesquelles nous avons trouvé des auges bien conservées, des traces de feu et d&#39;anciens fours à poteries, ainsi que de nombreux tessons.&#60;br&#62;Au dehors de l&#39;enceinte, à quelques pas de là, se trouve le système de bassins carrés dont nous avons parlé plus haut. Des restes d&#39;arcades et de colonnes gisaient dans le sable. La couleur foncée du timchent de ces bassins et des débris montre qu&#39;ils ont stationné longtemps dans l&#39;eau.&#60;br&#62;Une autre trouvaille est venue confirmer nos déductions : celle de blocs de timchent découpés de chaque côté en lestons et qui ne sont autres que des peignes de distribution ou vannes tels qu&#39;on les voit encore dans les oasis d&#39;Adrar ou d&#39;Aoulef. On se trouve donc bien là sur un ancien point d&#39;eau important à quelques pas du point de départ des grandes seguias vers la plaine.&#60;br&#62;Mais la découverte la plus curieuse a été faite à quelque distance de là, dans une maison d&#39;habitation faisant partie de ce vaste ensemble et le terminant au nord. Cette maison qui, par la richesse de sa décoration, semble avoir été un palais, mahakma, se compose d&#39;une cour intérieure carrée dans laquelle nous avons retrouvé des restes d&#39;arcades.&#60;br&#62;A peine avions-nous commencé à dégager une salle longue et étroite communiquant avec cette cour, que nous sommes tombés soudain sur une grande quantité de fragments de plâtre sculpté (timchent), enfouis pêle-mêle et brisés dans le sable. Mais il était évident que ces débris faisaient partie d&#39;un même et important décor.&#60;br&#62;Cette salle, d&#39;environ 8 mètres de longueur sur 2 mètres de largeur, selon le modèle de pièce bien connu, était recouverte d&#39;une voûte en berceau dont une partie a pu être recueillie. Aux deux extrémités de cette salle, deux grands arcs en plein cintre délimitaient deux iwàns auxquels on accède encore par une haute marche. Quatre petites niches en forme de coquille, dont nous av ons ramassé de nombreux morceaux, occupaient les quatre angles supérieurs de la salle.&#60;br&#62;Les parois étaient revêtues, tout au moins dans le 1 ére partie inférieure, d&#39;une magnifique décoration murale en plâtre sculpté dont la variété et la beauté sont sur prenantes. Seuls quelques panneaux sur les encadrements des portes sont demeurés in situ.&#60;br&#62;La place nous manque pour décrire ce vaste ensemble décoratif qui a été rapporté en entier à Alger, où il attend de pouvoir être reconstitué. Les quelques exemples qu&#39;on trouvera ici ne peuvent donner qu&#39;une idée imparfaite de sa valeur artistique et documentaire.&#60;br&#62;Il se composait d&#39;une succession de panneaux encadrés de bordures diverses. Ces panneaux sont ornés tantôt de grandes rosaces, tantôt d&#39;une sorte de palmiers stylisés dont nous ne connaissons pas d&#39;autre exemple, ou de bandes verticales séparées par des rinceaux et qui semblent évoquer des arcatures aux sommets en forme de bulbes (fig. 2 et 3).&#60;br&#62;La palmette ou fleuron apparaît sous des aspects infiniment variés. Elle s&#39;inscrit parfois dans des cercles, ou dans des losanges, et sert généralement de jeux de fond. Ailleurs, elle est faite de quatre fleurons rayonnants.&#60;br&#62;Les motifs importants se détachent souvent sur un réseau d&#39;alvéoles qu&#39;on retrouve aussi dans les bordures. Ces alvéoles qui ont jusqu&#39;à 2 cm, 5 de profondeur sont sculptées en oblique avec un art consommé, de façon à se trouver dans l&#39;axe visuel du spectateur placé au sol. Les fonds acquièrent de ce fait une valeur d&#39;ombre sur laquelle les motifs se détachent en plus clair. Ce détail technique témoigne du degré de raffinement des artisans auxquels on doit ces œuvres.&#60;br&#62;Les retombées des arcs étaient ornées de ce même réseau d&#39;alvéoles et de rosaces. En bordure de l&#39;arc, couraient des rinceaux ou de petits enroulement dérivés de la feuille d&#39;acanthe.&#60;br&#62;Au-dessus des panneaux, se trouvaient des inscriptions en beaux caractères coufiques. Nous n&#39;avons relevé jusqu&#39;ici que des formules de bénédiction et aucune date. Mais le style des caractères permet de les faire remonter au XIMe siècle, probablement à la première moitié du XIMe siècle. C&#39;est aussi la date que l&#39;on peut attribuer à l&#39;ensemble de ce décor qui fait corps avec les inscriptions.&#60;br&#62;Le fragment d&#39;inscription reproduit ici porte le mot &#34;baraka&#34; répété trois fois. Cette lecture, controversée par quelques savants, est celle qui rencontre le plus d&#39;adhérents. Aussi, l&#39;avons-nous adoptée.&#60;br&#62;Une quantité de tessons et de fragments de poteries variées ont été recueillis dans la cour de la maison, parmi lesquels une grande amphore à 4 anses en tel re cute, faite à la main. Une autre amphore plus fine est ornée à la base du col d&#39;une petite torsade.&#60;br&#62;L&#39;extraction de ces décors, qui ont été ramenés dans une cinquantaine de caisses et au prix de mille peines à Alger, est une opération fort délicate, à cause de l&#39;extrême friabilité de cette matière. Cette opération ne peut être confiée qu&#39;à des mains expertes munies de petits instruments très fins. A peine exhumés du sable, qui est toujours humide à une certaine profondeur, ces fragments doivent sécher à l&#39;air et au soleil au moins deux jours avant de pouvoir être transportés (fig. 2).&#60;br&#62;CONCLUSION.&#60;br&#62;La découverte de cet ensemble décoratif unique de son espèce, et l&#39;originalité de cet art posent bien des problèmes que l&#39;histoire ne réussit pas encore à résoudre. C&#39;est que nous manquons de précisions sur les origines, sur le développement et sur la fin de cette ville qui semble, d&#39;après ce que nos recherches nous en ont révélé, avoir été un centre beaucoup plus important, beaucoup plus civilisé aussi qu&#39;on ne le pensait. Si le mystère entoure encore la vie de la capitale ibadhîte, c&#39;est que beaucoup de manuscrits, a-t-on dit, ont été brûlés ou détruits au cours de l&#39;histoire tourmentée de ces schismatiques. Mais c&#39;est surtout, pensons-nous, parce que les sources historiques ibadhîtes ont été jusqu&#39;ici insuffisamment traduites et étudiées. Les Mozabites, descendants directs des Ibadhîtes de Sédrata, ont tenu souvent ces archives secrètes. Mais le temps fait son oeuvre lentement. Les Mozabites sont fiers de leur passé, ils ont raison de l&#39;être. Ils seront de plus en plus disposés à permettre à tous ceux que cette histoire intéresse, de la pénétrer à travers ses sources les plus anciennes.&#60;br&#62;Jusqu&#39;ici, voici ce qu&#39;on nous a appris :&#60;br&#62;&#34; Quittant, vers l&#39;an 909 de l&#39;ère chrétienne, Tâhart,la capitale de l&#39;empire rostémide (l&#39;actuelle Tiaret, dans la province d&#39;Oran), alors assiégée par les tribus rivales, les Ibadhîtes fuient dans le désert sous la conduite de leur imam Yacoub. e Ils tournent le dos, disent les historiens arabes, au monde corrompu et affaibli par les &#34; divisions intestines et marchent vers le Sud jusqu&#39;à Ouargla. Malgré les fièvres qui y règnent l&#39;été et l&#39;aridité absolue du désert environnant, ils décident d&#39;y construire leur ville (à quelques kilomètres au sud de Ouargla) parce qu&#39;ils y trouvent, à 60 mètres de profondeur, la mer du déluge, immense nappe artésienne qui rebondit dans toute cette région sur une sorte d&#39;écueil souterrain. C&#39;est là que les Ibadhîtes s&#39;arrêtent avec la résolution de fertiliser ce sol et de conserver intact, loin des envahisseurs, le dépôt de leur foi. Et le chroniqueur ajoute : Et les gerbes d&#39;eau, d&#39;une puissance incroyable, qui s&#39;échappent des puits creusés par les fugitifs font bientôt fleurir ce désert &#34;.&#60;br&#62;Ce récit imagé est moins fantaisiste qu&#39;il ne paraît, puisque, comme on l&#39;a vu, les grandes séguias que nous avons repérées s&#39;éloignent de la ville vers la plaine sur plusieurs kilomètres de distance.&#60;br&#62;Il est possible, il est même probable qu&#39;en cette année 909 qui vit la chute de Tiaret et la fuite des Ibadhîtes vers le Sud, ceux-ci ne trouvèrent pas sur l&#39;emplacement de Sédrata où ils se sont fixés le désert tel qu&#39;il est décrit ici, mais un établissement berbère antérieur. Leur rôle aurait été alors de donner à la ville une extension et une vie nouvelles.&#60;br&#62;Sédrata connut, aux Xème et Xlème siècles, une grande prospérité. La date de sa fin est encore incertaine. Un ancien manuscrit rapporté de Ouargla par H. Tarry, en 1881, donne l&#39;année 1274 de notre ère comme celle de la destruction de la ville par un chef de troupes, un ancien caïd, El-Mançour-el-Machriq, dont la nationalité est inconnue .&#60;br&#62;Chassés une fois encore de leur capitale, les Ibadhîtes se réfugièrent sur le plateau aride du Mzab, plus facile à défendre, et où ils sont restés. Il est vraisemblable que cet exode a été plus graduel qu&#39;on ne le dit.&#60;br&#62;Une fois abandonnée par ses habitants, Sédrata fut rapidement reconquise par les sables. Mais les Ibadhîtes, dont la communauté est demeurée vivante, vénèrent encore aujourd&#39;hui le souvenir de leur ancienne capitale. Chaque année, à la fin d&#39;avril, ils y viennent en pèlerinage. Franchissant à dos d&#39;âne ou à pied les hautes dunes de sable, ils vont s&#39;agenouiller sur l&#39;emplacement de leur mosquée primitive qu&#39;ils ont marqué d&#39;un tas de pierres. Puis ils vont, à 500 mètres de là, prier sur le tombeau de l&#39;imam Yacoub. Et, bien que les tempêtes de sable fassent disparaître d&#39;une année à l&#39;autre les points de repère qu&#39;ils ont établis, ils retrouvent sans hésitation la place qui leur est devenue sacrée. C&#39;est ainsi que, de père en fils et siècle après siècle, le souvenir de Sédrata s&#39;est conservé.&#60;br&#62;Marguerite van BERCHEM&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Fouilles des ruines de Sedrata d&#39;Ouargla</category>
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  <title>Brahim ADAMOU le pionnier du théâtre à TOUGGOURT</title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;&#60;br&#62;Date : 01/12/2008&#60;br&#62;Ecrit par : M Larbi ADAMOU&#60;br&#62;                &#60;br&#62;&#60;br&#62;                Brahim ADAMOU le pionnier du théâtre à TOUGGOURT.&#60;br&#62;Le but de cet article est de donner au lecteur un aperçu des hommes de la région qui sont passés inaperçus dans cette région mais qui ont par contre fait de leur mieux dans tous les domaines ,surtout social et culturel.&#60;br&#62;Je vous parlerais dans cet article de la première personne qui était proche de moi , cette personne c&#39;est mon regretté pére .&#60;br&#62;Né en 1911 dans cette ville Touggourt , à la mort de son pére Taleb Larbi ADAMOU en 1931 il prendra la responsabilité de faire vivre ,sa mére,ses frères et soeurs qui étaient au nombre de :06 .&#60;br&#62;Il apprit tout le Coran , la grammaire ,le fikh et devint Taleb comme son pére.&#60;br&#62;Pour le besoin de sa famille il débuta comme commerçant ,exporta des dattes méme à l&#39;étranger;mais en tant que nationaliste né ,il adhéra aux mouvements nationalistes de l&#39;époque : djamiat el mouslimine du Cheikh Abdelhamid Benbadis et devient l&#39;un de ses représentants dans le Sud .&#60;br&#62;Amateur de théâtre il créa la première troupe théâtrale de la région durant les années 40.Cette troupe fut baptisé -EL KAWKAB ETTEMTHILI EL DJAZAIRI-Voir photo 1.&#60;br&#62;Elle donna sa première représentation vers 1945 à TOUGGOURT&#60;br&#62;Taleb Brahim était aussi musicien et chanteur on l&#39;appelait dans le temps -Boulboul essahra-&#60;br&#62;Il composa beaucoup de pièces de théâtre je citerais quelques une par la suite .&#60;br&#62;devenant gênant à Touggourt ,il fut chassé par la France et du s&#39;installer à Alger,vers 1949.&#60;br&#62;Il parti donc avec les membre de sa troupe à l&#39;époque ,ses frères le suivirent tous sauf son frère Ahmed qui immigra en TUNISIE.&#60;br&#62;Sa troupe se composait de: Mohamed Lakhdar Essaihi -Le poéte- Chebbah Mekki-Samra Djillani&#60;br&#62;le Chahid Adamou Mohammed-Bahri qui deviendra plus comédien et homme de théâtre.-voir photos-&#60;br&#62;Abderrahmane Adamou et tant d&#39;autres.......&#60;br&#62;A Alger il fit la connaissance de plusieurs hommes de théâtre qui deviendront par la suite ses meilleurs amis :Je cite Mohamed Touri,sa femme Wahiba,Hassane Hassani -Boubegra- Tayeb Aboulhassane, et surtout le Grand Bachtarzi Mahieddine.Allal El Mouhib,Hamid Ennemri................&#60;br&#62;Il rejoint l&#39;Opéra d&#39;Alger et participe à beaucoup de représentations théatrale avec ses amis-&#60;br&#62;De ses pièces je peux citer en désordre ,car normalement elle doivent exister dans les archives du TNA et de la radio:&#60;br&#62;&#60;br&#62;                Ah ya saadi-Piéce socio comique&#60;br&#62;                Zait oua bait oua Nagaz el hait-Pièce comique et sociale&#60;br&#62;Azri ou fi ragbtou tarous-Pièce sociale&#60;br&#62;Elbaramica-pièce à caractère historique et nationaliste.&#60;br&#62;Salah el Mahdi -Historique &#60;br&#62;Ouald Ellil-Social --&#60;br&#62;El ouassia-Pièce sociale.&#60;br&#62;En 1955 et après la mort son meilleur ami Mohamed Touri dans la prison,il quitta l&#39;opéra .,change de métier et devient docker pour subvenir au besoin de mes frères .Mais il continua à écrire des pièces qu&#39;il vendait à la chaine arabe d&#39;Alger .&#60;br&#62;Il militait comme tout algérien au sein du FLN dans la région d&#39;Alger ...&#60;br&#62;Arrêté plusieurs fois par l&#39;armée française de 1954 à la mort de son frère en Décembre 1961 qu&#39;il aidait dans sa tache de chef de réseau de L&#39;ALN dans la région d&#39;Elharrach-hussein Dey-Kouba. Mon pére n&#39;a jamais sollicité sa carte communale.&#60;br&#62;Après l&#39;indépendance il intégra les rangs de L&#39;U G T A jusqu&#39;a sa retraite puis sa mort en 1994.&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Artistes de Touggourt</category>
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  <title>Said Bouaga</title>
  <description> &#60;br&#62;Said Bouaga&#60;br&#62;&#60;br&#62;(cherifa ghanem)&#60;br&#62;&#60;br&#62;Said bouagga ,Allah yerhmou,était un chanteur touggourti ,fils de Mestawa. Il était charmant ,brun, 1m60/65 à peu prés. Il s&#39;est marié deux fois et il avait des gosses avec les deux femmes. Il a aimé une autre qu&#39;il a même chantée dans ses chansons ,mais ne s&#39;est pas marié avec. Il était responsable de la radio des Oasis de Touggourt , à la rue de l&#39;Indépendance (présente jusqu&#39;à aujourd&#39;hui en en état de ruine ). La première et peut etre l&#39;unique radio dans tout le sud algérien. Il chantait lors les mariages ,et  avait gravé des disques ,dans ses chansons ,il chantait la beauté de la vie au sahara, celle du fellah &#34;aichet el fellaha mertaha  ayech fi khir w raha&#34;, la beauté de la fille touggourtie &#34;ya idabi naya ya idabi men hemlatni zouada w mraya&#34;,&#34;hellouma ya hellouma nodi yezik mnouma&#34; .Il disait les paroles, composait aussi et il avait un orchestre composé de: Smil Khelil (kanoun), Djellabi Ahmed&#34;douce&#34; (le violon) , Deradji Meliana......etc ,il était accompagné par  des  petites filles de sa famille et d&#39;autres pour faire la chorale.&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Artistes de Touggourt</category>
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  <title>Said Gheddara</title>
  <description>Said Gheddara&#60;br&#62;</description>
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  <title>Hamma Laama</title>
  <description>Hamma Laama&#60;br&#62;HAMMA allah yerhmou,était complètement aveugle .C&#39;est le fils de Djamaa mais il était l&#39;ami adoré des touggourtis(es).il jouait le luth(el oud).il avait une trés belle et forte voix. Il chantait dans les mariages aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Il y avait une trés grande entente entre lui et les femmes dansant au mariage ou l&#39;aidant à faire la chorale ,jouant la derbouka ou le bendir. Il était réputé par sa fameuse phrase:&#34;rani nchouf!&#34;&#60;br&#62;Quand il y avait une fête de mariage pour hommes : Lalajya, il y avait un grand danseur touggourti originaire de Djamaa qui dansait mieux que n&#39;importe quel femme sur terre dansant l&#39;orientale ou reboukhi. C&#39;était el merhoum: Bennouna : Un grand homme &#60;br&#62;qui était trés charmant .Il y avait Bouagga , Bennouna et Hamma et bien d&#39;autres..........&#60;br&#62;&#60;br&#62;2. Posté le 13/03/2010 - 16:27 par cherifa ghanem&#60;br&#62;</description>
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  <title>Assouli</title>
  <description>&#60;br&#62;Assouli&#60;br&#62;(Assouli était originaire de Blidet Amor, son nom gachwa assouli ,il était aveugle et il écrivait les paroles de ses propres chansons,il était l&#39;ami de Bajouya (si je ne me trompe pas c&#39;était l&#39;ancien maire de Touggourt) et quand celui-ci fut incarcéré Assouli a écrit sa fameuse  chanson &#34;Nadouli wkhiyi walah lahgouni lih, khbarou jatni 3al ghafla walmakla manazlatlich&#34;. Sa soeur Fatna Assouli ( elle aussi non voyante, connue à Blidet amor sous le nom de Fatnana) chante toujours les chansons de son frére ou les siennes comme &#34;3ini ya 3ini sidi rabi koun 3wini&#34;).&#60;br&#62;</description>
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  <title>Mamma El Bouri</title>
  <description>Mamma El Bouri&#60;br&#62;&#60;br&#62;Allah yerhemha,c&#39;était une tebballa spécialiste du petit bendir .elle était la plus importante dans le groupe,c&#39;était la principale puisqu&#39;elle tapait reboukhi et faisait activer la danseuse d&#39;une façon bien spéciale .elle était charmante bien qu&#39;elle ait été plus au moins bislouche et trés autoritaire tout à fait comme saadia jedra Allah yerhemha.on sentait qu&#39;il y avait une certaine complicité entre elles et peut etre meme une amitié.Mama est morte trés jeune.</description>
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  <title>Bai</title>
  <description>Bai&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <title>Saci El Hila</title>
  <description>Saci El Hila&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <title>Hibba - Mihoub</title>
  <description>Hibba - Mihoub&#60;br&#62;</description>
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  <title>Boulifa Med</title>
  <description>Boulifa Med&#60;br&#62;&#60;br&#62;Fils de Djamaa ,ex élève du lycée Emir Abdelkader de Touggourt.il a passé son bac en 1975 . Aprés il a terminé ses études ou non , j&#39;ignore. Je sais que depuis ,il est allé à Alger et est devenu chanteur .je crois que sa première chanson fut &#34;mamma mamma ,lebsa zergati&#34;&#60;br&#62; Poste par Ghanem Cherifa</description>
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  <title>Dioua</title>
  <description>&#60;br&#62;Dioua&#60;br&#62;</description>
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  <title>Mohammed Lakhdar Lakhdari </title>
  <description>&#60;br&#62;vendredi 16 avril 2010, 09:27 &#60;br&#62;&#60;br&#62;                        &#60;br&#62;&#60;br&#62;Son nom de guerre connu est : Si Mokhtar, est né le 19/12/1927 au Dour - Elaàlia Daïra de hédjira - Wilaya de Ouargla.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Son père était : ElHadj Mohamed El aïd ben Lakhdar, sa mère : Rekia bent Mihoub (Mihoubi).&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il est issu de la famille LAKHDARI qui faisait partie du Douar : ouled Sayah, descendant de SidiM&#39;hamed Essayeh ben Ahmed, benAli, ben Yahia (à la fin du 15eme siècle).&#60;br&#62;Il apprit tout le coran dés l&#39;âge de 15ans et suivit des cours sur la langue et la grammaire, auprès de son cousin le poète Mohamed Lakhdar Essaihi.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Marié à Aicha Arbaoui, il eut deux fils : Mohamed (52) et Hachem (1954).&#60;br&#62;En 1946, il rejoint l&#39;université Ezzitonna de Tunis et obtient un diplôme.&#60;br&#62;Durant la même période il suivait des cours (de nuit) à la médersa, ELKHALDOUNNIA.&#60;br&#62;Au cours de son séjour à Tunis, Mohamed Lakhdar militait au sein du mouvement National et était membre de l&#39;association, des Etudiants Algériens présent à l&#39;université Zi tonna. Parmi ses collègues il y avait : Etteli Ben cheikh, Abdelhamid Ben Hadougua et Lamine Bechichi et d&#39;autres.&#60;br&#62;&#60;br&#62;En dehors du cycle des Etudes il avait des relations avec de nombreux grands professeurs de l&#39;Université et des scientifiques Tunisiens tels que : Cheikh Ali Ben khodja, Cheikh Lakkani, Cheikh Teggourti, Cheikh Mokhtar El ouazir, et le Cheik El Fadhel ben Achour (qui était son professeur dans la médersa Khaldounnia, ainsi qu&#39;il était ami avec le poète journaliste Mohamed Merzougui.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pendant les vacances d&#39;été il rendit visite à sa famille dans son lieu de naissance. Il aimait la lecture, était impressionné par le mouvement National et ses hommes aussi que le rôle joué par les militants Tunisiens, pour libérer leur pays.&#60;br&#62;&#60;br&#62;En 1953 il débuta les études supérieures à l&#39;Université Zitonna, puis cessa et retourna en Algérie où il séjourna pendant une courte période près de son père qu&#39;il aida dans le domaine agricole avant de rejoindre la capitale en passant par Batna (en été1954).&#60;br&#62;&#60;br&#62;En septembre 1954 il rejoint la Médersa libre &#34; ESSABAH &#34; (à BAB EDJEDID) comme directeur et professeur en même temps que d&#39;autre militants tels que : Zoubir Ethaalibi, Mokhtar ben Djeddou et khaled Kouidri-&#60;br&#62;&#60;br&#62;Au cours de sa présence à Alger, Mohamed Lakhdar était parmi les responsables FLN chargés de l&#39;organisation et la sensibilisation de peuple.&#60;br&#62;Très recherché par les services de police français, il se cacha ainsi, que d&#39;autres compagnons, pendant quelques temps (chez le cheikh baba Amar à la grande mosquée) avant de rejoindre la région de Ouled Chebel où se trouvait un refuge du FLN.&#60;br&#62;&#60;br&#62;De là il rejoint le PC de la W4 d&#39;où il fut désigné comme Morchid et SI M&#39;hamed Bougara lui a confié plusieurs missions avant d&#39;être nommé responsable de la zone du Sahel (zone6).&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il a fait partie du SPI de la wilaya (service de propagande et d&#39;information) ainsi que Boualem Oussedik, Abdelkader Ziri, Ahmed Arslane, Abdellaoui, et Abdelkrim Fekhar.&#60;br&#62;Au moment où il dirigeait la W4, Si Salah insistait auprès de Si Mokhtar pour diffuser les informations en arabe et en français.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Après la tombée au champ d&#39;honneur de SI Lyès Baba Ali en 1961, Si Mokhtar fut nommé responsable politico-militaire de la zone5 -W4 avec le grade de capitaine.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il tombe au champ d&#39;honneur ainsi que son compagnon Ahmed Ben Saad (lieutenant) après un accrochage avec les troupes coloniales (qui a duré de 16h à 21h) et a obligé l&#39;ennemi d&#39;utiliser les lutioles pour éclairer la zone et le bombardement par l&#39;aviation.&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;accrochage a eu lieu dans un refuge à Beni Yahia - ouled maaref daïra Ain Boussif -wilaya de Médéa. Les deux corps de Chouhadas reposent au cimetière de BIRINE.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Tous ceux qui ont connu Si Mokhtar, comme étudiant, professeur on Moudjahid témoignent d&#39;un militant aux grandes qualités morales, d&#39;une modestie exemplaire, courageux et très calme dans les moments difficiles du combat.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il insistait toujours sur le contact avec le peuple et son lien avec la Révolution, ainsi qu&#39;il défendait l&#39;unité nationale notamment au moment où le colonialisme, a voulu séparer le Sahara du nord de l&#39;Algérie et pour contrecarrer le rôle joué par le traitre HAMZA Boubakeur, il contacta à Temacine le cheikh Ahmed Tidjani, chef de la Zaouïa Tidjania, ainsi que l&#39;Aménocal AKHAMOUKH (touareg).&#60;br&#62;</description>
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  <title> Hadj Marmouri</title>
  <description>Hadj Marmouri&#60;br&#62;&#60;br&#62;D&#39;Origine Mozabite ce grand Monsieur a ma connaissance est né en 1924 et grandi à Touggourt ayant hérité du commerce de ces parents , il a su profiter et faire profiter les autres , surtout les vieilles veuves et les femmes n&#39;ayant aucune ressources . Il leurs permettait de faire de son commerce du porte à porte un moyen de survie qui leur permettaient de faire face au exigence de leurs ménages et leurs enfants à l&#39;exemple de Fanna Tima qui  transportait un fardeau qui faisait deux fois son poids , Mamma Khalti et tant d&#39;autres . Ces dames entraient dans les maisons , leurs foulards (Sora) charges sur le dos plein de trucs et surtout de divers tissus , elles présentaient leurs échantillons collectaient les commandes et le lendemain , elles la ramenaient aux concernées , recevaient l&#39;argent , prélevaient leur part .Il est décédé suite à une attaque  terroriste sur la route El Hadjira- Lagrara , Le 5 Septembre 1996 Allah Yrham Echahid El Hadj Marmouri .&#60;br&#62;</description>
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  <title>Taleb Seddik Benchenna</title>
  <description>Taleb Seddik Benchenna&#60;br&#62;</description>
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  <title>Chahid ADAMOU Mohamed Bahri (Abi) </title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;dimanche 14 mars 2010, 21:54 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Le Chahid ADAMOU Mohamed Bahri ,natif de Touggourt est tombé au champs d&#34;honneur en 1961; dans son bureau de la société l&#39;AIR LIQUIDE au Champ de Manoeuvre à ALGER ,tué par l&#39;oas .&#60;br&#62;Le Chahid était chef des Moussebilines dans la région d&#39;El Harrache,Kouba et Hussein dey à L&#39;époque.&#60;br&#62;Né en 1924 0 Touggourt il s&#39;installa dons les 40 à Alger pour des raisons politiques accompagné&#39; de ses deux frères Brahim et Abderrahmane.&#60;br&#62;</description>
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  <title>Chahid Boulifa Med Omrane (Abi)</title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;dimanche 14 mars 2010, 21:58 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Cet homme qui s&#39;est voué corps et âme à la cause de son pays est tombé au champs d&#39;honneur dans une palmeraie où il s&#39;était réfugié avec ses hommes à Touggourt.&#60;br&#62;</description>
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  <title>MERIEM BACHIR</title>
  <description>MERIEM BACHIR</description>
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  <title> Hadj El Naoui</title>
  <description>Hadj El Naoui&#60;br&#62;&#60;br&#62;De son vrai nom Lakhchakhech Ahmed dit El Naaui né en 1894 et décédé en 1994 .Il était fellah avant devenir négociant de Dattes .&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les personnalités de Touggourt -Redjel Leblad</category>
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  <title> Petite Soeur Magdelaine</title>
  <description>Petite Soeur Magdelaine&#60;br&#62;&#60;br&#62;lundi 9 août 2010, 17:23 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Sidi Boudjenane , Une Gara de Dune , petit hameau , prenant figure d&#39;un petit Ksar ou habitait quelques individus ,originaires de Goug ,Temacine, et quelques Taibati sous les tentes et Zraieb , il y avait aussi des Nouaiels . Durant les années qui précédèrent le centenaire de l&#39;occupation , les autorités françaises ont entamés un forage en prospection d&#39;eau potable , considérant la profondeur qu&#39;ils devaient forés , ils ont commencés à construire une bâtisse qui devait abriter les foreurs  qui au bout de 900 mètres n&#39;ont pas pu terminés leur forage à cause d&#39;un problème technique ce qui devait les retenir encore sur le site et les obligés à améliorer leurs lieus d&#39;hébergement , mais au bout de quelques mois , l&#39;eau remontante jaissait du forage sans aucune force motrice . En 1932 arrivait à Touggourt La petite Soeur Magdelaine  Hutin  Hutin naît le 26 avril 1898 à Paris, mais sa famille est originaire de Seuzey, en Lorraine, près de la frontière allemande.  Son père lui communique son amour des Arabes: à l&#39;âge de trente ans, en Tunisie, alors qu&#39;il a la jambe cassée, il fait une longue expédition à cheval pour sauver un petit enfant malade. A la suite de cet acte, il reste handicapé et sa famille connaît une certaine pauvreté.&#60;br&#62;Pendant la première guerre mondiale, Magdeleine perd sa grand-mère, ses frères, sa sœur. Son idéal d&#39;unité s&#39;enracine dans cette expérience concrète de souffrance et de divisions entre les peuples. Elle s&#39;installe à Sidi Boudjenane et Créa la congrégation des Petites Soeurs de Jésus .&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les personnalités de Touggourt -Redjel Leblad</category>
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  <title>Hommage à Jeanne Dri&#34; Jeanne Andrée&#34;  </title>
  <description>&#60;br&#62;lundi 9 août 2010, 17:42 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Pour être sincère et partial , il me fallait dire un petit mot en hommage a Ma Petite SoeurJeanne Dri de son vrai nom Jeanne Andrée , la soeur qui a en quelque sorte enfanter la majeur partie des enfants âgés maintenant de plus de 50 ans de Nezla , cette soeur au service de l&#39;humanité est arrivée à Touggourt en Décembre 1951 , et était Sage femme , elle opérait auprés des nomades et démunis , elle s&#39;est consacre corps et âme a aider et secourir les gens , elle a ouvert l&#39;hospice de Sidi Boudjenane et c&#39;est elle la pierre angulaire de la communauté qui l&#39;habitait et qui était en majorité des venants de Goug et Tamelaht ,Temacine , ils ont trouvés auprès d&#39;elle la protection des sévices des maladies de la pauvreté et de la faim , et elle a trouvé en eux la main d&#39;oeuvre nécessaire pour le Djenan de l&#39;hospice et la construction de son extension , une légende d&#39;humanisme et de partage , à travers ces quelques petits mots j&#39;espère lui rendre hommage au nom de toute la population de Touggourt .&#60;br&#62;</description>
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  <title>El Barah Baba Ali ( Le crieur Public)</title>
  <description>&#60;br&#62;lundi 9 août 2010, 17:53 &#60;br&#62;&#60;br&#62;El Barah Baba Ali &#34;Fouk&#34;( Le crieur Public)&#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;était un grand homme de taille , d&#39;une voix très roque , très pércente , il n&#39;avait rien fait dans sa vie que de crier , cela lui à valu la mission de crieur public et l&#39;estime de toute la ville .Sa femme Tarouka était fétiche de très petite taille ; elle avait un petit handicap de pied , elle marchait en dandinant  .&#60;br&#62;Les commandes de la criée se font généralement la nuit pour les administrations et les Djemaas , mais les urgences se font en suivant la résonance et les échos de sa voix .&#60;br&#62;Tôt le matin , il commence sa tournée faisant les grandes artères et les rues les plus fréquentées de la ville, puis il va faire la même chose au niveau du marché .&#60;br&#62;Ses criées consistaient à / Si jamais quelqu&#39;un à oublier ou perdu quelque chose en tel endroit au importante soit elle qu&#39;il vienne la chercher chez tel en la décrivant .&#60;br&#62;                                    / Dieu est éternel en son trône , tel ben tel est décédé la prière se fera à la mosquée telle l&#39;enterrement se fera dans tel cimetière .&#60;br&#62;Pour faire peur aux garçons et éviter leurs taquines , il est toujours munis de son Mendjel , il était la cellule de communication  il véhiculait de cette façon toutes les nouvelles de la ville . (Allah Yarhmou)&#60;br&#62;</description>
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  <title>Ammi Sadek Hadjsaid</title>
  <description>&#60;br&#62; dimanche 4 juillet 2010, 21:43 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Ammi Saddek , Mardi passé , Je discutais avec mon Oncle Ahmed dit Dahmane concernant les anciens sportifs de Touggourt , nous avons évoqués avec beaucoup de nostalgie , le rôle que jouait Ammi Saddek Hadjsaid &#34;Sobba sobriquet acquit du fait de son métier de cuisinier des cantines scolaires&#34; ,durant les matchs  de derby surtout lorsqu&#39;il s&#39;agit de la SNTR et L&#39;EST .&#60;br&#62;Nous avons convenus de lui rendre visite dés qu&#39;il se rétablira pour qu&#39;il nous raconte son histoire , nous ne savions pas que le destin décidera autrement , Ammi Saddek s&#39;est éteint suite à une longue maladie .Il était un supporter exemplaire , un sportif de première catégorie , un dynamique fair play . Il prenait toujours le soins d&#39;avoir à son côté son sac d&#39;orange et son seau d&#39;eau bien fraîche et sa boite de pharmacie  , pour assurer la désaltération de ses joueurs ,et les premiers soins nécessaires , il les chérissait comme ses enfants : Hommage a Ammi Saddek Allah Yarhmou w Ywasaa Alih . &#60;br&#62;</description>
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  <title>Amma Amicha</title>
  <description>mardi 10 août 2010, 11:56 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Chaque année , la vielle et humble Ma Amicha , une grande dame que j&#39;ai toujours respecter et chéri , prend le taureau par les cornes et décide d&#39;organiser le fameux carnaval de Baba Merzoug en hommage au grand seigneur Merzoug le génie créateur du canon géant Baba merzoug qui à défendu les remparts de la ville d&#39;Alger  pendant longtemps .&#60;br&#62;Je ne me rappelle pas de la saison mais dont je suis certain c&#39;est que cela se passer dans un temps printanier.&#60;br&#62;  La dame en bonne allure s&#39;investie complètement dans son devoir de préparation du carnaval ,en achetant un grand bouc de couleur plutôt noire , et fait en sorte qu&#39;il soit couvert d&#39;un échappe verte , des amulettes et des foulards multicolores autour du cou . En enduis son front et ses pattes avec du Henné .&#60;br&#62;Les grands adeptes sont convoques d&#39;Ouargla et de Biskra (Ben Saci …etc) . Le jour du carnaval venu , la tournée commence à l&#39;aube en traine le bouc les gens tentent de le toucher ; quelques uns ayant de nouveaux nés les remettent au cheikh  pour les égorger  ce qui veut dire leurs toucher le front avec un bâton après l&#39;avoir saliver  .&#60;br&#62;La tournée  fait la quête d&#39;argent et de produits alimentaires pour assurer la préparation du Maarouf , et en échange on donne du jawi ou du bkhour pour montrer la gratitude. et elle dure pendant toute une semaine dans la joie et la liesse des danses , le dernier jour le bouc est amené sur la grande place et égorgé pour entamer la préparation de la fameuse Zerda  .&#60;br&#62;</description>
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  <title>Lachemi Siagh </title>
  <description>&#60;br&#62;Né à Touggourt, Lachemi Siagh y fait ses études primaires et secondaires. Pour ses débuts, il est à la SNS, Société Nationale de Sidérurgie, un des fleurons de l&#39;industrie algérienne des années 70. Fonctionnaire international auprès de l&#39;Organisation arabe pour le développement industriel (AIDO), Lachemi Siagh, s&#39;inscrit ensuite aux HEC de Montréal et en sort avec un diplôme en sciences administratives, une maîtrise en administration des affaires et un doctorat en management stratégique. Rentré en Algérie, il se voit confier, avec un groupe d&#39;experts internationaux, d&#39;importants dossiers comme ceux de la gestion de la dette de l&#39;ةtat et la réforme financière auprès de la Direction Générale du Trésor. Directeur de la revue Stratégica, il est un observateur vigilant de la réalité économique et financière.</description>
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  <title>RECONNAISSANCE ET HOMMAGE AU Cheikh Abderahmane Djilali </title>
  <description>&#60;i&#62; samedi 13 novembre 2010, 14:20 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;IL ةTAIT UN ةRUDIT CONNU POUR SES ةMISSIONS RADIOPHONIQUES ET TةLةVISUELLES&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le  théologien et professeur universitaire, cheikh Abderahmane Djilali tire sa révérence. Il est décédé, dans la nuit de jeudi a vendredi à l&#39;hôpital de Ain Taya (Alger) à l&#39;âge de 103 ans &#34;Un vieux qui meurt, c&#39;est une bibliothèque qui brûle &#34; . L&#39;Algérie et le monde musulman viennent de perdre un vrai monument. Un érudit qui a marqué son temps par ses œuvres et sa sagesse. Il était connu d&#39;abord pour ses émissions radiophoniques. Ses premiers messages, il les a livré à travers les ondes de Radio Alger ou il animait, durant les années 1940, l&#39;émission &#34; L&#39;avis de la religion &#34; qui est une sorte d&#39;échange et de débat  entre l&#39;animateur et l&#39;auditeur. Sa deuxième émission est &#34; Sandouk Alafkar &#34; ou il partageait l&#39;antenne avec des oulémas comme les cheikhs Bouguettaya, Lakehal , Bouchichi , Mouloud Tayeb …&#60;br&#62;&#60;br&#62;Cheikh Abderahmane Djilali était connu également comme un personnage incontournable à la télévision Algérienne ou il officiait en compagnie des autres oulémas les célébrations des fêtes religieuses en Algérie .&#60;br&#62;Ses interprétations des hadiths du prophète et des fatwas ont toujours été appréciées par le public de la télévisé le 9 février 1908 à Bouloghine ( Alger) cheikh Abderahmane Djilali a appris le Saint Coran dans les mosquées et zaouïas de plusieurs chouyoukh , à l&#39;instar de Abdelhamid Ben Samaya . Il était le disciple de cheikh Moloud El Zribi l Azhari et cheikh El Hafnaoui. Toutes ses références et tout le savoir acquis auprès d&#39;elles font de lui un savant en sciences de la charia et du fiqh.&#60;br&#62;Il s&#39;imposa alors en tant qu&#39;autorité incontestable. Originaire de Blida, il s&#39;est distingué également par ses œuvres , dont son ouvrage monumental sur l&#39;histoire de l&#39;Algérie : Histoire générale d&#39;Algérie(Beyrout 1984) . Le cheikh a , à son actif également d&#39;autres livres consacrés au pèlerinage à la Mecque , à l&#39;histoire des trois villes ( Alger, Médea , Miliana) paru en 1972 et des pièces de théâtre . Mélomane , le cheikh a aussi écrit sur la musique andalouse &#34;qui s&#39;est développée dans les milieux culturels&#34; . Le cheikh suit , même à 100 ans , de très prés l&#39;actualité et les développements du monde actuel .&#60;br&#62;Ainsi quand El Watan lui demandait en 2008 , son avis sur le monde actuel , cheikh Abderahmane Djilali répondait avec beaucoup de clairvoyance : &#34; l&#39;histoire est un éternel recommencement .J&#39;ai vécu des moments heureux avec l&#39;acquisition du savoir et des connaissances auprès des érudits , et d&#39;autres périodes moins agréables avec les guerres , les calamités et les événements tragiques , mais aussi des mutations . Aujourd&#39;hui le monde tend de plus en plus vers le matérialisme et l&#39;individualisme .&#34; Le Grand prix littéraire d&#39;Alger (1960) est resté fidèle , jusqu&#39;a la dernière heure , à son maître , le professeur Bencheneb , auquel il vouait grand respect et considération .&#60;br&#62;&#34;Une montagne de connaissances, un monument qui maîtrisait tout . C&#39;était un personnage d&#39;une vaste culture polyglotte , jaloux de sa personnalité algérienne et qui le montrait ostensiblement en arborant son élégante tenue traditionnelle , même à Paris ou il était appelé à se déplacer&#34; , dit-il .&#60;br&#62;                                         Madjid Mekadhi &#60;br&#62;                                         El watan du 13/11/2010&#60;br&#62;</description>
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  <title>HOMMAGE A NOTRE FRERE ET AMI DJEBALI BRAHIM</title>
  <description>&#60;i&#62; vendredi 12 novembre 2010, 20:32 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;J&#39;ai senti qu&#39;il est de mon devoir de rendre un hommage à notre regretté ami et frère , au généreux et sensible Brahim qui nous a quitté précipitamment , dieu a voulu ainsi , un ami irremplaçable , et qu&#39;aucune personne ne peut denier son énergie et son coeur si grand . Allah yarhamak ya Brahim .</description>
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  <title>CHEETA UN MORT VIVANT UN VIVANT MORT</title>
  <description>Une personnalité qui a fait la joie de la jeunesse de son temps , il était le jeune le plus futé et le plus grand conteur des films western Far West , il était aussi le premier à se présenter au guichet du cinéma ABC de Touggourt pour pouvoir récolter le plus de ticket d&#39;accès qu&#39;il revendait comme bon lui semble ,il était soit disant maître nageur à la piscine municipale de Touggourt , située au niveau de la palmeraie El Mérabtine ; ou il faisait beaucoup plus rigoler les gens que  leur apprendre à nager , il était quand même vivant et sportif , bagarreur . Aujourd&#39;hui totalement anéanti , abattu par la maladie , il ne quitte plus ce mur , j&#39;ai rédigé ces mots pour un rappel de mémoire et de compassion .</description>
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  <title>Khelifa Bachir - Mokadem (Emir) Zaouiat Sidi Ammar -Nezla- </title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;Sidi Mbarek dans sa quete pour la Zaouia de Sidi Ammar ou Ammariya , a installé en tant que Khalifa des Ammariya de Touggourt El Hadj Hadjoudj qui la léguée par la suite à Ali Ben Tahar El Khelifa en 1893 , qui la légué au Khalifa Abderahmane Chaoui né en 1881 ensuite à au Khélifa Bachir Chaoui né en 1916 , qui de sa part l&#39;a transmis à son fils Khalifa Ahmed dit (Said) ne 1955 .&#60;br&#62;</description>
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  <category>Amaria - Radjal Ediwan</category>
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  <title>Zoumri</title>
  <description>&#60;br&#62;Zoumri&#60;br&#62;</description>
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  <category>Amaria - Radjal Ediwan</category>
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  <title>Ammi Ali Ghilani - Chaouch Zaouiat Sidi Ammar - Nezla-</title>
  <description> &#60;br&#62;Ammi Ali Ghilani&#60;br&#62;&#60;br&#62;        Que dieu bénisse celui qui ma offert cette photo , qui représente l&#39;une des figures de Touggourt et spécialement Sidi Ben Haroun et Sidi Lakhdar ainsi que Sidi Ammar , cette figure avait une personnalité tellement dense et réceptive  et sociale qu&#39;elle était aimée et chérie par tout le monde , Ammi Ali Ghilani , petit de taille un coeur assez grand pour être l&#39;ami des jeunes et des vieux ,  gardien et Mokadem des tombeaux des deux vénérables marabouts que je viens de citer et Chaouche des festivités de Sidi Ammar , fonction qu&#39;il a hérité de son pére qui l&#39;a hérité de sa part du grand pére de Ammi Ali . c&#39;était une personne trés sympathique trés jeune malgré les traces des années de labours et travail , il courait dans tous les sens durant les festivités de l&#39;hadra de Sidi Ammar Boussenna . il faut dire que le Chaouche avait l&#39;honneur d&#39;inaugurer les rites et de précéder le cortège et l&#39;inciter au salut du prophète , de réchauffer les bendirs quand ils se relâchent , il se pointe a l&#39;extrémité en face du groupe tenant dans sa main les étendards , et ne cesse de répéter la fameuse phrase &#34; Salou ala mohamed &#34;  , il entretenait une choucha , cachée sous sa chechia et qu&#39;il dévoilait lors de ses transes , il avait des cheveux lises et fins. &#60;br&#62;Allah yarhmak w yarham waldik&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Amaria - Radjal Ediwan</category>
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  <title>Ammi Said Ghilani (Said Lakhal) </title>
  <description> &#60;br&#62;jeudi 27 mai 2010, 19:48 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Le Fils ainé de Ammi Ali Ghilani et celui qui à hérité de sa fonction de Grand Chaouche et gardien du temple , Tel pére tel fils , c&#39;était le cliché de son pére du point de vue tempérament et la gaieté qui ne s&#39;efface pas de son visage , sa voie était roque et puissante Allah Yarhmou .!&#60;br&#62;</description>
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  <category>Amaria - Radjal Ediwan</category>
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  <title>Amor Benachoura Hacini</title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;Hacini Amor &#60;br&#62;Un grand homme de taille et d&#39;esprit , il avait une corpulence imposante et un esprit très vif , un corps très agile et un esprit très sèvre, des moustaches très longues , un crâne  toujours rasée .Maçon de profession, il a pose les premières pierres de centaines de maisons et de mosquées à travers Touggourt . Il était réputé être le maçon qui bâter les manoeuvres et ouvriers chaque fois ou il ressent leurs relâchements .Il était aussi réputé de pouvoir bâtir une maison dans des temps records ; c &#39;était une figure emblématique  ,qui tenait aussi le bâton de moise pour le châtiment des adolescents du quartier qui manifestaient un refus ou un manque de respect de leurs parents .Il les suspendait à une boucle au plafond su Sabat et les battait avec le cravache de peau de chameau ; Je suis fière d&#39;être son petit fils . &#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Grands Artisants de Touggourt</category>
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  <title>AMMI Chawach , L&#39;humble postier</title>
  <description>&#60;br&#62;AMMI CHAWACHE DEBBA L&#39;UN DES PIONNIERS DE LA POSTE ,L&#39;HOMME TOUJOURS SOURIANT ; L&#39;HUMBLE POSTIER A LA BICYCLETTE  , RAPPORTANT CHAQUE JOURS LES BONNES NOUVELLES ET LES MANDATS DES RETRAITES ET DES AYANTS DROITS AINSI QUE LES FAMEUSES CARTES POSTALES . IL ETAIT UN BON PERE ET UN HOMME DE PAROLE ET DE CONFIANCE ALLAH YARHMOU  .</description>
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  <category>Les Grands Artisants de Touggourt</category>
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  <title>ARGA LE DERNIER DES CHARRETIERS</title>
  <description>&#60;i&#62; jeudi 10 février 2011, 10:32 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Arega , le jeune turbulent comme on l&#39;a connu dans notre jeunesse , il a quitté les banc de classe trés tôt , et depuis il a seconde son pére dans son métier de conducteur de charrette , j&#39;estime que Arega et aujourd&#39;hui l&#39;un des derniers et rares charretiers de cette époque , il continu encore la fabrication et l&#39;acheminement du Djebs et tous ce qui rentre dans l&#39;entretien des anciennes maisons .</description>
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  <category>Les Grands Artisants de Touggourt</category>
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  <title>Samra - Photographe-</title>
  <description>&#60;br&#62;Samra&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Grands Artisants de Touggourt</category>
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  <title>Bellahammou Hocine. Maître potier de Touggourt </title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;Bellahammou Hocine. Maître potier de Touggourt  &#34; Je suis né et je mourrai dans l&#39;argile &#34;&#60;br&#62;&#60;br&#62;En allant de Touggourt vers Souk Tzioua, le marché populaire de Touggourt, vous ne pouvez pas rater la boutique de ammi Hocine. Elles sont encore six devantures d&#39;ateliers de poterie à proposer des produits à l&#39;ancienne. Trois familles sont détentrices de ce savoir-faire ancestral, les Abi Miloud, les Kherfi et les Bellahammou. Notre hôte est né en 1926 et reste actif et vif, sa boutique est modeste mais son principal attrait est le couscoussier de Touggourt et la petite brique jaune rosée typique à Oued Righ, qui revient à la mode grâce au mouvement de restauration et, ne serait-ce que pour cela, notre maître potier mérite le détour.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;                  Ammi Hocine, la poterie et vous c&#39;est toute une vie…&#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;est toute l&#39;histoire de ma famille qui a été façonnée par la poterie. J&#39;ai 85 ans et je suis fier de mon métier, hérité de père en fils. Chez les Bellahammou, nous avons toujours vécu de l&#39;argile, les moyens sont modestes mais, Elhamdoulillah, je suis né et je mourrai dans l&#39;argile et je laisserai 4 filles et 2 garçons potiers et beaucoup de petits-enfants nés avec l&#39;argile. Nous vivons sobrement de nos produits qui sont purs, sans additifs chimiques. Les gens aiment encore nos tasses et nos gargoulettes, mais notre produit-phare est le couscoussier.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;                  Le couscoussier en argile... Ce n&#39;est pas démodé, fragile...&#60;br&#62;&#60;br&#62;Démodé, non, et pas plus fragile que du verre, mais sans doute meilleur pour le couscous, le plat incontournable de Touggourt. Il se décline en plusieurs plats dont le grain de couscous gros, moyen ou fin est la base. Nous fabriquons donc différents formats de couscoussiers. Même la sauce verte de bendrag (pourpier) typique, à Touggourt, se prépare dans le bas du couscoussier en argile. Notre argile est typique, El Magtaâe, la carrière d&#39;argile se situe entre Touggourt et Temacine, nous ne payons que le transport, 500 DA la carriole et 1200 DA le tracteur. Nous utilisons deux quintaux d&#39;argile par semaine pour la confection de gargoulettes, bekharate, drabek, tajines et quelques objets de souvenirs que nous vendons au marché hebdomadaire et dans notre petite boutique.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;                  Vous faites aussi de la brique traditionnelle...&#60;br&#62;&#60;br&#62;Oui, bien sûr, c&#39;est un produit utilisé par les rares boulangeries traditionnelles de Touggourt et surtout dans la construction. Les gens qui restaurent de vieilles maisons arabes nous l&#39;achètent pour les mosquées, les façades des ksour, mais nous espérons que ce produit soit valorisé et connu sous la dénomination de Touggourt, qu&#39;il soit imposé dans la construction. Elle n&#39;est pas belle cette brique jaune rosé ?&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;                  Elle est magnifique et évoque celle de Tozeur ; mais à votre avis, pourquoi Touggourt n&#39;est pas parée de sa brique ? Est-ce un problème de coût ?&#60;br&#62;&#60;br&#62;La brique de Touggourt est marginalisée et peu connue. Seuls les connaisseurs et quelques autochtones l&#39;utilisent et avec la tendance actuelle à la modernisation, il faut être &#34; mthakef &#34; (cultivé) pour ne pas céder à la pierre taillée et la faïence. Le besoin en briques traditionnelles ne se fait ressentir que quand il y a une vieille bâtisse à restaurer ; là, on en commande en nombre, mais c&#39;est faible et ponctuel. Mais je vous assure que le prix n&#39;y est pour rien, elle coûte 6 DA la petite et 8 la grande.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;                  Votre métier reste artisanal à 100%...&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ma poterie est traditionnelle à 100%, mes enfants ont modernisé les formes, utilisent du vernis et des couleurs, participent aux salons, moi je continue avec les cruches et ustensiles de cuisine à l&#39;ancienne. Comme vous le constatez, l&#39;argile passe par le concassage manuel avant d&#39;être trié et mis à tremper dans le &#34; majen &#34;, la cuve de trempage où il restera deux jours, après il passera dans une autre cuve remplie avec 2/3 d&#39;argile trempé et 1/3 de sable fin. Après, on passe au pétrissage, le façonnage, le séchage puis la cuisson. Pour rentabiliser notre four, nous confectionnons 6 quintaux de produits, dommage que vous soyez passé après l&#39;extinction du feu, les photos n&#39;en auraient été que plus belles.</description>
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  <title>Rabah Souar -Photographe -</title>
  <description>&#60;br&#62;Rabah Souar&#60;br&#62;</description>
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  <title>Tahar Dabou ( Tahar Hadjseyed)infirmier et menuisier</title>
  <description>&#60;br&#62;Tahar Dabou&#60;br&#62;&#60;br&#62;Abdelkader de l&#39;ancien hopital&#60;br&#62;Smail Belkadi .....etc&#60;br&#62;Abdelaziz et Hamma Tahar Trabelsi,Sadek Hadjseyed,Brahim Benhamouda ......etc.&#60;br&#62;</description>
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  <title>Ali Siwa (Hadri)</title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;Ali Siwa (Hadri)&#60;br&#62;l&#39;un des hommes et femmes ayant le plus d&#39;honneur d&#39;avoir servis leur communauté , il était infirmier , autodidacte , il a su se rendre utile malgré les difficulté d&#39;intégration et d&#39;assimilation qui existaient . Comme Il a pu devenir l&#39;élément clé de communication médicale entre les autochtones et les médecins français .Il exerçait les soins d&#39;urgence même chez lui ,  Un grand hommage à cet Homme .&#60;br&#62;</description>
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  <title>Hamoun et Mandou </title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;Mandou Et Hamoun&#60;br&#62;Deux figures de Touggourt qui assurait la double fonction méritoire de livreurs d&#39;engrais naturel , organique , bio, et videurs des fosses d&#39;aisance de la citée .&#60;br&#62;Ils étaient d&#39;une corpulence phénoménale , très forts ,Mandou avait une charrette à mulet  , un mulet qui souffrait  fort trop d&#39;être au service de cet homme qui semble -t-il ne lui ne lui pardonne ni la paresse , ni la fatigue , ni même d&#39;être un mulet .&#60;br&#62;Avant d&#39;ouvrir la fosse , ils s&#39;imprègnent d&#39;eau de cologne (Snitra)  , arrosent convenablement leurs esprits d&#39;eau de vie pour pouvoir surmonter la puanteur et les odeurs nauséabondes très fortes , ils s&#39;injectaient dedans sans aucune précaution , sans aucune peur des piqûres de scorpions ou morsures de vipères qui survenaient parfois sans trop de dégâts .&#60;br&#62;L&#39;étourdissement et l&#39;évanouissement par le manque d&#39;oxygène dans les fosses est une constante surtout dans les grandes fosses des grandes familles qui est remédier par les goutte nasale de Gatrane .&#60;br&#62;Hamoun est le maître incontestable de déblayage de la fosse , quand ils ressortent  pour prendre l&#39;air ils sont dans un état lamentable et tellement répugnants  que même le maître de la maison ne daigne les approcher.&#60;br&#62;Ces deux figures sont d&#39;une grandeur incomparable ; ils méritent d&#39;être citer avec tous les honneurs et le respects que leur société leur doit .&#60;br&#62;Ils ne doivent jamais tombes dans l&#39;oubli .&#60;br&#62;Allah Yrhamhum . &#60;br&#62;</description>
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  <title>Ma Mira (Infirmière)</title>
  <description>Ma Mira (Infirmière)</description>
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  <title>Ammi Matras (Bendjeriou)</title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;Ammi Matras&#60;br&#62;Un homme trés chic et trés modeste , un bosseur de première catégorie , qui a fait presque tout les chemins du désert , lorsqu&#39;il était vraiment désert .Chauffeur de métier ,parmi les tous premiers chauffeurs de la compagnie Devic , il a roulé sa bosse dans toutes les directions , de grands talents , une grande personnalité qui a marqué l&#39;histoire de la ville de la SNTR . Allah yarhmou w yarham tous les travailleurs de cette entreprise morts dans l&#39;oubli et l&#39;ingratitude .  &#60;br&#62;</description>
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  <title>Bachir Essayah (Horloger)</title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;De son vrai nom , Benchelouia Bachir Sayah né en 1914 décédé en 1987 , le premier horloger natif de Touggourt et cela depuis 1937 .Ammi Bachir Sayah faisait partie intégrante avec son métier il était ponctuel , sévère , serein et surtout trés nerveux , et je croix que le métier d&#39;horloger a profondément influencer ses comportements , Mais il était trés estimé et aimé par l&#39;ensemble de la communauté .&#60;br&#62;</description>
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  <title>Benothmane  Brahim de l&#39;ophtalmologie </title>
  <description>Benothmane  Brahim de l&#39;ophtalmologie </description>
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  <title>Bouhouche (Menuisier)</title>
  <description>Bouhouche (Menuisier)</description>
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  <title>Ma Aldjia Mellouah </title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;Une Dame , désolé un grande dame , sage femme , elle a mit pratiquement au monde la plus part des enfants de l&#39;époque , l&#39;oeil vif et perçant , serviable , elle était au service de tous le monde sans aucune distinction , elle offrait ses services sans solliciter aucune récompense , et c&#39;est elle qui m&#39;a mit au monde un 22 Novembre 1959 à Sept heure du matin .Elle est restée lucide et en bonne forme jusqu&#39;a ses dernières heures .  Hommage à Ma Aldjia! Sans oublier sa compagne Halima Errebei !&#60;br&#62;</description>
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  <title>KHABATA </title>
  <description>KHABATA &#60;br&#62; &#60;br&#62;Personne ne peut préparer les fèves comme le faisait Ammi Khabata , Le spécialiste , il avait une petite fosse à l&#39;intérieur de sa petite maison ou il faisait germer les fèves en les enterrant sous le sable de l&#39;erg qu&#39;il aspergeait d&#39;eau pendant trois ou quatre jours , cette opération de gémination libérait le gluten et donnait une saveur spéciale sucrée , puis il faisait ses fèves cuire dans de grosses marmites.  C&#39;était de grosse fèves comme il n &#39;en existe plus . En faisait la queue pour pouvoir bénéficier une &#34;Sabira&#34; de &#34;Foul&#34; .Les voisins passaient leurs commandes la nuit , Amti Nedjma sa femme appréciait les visites des enfants , et les ménageait , en leur servant le &#34;Foul&#34; .&#60;br&#62;Allah Yarhmak Ya Ammi !&#60;br&#62;</description>
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  <title>Miguel - Hadjsaid - Guide</title>
  <description>&#60;br&#62;samedi 24 avril 2010, 20:49 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Ce soir je viens d&#39;apprendre une très triste nouvelle, la mort d&#39;un homme, symbole de la ville.&#60;br&#62;Un homme qui, durant sa si courte vie , a rendu de si grands services à cette ville grâcieuse.&#60;br&#62;Il était d&#39;une grande générosité et très hospitalier. Il a été l&#39;un des premiers guides touristiques.&#60;br&#62;Ami fidèle de mes oncles paternels, inséparable de mon oncle maternel,&#60;br&#62;je l&#39;ai connu toujours en action, désirant ardemment faire connaître sa ville natale, son berceau&#60;br&#62;ainsi que son métier d&#39;hôtelier.&#60;br&#62;Adieu Miguel !!!&#60;br&#62;Toi, tes amis et tes collègues étiez un peu mort depuis le jour  où, on vous a demandé&#60;br&#62;de démonter les tentes du  monumental Hôtel  Bédoin,&#60;br&#62;le monument qui vous accrochait et vous attachait à la vie.&#60;br&#62;Aujourd&#39;hui, en hommage à ce grand Monsieur, il serait peut être judicieux de&#60;br&#62;repenser la décision de la fermeture de cet Hôtel.&#60;br&#62;Adieu Miguel.&#60;br&#62;Adieu mon Ami.&#60;br&#62;Rabi Yarhmak w Ywasaa Alik &#60;br&#62;</description>
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  <title>Haddi Chiba</title>
  <description>&#60;i&#62; mercredi 29 décembre 2010, 22:08 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Haddi Chiba née en 1872 , elle est une grande dame qui a marqué l&#39;histoire de Nezla et de toute une génération . Elle était la nourisse de beaucoup d&#39;enfants et la sage femme qui a mit au monde plus d&#39;une centaine , elle était le médecin du quartier et l&#39;amie du pauvre et du démuni . Son Fils Abdelkader était un Taleb qui avait une grande connaissance des plantes médicinales . </description>
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  <title> Bassa Moussa</title>
  <description> &#60;br&#62;Bassa Moussa&#60;br&#62;</description>
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  <title>Bebba Belkacem</title>
  <description>&#60;br&#62;Bebba Belkacem&#60;br&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <title>Chabbi </title>
  <description> Chabbi &#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <title>Derouiche</title>
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  <title>Beyoudh Hacene</title>
  <description>  Beyoudh&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <title>Trabelsi Mohieddine</title>
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  <title>Moad Fethi</title>
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  <title>Mr Guemazi</title>
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  <title>Cheikh Beggas Bachir</title>
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  <title>Mr.Tabai  Miadi  </title>
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  <title>Mr.Ogal</title>
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  <title>Tayeb Mezouar</title>
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  <title>Ahmed Ghanem,</title>
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  <title> Taleb Dib Kafi,</title>
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  <title>Mohamed Kafi</title>
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  <title>Ali kafi,</title>
  <description> &#60;br&#62; Ali kafi,&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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<item>
  <title>Taleb  Hachani Laamri</title>
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<item>
  <title>Halima Mimouni,</title>
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  <title>Saada hadjseyed,</title>
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  <title>Habiba Mezouar</title>
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<item>
  <title>Aicha Jari,</title>
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<item>
  <title>Saida Bada,</title>
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<item>
  <title>Bechra Bada,</title>
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<item>
  <title>Ali Meliana</title>
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<item>
  <title> Said Amrane,</title>
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<item>
  <title> Lamine Benseddik,</title>
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  <title>Trabelsi Khatib,</title>
  <description>  &#60;br&#62;Trabelsi Khatib,&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62;</description>
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  <title> Melouah  Med</title>
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  <title>Mohamed Amrane</title>
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<item>
  <title>Les Khatib les Palestiniens</title>
  <description> &#60;br&#62; &#60;br&#62; Les Khatib les Palestiniens&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ahmed et Ibrahim &#60;br&#62;=&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <title>Kendakdji</title>
  <description>&#60;br&#62;Kendakdji&#60;br&#62; &#60;br&#62; &#60;br&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62;</description>
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  <title>Benchabana Mostepha</title>
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<item>
  <title>Cheikh Tidjani professeur d&#39;arabe</title>
  <description> &#60;br&#62;Cheikh Tidjani professeur d&#39;arabe&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62;</description>
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<item>
  <title>Cheikh Sayah,de ouargla prof d&#39;arabe</title>
  <description>&#60;br&#62;Cheikh Sayah,de ouargla prof d&#39;arabe&#60;br&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62;</description>
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<item>
  <title>Auger,Trévidic,Mme Nesson,Desclaud,Torre</title>
  <description>&#60;br&#62;Auger,Trévidic,Mme Nesson,Desclaud,Torre&#60;br&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62; &#60;br&#62;</description>
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<item>
  <title>Hembold</title>
  <description>Hembold&#60;br&#62;prof de mathémathiques&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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<item>
  <title>Chaba</title>
  <description> &#60;br&#62;Chaba&#60;br&#62;prof de physique &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62;</description>
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<item>
  <title>Ouaref </title>
  <description>Ouaref&#60;br&#62;Prof de sport. Il était Russe .C&#39;est lui qui a conduit la délégation de Touggourt à Alger .Je suis parti avec lui à bord de sa 403 verte alors que mes collègues sont partis par camion de Touggourt à Alger via Laghouat .Quel souvenir!.Nous avions joué au stade Marcel Cerdan contre Constantine et nous avions perdu par trois à zéro.&#60;br&#62;                                                                                                    M,Ghoula&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Maitres d&#39;école et Professeurs et Directeurs d&#39;établissements</category>
</item>
<item>
  <title> Madame Morel</title>
  <description>&#60;br&#62;Madame Morel ...&#60;br&#62;J&#39; avais encore huit ans lorsque , j&#39;ai eu la chance d&#39;être un  élève de Madame Morel ,La femme de Monsieur Morel au gros doigt ; une institutrice de grande taille , trés robuste d&#39;une gentillesse extrême , elle avait le gôut , la volonté phénoménale de parfaire son devoir de pédagogue , elle ne limitait pas à donner les bons points , et réserver une rangée et des moments de soins et d&#39;attention aux élèves faibles , elle nous cuisinait des oeufs (omelettes ) sur le poêle de la classe lorsqu&#39;un élève réussi sa bonne réponse , ou une très bonne note . Mon gentil petit , très petit même Monsieur Bebba Abdelhafid , élève très intelligent et très actif , et comme on était les plus petits de la classe on pouvait balancer nos pieds pour se faire renverser et pouvoir baisser la tête et jeter un malin coup d&#39;oeil sous le jupon de l&#39;innocente institutrice . Les fables de  Fontaine étaient l&#39; élément clé d&#39;une bonne éducation et une meilleure connaissance de la nature humaine et du sens de la vie .&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62;</description>
  <link>http://touggourt.zzl.org/maitres-professe/index.html#bv000040</link>
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</item>
<item>
  <title>Les Bouchers de Jadis.....</title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;vendredi 30 avril 2010, 12:50 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Les bouchers forment un clan à part, ayant tous le même métier, habitant tous le même quartier , Ils achètent les bêtes aux nomades, les égorgent à l&#39;abattoir municipal et les apportent au marché où se trouvent leurs boutiques l&#39;une à la suite de l&#39;autre, du même côté du marché . La viande est posée sur un étal. Le boucher découpe pour chaque client la quantité qu&#39;il désire de viande de chameau, de mouton ou de chèvre. Quand il n&#39;a pas de client à servir, le boucher chasse les mouches au moyen d&#39;un bout de palme( Mnacha) . Il faut voir ça : les mouches couvrent la viande comme un vêtement noir de femme (Khassa) et, chaque fois que le boucher les chasse, il faut entendre ce bruissement qu&#39;elles font comme le vent dans les folioles des palmes. Les peaux des animaux égorgés sont mises à sécher près des boutiques pour être vendues à des Arabes savetiers- En général Les bouchers sont forts, batailleurs et disputeurs, jurant pour un rien. D&#39;où l&#39;on dit : en pariant de quelqu&#39;un qui jure pour un rien &#34; serment de boucher &#34;. On ne fraie guère avec les bouchers, car ils sont fraudeurs, n&#39;aiment pas ceux qui sont étrangers à leur clan, sont des buveurs de vin et des gens de moeurs douteuses.&#60;br&#62;                                                                      Texte daté 1902&#60;br&#62;</description>
  <link>http://touggourt.zzl.org/lesbouchersdejad/index.html#bv000002</link>
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  <category>Les Bouchers de Jadis.....</category>
</item>
<item>
  <title>Les Forgerons de Jadis...</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;i&#62;vendredi 30 avril 2010, 12:46 &#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les forgerons, eux sont à peine cinq ou six à Touggourt. On les aime parce qu&#39;ils sympathisent avec tout le monde et sont de bon conseil- Leur outillage est vieillot ; masse, enclume, soufflet en peau de bouc et pinces Actuellement ils utilisent beaucoup Les outils européens. Leur travail consiste à réparer gonds et charnières, à aiguiser les couteaux, à confectionner des serpettes, à réparer et rétamer les marmites et tous objets métalliques. Leur atelier est exigu et sombre, eux-mêmes sont noircis par la fumée et la suie. De là vient qu&#39;a quelqu&#39;un qui est noir, on dise : &#34;  Ton visage est cuit comme celui d&#39;un forgeron &#34;.&#60;br&#62;Le nombre des forgerons indigènes a diminué dans des proportions énormes. Ceux qui travaillent encore occupent de toutes petites boutiques où ils fabriquent ou réparent des serrures grossières ou les socs des charrues arabes. &#60;br&#62;                                                              Texte daté 1902&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Forgerons de Jadis...</category>
</item>
<item>
  <title>Les coiffeurs de Jadis.....</title>
  <description>jeudi 29 avril 2010, 20:57 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Les coiffeurs (ancienne mode), ils etaient  peu nombreux. Ils restent habituellement près des colonnes du marché, assis par terre. Le client qui désire se faire couper les cheveux se met devant le coiffeur en lui tournant le dos. Le coiffeur lui mouille la tête, puis lui enlève les cheveux en le rasant avec un couteau-rasoir. Si c&#39;est un enfant, le coiffeur lui laisse d&#39;ordinaire un toupet au sommet du crâne ou une couronne,  ou une crête en cimier (Choucha) dite &#34; moitié coq, moitié poule &#34; par suite d&#39;un vocux (Waada) qui a été fait de sacrifier un coq ou une poule aux &#34; gens du Vieux Marché &#34; (esprits), cela afin que l&#39;enfant grandisse bien. A un homme, le coiffeur enlève tous les cheveux, la barbe et la moustache. De plus, le coiffeur est &#34; tireur de sang - Hadjam&#34;. Il scarifie le patient sur la nuque, lui pose les tubes-ventouses spécialement réservés à cet usage. On pratique la saignée quand on a mal de tête ou simplement pour mieux se porter. Le coiffeur ne fait pas les circoncisions, il est arracheur de dents , il ne possède qu&#39;un couteau-rasoir , des ciseaux et une pince pour opérer.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://touggourt.zzl.org/lescoiffeursdeja/index.html#bv000002</link>
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  <category>Les coiffeurs de Jadis.....</category>
</item>
<item>
  <title>El Hadjam (Barbier-Dentiste-Médecin) </title>
  <description>&#60;br&#62;lundi 9 août 2010, 18:00 &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;                    El Hadjam (Barbier-Dentiste-Médecin)&#60;br&#62;    Le (Hadjam) barbier-dentiste-médecin. Sa principale occupation est la pose des ventouses sur la base de la nuque. Les appareils en fer blanc ressemblent à des cornets acoustiques; l&#39;ouverture dans laquelle on parle s&#39;applique sur la naissance du cou, le tuyau auditif sert à aspirer l&#39;air. Après quelques minutes, l&#39;opérateur enlève les suçoirs et scarifie avec un rasoir dont il examine le fil du bout de ses doigts crasseux. Le patient reste immobile, tandis que le chirurgien masse le crâne, le cou, les épaules, aspire dans l&#39;appareil - qu&#39;il a replacé - pour activer la circulation. Quant c&#39;est fini, il trempe un bout de chiffon sale dans une boîte de conserves où les mouches, attirées par l&#39;odeur du sang, nagent dans un liquide rougeâtre, et il lave la place meurtrie. Si la guérison se fait attendre, nouvelle visite au médecin. Quelque peu marabout, il ordonnera de boire à jeun un verre d&#39;eau dans lequel il aura fait infuser une feuille de papier noircie de quelques paroles appropriées-La Mort vient-elle à faire son œuvre, cela arrive (et cela est arrivé).&#60;br&#62;</description>
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  <category>El Hadjam (Barbier-Dentiste-Médecin) </category>
</item>
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  <title>Les Menuisiers de Jadis ...</title>
  <description>&#60;br&#62;Les Menuisiers de Jadis ...&#60;br&#62; &#60;br&#62;jeudi 29 avril 2010, 20:14 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Le patron de l&#39;atelier est un homme fort . Dès le matin de bonne heure on l&#39;entend travailler et on entend résonner son marteau. Il travaille parfois tard dans la nuit, quand il a beaucoup de travail et que les gens réclament ce qu&#39;ils ont demandé. Que fait-il donc pour que les gens aient ainsi besoin de lui ? C&#39;est ce que nous allons voir maintenant en quelques mots.&#60;br&#62;Pour une maison on a besoin de portes, de fenêtres, d&#39;étagères, de petites tables à thé ou à manger, de grands coffres (Cantinas) pour ranger les affaires- Certains veulent une armoire fermant à clé. Les ouvriers agricoles veulent faire réparer Les poignées de leurs manches d&#39;outils. Les propriétaires de charrettes abîmées vont le trouver. Pour ces travaux et d&#39;autres, c&#39;est à lui que nous avons recours. . Il a acheté ses outils ici ou il les a fait venir d&#39;ailleurs. Il ne trouve pas ici le bois qu&#39;il désire parce qu&#39;à Touggourt le bois de palmier est impropre à la menuiserie. Le bois dont il se sert vient de Djelfa ou d&#39;ailleurs.&#60;br&#62;Il fabrique des caisses aux arêtes couvertes de tôle, des caisses peintes de couleurs vives, rouge, bleu, vert, car ces couleurs plaisent aux Arabes (Nomades) et aux Touggourtis. Si nous passons sur elles La main, nous nous rendons compte de ce que ces planches ne sont pas finement rabotées, qu&#39;elles sont rugueuses, que parfois elles ne joignent pas bien et qu&#39;il y a du vide entre elles. Il fabrique ces objets à la demande des clients ou bien pour les exposer à la vente, il ne risque pas le chômage et ne se soucie guère des concurrents meilleurs que lui, car il n&#39;y en a pas. Il a de nombreux clients, pas seulement des Touggourtis, &#60;br&#62;Son atelier ne se distingue en rien des autres maisons au milieu desquelles il se trouve. II a aménagé sa maison en fonction de son travail et pour y recevoir des clients. C&#39;est une maison  ordinaire, avec son mur-chicane face à la porte d&#39;entrée, son patio avec les chambres autour- Au fond du vestibule, il y a le bassin en ciment où il garde l&#39;eau pour la trempe. Contre le mur, une petite armoire est pleine de pièces de cycles. On y voit aussi un plateau de phonographe. Par terre, près du mur, des roues de vélo.&#60;br&#62;Entrons dans le patio . Il  te sera malaisé de circuler parce qu&#39;il est encombré de bien des choses. Que voyons-nous en premier lieu , une perceuse. Elle est surmontée d&#39;une grande roue très lourde qui entraîne la mécanique. Cette machine date de son père, qui fut lui aussi forgeron. Son fils continue son travail et essaie de faire mieux que lui. Sur notre gauche, tu peux voir des enfoncements dans le mur pleins de morceaux de fer de toutes sortes et des outils pendus au mur. Au pied du mur et contre lui, une grosse table huileuse maintenue par deux barres de fer plantées en terre. Sur cette table, des lampes à carbure, des boîtes, des clous, des clés, depuis la toute petite à la très grosse, des ustensiles de cuisine, etc. &#60;br&#62;Le charpentier travaille les troncs de palmiers, Il les abat, les met au sol, les façonne en poutres, auges d&#39;irrigation, madriers plats pour portes,  poutres de coffrages de puits ascendants, baquets-auges, montants de métiers à tisser et ensouples.&#60;br&#62;</description>
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  <title>Les Maçons de Jadis...</title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;jeudi 29 avril 2010, 23:52 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Les maçons sont des &#34; maîtres &#34; avec chacun leurs manoeuvres. Ils bâtissent des habitations. De vrais  maîtres , il y en avait peu jadis, maintenant il y en tellement qu&#39;il est tellement difficile de trouver un vrai Maalem . &#60;br&#62;Ils n&#39;avaient autrefois comme instruments de travail qu&#39;un cordeau et un marteau-hachette, maintenant ils se servent du niveau, du mètre, de la truelle , du fil à plomb, etc. On aime en général les maçons, car ils ne font pas de mal. Nous ne parlerons pas de leur travail, puisque nous en avons déjà parlé à propos de la maison Touggourt.&#60;br&#62;                                              Commentaire daté - 1902&#60;br&#62;</description>
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  <title>El Ghatassin</title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;mercredi 26 mai 2010, 12:12 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Au-dessus de l&#39;ouverture béante de l&#39;excavation encore incomplète, s&#39;élève une machine simple et grossière qui rappelle celles qu&#39;on établit en France, pour tirer l&#39;eau d&#39;un puit creusé en rase campagne.&#60;br&#62;Deux troncs de palmiers coupés à deux mètres de hauteur, et revêtus encore de leurs écailles, qu&#39;aucune tentative d&#39;équarrissage n&#39;a altérées, forment les deux montants. Une traverse supérieure, allant de l&#39;un à l&#39;autre, reçoit une poulie et s&#39;appuie sur une traverse inférieure à l&#39;aide de deux petits montants qui la consolident. Toutes ces parties de la machine sont maintenues en assemblage à l&#39;aide d&#39;entailles grossières qui jouent le rôle de mortaises, et surtout au moyen de ligatures faites avec des cordes de lifa.&#60;br&#62;Une grosse corde glisse sur la poulie; à ses deux extrémités pendent des seaux grossiers (simples peaux de chèvre), dont une baguette flexible, passée dans une coulisse, forme le bord et les maintient à peu près ouverts. A l&#39;un des montants principaux, est attachée solidement une seconde corde dont l&#39;extrémité inférieure arrive au fond de l&#39;excavation où on la fixe au besoin par le moyen d&#39;une grosse pierre.&#60;br&#62;L&#39;heure du travail est arrivée. Un des mineurs se dépouille de ses habits quotidiens pour revêtir ce que sa garde-robe a pu lui fournir de plus délabré. Les manoeuvres ont tiré à eux la corde attachée à un des montants ; le mineur se la passe dans l&#39;enfourchure et se la noue autour des reins. Par un surcroît de précautions qui n&#39;est pas inutile, il saisit en même temps la corde où pendent les deux seaux; puis les manoeuvres les laissent glisser, et il arrive bientôt au fond du trou. L&#39;incurie musulmane est si grande qu&#39;on ne songe guère à remplacer ces cordes, tant qu&#39;elles ne cassent point pendant le service. Quant à l&#39;homme suspendu au-dessus de l&#39;abîme, par suite d&#39;un accident de ce genre, il ne s&#39;émeut pas pour si peu de chose ; quelque rude que soit l&#39;exercice gymnastique avec une corde sans noeuds et gluante d&#39;argile humide, il descend à l&#39;aide du câble qui a tenu bon, et ne se plaint pas, en remontant, du dommage qui a pu résulter pour sa figure ou sa tête de la chute de l&#39;autre corde.&#60;br&#62;Arrivé tant bien que mal au fond du puits, il s&#39;assied sur le sol, les jambes étendues , et commence à creuser avec une espèce de houe à fer triangulaire, appelée masha. Il place les déblais dans un des seaux en peau de chèvre, et avertit, par un mouvement de la corde, les manoeuvres qui attendent en haut ce signal pour faire leur office. Ce mineur est relevé plus ou moins vite de son travail, selon les circonstances du forage. Il ne reste pas plus d&#39;une heure, par exemple, s&#39;il y a des infiltrations de l&#39;eau noire et fétide qu&#39;on appelle ma mahsad.&#60;br&#62;Quand le pauvre diable reparaît à lumière, il est affreux à voir : ses haillons et tout son corps, dégouttant d&#39;une eau rougie par l&#39;argile, lui donnent une apparence satanique : et s&#39;il est parvenu à préserver du contact de la terre colorante son visage naturellement noir, sa ressemblance avec un ange des ténèbres n&#39;en est que plus frappante.&#60;br&#62;Mais le moment critique approche : on vient d&#39;arriver à hadjerat el-mahzoul, couche très-solide , épaisse de cinquante centimètres et au-dessous de laquelle on entend gronder la mer souterraine. On s&#39;empresse d&#39;aller annoncer au propriétaire du puits cette nouvelle agréable pour lui, et toujours un peu inquiétant pour le maître-foreur qui doit donner le dernier coup de pioche et ouvrir une route au courant ténébreux. Dans cette circonstance, comme dans quelques phases précédentes et subséquentes du forage, un pourboire doit être donné aux travailleurs. Il est bien mérité pour cette partie vraiment périlleuse de l&#39;œuvre ; et parfois tel qui l&#39;a reçu n&#39;a pas eu le temps de le dépenser !&#60;br&#62;</description>
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  <category>El Ghatassin - Foreur de Jadis..</category>
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  <title>Les Vanniers du Sud</title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;lundi 5 juillet 2010, 12:13 &#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;était un métier de marque connu et exercé par des familles entières surtout dans les localités environnantes telles que Temacine ,Goug , Meggarine ....&#60;br&#62;Cet activité constituait le revenu principal de ceux qui n&#39;avait pas de jardins ou leurs lopins ne suffisaient pas à leurs besoins . Les produits issus de cette industrie étaient trés estimés et usuels et même une image de marque de luxe de la maison et de savoir vivre de ses occupants ,la diversité aussi des ustensiles et produits faisait que hommes et femmes devaient s&#39;investir dans l&#39;opération de réalisation de l&#39;objet , les Gfas ou Sedda nécessitent la préparation des palmes et du cuir , les Tbag et Kaskas , Lamdala et Gnina  la préparation des Feuilles de palmes , L&#39;Ahssira lakbira (Natte)  qui faisait partie du sol de Bit Edhiaf et la petite utilisée en tant que rideau de chambre pour parer aux yeux des curieuses nécessite la cueillette du Smar , le Zembil et El Kordj nécessitent la cueillette et le traitement du Lif .&#60;br&#62;</description>
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  <title>Les Routiers du Sud </title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;mercredi 7 juillet 2010, 09:34 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Les &#34; routiers &#34; : des hommes aguerris&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pour manœuvrer les camions des années 50-60, les chauffeurs routiers devaient développer des qualités de force physique, d&#39;endurance et d&#39;adaptation. En effet, l&#39;ergonomie d&#39;aujourd&#39;hui n&#39;existait pas : les sièges étaient peu confortables, l&#39;air conditionné absent, les cabines vibraient et n&#39;étaient pas insonorisées. Le chauffage était souvent inexistant. Le réseau routier sans voies rapides demandait au chauffeur une attention soutenue et un effort physique constant : les boîtes 5 vitesses à relais exigeaient 2 leviers et il n&#39;était pas encore question de direction assistée. Les &#34; routiers &#34; tenaient cependant à cette existence : liberté, découverte des paysages et des régions, esprit de camaraderie et d&#39;entraide…&#60;br&#62;</description>
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  <category>Les Routiers du Sud </category>
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  <title>Le Potier - Kouache Ettine </title>
  <description>&#60;br&#62; &#60;br&#62;lundi 9 août 2010, 18:04 &#60;br&#62;&#60;br&#62;                            Le Potier - Kouache Ettine&#60;br&#62;C&#39;était le métier le plus respectueux , après Lamaalam (Le maçon) , d&#39;ou provenait la plus part des ustensiles du Kanoun (La cuisine) , entre autres El Borma - El Kaskas - Les plats - El Garoudj - El Bakhara-les Tasses d&#39;eau - les lampes à huile - les jarres - Zire - El Majmar - les têtes du Takrouri , Enfin les marchés étaient plein de divers produits issus des poteries de la région , du fait qu&#39;une bonne parties de Familles Touggourtis avaient la spécialisation et la fonction du Kouache (Potier). Un métier qui nécessitait une grande énergie et innovation contrairement à ce qu&#39;on trouve aujourd&#39;hui sur le marché de poterie (locale :grotesque et banal )au point ou ne peut trouver un Zire sans fuites) . L&#39;argile est amenée du Magtaa à environ une dizaine de kilométres , elle est mouillée dans de grands trous creusés par terre l&#39;lorsqu&#39;elle devient mole , en la pétrie a la main et aux pieds , on constitue des boules à modeler sur la table tournante , ou la seule force motrice était le pied . &#60;br&#62;</description>
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  <category>Le Potier - Kouache Ettine </category>
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  <title>Titre de votre paragraphe</title>
  <description>mardi 10 août 2010, 21:33 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Cette photo me rappelle toute mon enfance, la ou on pouvait accrocher une corde on le faisait avec une grande joie et enthousiasme dans l&#39;espoir de se créer une balançoire , sur les arbres , les poteaux , les palmiers , et sur le Bledj de la porte . Il y avait toujours une petite dispute entre les enfants du genre à qui le tour maintenant  .Et du fait que les cordes qu&#39;on utilisait étaient toujours usées et vieilles, elles cassaient sous le poids des enfants les plus dodus , ou après une forte poussée et c&#39;était le coup dur sur le Tiwtiw , qui termine le jeu .&#60;br&#62;</description>
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  <category>Le Jeu du Chbambal - La balançoire</category>
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  <title>Le Jeu du Zarbout - Toupis</title>
  <description>C&#39;est un jeux trés populaire pour les tranches d&#39;ages de 13 à 15 ans ; il est pratiqué généralement en automne , le jeux consiste a faire tourner la toupie soit en visant une autre toupie a terre ou la prendre tandis quelle tourne et toucher la toupie a terre . &#60;br&#62;Les différents types de toupies sont le Zerbout qui a une taille moyenne , la niwniwa la plus petit , ainsi que la grosse qu&#39;on appelle communément elkord .&#60;br&#62;</description>
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  <category>Le Jeu du Zarbout - Toupis</category>
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  <title>Wach Fougak</title>
  <description>&#60;br&#62;dimanche 27 juin 2010, 14:03 &#60;br&#62;Il m&#39;a fallut l&#39;aide précieuse de ma mére ; pour pouvoir se rappeler le fameux jeu que nous pratiquions autrefois et qui consistait à se hisser sur le dos de son acolyte après s&#39;être mis dos à dos les mains croisées avec les mains de l&#39;autre en chantant :&#60;br&#62;Ouach Fougak Essama &#60;br&#62;Ouach Tahtak Hab El Karkab&#60;br&#62;Anzal ya Sahbi Narkab ! &#60;br&#62;L&#39;autre se courbe et en se retrouve soulever sans grande peine .&#60;br&#62;Rappelez vous ; apprenez à vos enfants ; parlez leurs de votre enfance !&#60;br&#62;</description>
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  <category>Jeu de Wach Fougak</category>
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  <title>Daiini N Daiik</title>
  <description>Le jeux consiste à se faire soulever et transporter sur le dos du partenaire jusqu&#39;a un point prédéfini .</description>
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  <category>Jeu de Wach Fougak</category>
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  <title>Madi Idak ya Sahoba</title>
  <description>Les filles se tiennent les mains de la façon apparent sur la photo et commence à tourner en accélérant la vitesse des tours et chantant  &#60;br&#62;Madi Idak ya Sahoba&#60;br&#62;Maddi yadak ya sahouba mani hadjra mani touba</description>
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  <category>Jeu de Wach Fougak</category>
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  <title>Jipone Jipone</title>
  <description>La photo n&#39;est pas illustrative mais le jeu ressemble à cette attitude avec les mains plus tendus .&#60;br&#62;Jipone , jipone la galette telefone</description>
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  <category>Jeu de Wach Fougak</category>
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  <title>Dag Ennemla Deg El Far</title>
  <description>Hada tatou ben Tatou &#60;br&#62;Hada Labas El Khatam&#60;br&#62;Hada Jeder Bla Ghalla&#60;br&#62;Hada Chahed Abdellah&#60;br&#62;Hada Sagaa El Gamla&#60;br&#62;Wach Ndiro Fi Laacha&#60;br&#62;Ndiro Habat b Debcha&#60;br&#62;Tabet el Barma Wala Mazel&#60;br&#62;Naato Chouiya Lnana Chouiya El dada&#60;br&#62;Haya Nargdo&#60;br&#62;Haya naklo El Habbat&#60;br&#62;Sargathoum El Gatta&#60;br&#62;Dag Enamla Dag El Far</description>
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  <category>Jeu de Wach Fougak</category>
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  <title>Jeu de Daz Ennakhla Daz</title>
  <description>&#60;br&#62;dimanche 27 juin 2010, 13:58 &#60;br&#62;Le jeu consistait à se mettre à terre assis les jambes écartées l&#39;un deriére l&#39;autre en se tenant les épaules de celui qui est devant en poussant et chantant :&#60;br&#62;Daz Ennakhla Daz &#60;br&#62;Wallah ma tadaz&#60;br&#62;Hatta yji moulaha&#60;br&#62;W yatini Kraha&#60;br&#62;Kraha saa cheiir&#60;br&#62;Natiha lejediya&#60;br&#62;</description>
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  <category>Jeu de Daz Ennakhla Daz</category>
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  <title>You You Hzamak Tah</title>
  <description>Qui faisait la joie des filles&#60;br&#62;lundi 30 août 2010, 02:56&#60;br&#62;&#60;br&#62;You You Hzamak Tah&#60;br&#62;Tah Fa El marouah&#60;br&#62;Marouah Sidi Abbes&#60;br&#62;Abbes Andou Tofla&#60;br&#62;Targas Ba El mokahla&#60;br&#62;You You Hzamak Tah&#60;br&#62;</description>
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  <category>Jeu de Daz Ennakhla Daz</category>
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  <title>Jeu d&#39;Eroulma</title>
  <description>Elle est conçue avec les debris de bois comme décrite sur le dessin avec comme roues de petits roulement ; ce jeux se pratique généralement au printemps et début d&#39;été ; c&#39;est un jeu risqué puisque l&#39;enfant assis sur Eroulma est pousse avec force sans savoir sur quel état il va freine.</description>
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  <category>Jeu d&#39;Eroulma</category>
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  <title>Jeu de Lakaab - Osselets</title>
  <description>C&#39;est un jeu réservé exclusivement aux filles qui collectent des osselets et les colorisent a l&#39;aide de la dendouna dans différentes couleurs , le jeu consiste à mettre les osselets dans la paume des mains les jeter en air puis essayer de les ramasser une a une puis deux à deux ...etc sans qu&#39;elles laissent tomber l&#39;un des osselets .</description>
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  <category>Jeu de Lakaab - Osselets</category>
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  <title>Tir Boulette</title>
  <description> &#60;br&#62;&#60;br&#62;En le conçois a l&#39;aide des branches d&#39;abricotier , en y attache un morceau de chambre a air avec au milieu un carre de cuir ; en le pratique généralement au printemps et en été lorsque les oiseaux pillulent dans les trous des murs et sur les palmiers.&#60;br&#62;</description>
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  <category>Jeu de Tir Boulette</category>
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  <title>Jeu de Khatti w Kol - Kherbga</title>
  <description>Jeu de Khatti w Kol - Kherbga&#60;br&#62; &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;    Le jeux consiste à creusé cinq ou sept rangés de trous parallèle ou en doit mettre des pierres similaires ou des crottes de chameaux soit douze pour le jeu à cinq trous ou dix sept pour celui de sept trous ; pour le jeu simple Khatti w koul qui veut dire textuellement -Sautes et Manges - c&#39;est à dire passer outre la pierre ou la crotte adversaire et la retirer ; pour la Kherbga on doit faire en sorte que le pion adversaire soit mis entre deux de vos pions , ce qui permet de le retirer du jeu .&#60;br&#62;</description>
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  <category>Jeu de Khatti w Kol - Kherbga</category>
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  <title>Kmayen Slouk</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;est  un assemblage de fils de fer galvanisé et fils d&#39;attache après les avoir modeler en petits camions et voitures , munis de roues confectionnées avec les boites d&#39;emballage Nestlé , et un bâton en fourchon en guise de volant . Avec ces engins en faisait des voyages imaginaires , nous roulions des distances considérables ; et généralement sur les dunes de sables à défaut de pistes et de routes .</description>
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  <category>Jeu de Kmayen Slouk</category>
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  <title>Dab Essakas</title>
  <description>      Il est conçu à partir d&#39;un bâton de régime de datte , après l&#39;avoir couper , on maintien ses deux bouts avec une cordelette , et on le monte en guise de cheval ou âne .&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Jeu de Dab Essakas</category>
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<item>
  <title>El Kabara</title>
  <description>C&#39;est le petit feu d&#39;hiver que les gamins , brûlent chaque soir au chevet des portes . Pour concevoir bien la chose ; a deux mètres de la porte principale de chaque &#34; grande maison &#34; les enfants creusent un petit trou , chaque enfant est obligé de ramener sa quote part de bois , généralement des débris de Htab ou détritus de palmier ( Djerid, Ardjoun, Sekas, Kernaf) . Le feu est allumé au couché du soleil , les plus aisés amènent de la pomme de terre , les démunis se contentent de fèves . Le tous sera enseveli dans les braises et partager après la cuisson. Le Feu allumé nous chantions &#34;Kabaratna Allouche Wkabaratkom Aâtrous &#34; en taquinant les enfants des autres Kabaras . A la fin et pour la dispertion et l&#39;extinction du feu, nous mettons nos poings l&#39;un sur l&#39;autre et on crie de toute force &#34; Wallah ma natfargou hatta ngoulou far&#34; à ce dernier mot chacun rejoint son domicile en courant  .</description>
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  <category>Jeu d&#39;El Kabara</category>
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  <title>Makhala et Laarayes </title>
  <description>&#60;br&#62;Ce jeu est exclusivement réservé aux filles , il est créatif et aide à épanouissement des jeunes filles . Il consiste à la création de petites poupées et marionnettes à l&#39;aide de petits bâtons noués en croix . Les vêtements et la literie sont cousus par les filles ou les méres  . Les poupées enfin prêtent , elles sont mise dans des boites d&#39;emballage métallique de gaufrette .Ainsi des unions sont organisées  entre les différentes poupées .</description>
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  <category>Jeu de Makhala et Laarayes </category>
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  <title>Jeu d&#39;Ettara - la roue</title>
  <description>&#60;br&#62;On cherchait partout des jantes sans tringle ,l&#39;ultime recherche peut aller jusqu&#39;a détruire une roue de vélo afin de lui soustraire san jante , à l&#39;aide du bâton posé sur la fente , on pousse la jante , on courait , on faisait des courses aux alentours du village .</description>
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  <category>Jeu d&#39;Ettara - la roue</category>
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  <title>Jeu d&#39; El Bille</title>
  <description>&#60;br&#62;Ce Jeu complètement disparu était pratiquer en automne , lorsque la terre devient mole et on peut facilement creuser le trou ( El ghar) , et que les billes fabriquées d&#39;argile ne se cassent pas .Les billes sont deux catégories , la bille et le (Gate) celui la c&#39;est une bille en métal , grosse , et c&#39;est l&#39;affaire exclusive des experts .Dans le jeu , il existe le Sort ou la ligne de sortie , de départ , le trou ou le cercle .&#60;br&#62;Il se jouait à plusieurs.&#60;br&#62;&#34;On dessinait un rond de 20 cm (le bis) à 5 mètres d&#39;une ligne d&#39;où chaque joueur devait lancer sa bille pour se rapprocher le plus possible du rond pour pouvoir jouer le premier. Il fallait ensuite&#60;br&#62;la mettre dans ce cercle « Prendre le Bis » avancer de 4 doigts et&#60;br&#62;annoncer tirer sur celles d&#39;un adversaire choisi.&#60;br&#62;&#60;br&#62;(ama alik wala a la ERROUNDA..)&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pour pouvoir passer aux billes d&#39;un autre joueur, il fallait regagner « le bis ».&#60;br&#62;Ce jeu se pratiquait sur la terre battue et nous avions le droit de poser celle de l&#39;adversaire sur un petit tas de terre ou de prendre appui sur notre autre main posée sur le bout de nos doigts.</description>
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  <category>Jeu d&#39;El Bille</category>
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  <title>Jeu de Lamarret</title>
  <description>(Jeux de Fillettes )&#60;br&#62;Il se jouait à l&#39;aide de la Boite de Tabac à mâcher ,pleine de sable et que les filles font de grands efforts à laisser les chameaux la piétiner pour bénéficier de beaucoup plus de chance , le nombre de carreaux varie selon l&#39;age , donc les plus jeunes fille se contente d&#39;un dessin carré simple , les plus âgées se font des figures plus complexes .&#60;br&#62;Elles se tiennent sur le premier palier , elle tourne le dos , jette la boite , la boite doit tomber dans le carré défini préalablement et ne pas se trouver sur la ligne ; Celle qui gagne commence le jeu et ne le cède qu&#39;après être tomber ou la boite s&#39;arrête sur la ligne  ou sur un carreau coché .&#60;br&#62;Commentaire :&#60;br&#62;&#34;Il se pratiquait sans que l&#39;on ai besoin de grand-chose. Une craie, un peu de place une boite vide de pastille Valda, de cirage ou à défaut d&#39;une pierre plate.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Contrairement à ce que l&#39;on pourrait penser, le carré n&#39;était pas carré et ressemblait plus à un avion fait de 8 rectangles identiques, ou à un escargot avec ses 10 cases.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ce jeu se traçait dans la cour de l&#39;école, sur un trottoir sur la route ou toute surface goudronnée.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pour commencer, il fallait lancer le palet sur le numéro 1, sauter par-dessus, et parcourir en sautillant toutes les cases après avoir fait demi-tour au « Ciel ». Pour la deuxième partie, le palet&#60;br&#62;était poussé de case en case, toujours en sautillant et sans toucher&#60;br&#62;aux traits.&#34;</description>
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  <category>Jeu de Lamarret</category>
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  <title>La Boite de Chemma et La Gorada</title>
  <description>mardi 9 mars 2010, 20:58 &#60;br&#62;(Dédié à Cherifa (Souad)&#60;br&#62;Après avoir reçu le commentaire de Mme Souad , un souffle de souvenirs est venu bousculer ma mémoire et me secouer , enfin en attendait avec impatience le passage des caravane de chameaux porteurs du bois et le l&#39;Alfa pour deux raisons , les filles pour qu&#39;elles puissent lancer leurs boites de Chemas remplies de sable entre les jambes de l&#39;un des chameau afin qu&#39;il la piétine en disait que cela porte chance ; les garçons pour qu&#39;ils puissent détrôner une Gorada (Puce de Chameau) de la poitrine ou d&#39;entre les cuisses de la bête et l&#39;écraser sur la plante de son pieds en disait encore que cela nous aide à devenir de très bon coureur .&#60;br&#62;</description>
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  <category>Jeu de Lamarret</category>
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  <title>Jeu de Ghamitha</title>
  <description>  &#60;br&#62;C&#39;est le jeu du soir , quand la nuit tombe , on organise la partie de cache-cache , profitant de noir et des cachettes que fournis les grandes maisons et des dunes qui les encerclées .Le jeu peut contenir jusqu&#39;a vingt gosses ,le choix de ceux qui commencer la recherche se fait à l&#39;aide du critère du hasard en chansonnant &#34; Ziti Zalamiti Daz Al Achra Dof Katra Taktar Fi El Ma Lakhdar Un , Deux , Trois , et celui qui recevra le Trois fera partie des Cachés. Ou on opte pour la chansonnette : Quaraa Zit complé Ya Tofla Guedch Thebi ; pour c&#39;était généralement ouahad thani taltou derbou maka yarki hikech bikech koko achra .  Quand on se dispersent pour se cacher l&#39;un des enfants crie (Kouk) et quand on arrive à toucher le mur de départ on doit crier (Bayta) tout en baisant le creux de la main  .&#60;br&#62;</description>
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  <category>Jeu de Ghamitha - Cache cache</category>
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  <title>Echekouf ( Débris de Porcelaine)</title>
  <description>vendredi 12 mars 2010, 13:49 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Les filles ramassent les débris de porcelaines , les meilleurs , les mieux colorés , et les cachent dans tas de sable mouillé légèrement les remuent , le mélangent puis elles fassent de petits tas (El Hara) , chacune est obligée de faire le choix d&#39;un petit tas , pour se faire elle chansonne &#34;Baat Halouch Tahatli Haba Roman fi Kjar Abderahman Bat hana wala Hana Wala Hana ; et la ou la chansonnette s&#39;arrête c&#39;est le choix quelle doit prendre , puis elle s&#39;acharne à rechercher les debris que son tas contient .&#60;br&#62;</description>
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  <category>Jeu Echekouf ( Débris de Porcelaine)</category>
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  <title>El Guerissa</title>
  <description>vendredi 12 mars 2010, 19:32 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Jeu de pincement , les filles se mettent en cercle , au milieu elles entassent un amas de sable mouillé légèrement , elles y introduisent leurs mains jusqu&#39;a ce que leurs doigts n&#39;apparaissent plus , l&#39;une d&#39;elles pince une autre , le jeu  consiste à ce que la pincée doit reconnaître celle qui la pincer . Si elle réussie à la reconnaître , l&#39;autre prends sa place et elle sera à son tour pincer .&#60;br&#62;</description>
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  <category>Jeu d&#39;El Guerissa - Pincement</category>
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  <title>Jeu El Dessissa</title>
  <description>vendredi 12 mars 2010, 19:32 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Jeu de cachette , les filles se mettent en cercle , au milieu elles creusent une dizaine de trous , elles doivent s&#39;organiser par groupe de deux filles chacun  une fille de l&#39;une des équipe se cache derrière sa copine sa collègue lui tient la phalange,  mets un peu de sable sec dans l&#39;un des trous , en mettant le sable elle compte : un, deux, trois, quatre et lorsqu&#39;elle touche le trou ou elle à mis le sable elle pince sa copine . La fille qui était caché se redresse et doit designer le trou ou sa copine à verser le sable . Si elle réussie à la reconnaître , elle continue le jeu sinon la deuxiéme équipe prends la main .&#60;br&#62;Le jeu de la Garrissa , Dessissa et autres jeux qui se jouaient après le choix des participants se basaient sur la petite chansonnette que voici :&#60;br&#62;Hdeg Nbeg Ras Nbeg Elkhames Sig Hhad Eddib Ala Erraaiayan Jab El Karcha W El Masran Ya Saadi Ya Mali Katabli Hadi Wala Hadi Yamna W Saadiya Hana Wala Hna .&#60;br&#62;Autre Chansonnette : &#60;br&#62;&#60;br&#62;Ya msissi ya hadjara &#60;br&#62;Man Jabak El Had El Hara&#60;br&#62;Jabni Moussa wa Attiya&#60;br&#62;Jabatni Amti Hiziya&#60;br&#62;Bettbal Wa Zakariya&#60;br&#62;Ya Hali ya Mali&#60;br&#62;Katabli Hadi Wala Hadi&#60;br&#62;Yamna W Saadiya  . &#60;br&#62;</description>
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  <category>Jeu d&#39;El Dessissa</category>
</item>
<item>
  <title>Jeu d&#39; Essig</title>
  <description>samedi 13 mars 2010, 11:00 &#60;br&#62;&#60;br&#62;Il est pratiqué en été ou les jours du Ramadan , en coupe six morceaux d&#39;une palme on aura de ce fait pour les six morceaux , un cote de couleur verte  et l&#39;autre cote de couleur blanche , puis en creuse quatorze tous l&#39;un derrière l&#39;autre en rajoute une autre ligne parallèle avec le même nombre de trous , puis une autre parallèle aussi avec seulement six trous .En mais dans les six trous des pierres banches , en laisse la rangée suivante vide et en met six autres pierres d&#39;une couleur différente dans les premiers trous de la troisième rangée , en jette les morceaux de palme et selon les figures de leurs couleurs en fait avancer les pierres .Les figures sont :&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;                Le Deb ( quatre vertes +2  blanches)= Changée de main&#60;br&#62;&#34;                Rabaa ( quatre blanches + 2 vertes) = Avance de quatres trous&#60;br&#62;&#34;                Tlatha (Trois vertes + 3 Blanches ) = Avance de trois trous&#60;br&#62;&#34;                Le Sig (une vertes + 5 blanches ) ou (une blanche + 5 Vertes ) = Avance d&#39;un trou&#60;br&#62;&#34;                Tnin ( Quatre blanches + 2 vertes) = Avance de deux trous&#60;br&#62;&#34;                Setti ( 6 blanches) ou (6 vertes) = Avance de six trous et met en échec tous les pions sur  son chemin.&#60;br&#62;Les bâtonnets sont appelés Sigates , les trous Dyar , en peut rajouter un gros trou quand appelle Dar Lekbira d&#39;ou l&#39;on sort qu&#39;avec un Sig .&#60;br&#62;</description>
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  <category>Jeu d&#39;Essig</category>
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<item>
  <title>LE  CHACAL  ET  LE  HERISSON  </title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;UNE fois, le hérisson et le chacal firent amitié. Le premier dit à l&#39;autre : &#34; Combien as-tu de ruses? &#34; - &#34; J&#39;en ai cent et la moitié d&#39;une &#34;, répondit le chacal, et il lui demanda à son tour : &#34; Combien as-tu de ruses? &#34; - &#34; La moitié d&#39;une. &#34; Ils marchèrent en se promenant sur la route jusqu&#39;à ce qu&#39;ils arrivèrent à un douar au milieu de la nuit. Ils trouvèrent  un  silo,  descendirent tous deux à l&#39;intérieur et mangèrent du blé jusqu&#39;à ce qu&#39;ils furent rassasiés. Le hérisson dit au chacal :  Baisse-toi, pour que je monte sur ta tète et que je regarde.  Le chacal se baissa, le hérisson monta sur son dos, sauta et retomba hors de l&#39;ouverture du silo, laissant le chacal à l&#39;intérieur. Il lui dit : &#34; Sauve-toi (comme tu pourras). Vois, moi qui n&#39;ai que la moitié d&#39;une ruse (je me suis sauvé) ; toi qui as cent ruses et demie, tu ne peux te tirer du milieu du silo .&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Contes et Mhajiates d&#39; Oued Righ</category>
</item>
<item>
  <title>LE  LIEVRE  ET  LE  CHACAL </title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;Un lièvre se promenant avec un chacal lui dit :  J&#39;ai une ruse. Le chacal répondit: &#34; J&#39;en ai 99.  Le lièvre reprend:  Entrons dans le verger pour manger.  II se mit à manger, et dit à son compagnon :  Mange d&#39;excellentes figues.  -  Que manges-tu? demanda le chacal.  -  Du raisin,  Ils se séparèrent dans le verger et mangèrent jusqu&#39;à ce qu&#39;ils furent rassasiés. -  Allons, dit le chacal, partons, nous n&#39;avons plus faim.  -  Sors, tu es le plus grand.  -  Sors le premier et vois si le maître du verger n&#39;est pas dehors.  Le lièvre sortit, le chacal resta auprès du trou (sans pouvoir passer) :  Donne-moi un conseil, dit-il, comment vais-je faire?  -  Moi qui n&#39;ai qu&#39;une ruse je ne puis conseiller celui qui en a 99.  Le lièvre s&#39;enfuit. Le chacal fut pris par le maître du jardin qui lui dit :  Que vais-je te faire à présent?  - Ce que la justice décide. &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;                  Elle veut que tu périsses.  Le chacal reprit :  Que j&#39;aille au moins dire adieu à mes enfants, puis je reviendrai. &#60;br&#62;&#34;                  Donne ta parole.  Le chacal prêta serment, l&#39;homme le lâcha et il s&#39;enfuit.&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Contes et Mhajiates d&#39; Oued Righ</category>
</item>
<item>
  <title>LE  LION,  LE  CHACAL  ET  L&#39;HOMME </title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;Au temps passé, alors que les bêtes parlaient, il existait, dit-on, un laboureur qui possédait une paire de boeufs avec lesquels il travaillait. Il avait coutume de partir avec eux de bon matin, et le soir il revenait avec un bœuf. Le lendemain, il en achetait un autre pour labourer et s&#39;en allait dans la friche, mais le lion venait lui en prendre un et lui en laissait un. Il restait désespéré, cherchant quelqu&#39;un qui le conseillât, quand il rencontra le chacal et lui raconta ce qui se passait entre lui et le lion. Le chacal demanda :  Que me donneras-tu, et je t&#39;en délivrerai.  &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;                  Ce que tu voudras, je te le donnerai.  &#60;br&#62;&#34;                  Donne-moi un agneau gras, reprit le chacal ; tu suivras mon conseil : demain, quand le lion viendra, je serai là ; j&#39;arriverai sur cette colline, de l&#39;autre côté ; tu apporteras ta hache bien tranchante et quand je te dirai :  Qu&#39;est-ce  que je vois à présent avec toi !  réponds-moi :  C&#39;est un âne que j&#39;ai pris avec moi  pour porter de l&#39;orge.  Je te dirai :  Je suis à la recherche du lion et non de  l&#39;âne. Alors il te demandera :  Qui est- ce qui te parle?  Réponds-lui :  C&#39;est le &#34; nems. &#34; II te dira :  Cache-moi, car je le  crains.  Lorsque je te demanderai :  Qui  est-ce qui est étendu là devant toi ?  ré-ponds-moi :  C&#39;est une poutre.  Je te dirai :  Prends ta hache et frappe, pour savoir si ce n&#39;est pas le lion.  Tu prendras ta hache et tu le frapperas fort entre les deux yeux. Alors je continuerai :  Je n&#39;ai pas bien entendu; frappe-le encore une  fois jusqu&#39;à ce qu&#39;il soit mort réellement. &#34;&#60;br&#62;Le lendemain matin, le lion vint à lui comme les jours passés, pour manger un bœuf. Quand le chacal le vit, il appela son ami et lui dit :  Qui est-ce qui est avec toi?  -  C&#39;est une poutre qui est devant moi.  Le chacal reprit : Attention au lion  je le cherche.  -  Qui parle avec toi,  demanda celui-ci au laboureur. &#34; Le nems. &#34; - &#34; Cache-moi &#34;, reprit le lion, &#34; car je le crains. &#34; Le laboureur lui dit : &#34; Etends-toi devant moi, ferme les yeux et prends garde de faire un mouvement. &#34; Le lion s&#39;étendit devant lui, ferma les yeux et retint son souffle. Le paysan dit au chacal : &#34; Je n&#39;ai pas vu passer de lion aujourd&#39;hui. &#34; - &#34; Qu&#39;est-ce que je vois étendu devant toi?  - &#34; C&#39;est une poutre. &#34; - &#34; Prends ta hache, continua le chacal et frappe cette poutre. &#34; Le laboureur obéit et frappa violemment le lion entre les deux yeux. &#34; Frappe fort, dit encore le chacal, je n&#39;ai pas bien entendu. &#34; II recommença trois ou quatre fois, jusqu&#39;à ce qu&#39;il l&#39;eût tué. Alors il appela le chacal : &#34; Voici, je l&#39;ai tué;; tu peux venir pour que je t&#39;embrasse pour le conseil que tu m&#39;as donné. Demain tu viendras ici prendre l&#39;agneau que je te donnerai.  Ils se séparèrent et chacun s&#39;en alla de son côté.&#60;br&#62;Revenons au paysan. Le lendemain, dès le matin, il prit un agneau, le mit dans un sac dont il ferma l&#39;ouverture, le descendit dans la cour et l&#39;y laissa pendant qu&#39;il allait lâcher les boeufs pour labourer ses parcelles de terre. A ce moment, sa femme delia l&#39;ouverture du sac, mit l&#39;agneau en liberté et le remplaça par un chien. Le paysan prit le sac et s&#39;en alla à son ouvrage. Il attacha ses bœufs et commença à labourer jusqu&#39;à l&#39;arrivée du chacal qui lui dit : &#34; Où est la promesse que tu m&#39;as faite? &#34; - &#34; La voici dans l&#39;intérieur du sac ; va l&#39;ouvrir, tu prendras l&#39;agneau que je te donne. &#34; II suivit son conseil, entre ouvrit le sac, vit deux yeux qui brillaient plus que ceux d&#39;un agneau et dit au laboureur : o Mon ami, tu m&#39;as trompé. &#34; - &#34;En quoi t&#39;ai-je trompé? &#34; reprit l&#39;autre;  pour l&#39;agneau, je l&#39;ai mis dans le sac : ouvre-le bien, je ne mens pas.  Le chacal suivit son conseil, il ouvrit le sac, un chien en sortit avec violence. Quant le chacal le vit, il s&#39;enfuit en courant, mais le chien s&#39;élança de près derrière lui et finit par le tuer .&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://touggourt.zzl.org/contesetmhajiate/index.html#bv000003</link>
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  <category>Contes et Mhajiates d&#39; Oued Righ</category>
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<item>
  <title>LE  CHACAL ET L&#39;ANE </title>
  <description>&#60;br&#62;Un homme dit un jour à sa femme : &#34; Va mettre un bât sur l&#39;âne, avec une marmite de lait dans un panier, tu y ajouteras des figues et du pain &#34;. L&#39;âne partit et rencontra le chacal qui pleurait. &#34; Que t&#39;est-il arrivé? &#34; lui demanda-t-il. &#34; Je me suis fait mal à la patte. &#34; L&#39;âne reprit : &#34; Si tu ne veux pas me tromper, je te porterai. &#34; Le chacal monta sur lui, prit la marmite de lait et la but : une goutte tomba sur les oreilles de l&#39;âne, a tu me trahis, dit celui-ci : c&#39;est le dîner des travailleurs.  Le chacal répondit: &#34; Sans doute, mon pied suppure et il sera tombé une goutte,  puis il mangea le pain. L&#39;âne en reçut une miette sur les oreilles et dit encore : tu me trompes, c&#39;est la nourriture des travailleurs. &#34; -  Assurément, répondit le chacal, c&#39;est une croûte desséchée que j&#39;ai cassée, &#34; puis il mangea les figues. La queue d&#39;une d&#39;elles tomba sur l&#39;oreille de l&#39;âne qui dit pour la troisième fois : &#34; Tu me trompes, c&#39;est le dîner des travailleurs. &#34; Le chacal répondit : &#34; C&#39;est une autre croûte que j&#39;ai enlevée. &#34; Quand l&#39;âne arriva à son but, le lait, les figues et le pain avaient disparu. Le chacal sauta à terre dès qu&#39;il rencontra une Crète et dit : &#34; Ane, je t&#39;ai joué un tour. &#34;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Contes et Mhajiates d&#39; Oued Righ</category>
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<item>
  <title>LE  CHACAL  ET  LA  PERDRIX </title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le chacal et la perdrix s&#39;étant rencontrés, le premier dit à l&#39;autre : a Qui t&#39;a peinte d&#39;une façon si admirable ? &#34; La perdrix répondit : &#34; Tu deviendras pareil à moi si tu fais ceci : Fixe le ciel jusqu&#39;à ce que tu sois ébloui, et tes yeux brilleront; jette-toi dans le ravin et tu chausseras des souliers;sur un ormeau, tu prendras des dattes : dans les fleurs, tu revetiras une gandoura. &#34; - &#34; C&#39;est ce que je vais faire, dit le chacal ; il se jeta dans le ravin, il se cassa la jambe ; il fixa le ciel et devint aveugle, il sauta sur un ormeau et se tua .&#60;br&#62;</description>
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  <category>Contes et Mhajiates d&#39; Oued Righ</category>
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  <title>LE  HERISSON ET  LE  CHACAL </title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le hérisson et le chacal s&#39;associèrent pour cultiver des oignons dans un potager. Quand Ils furent mûrs, le hérisson dit à son compagnon :  Je te laisse le choix : prends ce qui est sur la terre ou ce qui est dessous. &#34; Le chacal répondit :  Je prendrai ce qui est dessus &#34; et il alla couper les tiges. Ils semèrent ensuite un champ de blé : quand il fut mûr, le hérisson dit encore au chacal :  Je te laisse le choix : prends ce qui est sur terre ou ce qui est dessous. - &#34; Cette fois, répondit son compagnon, je prendrai ce qui est dessous. &#34; Le hérisson alla moissonner le champ, battit le blé, il mit ensuite la paille en meule, le grain n&#39;était pas encore dans l&#39;aire. Le chacal lui dit :  Tu m&#39;as trompé, recommençons le partage,  son compagnon refusa. &#34; Luttons à la course, proposa le chacal; le premier qui arrivera à l&#39;aire, prendra ce qu&#39;elle contient. &#34; - &#34; Soit, &#34; dit le hérisson ils partirent, mais il plaça son frère à l&#39;intérieur d&#39;un tas de blé et l&#39;y cacha. La course eut lieu ; le chacal trouva le frère du hérisson qui mesurait du blé. &#34; Recommençons,  dit-il. -  Soit ! ,  Ils partirent. Son compagnon prit la place de son frère, et après la course le chacal le trouva encore mesurant du blé et s&#39;en alla .&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Contes et Mhajiates d&#39; Oued Righ</category>
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  <title>L&#39;HOMME, LA VIPERE ET LE HERISSON </title>
  <description>&#60;br&#62;Un homme trouva une petite vipère : il l&#39;emporta et l&#39;éleva. Quand elle fut devenue grande, elle s&#39;enroula un jour autour de son cou. &#34; Descends, &#34; lui dit-il. Elle refusa, &#34;  Allons au tribunal. &#34; - &#34; Cours, &#34; dit-elle. En route ils rencontrèrent un hérisson qui leur dit. &#34; Où allez-vous ainsi? &#34; L&#39;homme lui répondit : &#34;  J&#39;ai élevé cette vipère quand elle était petite : aujourd&#39;hui, elle refuse de descendre. &#34;  Là-dessus, une femme apporta du couscouss. &#34; Descends, dit-il, tu mangeras du couscouss. &#34; La vipère descendit, le hérisson dit à l&#39;homme : &#34; Tue-la. &#34; L&#39;autre lui écrasa la tête. Puis comme le hérisson était sage, il se sauva et entra dans un buisson. &#34; II s&#39;est enfui, dit l&#39;homme, sans cela, je l&#39;aurais emporté pour la nourriture de nos&#60;br&#62;enfants. &#34; - &#34; L&#39;homme est noir de tète, reprit le hérisson : s&#39;il brûle, ne lui donne pas à boire . &#34;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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  <category>Contes et Mhajiates d&#39; Oued Righ</category>
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  <title>LE  CHACAL  </title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;Un chacal entra un jour dans un jardin où il mangea des pastèques. Le maître du jardin le surprit :il se sauva vers une colline et revint dans le potager. L&#39;homme le chercha sur la colline, ne le trouva pas et s&#39;en retourna dans son jardin. Le chacal était en train de manger des melons verts. En entendant l&#39;homme venir, il fit le mort. Le maître appela ses voisins et leur dit : &#34; Vous le voyez, il fait le mort, réfléchissez, qu&#39;en fe-rons-nous. &#34; -  Pends-le à un palmier, lui dirent les voisins ; ses cousins le verront et ne viendront plus.  L&#39;homme reprit : Je vais le jeter dehors.  II le traîna par la patte, et le lança dehors, le chacal s&#39;enfuit .&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
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